L’IA Siri a-t-elle été créée par Luc Julia ? Itinéraire d’une approximation médiatique
Il était une fois l’ego cocorico
Depuis une semaine, une vidéo du youtubeur Monsieur Phi crée la polémique sur le parcours de l’ingénieur Luc Julia. L’approximation médiatique récurrente sur son rôle dans la création de Siri vient désormais illustrer certaines des oppositions qui traversent le milieu francophone de l’intelligence artificielle.
Le 18 août à 16h55
14 min
IA et algorithmes
IA
Mise à jour 19 août, 15:30 : ajout de propos d'Adam Cheyer, Tom Gruber et Dag Kittlaus.
Connaissez-vous Luc Julia ? Ingénieur, spécialiste de l’intelligence artificielle, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’intelligence artificielle n’existe pas (First Editions, 2019) ou IA Génératives, pas créatives (Le Cherche midi, 2025). Dans les médias francophones, il est régulièrement présenté comme le père ou le grand-père de Siri, l’assistant intelligent d’Apple. Le qualificatif a pris une telle place, dans la description du parcours de l’ingénieur, que celui-ci a déjà déclaré, en 2019 : « On résume souvent ma carrière à Siri, on me présente souvent comme son grand-père fondateur et pour être honnête, j’en ai un peu marre ».
Six ans plus tard, invité à partager son expertise devant le Sénat, il est présenté par la présidente de la commission des affaires économiques, Dominique Estrosi Sassone, plus ou moins comme nous venons de le faire : « ingénieur informaticien et entrepreneur spécialisé dans l’intelligence artificielle, (…) auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet ». En revanche, sur le site web et la captation vidéo de l’institution, son titre est résumé à « concepteur de Siri ». Et pendant son intervention, plusieurs parlementaires soulignent l’intervention « passionnante » de l’ingénieur, voire sa « clairvoyance cartésienne ».
Pour Thibaut Giraud, alias Monsieur Phi, un tel accueil n’est pas mérité. Au creux du mois d’août, le youtubeur aux 373 000 abonnés publie une vidéo présentée comme un « débunk ». Son titre : « Luc Julia au Sénat : autopsie d’un grand N’IMPORTE QUOI ». Son propos : en 55 minutes, revenir rapidement sur le parcours de l’ingénieur, et démontrer qu’il raconte, donc, « n’importe quoi », en se concentrant « sur les deux minutes finales qui constituent une sorte de conclusion » du propos introductif de Luc Julia face au Sénat. Une décision qui surprend, dans la mesure où l’audition s’étire sur près d’une heure trente (dont une vingtaine de minutes de présentation initiale de l’ingénieur). Une logique qui fait mouche, néanmoins : en une semaine, la vidéo engrange plus de 175 000 vues et crée suffisamment de débats sur X et LinkedIn pour que Luc Julia se retrouve comparé au plagiaire et faux multi-diplômé Idriss Aberkane.
Des brevets et des collaborations
Pour y voir plus clair, il faut se plonger dans les années 1990 et 2000, phase d’émergence de travaux sur les interactions humains-machine qui, à terme, permettront de créer Siri. En 2011, CNN résume la création de Siri en évoquant le projet de recherche CALO, Cognitive Assistant that Learns and Organizes (Assistant cognitif qui apprend et organise), financé par la DARPA et développé au sein de l’organisation de recherche à but non lucratif SRI International.
D’après son propre curriculum vitae, Luc Julia y a été chercheur de 1994 à 1996, ingénieur de recherche jusqu’en 1998, puis co-fondateur et directeur du Computer Human Interaction Center (CHIC) de 1998 à 2000, époque dont on retrouve des traces dans des rapports d’activité ou des programmes de colloques souvent agrémentés de photos comme celle ci-dessous. Sur place, il signe plusieurs brevets et articles de recherche (dont une sélection est disponible sur la page de son site personnel) avec Adam Cheyer, qui co-fondera la start-up Siri en 2007 aux côtés de Tom Gruber, Norman Winarsky et Dag Kittlaus.

À l’entrée dans le nouveau millénaire, les chemins de Luc Julia et du futur assistant intelligent se séparent. L’ingénieur français quitte SRI International pour co-fonder BravoBrava, un incubateur installé dans la Silicon Valley, dans laquelle travaille une petite équipe d’ingénieurs « français pour la plupart », d’après le récit qu’il en fait à l’époque à 01net. Dans les années qui suivent, il co-fondera plusieurs sociétés (Soliloquy Learning, Orb Networks) avant de devenir directeur technique chez Hewlett Packard en 2010.
Pendant ce temps, chez SRI, Adam Cheyer s’associe à trois collègues pour fonder la société Siri inc., en recourant notamment à certains des brevets co-signés avec Luc Julia (Tom Gruber et Dag Kittlaus confirment auprès de plusieurs internautes que Luc Julia n'a pas participé à la création de l'entreprise, ni du produit qui ferait son succès). Dès le départ, l’un des intérêts de l'assistant porte dans sa capacité à gérer des demandes en langage naturel, c’est-à-dire de permettre à l’usager de l’interroger en lui parlant en langue commune. À l’origine, raconte le HuffPost, Siri est pensé pour être connectable à toute une variété de services numériques, de Yelp à Rotten Tomatoes.
En 2010, Apple le rachète et décide de cantonner ses premières capacités à iOS. Ce faisant, la société de Steve Jobs efface un précédent accord signé avec Verizon, selon lequel Siri aurait été installé par défaut sur tous les appareils équipés d’Android. En deux ans, presque tous les co-fondateurs du service partent de l’entreprise.
Trois semaines après que Siri a été re-lancé sur les iPhone, alors que Dag Kittlaus quitte le projet, Luc Julia est appelé pour le remplacer comme directeur technique. En 2012, c’est au tour d’Adam Cheyer de s’en aller. La même année, dix mois après son arrivée, Luc Julia rejoint Samsung comme directeur technique. Il y restera jusqu’en 2021, année lors de laquelle il devient directeur scientifique de Renault Group. Contactés, ni Luc Julia ni Adam Cheyer n’ont répondu à Next à l’heure de publier ces lignes.
Dans une interview donnée à la podcasteuse Danielle Newnham, Adam Cheyer cite néanmoins Luc Julia parmi les collègues dont les travaux ont permis d’aboutir à la création de Siri. Sur LinkedIn, appelant à dégonfler la polémique, il souligne aussi que son implication peut se comprendre différemment selon la chronologie adoptée.

Un génie français des technologies ? Je clique
De directeur de Siri pendant moins d’un an à « père de Siri », on peut en revanche admettre qu’il y a un raccourci allègrement franchi. Et Thibaut Giraud nous le dit : « J'ai voulu creuser ce titre de "co-créateur de Siri" en me disant que c'était peut-être un peu gonflé ». Mais qui a provoqué ce gonflement ? Dans quelle mesure cela fait-il de Luc Julia un Idriss Aberkane en puissance ? D’après nos recherches, la surestimation fréquente du rôle de l’ingénieur dans la création de l’assistant d’Apple est avant tout… le fait des médias francophones.
En 2016, le média Belgium-iPhone (à l’époque « On refait le Mac ») publie ce qui semble être la première occurrence de ce qualificatif, effaçant la dimension collective du travail scientifique et technologique. Si l'entretien est titré « Luc Julia, le père de Siri parle! », celui-ci précise clairement : « Je n'avais aucun rôle dans la boite SIRI à l'époque, je n'étais pas l'un de ses fondateurs ». Il explique avoir créé aux côtés d’Adam Cheyer, en 1997, « the Assistant », un projet dont le fonctionnement permettrait ensuite de construire l’outil qu’Apple allait racheter.
À partir de cette interview télévisée, et encore plus à partir de 2018, les articles qualifiant Luc Julia de « père » (Orange), de « créateur » (De quoi j’me mail, aujourd’hui chez BFM), ou d’« inventeur » (Le Monde) de Siri se multiplient, régulièrement accompagnés d’une nuance dans le corps de l’article (« Luc Julia (…) s’en considère plutôt comme le grand-père », dans l’ Usine Nouvelle).
On devine dans ce raccourci l’envie de jouer sur le récit du génie technologique, qui plus est français – titrer un article de cette manière est a priori plus alléchant que de préciser « l'homme qui a co-déposé un des brevets ayant servi à fabriquer Siri, puis dirigé le projet pendant 10 mois ». On peut aussi y lire le manque de recul qui accompagne régulièrement le traitement médiatique de l’industrie technologique. Et peut-être, au fil des ans, une relative complaisance de Luc Julia pour cette présentation récurrente.
Le piège du YouTube clash ?
Et puis vient la question de l’intervention de Luc Julia face au Sénat, le 18 juin dernier. Auprès de Next, Thibaut Giraud explique que cette intervention a été, pour lui, l’occasion de réaliser que Luc Julia avait « davantage d'influence politique que ce que j'imaginais jusque-là : il est notamment au conseil d'administration de Radio France, nommé par l'Arcom, et au comité sur l'intelligence artificielle générative », réunion temporaire qui a rendu son rapport au gouvernement en mars 2024. Il indique ne pas avoir contacté l’ingénieur en amont de la publication de sa vidéo, mais accepter de le voir publier un droit de réponse sur sa chaîne « s’il le souhaite ».
Dans sa vidéo, le youtubeur démontre aussi que beaucoup des éléments présentés par l’ingénieur aux parlementaires sont des reprises d’éléments déjà prononcés ailleurs, lors de conférence ou d’interview. Une dynamique qui peut s’expliquer par les sollicitations régulières de Luc Julia pour vulgariser, c’est-à-dire expliquer à un public non technicien, le rôle et les impacts potentiels de l’intelligence artificielle.
Cela dit, Thibaut Giraud estime que ce rôle de conférencier n’excuse pas les approximations, notamment celle consistant à déclarer un système comme ChatGPT pertinent dans seulement 64 % de ses résultats. Auprès de Next, le youtubeur estime essentiel de souligner « qu'il n'y a pas de taux d'hallucination général : c'est très différent selon la tâche, et même selon le prompt pour une même tâche. Donc pour comparer cela sérieusement, il vaut mieux déjà comparer les modèles sur une même tâche avec un même prompt. »
Au cours de ses 55 minutes de « débunk », le youtubeur paraît aussi relativement agacé par le succès de Luc Julia face à son auditoire. Il faut le lui accorder : Luc Julia fait le show, et les élus en semblent ravis, saluant une présentation « géniale » et le « franc-parler » de leur auteur. La scène en évoque plusieurs autres, repérées aussi bien dans les ouvrages Empire of AI, de la journaliste Karen Hao, Careless people, de l’ex-directrice des affaires publiques de Meta Sarah Wynn-Williams que the Tech Coup, de l’ex-eurodéputée Marietje Schaake : chacune souligne la fascination d’une bonne partie des élus européens ou états-uniens pour des personnalités comme Sam Altman, Mark Zuckerberg ou d’autres représentants de l’industrie numérique.
Les chapelles de l’IA
Derrière ce débat estival sur l’expertise réelle ou supposée de Luc Julia, et sur les propos qu’il a tenu face aux élus français, se joue aussi la question des points de vue sur l’intelligence artificielle. Auprès de Next, Thibaut Giraud, qui annonce préparer un livre intitulé La Parole aux machines pour le mois d’octobre (aux éditions Grasset), déclare « qu'il faudrait se préoccuper bien davantage des questions de sécurité de l'IA. Les questions relatives à la perte de contrôle et aux problèmes d'alignement sont très importantes. » Des thématiques qu’il a développées dans une vidéo intitulée « o1 et Claude sont-ils capables de nous MANIPULER ? »
Dans sa production dédiée aux propos de Luc Julia, le vidéaste reprend par ailleurs des extraits d’un débat organisé par un de ses collègues, le vidéaste et podcasteur Le Futurologue. Quelques jours avant l’audition au Sénat, ce dernier a en effet publié un débat entre Luc Julia et Maxime Fournes, le fondateur du chapitre français de l’association Pause IA, qui demande une pause dans le développement de l’IA au motif que cette dernière présente des risques existentiels. Lors de cet échange, Luc Julia n’avait pas mâché ses mots, appelant à plusieurs reprises l'activiste à cesser de « dire n’importe quoi ».
Pour Luc Julia, c’est très clair, et annoncé dès le début du débat (et dès le titre de ses ouvrages) : l’intelligence artificielle « n’existe pas », en tout cas pas au sens de ces êtres conscients auxquels prépare « Hollywood ». Mieux : l’IA, « c’est des mathématiques », et aucune entité n’existera au sens hollywoodien « tant que ce seront des mathématiques ». Pour l’ingénieur, les IA « sont des outils, et comme tous les outils, on peut les utiliser à bon ou mauvais escient ».
Un point de vue bien différent de celui du spécialiste des réseaux de neurones artificiels Geoffrey Hinton, prix Nobel de physique. Luc Julia balaie la remarque : « Il a pété une durite ». Se faisant l’écho de débats qui avaient agité le milieu à l’époque, l’ingénieur considère que le comité organisateur du prix Nobel a lui-même « pété une durite », pour attribuer des prix de physique et chimie à des informaticiens. À l’inverse, Maxime Fournes et Thibaut Giraud tendent à se ranger derrière les propos d’un Geoffrey Hinton ou du spécialiste de l’apprentissage profond Yoshua Bengio.
Avec ces vidéos, repartagées par Maxime Fournes ou encore Laurent Alexandre – contre lequel Luc Julia ne s’est pas privé d’envoyer une pique salée à la fin de son audition au Sénat –, il semble que le petit milieu francophone de la tech re-joue, à sa manière, une partie des débats que décrivaient les scientifiques Bilel Benbouzid, Yannick Meneceur et Nathalie Alisa Smuha dans leur article de 2022 « Quatre nuances de régulation de l’intelligence artificielle ». Avec, dans le rôle des promoteurs de l’IA comme potentielle entité consciente, demandant le déploiement du champ de la sécurité de l’IA, Thibaut Giraud/Monsieur Phi et Maxime Fournes, et dans celui du défenseur de l’IA comme outil aux impacts concrets et déjà présents sur les usagers, l'environnement et l'économie (tout en critiquant l'AI Act)… Luc Julia.
L’IA Siri a-t-elle été créée par Luc Julia ? Itinéraire d’une approximation médiatique
-
Des brevets et des collaborations
-
Un génie français des technologies ? Je clique
-
Le piège du YouTube clash ?
-
Les chapelles de l’IA
Commentaires (62)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le fruit du travail d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d’un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousModifié le 19/08/2025 à 13h17
Le 18/08/2025 à 17h39
Le 18/08/2025 à 18h12
Le 20/08/2025 à 08h46
Modifié le 20/08/2025 à 09h34
Autre exemple la commission d'enquête sur la souveraineté et l'indépendance énergétique de la France a pondu un rapport d'environ 500 pages. Cette commission a eu l'occasion d'auditionner l'ancien haut commissaire du CEA, M. Yves Bréchet, qui lui avait bien préparé son audition. Si le sujet de nucléaire vous intéresse, son audition est d'intérêt public.
Tout ça pour dire que le travail parlementaire est souvent de (très) bonne qualité. Le problème c'est qu'il finit (très) souvent dans la poubelle car les différents gouvernements décide par dogmatisme plutôt qu'en prenant le temps d'analyser finement la situation sur telle ou telle question.
Le 18/08/2025 à 20h28
Le 18/08/2025 à 17h16
Le 23/08/2025 à 13h41
En oubliant que :
- non ce n'est pas que les médias qui disent ça. Vous avez raté la sequence ou il estime que Steve jobs était jaloux ? Ou il explique son rôle dans Siri qui est proprement faux?
-TOUT ses exemples sont foireux. Peut être que l'auteur de l'article , plutôt que d'essayer de débunker un débunk avec une remarque aussi minable que "lolilol il ne montre que les 5 dernières minutes du discours" auraient pu commencer, comme les autres , à s'interesser aux sources et faire les mêmes exemple dans des prompts....parce que s'attaquer au seul gars qui l'a fait ces dernières année, c'est serieux?
Ce gars est un guignol dans le domaine, n'a aucune expertise en IA ..mais vous essayer de rattraper un peu le CV ...classe!
La polémique est là parce qu'une fois vu la vidéo et en s'interessant un minimum au discours, y a rien à sauver !
Et oui le débat existe bien autour de la régulation de l'IA. C'est juste que Julia n'a aucune légitimité a en parler ! Point barre.
Vous êtes très décevant Next. Je vous croyais plus sérieux !
Le 24/08/2025 à 21h56
Plutôt que de démonter le travail de l'auteure (facile), tu aurais plutôt dû réécrire entièrement l'article à ta façon, histoire qu'on voie ton pur génie transcendantal à l’œuvre !
Le 18/08/2025 à 17h26
Le chiffre de 64% de précision, présenté à chaque conférence, ne correspond pas du tout au commentaire qu'il en fait. Lire l'abstract de l'article suffit pour s'en rendre compte.
Une confusion apparente entre paramètres d'un modèle et donnée d'apprentissage, répétée également à chaque conférence jette également un doute. On pourrait penser qu'il simplifie à outrance dans un souci de vulgarisation pour le grand public, mais pourquoi lors de conférences ou de débats avec des experts du domaine ? Et quand bien même, cette simplification est fausse.
L'expertise du monsieur dans le domaine de compétence qui était le sien au tournant du millénaire n'est pas en cause. Sa pertinence sur l'état de l'art de l'IA aujourd'hui pose en revanche question...
Le 18/08/2025 à 17h36
Il y a une partie du travail de Monsieur Phi qui est exemplaire (par exemple, creuser sur l'origine du "père de Siri"). Par contre, j'ai trouvé que le débunkage n'en était pas réellement un. Il s'attaque plus au personnage qu'à son message, et à sa forme plus qu'à son fond.
Je pense aussi que Luc Julia et Monsieur Phi ne s'adresse pas forcément au même public. De ce fait, faire des raccourcis à des fins pédagogiques ne me choque pas du tout. Par exemple, Luc Julia assimile dans son discours nombre de paramètres et nombre de connaissances. Ok, cela fait froncer les sourcils les experts. Mais la plupart de ceux qui écoutent Luc Julia ne sont pas des experts, ce sont des néophytes totales. Faire ce raccourci est facile et très simplificateur, mais aide justement à porter son message (surtout qu'il existe quand même une corrélation entre le nombre de paramètres et les "connaissances" d'un modèle).
C'est un peu comme l'usage de chiffrer, crypter, décrypter, déchiffrer. D'un côté il y a ceux qui savent et connaissent la différence et crie au scandale lors d'un mésusage, et de l'autre, il y a ceux qui acceptent ces raccourcis dans le domaine de la vie de tous les jours.
Au final, ce que je trouve dommage, c'est que l'argument qui a le plus de valeur dans la remise en cause du discours de Luc JULIA (sur le fond je veux dire), c'est sa date. Luc JULIA reste effectivement "ancré" en 2023. C'est dommage. Et les exemples qu'il donne ne sont plus vraiment pertinent aujourd'hui (en tout cas, beaucoup moins qu'il y a 2 ans, comme l'exercice sur la biographie de Victor HUGO).
Même l'argument de 64% qu'essaie de démonter Monsieur Phi, je trouve qu'il n'y arrive pas. Luc JULIA encore une fois, s'adresse à n'importe qui, qui vont demander tout et n'importe quoi (rien qu'aujourd'hui, article sur Next). Alors ok, cela hérisse le poil des spécialistes. Mais c'est justement le problème des LLM : ils sont accessibles par tout le monde (il suffit d'écrire et/ou de parler) sans quasiment aucun prérequis (sauf peut être savoir lire et écrire).
Le 18/08/2025 à 18h22
Le 18/08/2025 à 19h42
Le 19/08/2025 à 09h28
Le 20/08/2025 à 10h48
Donc quand Luc Julia mélange dans ses explication le nombre de paramètre avec la taille du jeu d'entrainement, ça démontre une très mauvaise maitrise du sujet de sa part.
Quand au chiffre de 64%, ce n'est pas juste de la vulgarisation ou une approximation, la manière dont Luc Julia présente ce chiffre est juste fausse. Il sort ce chiffre de son contexte, ment sur la manière dont il a été obtenu ("des millions de faits vrais" alors qu'en fait c'est quelques dizaines de benchmarks de réflexion...), brandit l'Université qui a écrit le papier, mais omet bien d'indiquer la date et le modèle évalué, ... Bref y'a absolument rien qui va.
Le 20/08/2025 à 11h06
Ce qui est "drôle" c'est que tu viens pourtant de démontrer une chose avec ce discours (oui oui, relis le bien) : tu dis que pour pouvoir avoir une grande quantité de connaissance, il faut une grande quantité de neurones. Dans mon "jargon", c'est justement ce que j'appelle une corrélation ;)
Il y a effectivement des choses qui ne vont pas dans le chiffre de 64% et clairement, on peut facilement débattre là dessus. Je dis juste que la démonstration de Monsieur Phi comme quoi rien ne va dans ce chiffre est franchement faiblarde et réduit le discours et la position qu'il tient à UN article scientifique car Julia cite toujours le même.
Des essais, cela fait pourtant un paquet de temps qu'il en existe, dans tous les sens, pour "tester" la robustesse et la pertinence des LLM. Julia s'est, à mon avis, focalisé sur ce papier en particulier car il allait précisément dans son sens, avec un chiffre facilement trouvable dans l'abstract, issue d'une université réputée, et donc "facilement" vérifiable rapidement.
Mais croire que Julia se base exclusivement sur cet article pour tenir son discours... Alors, c'est peut être le cas ! Ca peut (tout est possible en ce bas monde), mais cela reste très peu probable pour une personne de cette trempe. Je trouve que Monsieur Phi est tout aussi malhonnête intellectuellement sur ce point que ne l'est Julia quand il présente ce chiffre...
Non. Il précise très souvent la date. Je n'ai pas vu toutes ses interventions, mais il donne très très souvent la date.
Le 20/08/2025 à 11h24
Luc Julia mélange le nombre de paramètres avec les "data". Et de ce que j'ai pu voir de ses conférences, il parle plus des données d'entrainement que des "connaissances" des modèles.
Mélanger ces notions montre une grande méconnaissance de la part de Luc Julia.
On peut très bien avoir un modèle avec des milliers de milliards de paramètres, et peu de "connaissances", ça va dépendre de comment on l'a entrainé.
Tout comme on peu avoir de "petits" modèles (par exemple 3 milliards de paramètres) qui ont énormément de connaissances, sur beaucoup de sujets.
Dans les extraits de conférence que j'ai pu trouver, elle n'est pas dite 🤷♂️
Rien ne l'empêche de se mettre à la page, lire de nouveaux papiers, mettre en avant de nouvelles statistiques... Mais bon c'est sûr qu'en faisant 3 conférences par semaines, pas sûr qu'il ait le temps !
Mais le plus gros problème reste qu'en dehors du chiffre en lui même, et le nom de l'université sur le papier, tout le reste est pipeauté : ce que ce chiffre représente, comment il a été obtenu par les chercheurs, c'est présenté comme un chiffre valable pour l'IA en général alors que ça ne représente que GPT-3.5. Bref, rien ne va. C'est très déconcertant, surtout venant de quelqu'un censé être un scientifique.
Et s'il pipeaute sur ce chiffre de 64%, comment peut-on accorder le moindre crédit au reste de son discours ?
Et aussi, on peut critiquer Mr Phi, comme quoi il chercherait le buzz, mais c'est juste le premier dont les propos ont fait le buzz. Le fait que Luc Julia ait largement exagéré sa paternité de Siri, et ses compétences plus que douteuses sur les IA modernes, ça fait quelques temps que ça se sait.
Le 20/08/2025 à 11h56
"On peut très bien entrainer un modèle avec un très faible nombre de paramètre sur l'ensemble des connaissances humaines, il ne sera pas très intelligent, ..., n'aura pas retenu grand chose, " => peu de neuronnes = peu de connaissances
Autrement dit, pour engranger des connaissances, il faut avoir des neurones. Plus le nombre de connaissances à "emmagasiner" est grand, plus il faut de neurones. En mathématique, c'est ce que l'on appelle une condition nécessaire (mais pas suffisante).
Le nombre de "connaissances assimilables" est donc lié au nombre de neurones. C'est justement la définition même d'une corrélation.
Cf. l'article au dessus des commentaires. Cette exagération ne vient pas de lui. Il en joue peut être aujourd'hui, mais à l'origine, il n'y est pour rien.
Le 20/08/2025 à 13h54
Julia confond nombre de paramètres/poids et quantité de données utilisées pour l'entrainement. Je vois même pas pourquoi je me fatigue à argumenter plus que ça en fait... (mais heureux que déjà on ne parle plus de corrélation, mais de condition nécessaires pour ce qui est du lien paramètres-"connaissances", ce qui est déjà plus correct).
Et depuis le temps, on s'en moque un peu de qui l'a présenté en premier comme "père de Siri" et "Pape de l'IA". S'il avait un minimum d'intégrité et d'éthique, ça fait longtemps qu'il aurait corrigé. Au contraire, lui, il en joue.
Le 20/08/2025 à 15h12
Ca tombe bien, il l'a corrigé dès le début. Les gens ont continué. Oui, maintenant il en joue très certainement. Mais c'est de la mauvaise fois que de dire que c'est lui qui a voulu cette situation et qu'il manque d'éthique de ne pas avoir corrigé le tir.
Le 20/08/2025 à 18h12
Je veux bien voir à quel moment il a fait une vraie déclaration publique pour démentir cette info, si tu as une source. Et oui actuellement il en joue (pour vendre ses conférences notamment), et non, ce n'est pas éthique de sa part.
Le 20/08/2025 à 19h10
Maintenant, comme visiblement tu as une dent contre Luc JULIA et que tu ne retiens que les informations qui vont dans ton sens voire en disant des contre-vérités, que tu me demandes des sources alors même quelles sont présentes dans l'article (le même article auquel nous répondons et que je t'ai déjà invité à consulter pour dire que la "paternité" n'était pas son idée), je me contenterai de répondre à ton "Enfin bon, dans tous les cas ça reste faux." en le paraphrasant d'un ton aussi péremptoire que le tiens : "mais à un moment, il faut arrêter de dire des conneries."
Le 20/08/2025 à 19h15
[...]
Mais croire que Julia se base exclusivement sur cet article pour tenir son discours... Alors, c'est peut être le cas ! Ca peut (tout est possible en ce bas monde), mais cela reste très peu probable pour une personne de cette trempe. Je trouve que Monsieur Phi est tout aussi malhonnête intellectuellement sur ce point que ne l'est Julia quand il présente ce chiffre...»
C'est l'histoire du merle blanc. Il est impossible de dire qu'il n'existe pas, c'est à ceux qui pensent qu'il existe de le prouver. Je constate qu'aucun des défenseurs de Julia n'a opposé à cette vidéo très sévère que Julia s'appuie sur tels autres articles (ce qui aurait été un argument fort) et j'en conclue que si, Julia ne s'appuie QUE sur cet article (qu'il ne comprend même pas) pour « démontrer » le manque de fiabilité des LLM (pour les siècles et les siècles).
Il est facile de démontrer que je me trompe, il suffit de donner les exemples des autres articles sur lesquels Julia s'appuierait.
Le 23/08/2025 à 13h32
Faire des approximation pour comprendre, c'est pas pareil que dire n'importe quoi.
Si je te dis que l'eau bout à 100° tu n'as pas besoin de connaître les lois de la thermodynamique mais ça reste vrai dans un cas précis et c'est une approximation que les gens peuvent expérimenter.
Là, c'est pas de l'approximation, c'est juste n'importe quoi. Tu as raté tout les exemples ou il suffisait de faire le test pour voir que non, l'IA ne répond pas ça
Tu dis "son discours ne repose pas que sur ces exemples"...ah ? Je suis dans le métier et pourquoi j'irais me coltiner le reste du discours d'un guignol qui ne maitrise pas du tout ce qu'il dit ..
Tout ça en plus pour juste cracher sur des sommités reconnue sans s'attaquer une seule fois à leur discours ( t'as raté le moment où il dit qu'ils ont pété une durite en mentant sans JAMAIS cité une seule de leur argument pour le contrer).
Son propos sur l'ia fiable 2 fois sur 3, c'est le coeur de son discours,. C'est faux, fin du débat, y a rien à sauver et justifier.
Et permet moi de te dire que ta tentative de "défendre" ce rigolo est doublement douteuse. Mais depuis Raoult, la méthode scientifique, je sais que certains aiment bien se torcher avec!
Le 23/08/2025 à 14h25
C'est clairement un des aspects qui me fait détester ce personnage. Mais je ne confond pas le message et le messager.
Très péremptoire. Mais j'ai envie de dire, le chiffre réel m'importe peu. Est-ce que c'est les 2/3 ? Les 4/5 ? Tant que la proportion de réponses erronées (ou hallucinées comme on le voit régulièrement) aura un taux élevé, l'IA ne sera pas fiable.
Maintenant, si tu as une source pour me dire que l'IA est fiable, vas-y, je suis très intéressé pour la lire.
En attendant, j'utilise des LLMs régulièrement (développement logiciel) ou parfois par flemme lors de la rédaction d'un mail par exemple. Et si clairement le contenu est plutôt bon, je dois repasser quasiment à chaque fois derrière. Pas par simple coquetterie, mais parce que ce qu'il me produit est faux, mais il m'aura malgré tout pondu 90% du code ou du mail que j'aurais écrit.
Je ne suis pas là "pour le défendre", surtout que, comme je l'ai déjà plus ou moins signalé, je ne suis pas fan du personnage. Je me suis contenté de dire que la vidéo de Monsieur Phi, c'était juste du n'importe quoi, que cela relevait plus d'attaques ad hominem que de s'intéresser vraiment au fond de son discours et à ses arguments. Pour une vidéo de débunkage, je suis désolé, mais j'attends beaucoup mieux que ça.
Le discours de Julia (le discours hein, pas l'homme), je l'aime bien, car il est percutant, dynamique et arrive à se faire comprendre par des néophytes. Oui il y a des trucs qui ne sont plus vrais car dépassés, des gros raccourcis ou de bien grossières approximations. Ca fait réagir les spécialistes. Mais quand il est auditionné au sénat ou qu'il passe sur une antenne radio, il ne s'adresse pas à des confrères, mais à des M. et Mme. MICHU.
Ca hérisse le poil de certains aussi quand il dit des vérités, comme par exemple, que l'IA, ce ne sont que des maths. Et pourtant, factuellement, c'est vrai, que cela plaise ou non.
Maintenant, à chacun de se faire son avis. J'ai déjà suffisamment exposé le mien je pense. Quand j'écoute Julia, ce n'est pas pour le personnage, mais pour avoir un discours/une opinion qui diffère de celle que l'ont peut voir souvent et ne pas me retrouver dans une bulle de biais de confirmation.
Pour ma part, je m'arrêterai là, car, de toute façon, ma "défense" n'est pas douteuse, elle est "doublement" douteuse (sans précision du pourquoi du double).
Le 23/08/2025 à 20h23
De là à se dire qu'il suffit de poser la même question à un LLM trois fois de suite pour être sûr d'avoir la bonne réponse il n'y a qu'un pas :)
Le 24/08/2025 à 16h03
Le 18/08/2025 à 18h06
Le 18/08/2025 à 19h07
Franchement Mr Phi, un ancien prof de philosophie, qui prétend que Julia raconte n'importe quoi, c'est bien du n'importe quoi !
Le 19/08/2025 à 09h29
Le 19/08/2025 à 16h19
Le 19/08/2025 à 18h08
Luc is definitely a pioneer in the field of spoken language and multimodal interfaces, and we co-authored tens of patents and publications together. He led the Siri team at Apple, but only after it had already launched and Steve had passed. He worked on early patents in the field but not thos related to Siri.
Donc, le fait que M. Julia soit co-auteur de Siri semble clairement mis à mal.
Le 19/08/2025 à 18h53
C'est sur le fait que Mr Phi fasse passer Julia pour un incompétent dans le domaine de l'IA .
C'est comme si je pondais une vidéo sur mon boulanger en disant qu'il fait du pain n'importe comment alors que je ne sais pas comment on fait du pain !
Bref si quelqu'un comme Yann Le Cun critiquait les positions de Julia, là cela m'intéresserait, mais Mr Phi c'est sans intérêt.
Le 19/08/2025 à 21h16
Le 19/08/2025 à 22h01
Le 20/08/2025 à 10h55
Le 20/08/2025 à 11h53
Modifié le 20/08/2025 à 13h41
Quels sont au juste les travaux scientifiques de Julia dans le domaine de l’IA ? Quelles sont ses publications académiques ? En quoi est-il reconnu par ses pairs sur le sujet ? Si la communauté scientifique liée à l’IA ne critique pas ses travaux, c’est peut-être parce qu’il n’y a pas de travaux à critiquer…
Le 20/08/2025 à 16h00
Modifié le 21/08/2025 à 08h51
En attendant si vous trouvez quelque chose à ronger sur cet os prévenez-nous : http://lucjulia.com/patents.html
Le 20/08/2025 à 17h12
Le 18/08/2025 à 19h20
Modifié le 19/08/2025 à 00h10
- la confusion entre paramètres et données (votre défense de cette confusion me parait peut convaincante)
- des sentences lapidaires (dont « c'est mathématique »)
- une prétention à « pouvoir démontrer » ses propos sans jamais le faire (à moins que vous ne considériez que Julia qui se fige la bouche ouverte comme le ferait forcément une voiture autonome devant traverser la place de l'étoile ferait réalise une véritable « démonstration », comme il le prétend à ce moment)
- l'assimilation des LLM a de simples statistiques
- le refus d'une future intelligence parce que les IA ne sont basées que sur des mathématiques [à prendre comme cela...] mais bon, si elles devaient se baser sur de la physique quantique se serait alors possible [ ah bah OK alors]
- l'exemple absurde du prompt « donne moi mon CV » ou « donne moi la biographie de Victor Hugo », qui montrent clairement que Julia, qui prétend qu'il faut utiliser les IA comme de simple outils, ne sait absolument pas s'en servir
- une lecture ridiculement fausse d'un unique article scientifique « de l'université de Hong-Kong », présenté comme ayant consisté à présenter « des millions de fais vrais » à une IA de l'époque, et dont il conclut pour les siècles et les siècles que les IA génératives ne donnent des réponses vraies que dans 64% des cas (????)
- de dénigrer (sans argument, à moins que « il a pété une durite » soit un argument) des scientifiques archi reconnus, prix Turiing (le jury a pété une durite aussi sans doute, comme leurs collègues du Nobel ?) et aux centaines d'articles quand lui même a une bibliographie inexistante.
Et j'en oublie sûrement.
Cela fait beaucoup de choses en « deux minutes d'intervention au Sénat ». Il n'est pas évident qu'insister sur la brièveté de l'extrait soit la meilleure défense de Julia.
Quelques jours après, j'ai été voir la fameuse confrontation entre « l'activiste » (?) Maxime Fourne. Julia semblait complètement ignorant de toutes les notions portées par son contradicteur et n'avoir jamais entendu parler des éléments de controverses pourtant déjà médiatisés (au moins sur NEXT : manifestement Julia n'est pas abonné). Il faudra se contenter de ses « il faut arrêter de raconter n'importe quoi ». Dans cet échange, c'est presque amusant car Julia prétend qu'en pratique on peut toujours expliquer les résultats des IA. Bon et bien voilà qui va rassurer tous les chercheurs qui se posent la question de la valeurs heuristiques des résultats d'IA dans sciences.
Le 20/08/2025 à 22h20
Ensuite il extrapole énormément et le fond : 'l'ia est dangereux il faut mettre en pause' je ne le comprend pas.
Aucune boite ne mettra en pause, au pire il n'y aura plus de production d'écrit pendant 6mois et après le dégel tout le monde ira voir ce que les copains on fait en 6 mois.
Modifié le 19/08/2025 à 01h00
La vidéo donnait l’impression que M. Phi exprimait surtout sa frustration. Les arguments de fond et le contexte n’étaient pas assez développés pour quelqu’un qui n’est pas déjà familier avec l IA generative et les LLM.
Mais comme l’a dit @CIM, ça n’empêche pas que le discours de Luc Julia soit plein d’inexactitudes qui ne s’expliquent pas par un simple souci de vulgarisation.
Même si Luc Julia n’est pas à l’origine de sa "légende" exagérée, il l’utilise pour diffuser ses idées sous prétexte d’expertise technique et scientifique.
Ça ressemble plus à un discours de comptoir ou de lobbyiste qui brode la réalité comme ça l'arrange qu à une présentation d expert. C'est du niveau de Sam Altman.
Je trouve un peu dommage la conclusion de l'article Next. Je comprends l idée, mais c'est caricaturale et plutôt inexact
Le 19/08/2025 à 07h57
Conclusion : si même eux peuvent péter un durite, j'excuse les IA d'avoir des hallucinations...
Le 19/08/2025 à 08h26
Sur le fond, qu'un prix Nobel de physique récompense ce qui devrait être plutôt de l'ordre du prix Turing (l'équivalent du prix Nobel d'informatique, le prix Nobel d'informatique n'existant pas), je ne peux pas lui donner totalement tord...
Le comité Nobel avait sans doute ses raisons pour un tel choix. Mais vu de l'extérieur, c'est juste... WTF !
Le 19/08/2025 à 08h43
Le 19/08/2025 à 09h51
Modifié le 19/08/2025 à 08h17
Il est d'ailleurs rappelé qu'il ne se donne pas lui même ce qualificatif.
Je ne vais pas rentrer dans le débat de ses compétences ou qu'il réutilise ses propos et démonstrations un peu partout, c'est assez connu (place de l'étoile, publication Hong-kongaise etc).
En fait, on voudrait le "mettre dans la sauce" qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Le problème n'est sûrement pas qu'on lui donne de la voix mais peut être ceux qui la lui donne en le présentant mal pour finir par suivre la voie qu'il indique et non celle faisant consensus.
Disclaimer : je ne suis partisan de personne, c'est la forme de l'article pour appuyer des propos de tiers permettant de lui faire un semblant de procès d'intention qui me fait tiquer.
Modifié le 19/08/2025 à 09h50
S'il n'était pas d'accord avec ces qualificatifs, il aurait pu les corriger depuis le temps.
Au final, la prudence voudrait que l'on accorde a priori plus de crédit à Julia, docteur en informatique, ayant des faits d'arme à son actif, encensés par la plupart des médias, ayant exercé de hautes responsabilités chez Apple, Samsung et Renault, qu'à Monsieur Phi, docteur en philosophie ayant toutes les compétences requises pour convaincre un auditoire de son propos.
Et pourtant, des faillites médiatiques ayant porté aux nues des personnages au melon surdimensionné on en a connu (Bourgoin, Aberkane, Raoult, etc.).
Je ne dis pas que Julia devrait être mis dans la même catégorie, mais s'il venait à être avéré que le monsieur n'est pas au niveau des superlatifs employés pour le caractériser, la vraie question serait plutôt de savoir ce qui produit cet emballement médiatique (comme les précédents) et pourquoi il a fallu attendre la vidéo d'un youtubeur pour que l'analyse critique de son discours soit faite.
edit: typos
Le 19/08/2025 à 11h02
Modifié le 19/08/2025 à 15h32
Le 19/08/2025 à 17h37
Le 19/08/2025 à 09h33
Ceux qui acceptent de conseiller les élus sur un domaine aussi pointu en leur affirmant "l'IA n'est pas dangereuse" comme une vérité... doivent avoir conscience de la responsabilité de tels discours.
Le 19/08/2025 à 09h39
Le 19/08/2025 à 09h46
Le 19/08/2025 à 16h26
Le 19/08/2025 à 10h04
Dans ce cas tu ne viens pas défendre une thèse spécifiquement, tu partages ce que tu sais et tu peux aider à évaluer certains risques ou menaces.
Tu peux largement dans ce cadre venir appuyer un discours très nuancé, sur l'état actuel des IA, les projections futures, les risques possibles si certains seuils sont franchis, mais aussi les limites de ces risques (car beaucoup de choses restent inconnues et ne restent que des hypothèses de réflexion).
Tu n'es pas obligé de venir et de dire "j'affirme que tel risque arrivera à 100% ou quel tel risque n'arrivera jamais".
De plus le Sénat (ou l'AN / gouvernement par ailleurs) convoquent plusieurs personnes en théorie d'horizons différentes pour éviter les problèmes liés à la pensée unique où un expert qui dit n'importe quoi influence trop les décisions politiques.
Le 19/08/2025 à 23h06
Au contraire, l'article se contente de défendre Julia en faisant fi
Le 19/08/2025 à 15h55
Le 25/08/2025 à 13h22
Bon, ma pierre à l'édifice. Il se dit co-créateur de Siri mais tout le monde oublie l'essentiel : comment peut-on être fier de cette appli totalement nase ?
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?