Apple pourrait de nouveau utiliser des processeurs fabriqués par Intel dans ses produits
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Économie
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Six ans après avoir amorcé la transition des processeurs Intel vers ses propres puces dans les Mac, Apple s’apprêterait à travailler de nouveau avec le fondeur américain. Les deux entreprises se seraient accordées pour lancer la production de puces destinées à des appareils du constructeur.
Avec 200 millions d’iPhone vendus chaque année et des dizaines de millions de Mac et d’iPad, Apple a d’énormes besoins en composants électroniques. En ce qui concerne les puces qui motorisent ses produits, le constructeur fait appel aux capacités de production de TSMC mais un nouveau fournisseur pourrait bien faire son apparition à l’horizon : Intel. Après des « discussions intenses » qui ont duré plus d’un an, les deux entreprises auraient scellé un accord préliminaire, selon le Wall Street Journal.
L’indiscrétion ne va pas jusqu’à préciser quels appareils Apple seront équipés de puces Intel. De même, on ignore la finesse de gravure de ces puces même s’il est probable que le constructeur jette son dévolu sur le procédé 14A, le plus avancé du fondeur. Mais pour Apple comme pour Intel, cet accord tombe à pic.
Apple a longtemps été le premier client de TSMC, ce qui lui permettait de dicter les orientations et l’activité du géant taïwanais. C’est moins le cas aujourd’hui, la demande du secteur de l’IA est telle que c’est devenu le principal moteur de la croissance de TSMC. NVIDIA devrait ainsi prendre la première place dans le carnet de commandes de l’entreprise cette année, selon Tim Culpan.
Avoir sous la main un autre fournisseur est donc une opportunité intéressante pour Apple, qui sait mieux que personne négocier les prix les plus bas. Et pour Intel, c’est également une bonne affaire : depuis l’arrivée de Lip-Bu Tan l’an dernier à la tête du groupe en mars 2025, il fait des pieds et mains pour attirer de nouveaux clients. Avec un succès indéniable : NVIDIA et Tesla ont signé pour produire des puces dans les usines Intel. Et le tour d’Apple semble tout proche.
Intel, qui était alors au bord du gouffre, a bénéficié d’un gros coup de pouce de l’administration Trump. Le gouvernement s’est porté acquéreur de 9,9 % du capital du groupe, rompant au passage avec l’habituelle politique de laissez-faire économique américaine. Le WSJ rapporte que Donald Trump aurait personnellement fait l’article d’Intel auprès de Tim Cook, un familier de la Maison Blanche.
Le retour de puces fabriquées par Intel dans des produits Apple serait en tout cas un joli pied de nez de l’histoire, même s’il n’est pas question d’abandonner l’architecture ARM pour revenir au x86. En 2006, le constructeur de Cupertino intégrait les processeurs Intel dans ses Mac avant de commencer à s’en débarrasser à partir de 2020, pour les remplacer par des puces de sa conception. Une transition qui s’est achevée en 2023 avec le premier (et ultime : Apple ne le propose plus aucune tour à la vente) Mac Pro tournant sur du silicium Apple.