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SoftBank investirait jusqu’à 100 milliards de dollars dans des infrastructures IA en France

Le groupe SoftBank s’apprêterait à dévoiler un plan à 100 milliards de dollars pour doter la France de nouveaux centres de données. C’est du moins le projet qu’aurait monté Masayoshi Son, patron du conglomérat japonais, après une rencontre avec Emmanuel Macron.

Lors de sa visite au Japon fin mars, Emmanuel Macron a fait la tournée des popotes auprès des responsables politiques et des grands acteurs de l’économie de l’archipel. Parmi eux, Masayoshi Son, directeur général de SoftBank, opérateur télécom, fournisseur de services en ligne et surtout mastodonte des investissements tous azimuts. Selon Bloomberg, le président français lui aurait proposé d’établir des infrastructures IA dans l’Hexagone.

consommation de l'ia
Illustration : Flock

L’investisseur aurait été intrigué par cette approche provenant d’un chef d’État, alors qu’il est plus souvent sollicité par des dirigeants d’entreprise. Depuis, il étudierait sérieusement le projet et aurait même évoqué auprès de proches du dossier la possibilité de mettre jusqu’à 100 milliards de dollars sur la table. Gardons la tête froide : le montant final pourrait être beaucoup moins élevé. 

Ce d’autant que SoftBank a déjà fort à faire avec ses autres projets, dont l’initiative Stargate avec OpenAI, Oracle et le fonds émirati MGX — un investissement à 500 milliards qui semble presque modeste face aux plus de 700 milliards avancés par Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet pour cette année. 

SoftBank s’est également engagée à investir plus de 60 milliards dans OpenAI pour en obtenir 13 % du capital et travaille de près avec la startup IA sur de nombreux projets.

La liste des investissements (réels et potentiels) de Masayoshi Son est très longue, de nombreux milliards promis n’ont toujours pas été concrétisés. Le projet français pourrait être dévoilé à l’occasion du sommet Choose France, le 19 mai. Les détails restent encore flous et la portée de l’annonce peut encore évoluer. 

En février 2025, à l’occasion d’un sommet pour l’action sur l’IA, Emmanuel Macron avait déjà annoncé 109 milliards d’euros d’investissements « dans les prochaines années », soit « l’équivalent pour la France de ce que les États-Unis ont annoncé avec “Stargate” », avait-il affirmé. Pour attirer les entreprises IA, le locataire de l’Élysée met en avant les capacités nucléaires de la France qui donnent aux centres de données « l’énergie la plus décarbonée d’Europe ».

Commentaires (11)

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Le nucléaire a ça de bien que l'énergie qui en découle est "propre" en terme de CO2, et peu chère, mais il nécessite du "carburant" (oui, je sais, c'est pas le bon terme, mais il est parlant) qu'on ne peut pas extraire de notre territoire, ce qui nous rend encore dépendant de la géopolitique.
Si on avait des réacteurs capables de consommer nos réserves de "déchets" radioactifs, ça pourrait aider, mais comme on a mis la filière en berne pendant des décennies, ce n'est pas le cas...
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Bof l'électricité c'est juste une partie du problème, il y a l'eau potable et les surfaces utilisées à prendre en compte
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Pour l'eau, comme celle utilisée n'est pas potable (à ma connaissance) et rejetée soit à l'état liquide (donc bonne à être traitée pour être rendue potable), soit à l'état gazeux, ça ne me semble pas un vrai problème de ce côté là.
Le vrai problème de l'eau et du nucléaire, c'est qu'il en faut assez en amont de la centrale pour la refroidir, or les glacier fondent...


Pour l'emprise au sol d'une centrale, à l'échelle d'un pays, je ne pense pas que ce soit un réel problème.
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Eau potable / non-potable c'est kif kif :
Rejeté à l'état gazeux = baisse du niveau de la nappe phréatique = moins d'eau (potable, pour le cultures...) = sécheresse
Rejeté à l'état liquide : c'est aussi un problème si tu pompes la nappe phréatique et que tu la rejettes dans la rivière du coin, bah ça revient indirectement à pomper la nappe phréatique dfans la mer...

C'est le même problème que les méga-bassines , l'abus des piscines individuelles ou l'arrosage trop intensif de l'agriculture...

L'emprise au sol est néfaste également, en bétonnant les sols l'eau ruisselle rapidement dans la rivière, et la pluie locale se retrouve rapidement dans la rivière en zappant la partie "utile à l'homme" du cycle de l'eau (pénétration dans le sol, filtration, nappe phréatique, source d'eau ou pompage d'eau potable)
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Le rejet à l'état gazeux ne fait pas "perdre" directement de l'eau pour les nappes phréatiques car elle peut pleuvoir plus loin sur le territoire (voire même directement s'il pleut au moment où elle est rejetée).
Et comme les centrales ont besoin d'un énorme débit d'eau pour se refroidir, elles tirent leur eaux des rivières ou mers alentours, auxquels elles rendent cette eau, un peu plus chaude.
Je n'ai jamais entendu parler de pompage de nappes phréatiques piur refroidir une centrale : tu as un lien vers ça ?

Et du coup, non, ce n'est pas pareil que pour les exemples que tu donnes car, dans ces exemples, l'eau est gardée captive, ce qui n'est pas le cas des centrales.


L'emprise au sol, en tant que tel, est néfaste, certes, mais là on parle d'une échelle négligeable.
Quand tout un quartier se construit en bétonnant tout, oui, ça a un impact local non négligeable, mais je doutes qu'un habitant situé à plus de 100km en ressente les effets.
Pour que les centrales nucléaires aient un effet quelconque au niveau national (puisqu'elles agissent au niveau national) du fait de leur emprise au sol, il faudrait en construire beaucoup plus que nécessaire.
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n'hésite pas à utiliser le moteur de recherche ici même...
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Je crains de ne pas tomber sur l'article auquel tu penses : comme tu es plus informé que moi, il est plus simple pour toi de me donner le bon lien. 😉
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L'avantage du nucléaire c'est qu'il y a plusieurs années de stocks de réserve disponible sur le territoire.

Il faudrait une crise majeure et de très longue durée pour que cela soit un problème ce qui est bien plus confortable que toute dépendance liée aux hydrocarbures où les stocks n'excèdent jamais quelques mois quel que soit le combustible.
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Sauf que quand on demande plus d'électricité (si on a plein de DC qui se montent en France, on va avoir une sacré augmentation), on consomme aussi plus vite le combustible. Et donc, on pourrait avoir moins de réserve plus vite.
On avait 4 ans de réserve en 2010, mais qu'en est-il 16 ans plus tard ?
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En même temps, si le projet Astrid n'avait pas été arrêté en 2019... pour être relancé en 2026... on aurait peut-être déjà une solution
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Y a des mines d'uranium en france, mais c'est moins cher quand ça vient d'ailleurs