Les US désignent les hacktivistes d’Autistici/Inventati comme organisation terroriste
Hangers sitting dripped in oil crying freedom
Illustration : Flock
Le 01 septembre à 13h37
Le collectif hacktiviste d’origine italienne Autistici/Inventati, qui fournit des services alternatifs d’hébergement et de messagerie, vient d’être désigné comme « organisation terroriste » par les États-Unis. Suivie du blocage de son nom de domaine en .org, la mesure vise à couper les moyens d’une initiative accusée d’outiller les mouvements d’ultragauche. Le collectif dénonce une attaque contre la liberté d’expression et assure qu’il ne se laissera pas faire.
Les US désignent les hacktivistes d’Autistici/Inventati comme organisation terroriste
Hangers sitting dripped in oil crying freedom
Illustration : Flock
Le collectif hacktiviste d’origine italienne Autistici/Inventati, qui fournit des services alternatifs d’hébergement et de messagerie, vient d’être désigné comme « organisation terroriste » par les États-Unis. Suivie du blocage de son nom de domaine en .org, la mesure vise à couper les moyens d’une initiative accusée d’outiller les mouvements d’ultragauche. Le collectif dénonce une attaque contre la liberté d’expression et assure qu’il ne se laissera pas faire.
Société numérique
Société
10 min
Pour la première fois, les États-Unis assimilent une infrastructure numérique à une action terroriste. L’administration Trump vient en effet de classer le mouvement d’origine italienne Autistici/Inventati parmi les « organisations terroristes mondiales spécialement désignées » (on parle de SDGT, pour specially designated global terrorist).
Elle lui reproche d’héberger 16 000 boîtes mail, 1 500 sites et 10 000 blogs sur une plateforme devenue le « nœud clé d’une campagne transnationale menée par des réseaux d’extrême gauche violents et criminels visant à déstabiliser les États-Unis et leurs partenaires en Europe, dans l’hémisphère occidental et au-delà ».
Une sanction aux répercussions immédiates
L’action a été décrétée conjointement par le département d’État (l’équivalent du ministère des Affaires étrangères) dirigé par Marco Rubio et par le département du Trésor le 26 août.
Elle s’appuie sur le fondement juridique du décret exécutif 13 224 émis par George W. Bush suite aux attaques du 11 septembre 2001 qui dote l’administration états-unienne de pouvoirs de sanctions contre les organisations ou les personnes accusées d’avoir fourni des ressources ou des services ayant contribué à un acte de terrorisme. « Cette désignation s’inscrit dans le cadre d’un effort plus vaste du gouvernement américain visant à lutter contre la menace du terrorisme transnational d’extrême gauche », décrit le département d’État.
D’après ce même département d’État, Autistici/Inventati fournit son infrastructure à des « cellules violentes d’Antifa et d’autres militants d’extrême gauche à travers le monde », et permet à ces dernières d’opérer sous les radars légaux :
« Ces outils sont spécifiquement conçus pour soutenir les opérations des réseaux terroristes d’extrême gauche, construits pour leur permettre de s’organiser, de recruter, de communiquer, de diffuser de la propagande, de partager des informations et des tactiques sur les cibles, et de mener des attaques violentes – tout en restant anonymes, intraçables et hors de portée de la loi. »
La désignation d’Autistici/Inventati comme membre de cette liste noire entraîne le blocage de toutes les ressources dont pourrait disposer le collectif aux États-Unis. Du côté du Trésor, cette qualification en tant que SDGT déclenche une sanction prononcée par l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), qui interdit toute relation commerciale avec l’entité désignée. Une licence générale (PDF) en précise les modalités : elle autorise une fenêtre de wind down (liquidation) jusqu’au 25 septembre 2026, date à laquelle les banques, hébergeurs, prestataires ou opérateurs financiers devront avoir totalement coupé les ponts avec Autistici/Inventati.
La mesure a entraîné deux répercussions rapides. Le 28 août, Autistici/Inventati a en effet constaté le blocage de son compte PayPal, utilisé notamment pour recueillir les dons qui financent ses activités, puis la suspension du nom de domaine de l’un de ses sites web, autistici.org. Une analyse technique indépendante confirme que ce blocage a été réalisé au niveau du registre PIR qui gère le .org. Le site en question (hébergé par Open Networks Association en Suisse) n’a donc pas été saisi, et reste accessible au prix de quelques manipulations techniques. Les mails fournis en @autistici.org sont quant à eux inopérants.
Autistici/Inventati conserve par ailleurs l’essentiel de sa présence en ligne, à commencer par son autre domaine principal, inventati.org, et sa plateforme noblogs.org. Le mouvement craint cependant que les sanctions états-uniennes aient un impact plus sérieux sur ses activités.
Sur son blog collectif, il indique ainsi avoir été averti par sa banque italienne, Banca Etica, que celle-ci allait cesser de lui prodiguer des services financiers. « Il s’agit d’une étape importante, car elle montre comment une décision prise par une autorité américaine peut avoir des conséquences concrètes, y compris sur les relations financières d’une organisation italienne, qui a jugé trop risqué de maintenir ses relations avec A/I », remarque le collectif.
« anti-fascism, anti-racism, anti-sexism, anti-militarism »
Autistici/Inventati résume sa raison d’être dans un manifeste écrit en 2002. Le collectif revendique une idéologie « anti-fascisme, anti-racisme, anti-sexisme, anti-militarisme », et affirme que sa mission consiste à mettre des outils de communication alternatifs (comprendre, non commerciaux) à destination de tous ceux qui partagent ses idées, et luttent pour les défendre.
Ses services comprennent notamment une messagerie (boîte mail), un outil de gestion de listes de diffusion et newsletters, des canaux de messagerie instantanée, de l’hébergement, des outils dédiés à l’anonymat et la plateforme de blogs noblogs.org, notoirement utilisée par des collectifs antifascistes (notamment français).
Partisan d’un « activisme radical », A/I assume de réserver ses services « exclusivement aux personnes ou aux groupes avec lesquels nous ressentons une affinité » :
« Nous sommes un collectif de militants numériques, d’antifascistes et d’anticapitalistes. Nous croyons en une technologie qui n’est pas un carcan mais un outil de libération. Où les courriels restent des lettres confidentielles, et non des fichiers ouverts. Où l’hébergement n’est pas une prison mais un refuge pour les idées dérangeantes, pour les débats que le marché refuse d’acheter et que l’État refuse de museler. »
Des canaux utilisés pour préparer des actions terroristes
Bien qu’A/I se contente de fournir des outils techniques, l’administration Trump estime que son action participe directement de celles de groupuscules extrémistes relevant du terrorisme.
Le département d’État affirme ainsi que les cellules anarchistes ayant saboté les réseaux ferroviaires en France, Italie, Allemagne et Pays-Bas en 2026 utilisaient A/I pour revendiquer leurs attaques. Il accuse également A/I d’avoir fourni des services au collectif Rose City Antifa, dans l’Oregon, lequel aurait attaqué des hélicoptères des douanes, et diffusé des appels à attaquer les agents de l’ICE, la tristement célèbre police de l’immigration, accompagnés d’informations personnelles.
Il décrit également comment un « groupe médiatique d’extrême gauche », cité dans une enquête fédérale pour terrorisme, utiliserait les outils d’A/I pour diffuser des appels à l’action en faveur d’organisations déjà désignées comme terroristes par les États-Unis, parmi lesquelles le Hamas, le Hezbollah ou le Front populaire de libération de la Palestine :
« Bon nombre de ces groupes se sont appuyés sur l’infrastructure numérique du collectif A/I pour planifier ou inciter à des attaques violentes, recruter d’autres personnes pour se livrer à des activités criminelles, publier des communiqués officiels d’organisations terroristes étrangères désignées par les États-Unis et diffuser des cartes d’infrastructures critiques, ainsi que des instructions pour la fabrication d’engins explosifs improvisés et incendiaires – le tout acheminé via un réseau de serveurs étrangers destiné à dissimuler les activités criminelles aux forces de l’ordre. »
D’autres apportent un constat plus nuancé. « Certains des sites NoBlogs les plus connus appartiennent à des chercheurs qui se consacrent exclusivement à documenter la haine et la radicalisation d’extrême droite, sans jamais agir concrètement, se contentant de révéler la réalité », remarque par exemple le compte d’un de ces collectifs de recherche.
De son côté, A/I dénonce le caractère arbitraire de la décision, et l’assimile à une forme de censure à laquelle, justement, le collectif se refuse. « Nous ne censurons pas les contenus à l’avance. Si la loi nous oblige à retirer un contenu, nous le faisons, puis nous nous battons pour le remettre en ligne. Notre limite, c’est la loi ; notre boussole, c’est la liberté », défend-il dans un appel à soutien.

Medium contre message
Il soulève dans le même temps la question de fond posée par cette sanction états-unienne :
« Ce cas est intéressant car il déplace l’attention de la responsabilité de ceux qui commettent une action vers celle des fournisseurs d’infrastructures permettant la communication, l’organisation ou la publication de contenu.
La question ne concerne pas uniquement A/I. Le même principe pourrait, en théorie, s’appliquer aux fournisseurs de messagerie électronique, aux services cloud, aux hébergeurs, aux plateformes de messagerie, aux systèmes de paiement ou aux bureaux d’enregistrement de noms de domaine. Il s’agit de déterminer à quel moment la fourniture d’un service à usage général devient, au regard des lois applicables, un « soutien matériel » à une organisation terroriste. »
La question interpelle également l’Electronic Frontier Foundation (EFF) qui voit dans cette sanction une menace plus large que le simple cas d’A/I. « Ils s’en prennent au messager, déclare à The Intercept Jillian York, directrice de la liberté d’expression internationale au sein de l’EFF. Je ne pense pas que les membres du groupe cautionnent nécessairement les agissements des personnes qu’ils ont hébergées. Ce qu’ils cautionnent, c’est la liberté d’héberger, la possibilité de rester anonyme et de préserver sa vie privée. »
Autistici/Inventati nie de son côté « toutes les allégations » de l’administration Trump et clame son intention de résister.
« Nous ne reculerons pas. Nous continuerons à œuvrer comme nous l’avons fait depuis des années et nous mettrons tout en œuvre pour contrer les fausses allégations d’un gouvernement aux abois politiquement, dont le seul but est de détourner l’attention du public et des médias de ses propres actes de violence et de bellicisme.
L’antifascisme et l’anticapitalisme ne sont pas du terrorisme. Manifester n’est pas du terrorisme. Et chacun a le droit de s’exprimer et de lutter pour l’humanité. »
En France, Framasoft et la Quadrature du Net ont signé et relayé la lettre ouverte initialement publiée par Sabot Media qui appelle à la révocation de cette classification, ainsi qu’à une distinction claire entre la fourniture d’infrastructure de communication et la direction des agissements de ses utilisateurs et utilisatrices.
« Nous n’attendons pas de chaque signataire qu’il ou elle cautionne toute publication ou position politique d’A/I, ou de ses utilisateurs et utilisatrices. Nous attendons des signataires qu’ils et elles défendent une distinction structurelle : l’infrastructure de communication n’est pas la même chose que les discours ou agissements qui transitent à travers elle », écrivent les signataires.
Liberté d’expression : nouvelle offensive US contre les règles européennes de modération
Commentaires (41)
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Abonnez-vousLe 1er septembre à 13h49
Les allégations des USA à son encontre sont-elles étayées par des faits ?
Sont-ils fréquents ?
Quid des mouvements d'extrême droite sur Telegram, X, et autres ?
Y a t-il des actions similaires en préparation contre les mouvements très à droite qui pourraient eux aussi relever de ce que les USA appellent du terrorisme ?
J'aurais bien aimé avoir plus d'éléments de contexte dans cet article.
Dans tous les cas, on voit ici à l'œuvre la portée extraterritoriale des actions des USA dans un pays de l'UE.
Ça me rappelle le cas de la CPI.
Le 1er septembre à 13h54
Le 1er septembre à 14h15
Je ne vois aucune mention de justice. IMHO, le DOJ (Department of Justice) est particulièrement absent de cette procédure !
Le 1er septembre à 14h10
C’est pas étayé par des faits parce que non, par définition les actions terroristes en entend parler (c’est le principe meme du mot terrorisme) et que non à ma connaissance il n’y a pas eu attentat anti-sexisme.
C’est la construction du fascisme. Il y a longtemps que les faits n’existent plus.
Écoute, je vais prendre le risque de te répondre avec aplomb au risque infime de me tromper : non.
Le 1er septembre à 14h17
Un peu comme les fameuses puces espionnes chinoises introduites sur des cartes électroniques, sans qu'on en découvre indépendamment.
Ou les armes de destruction massives irakiennes.
Mais surtout, je me demande si le gouvernement des USA n'est pas "officiellement" fasciste.
Le 1er septembre à 15h27
Pour les sabotages ferroviaires, il s'agit probablement de ceux-ci. On en a d'autant plus entendu parler que c'était au moments des jeux olympiques en France.
Oui, je sais, on a tendance à oublier.
Remarque : ça n'est pas forcément une raison pour prendre de telles mesures.
Le 1er septembre à 15h46
partons du principe qu'il y ai effectivement un lien entre ces activités et les systèmes de A/I, est-ce quelque chose de courant avec ces systèmes, ou est-ce marginal ? Et est-ce que A/I était au courant ?
Est-ce que A/I ment quand ils indiquent se conformer aux demandes de retrait de contenus lors de réquisitions judiciaires ? (Ce qui ne manquerait pas d'arriver en cas de préparation d'action terroriste.)
Bref, je veux bien qu'il y ai accusation, mais au vu de l'accusateur, la prise de recul me semble indispensable.
Le 1er septembre à 15h49
Dans ce cas, il faut faire un procès au soleil, cet enf*é ...
Le 1er septembre à 16h02
https://www.tf1info.fr/jeux-olympiques/jo-2026-de-graves-actes-de-sabotages-retardent-les-trains-en-italie-quelques-heures-apres-la-ceremonie-2423330.html
Voilà pour l'Italie en 2026 : encore les JO.
Le 1er septembre à 16h21
Or je ne crois pas que RiseUp ait été désignée organisation terroriste.
2 poids 2 mesures ?
Le 1er septembre à 16h56
Vu la description du service sur Wikipedia, Trump pourrait prendre les mêmes mesures contre uex sans problème.
Le 1er septembre à 17h00
Le 1er septembre à 17h04
Le 1er septembre à 16h48
Quant aux mouvements très à droite, voyons, il s'agit de bons citoyens.
Le 2 septembre à 00h32
Modifié le 1er septembre à 15h17
Leurs membres sont soit dans l'administration Trump, soit embauché par ICE, soit pardonné par le président, donc évidemment non, ils ne sont pas considéré comme terroristes.
On voit aussi parfois des croix gammées associées à des drapeaux Trump (exemple), preuve que ce sont des gens biens (very fine poeple).
Le 1er septembre à 14h25
Je savais que Framasoft et ses CHATONS étaient des terroristes !
Ils seront les prochains.
Le 1er septembre à 15h47
Bon, en vrai, même si on est clairement pas l'asso la plus vénère (et qu'on ne s'est jamais présenté comme tel), on trouve effectivement cette réaction très inquiétante.
Pas tant pour nous, que pour la liberté d'expression et de communication en général (ce qui ajoute du piquant au fait que la décision vienne d'un pays qui nous rabâche à longueur d'interviews FoxNews que son premier amendement constitutionnel correspond à la liberté d'expression)
Le 2 septembre à 05h57
Le 1er septembre à 14h32
Pas très étonnant, mais réellement inquiétant pour l'avenir.
Le 1er septembre à 15h11
Le 1er septembre à 15h29
Le 1er septembre à 15h42
Le 1er septembre à 15h57
Le 1er septembre à 20h45
Ce qui est quasi sure, c’est que je serais encore français, si j’ai pas passé l’arme à gauche…
Plus sérieusement, on voit comment ça a été le bazar avec le brexit quand tous les .eu ont été révoqués aux anglais. Autant partir avec une solution pérenne.
Et puis j’aime bien la gouvernance français du .fr avec un prix très correct, destiné à juste maintenir la machine sans forcément vouloir faire du benef (j’imagine). Bon le .eu est dans le même cas j’ai l’impression, mais trop d’incertitude sur l’avenir.
Le 1er septembre à 15h51
https://www.bortzmeyer.org/autistici.html
Et ce que ça implique pour TOUS les noms de domaine
Le 1er septembre à 17h07
Le 1er septembre à 17h37
Le 1er septembre à 17h37
Le 1er septembre à 18h48
Le 1er septembre à 18h39
Il faut comprendre que pour les électeurs de Trump: manifester et s'opposer même pacifiquement à l'ICE par exemple, c'est du terrorisme.
Il faut se souvenir que des membres de la Cour Pénale Internationale ont été sanctionnés par l'administration américaine actuelle car ils accusent Netanyahou de crimes de guerre.
Dans ce contexte, les sanctions actuelles prises par cette administration ne devrait surprendre personne et surtout devrait faire prendre conscience à tout le monde de ne plus faire confiance à aucune entreprise américaine pour des activités "stratégiques".
Le 1er septembre à 20h37
Le 1er septembre à 23h42
Le 1er septembre à 22h07
Le 1er septembre à 22h30
Merci pour le rappel.
Le 1er septembre à 22h35
Merci pour cet article car je comprenais pas pourquoi ça ne marche pas depuis quelques jours.
Le domaine inventati.org répond toujours quant à lui mais jusqu'à quand.
Faudrait peut-être que je me munisse d'une roue de secours au cas où quand même.
Le 2 septembre à 15h23
Modifié le 2 septembre à 11h23
La précédente alerte, et qui doit avoir un lien aujourd'hui avec la décision de cette banque, était celle de l'impossibilité de disposer d'une carte bancaire (et donc de réaliser la majorité des paiements, incluant bien évidemment ceux en ligne) par le juge Français à la CPI mis sur liste noire par les États-unis.
La dépendance de nos banques sont multiples : à des réseaux États-uniens (notamment cartes bancaire), à la monnaie États-unienne (pour les échanges ForEx ou autres internationaux), peut-être encore d'autres dépendance relatives aux matériels/logiciels (bousins propriétaires vendus par des entités États-uniennes sur système d'exploitation M$), ou à chercher du côté des garanties sur les fonds…
Tout ceci forme un manque de souveraineté, et donc par nature une erreur géostratégique majeure, car nous ne sommes plus dans les années 1960 : à l'heure à laquelle les États-unis ressemblent fort au pire camp de la Seconde Guerre Mondiale, dépendre des mesures mise en place à son issue est douloureusement contradictoire.
Il y a pourtant de l'espoir :
Nous pouvons donc tout à fait politiquement encourager notre propre réseau de cartes bancaires (idéalement à terme européen, mais rien n'oblige de commencer par là si les pays trainent la patte), en jouant sur l'attractivité du marché économique que forme l'EEE et en imposant aux entités qui souhaitent en profiter de le supporter.
Juste d'autres (meilleures ?) priorités (plutôt que de se taper de faux-sujets comme l'immigration, de se taper un ou deux membres qui bloquent les autres), un peu de vision, de l'envie, de l'audace… bref : de la stratégie politique.
Le 2 septembre à 11h49
Je me fais pas d'illusion vu le passif de l'Europe avec la CPI... Mais, on ne sait jamais.
Sur un autre sujet, ce qui m'inquiète c'est avec cet événement on risque de faire basculer plus de mondes dans "l'underground" pour réduire leur exposition à une sanction arbitraire US et l'absence de défense de la part de l'UE. Et ce qui signifie que les vrais terroristes auront plus de facilité à se cacher.
Dimanche à 21h21
Et là c'est le début de l'agonie : https://keepitfree.ai/announcements/a/i-shuts-down-stay-human/
A/I a donc visiblement décidé de fermer ses services.
Le 2 septembre à 14h33
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