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gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

.pwned aussi ?

gTLD : de nouvelles extensions arrivent : .gram, .coin, .agent ou peut-être .meta ?

Illustration : Flock

Après 14 ans d’attente, de nouvelles extensions, ou plutôt de nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD), vont bientôt voir le jour. L’ICANN a fermé les inscriptions au nouveau round de demandes. On devrait connaître officiellement toutes les candidatures en octobre, mais certains, comme Telegram, ont déjà révélé avoir demandé des extensions. Next vous explique les enjeux.

Après le .xyz, le .amazon ou le .alsace, verra-t-on arriver des URL se finissant par .agent, .coin, .slides, .gram, .socialmedia, .meta ou d’autres terminaisons encore plus spécifiques ? C’est l’enjeu du nouveau round des nouveaux domaines génériques de premier niveau (gTLD) qui a lieu cette année.

L’ICANN a ouvert les candidatures pour la délégation de nouveaux gTLD en avril et les a fermées le 12 août dernier. Le lendemain, l’autorité de régulation d’Internet en charge de l’affectation des noms de domaine de premier niveau annonçait 1 600 candidatures, tout en précisant que ce ne serait pas forcément le nombre final de candidatures puisque les candidats avaient jusqu’au 19 août pour payer la facture du dossier : 227 000 dollars par demande minimum, à quoi s’ajoutent parfois des frais supplémentaires. L’ICANN prévoit de dévoiler toutes les candidatures mi-octobre.

Six mois avant l’ouverture des candidatures, le PDG de l’ICANN, Kurtis Lindqvist, évoquait sur Next un certain « frémissement » dans la communauté. Mais cette fois-ci, elle en aura reçu un peu moins qu’en 2012 : à l’époque, l’autorité avait communiqué sur 2 091 candidatures. Au final, au gré des refus de l’ICANN et des éventuels désistements, il ne pourrait rester qu’une liste d’un millier de nouveaux gTLD.

Les demandes de gTLD peuvent être faites pour une marque comme le .bnpparibas, le .sncf ou le .google, pour une région géographique comme le .alsace ou le .paris ou encore pour un terme générique comme le .lol ou le .guru ou le .xyz (tous ces exemples de gTLD ont été validés lors du round précédent).

Précisons que les TLD de marques ne peuvent être utilisés pour revendre des domaines de deuxième niveau. Ainsi, Google ne peut utiliser le .google que pour ses services et ne peut pas vendre des noms de domaine en nom.google, par exemple.

Pourquoi l’ICANN a-t-elle lancé des rounds de création de nouveaux gTLD en 2012 et vient de le faire de nouveau en 2026 ? « C’était pour amener du choix et de la concurrence », nous explique Benjamin Louis, créateur du .alsace. « L’espace de nommage .com, .net, .fr, qui est ancien, commençait à saturer, ce qui avait comme effet de doper un second marché à des prix qui devenaient loufoques. L’ICANN a décidé de laisser à peu près n’importe qui créer son extension ».

Telegram sur la liste de départ, peut-être aussi Meta et beaucoup d’autres acteurs du secteurs

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Commentaires (34)

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Je propose aussi .slop et .enshitified
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C'est pas déjà ce que veut dire le .ai ?
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Si mais vu la quantité de site GenAI ça va vite être encombré donc autant prévoir d'autres domaines dédiés :D
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ah non le .ai c'est l'île d'Antigua. c'est un ccTLD
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Même pas un mot concernant le .meow ? :(
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Merci. J'ai ajouté un petit mot sur cette candidature :)
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J’espère tellement qu’il réussiront 🤞. C’est la première chose que j’ai cherché dans l’article.

Parce qu’entre le .coin qui sera utilisé par les arnaqueurs, le .amazon qui a été récupéré par une multinationale au lieu de communautés régionales, les potentiels .llm et .agent qui seraient exploités par des ultra-capitalistes, l’état des TLD ne fait pas rêver.
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« Si vous possédez le .agent et qu’il y a 1 million d’agents qui sont sur cette extension, vous pouvez savoir à travers les requêtes qui sont faites quels sont les demandes et usages. Quand vous êtes propriétaires d’une extension internet, vous avez accès à toutes les requêtes réseaux possibles ! ».

Je veux bien qu'on m'explique cette partie, parce que je vois pas en quoi le propriétaire d'un gTLD va pouvoir voir les requêtes réseaux, ni même les requêtes DNS, ils vont juste pouvoir voir les dépôts de nom de domaine.
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L'auteur de ces propos n'a pas dû beaucoup écouter pendant les cours de son parcours d'études l'ayant mené à un DESS Computer Software and Media Applications.
Mais bon, c'est un "serial entrepreneur" qu'il dit.
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Dans un email qu'il m'a envoyé, Cyril Frémont vous répond :

"Si le registre opère aussi le DNS autoritaire de second niveau c'est-à-dire s'il vend/bundle l'hébergement DNS des domaines en .agent alors oui, il voit tout le niveau sous-domaine, sans cache intermédiaire et sans QNAME minimisation, parce qu'il est le point terminal de la résolution. Idem s'il opère une couche de découverte ou d'annuaire d'agents. Mais c'est une décision produit d'intégration verticale (comme nous par ex avec le my.socialmedia, pas une conséquence automatique de la propriété de l'extension.

Pour info, voici ce que le TLD (seul) voit:


  1. Le cache.

  2. L'identité de l'émetteur.

  3. La QNAME minimisation.



Pour le .best (seul) par exemple, cela nous permet de voir concrètement :


  • Tout le trafic NXDOMAIN. Les requêtes pour des noms qui n'existent pas. Par ex pour nous, c'est un signal hyper intéressant commercialement : il nous dit quels noms les gens (ou les machines) cherchent et que personne n'a enregistrés. Comme de la demande latente à revendre ou exploiter.




  • Le classement relatif de popularité des domaines de second niveau, avec la réserve du cache.(Sur du .agent par ex, cela permettrait savoir quels sont les agents les plus populaires, ...)




  • Les patterns d'abus : DGA, fast-flux, pics anormaux, ....




  • Les données d'enregistrement (RDDS, taux de renouvellement, saisonnalité, concentration par registrar).


"
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Merci beaucoup
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« Je veux bien qu'on m'explique cette partie, parce que je vois pas en quoi le propriétaire d'un gTLD va pouvoir voir les requêtes réseaux, ni même les requêtes DNS, » Hmmm, il faut apprendre un peu de DNS. L'hébergeur DNS du TLD voit bien les requêtes DNS (tcpdump et dnscap to the rescue, ainsi bien sûr que dnstap). Le titulaire du gTLD a juste à lui demander une copie (à moins qu'il ne soit lui-même l'hébergeur DNS).

La minimisation des requêtes https://www.bortzmeyer.org/9156.html limite toutefois la quantité d'informations reçues.
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Qui compte réserver çamenboucheun.coin ?

Edit :
Ce dernier correspond sans doute plus au diminutif de « conference » mais certains francophones pourraient être tentés de s’en servir pour dénigrer quelqu’un.
Même pour un anglophone ça peut avoir un sens : con signifiant "contre"/"désavantage" (pros and cons).
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le .con ça serait de la folie vu le risque de cybersquatting...
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Qui osera déposer http://hole.con ?
(Dîner de con 😉)
J'imagine aussi le canard.coin pour le canard enchaîné :roule2:
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  • canard.chain

  • enchaine.coin

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Moi j'ai deux grandes questions auxquelles je n'ai pas trouvé de réponse:

Combien est-ce que ça coûte par année de maintenir un gTLD (en dehors des couts opérationnels du service à maintenir en ligne) ? Est-ce que l'ICANN ou les DNS racines facturent annuellement des frais ? Parce qu'avant d'investir de la notoriété dans un domaine non racine, il vaut mieux s'assurer que l'entité qui porte le gTLD est pérenne et va avoir les moyens et l'envie de payer la facture tous les ans.

Quelle est l'indépendance d'un gTLD vis à vis de la loi américaine ? Par exemple pour le .meow, est-ce que le président des états-unis peut unilatéralement décidé que c'est lié aux terroristes du mouvement LGBTQIA+ et que donc paf, on supprime tout ? L'ICANN étant une structure américaine, j'ai peu de doutes sur la réponse, mais ça mériterait d'être précisé, certains pouvant avoir de faux espoirs.
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« Combien est-ce que ça coûte par année de maintenir un gTLD (en dehors des couts opérationnels du service à maintenir en ligne) ? Est-ce que l'ICANN ou les DNS racines facturent annuellement des frais ? »

L'ICANN facturait 25 000 $/an pour le précédent cycle, je suppose que cela sera à peu près pareil. Les serveurs racine ne facturent rien.

« Parce qu'avant d'investir de la notoriété dans un domaine non racine, il vaut mieux s'assurer que l'entité qui porte le gTLD est pérenne et va avoir les moyens et l'envie de payer la facture tous les ans. »

De très nombreux TLD de marque ont abandonné (y compris des grosses boites avec plein de fric comme McDo) mais un seul générique, sauf erreur (le .wed).

« Quelle est l'indépendance d'un gTLD vis à vis de la loi américaine ? »

Faible.
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« Quelle est l'indépendance d'un gTLD vis à vis de la loi américaine ? »
Faible.
Dans mes souvenirs l'ICANN avait démangée ou avait comme projet de déménager en Suisse.
Mais après recherche, l'ICANN a toujours son siège mondial à Los Angeles.
Mais comme l'ICANN a ouvert des bureaux régionaux, cela permet à son président actuel d'être basé en Suisse.

Simple précision pour celles et ceux qui se poserait la même question que moi.




En revanche on parle uniquement de l'ICANN qui n'est en soit pas un bureau d'enregistrement. L'AFNIC et ne sont-elles pas indépendantes juridiquement ?
Autrement dit, c'est la législation qui s'applique au bureau d'enregistrement du TLD qui fait fois non celle de l'ICANN, non ?

Donc à la question
Par exemple pour le .meow, est-ce que le président des Etats-Unis peut unilatéralement décidé que c'est lié aux terroristes du mouvement LGBTQIA+ et que donc paf, on supprime tout ?
Si le .meow est enregistré auprès de Verisign probablement mais si par exemple c’est auprès de l'AFNIC, non le président des Etats-Unis ne pourra rien faire.

J'ai bon ?
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Dans mes souvenirs l'ICANN avait démangée ou avait comme projet de déménager en Suisse.
« Mais après recherche, l'ICANN a toujours son siège mondial à Los Angeles. »

L'ICANN est une organisation étatsunienne (plus précisément californienne) et doit donc suivre les lois de son pays. Ce n'est pas une organisation internationale.

« En revanche on parle uniquement de l'ICANN qui n'est en soit pas un bureau d'enregistrement. L'AFNIC et ne sont-elles pas indépendantes juridiquement ? »

Je ne vois pas bien le rapport, l'Afnic n'est pas non plus un bureau d'enregistrement.

« Autrement dit, c'est la législation qui s'applique au bureau d'enregistrement du TLD qui fait fois non celle de l'ICANN, non ? »

Non (le droit, c'est compliqué). Et un TLD a typiquement de nombreux BE (plusieurs centaines pour .fr).

« Par exemple pour le .meow, est-ce que le président des Etats-Unis peut unilatéralement décidé que c'est lié aux terroristes du mouvement LGBTQIA+ et que donc paf, on supprime tout ? »

Oui (en tout cas juridiquement et techniquement ; politiquement, c'est une autre histoire).
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L'ICANN […] n'est pas une organisation internationale.
--
« Par exemple pour le .meow, est-ce que le président des Etats-Unis peut unilatéralement décidé que c'est lié aux terroristes du mouvement LGBTQIA+ et que donc paf, on supprime tout ? »
Oui.
Les décennies passent, et le passage de certaines des institutions pilotant les normes & les enregistrements à des entités internationales gérant des communs ne semble toujours pas à l'ordre du jour…

C'est toujours "fascinant" d'avoir un (une interconnexion de) réseau(x) techniquement décentralisé(e), mais nécessitant pour fonctionner quelques annuaires hiérarchiques n'ayant jamais quitté le giron États-unien depuis la DARPA.
À l'heure où le terme "souveraineté" est à la mode, ce pourrait être une formidable réflexion citoyenne…
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Après la technologie est neutre. On peux très bien créer des TLD "non officiels" , le .onion de TOR en est un exemple, ou le .dns42.
La question est de savoir est-ce que les FAI (grand public et pro) vont accepter de le résoudre ou pas.

Pour moi la question s'est pas encore posé, mais imaginons que demain , Trump décide que le .ir et le .kp ne doivent plus être résolu & ordonnent à l'ICANN & aux root-DNS de ne plus déléguer ces 2 TLD, qu'est ce qu'on fait ? pareil pour le .lgbt, voire .ca en ce moment.... ?

Pour moi la seule question est de savoir comment la majorité des FAI non US configurerons leurs serveurs DNS... à la fin, ça reviens à ça.

Moi sur mon réseau local je me suis auto-attribué le .ob :glasses:
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En vrai sur le papier le projet .meow a l'air étrangement stylé
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Les personnes qui en sont à l’origine ont aussi l’air hyper stylées.
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Précisons que les TLD de marques ne peuvent être utilisés pour revendre des domaines de deuxième niveau. Ainsi, Google ne peut utiliser le .google que pour ses services et ne peut pas vendre des noms de domaine en nom.google, par exemple.
Comment ça se fait du coup que OVH peut louer des noms de domaine en .ovh ? Il y a une exception pour les hébergeurs ?
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« Comment ça se fait du coup que OVH peut louer des noms de domaine en .ovh ? »

Ce n'est pas un .marque (ils n'ont pas signé la « spécification 13 »).
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Très joli, Flock :yaisse:

L'illustration en elle meme est très onirique et reposante.
Si seulement ce vilain petit canard ne venait pas troubler notre douce quiétude.
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.pwned aussi ?
Bonne idée, je vais réserver le 'gouv.pwned'.
:humour:
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g1000.gram le futur site quantique de telegram
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Il faut proposer l'idée directement à l'intéressé !!!
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Je rève d'un "@coin.coin" :D
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Moi, je propose le. human qui regrouperait tous les sites produits à la main avec du cerveau humain.
Avec des règles stricts et le bannissement à vie des propriétaires qui font de l'ai.
votre avatar
Comment prouve-t-on qu'un contenu est produit par un humain, en dehors du déclaratif ?
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Grâce à next et son extension. J'en sait rien en vrai, c'était juste une idée :mrgreen: