La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans
Au GNoUf !
Illustration : Flock
Le 12 mai à 12h12
Le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) reconnaît que la gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal ». Il estime a contrario que « la souveraineté se gagne aussi sur le terrain des ressources humaines », ce pourquoi « depuis 30 ans la gendarmerie cultive une filière pour avoir des professionnels de très haut niveau ».
La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans
Au GNoUf !
Illustration : Flock
Le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) reconnaît que la gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal ». Il estime a contrario que « la souveraineté se gagne aussi sur le terrain des ressources humaines », ce pourquoi « depuis 30 ans la gendarmerie cultive une filière pour avoir des professionnels de très haut niveau ».
Société numérique
Société
10 min
La commission d’enquête sur les vulnérabilités du secteur du numérique en France auditionnait ce jeudi 7 mai Tomasz Blanc, chef du service des systèmes d’information de la direction générale des finances publiques (DGFIP), et le général (de la gendarmerie) Marc Boget, directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) depuis juillet 2025.
« Je dois pouvoir rester indépendant, mes seuls chefs sont ceux de la police et de la gendarmerie », souligne Marc Boget qui, pour illustrer ce pourquoi « nos données sont sur des data centers souverains », explique que « j’ai coutume de me comparer au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or » (Smaug), « je protège mon tas d’or, et on ne peut pas rentrer chez moi » :
« Mon mantra est double : je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui. »
« Être souverain c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur », résume Marc Boget, pour qui « la souveraineté numérique est une urgence absolue, ça ne se négocie pas : sans maîtrise de nos outils il n’y a plus d’indépendance, c’est la condition sine qua non de la continuité de l’État et de la protection des libertés individuelles ».
« Je ne peux pas confier de données sensibles à SecNumCloud, malgré toute la compétence des industriels, pour des raisons simples : ça a été pensé par l’ANSSI pour se protéger du Cloud Act, mais je ne maitrise plus les opérateurs externes et privés qui exploitent les serveurs, je ne sais pas garantir une éventuelle corruption de l’exploitant, contrairement à nos gendarmes. La corruption ça existe, et je ne peux pas surveiller les gens qui ne travaillent pas pour la gendarmerie: je ne fais jamais aussi bien qu’avec des gendarmes dans une caserne de gendarmerie ; dès que la donnée est sensible, elle ne sort pas de nos deux data centers. »
La gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal »
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Commentaires (37)
Le 12 mai à 12h18
Voilà, l’acheteur ne pense qu’à court terme alors que comme l’explique bien l’article, il faut une vision à long terme et anticiper.
Modifié le 12 mai à 13h31
De la même manière, j'ai eu affaire à des acheteurs très bien et parfois aussi à des acheteurs hors sols qui rêvaient sans aucune conscience d'une réalité économique.
Un exemple avec une application pour une université, importante mais pas capitale 24/7 : au début de la conversations, l'utilisateur dit qu'il ne peut pas se passer plus de 10mn de l'application, après discussion avec la DSI sur les conséquences financières de la haute dispo : bon, finalement, 1/2journée d'indisponibilité, voire une journée, c'est galère mais pas mortel!
Modifié le 13 mai à 11h34
Le 13 mai à 12h42
Chez nous on fait souvent des marchés publics a 70% technique et 30% prix. Sans souci.
Certain client qui veulent le moins disant conforme, on inverse le pourcentage
Le 15 mai à 19h19
Le 17 mai à 16h41
Modifié le 18 mai à 11h54
Sur du marché à procédure adaptée de collectivités locales par exemple l'acheteur pondère les critères comme il l'entend.
Sur du dialogue compétitif c'est un rapport coût/fonctionnalité qui est évalué uniquement. Avec généralement tous ceux qui sont fonctionnellement faibles qui sont exclus avant même que ça parle argent.
Etc.
Une administration avec des acheteurs compétents et des besoins clairement exprimés ne va en aucun cas se retrouver enfermée dans une logique de moins disant financier.
Le 12 mai à 12h32
Le 12 mai à 13h24
Le 12 mai à 15h50
Modifié le 12 mai à 16h01
Le 13 mai à 10h06
Le 12 mai à 15h30
Le 12 mai à 15h53
Modifié le 12 mai à 18h48
Pour ces derniers, l'interaction de l'authentification système et/ou applicative avec des systèmes potentiellement tiers passe via des modules PAM et s'intègre nativement à un annuaire LDAP, non ? J'ai raté quelque chose ?
Le 12 mai à 20h08
Le 13 mai à 10h07
Modifié le 18 mai à 12h17
Citation wikipedia:
Modifié le 15 mai à 06h46
Le 12 mai à 12h46
Ça va être fun!!
Ensuite, il y a Cédric O.
Le 12 mai à 13h25
Le trouffion Manach échappe à la corvée de nettoyage des chiottes.
Mais on le garde à l’œil !
Modifié le 12 mai à 15h02
Le 12 mai à 15h16
Le 12 mai à 16h58
Mais par contre tu sauras jamais le code qui tourne dedans, au contraire de postgresql (si tu prends le temps de regarder, c'est vrai). Et même sans accès au net il y a des choses hostile qui peuvent se faire (stuxnet me vient à l'esprit)
Le 12 mai à 15h51
Cette économie est plus un effet de bord bienvenue qu'un besoin de faire des économies sur des licences. Passer sur du logiciel libre, l'entretenir et l'adapter à son usage à un coût à l’échelle d'une institution. Tant mieux qu'il soit légèrement inférieur à celui d'utiliser du logiciel privateur.
500 millions à l'échelle du budget de la gendarmerie sur 20 ans c'est négligeable. Le budget annuel de la gendarmerie ce compte en milliards.
Ce que je pense qu'il faut retenir de cette news, c'est que la gendarmerie à réussi sa transition et continue dans cette voie. La part du budget qui servait à payer des logiciels privateur a été déplacé pour investir dans l'open-source (main d'oeuvre de dev, formation de ses membres, etc.). Ce qui est une excellente nouvelle.
Le 12 mai à 16h08
Modifié le 12 mai à 18h29
Le 13 mai à 14h22
Le 13 mai à 15h51
C'est assez négligeable.
Le 13 mai à 16h12
Ça, en revanche, c'est faux : dans un ministère ou un service de l'état, une fois enlevés la masse salariale et le batimentaire, il te reste souvent très peu du budget initial, et 0.22% du total peut représenter bien plus sur le budget avec lequel tu remplis tes missions.
Un exemple, pour rester dans le sujet de la gendarmerie : on entend souvent la police, voire l'armée, se plaindre du manque d'entrainement au tir, qql millions d'€ de marge de manœuvre, ça peut représenter un paquet de munitions légères à l'entrainement et avoir un impact visible sur les missions.
Le 12 mai à 17h50
Le 12 mai à 17h56
L'armoire unique, sans redondance, qui faisait tourner le portail Helios (paiements de toutes les collectivités et hopitaux de france) et qui à planté tout le monde pendant pas loin d'un mois en fevrier, ça fait aussi partie de la stratégie?
/s
Le 13 mai à 10h38
Modifié le 12 mai à 18h19
Ce n'est pas illogique, car la notion de se défendre face à un attaquant est un peu plus leur mode de pensée, qui n'est pas souhaitable dans le civil de manière générale !
Pourquoi est-ce si compliqué pour nous, civils, de comprendre qu'utiliser des outils potentiellement corrompus, être dépendant d'entités potentiellement corrompues qui les vendent et/ou qui se veulent et/ou se rendent incontournables, est néfaste à l'échelle globale ?
Peut-être parce qu'on manque de considération pour l'échelle globale, alors que les gendarmes forment un corps. Et malheureusement j'ai l'impression qu'on ne sait pas raisonner autrement qu'avec la maladie du chef, qui doit exister.
Ce serait bien que l'on mature, non ?
Le 12 mai à 20h28
les choix des entreprises sont dictées par des exigences de résultats tangibles (qui se voient ou se chiffrent) à très court terme.
La souveraineté numérique, c'est du long terme (risque hypothétique) et c'est difficile à chiffrer.
Avant même d'avoir commencée, la course est perdue.
Le 17 mai à 22h33
En effet, chez Ms, l'achat est cher, mais le maintien est plutôt bon marché. Sachant que le support est inclus dans le contrat, on paye de la SA de licence qui est peu cher.
Le problème avec Ms, c'est les augmentations de prix: pour les faire passer Ms fait une réduc sur des produits qu'on n'a pas encore, donc pour nous enfoncer plus les années suivantes. Bref, cercle vicieux. Ceci dit, visiblement Redhat et Oracle font pareil pour Linux.
Pour Oracle (BDD), c'est pas tout à fait pareil. Eux fonctionnent à coup de menace. Par contre ils font aussi des prix en bouquet et on un avantage: quand on arrête de payer, on possède la licence. On a plus de support, il y a des astuces pour nous pourrir rapidement la vie, mais sans incident on tourne le temps de basculer.
Enfin, on peut aussi faire de l'opensource sans rien payer. Désolé, mais c'est du vampirisme de mon point de vue... Je ne me vois pas faire cela pour des solutions sensibles (j'avoue le faire pour des solutions plus légères)
Modifié le 18 mai à 12h07
Déjà, il y a une vieille (et mauvaise) habitude centralisatrice héritée de transpac en France, et j'aurais été intéressé de connaitre leur point de vue sur la souveraineté concernant tout ce qui est switchs, relais etc.
Avoir des serveurs totalement opérationnels et souverains dans des datacenters durcis mais coupés du monde par un killswitch sur des routeurs ou du sabotage d'un lien central ce serait ballot
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