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L’Arcom s’est rapprochée d’homologues européens pour demander des comptes à kick.com

Le 21 août 2025 à 11h07

Après le décès en direct de Raphaël Graven, connu en ligne sous le nom de Jean Pormanove, ou JP, l’Arcom indique avoir pris contact avec l’Office Anti-cybercriminalité (OFAC) et plusieurs homologues européens, dont son alter ego allemand (la BNetzA).

Saisi par la Ligue des Droits de l’Homme, le régulateur a été informé le 19 août par la Commission européenne de la désignation d'un représentant légal de kick.com en Europe, à Malte.

L’Arcom l’a sollicité pour « obtenir des informations détaillées sur les moyens dédiés par le service à la modération francophone, ainsi que sur le cas spécifique de la chaîne « Jeanpormanove » : signalements ou plaintes reçus, mesures prises contre des contenus potentiellement illégaux, etc », indique-t-elle dans son communiqué.


Installée en Australie, kick.com est classé « service intermédiaire » au regard du règlement européen sur les services numériques (digital services act, DSA), dans la mesure où elle compte moins de 45 millions de visiteurs mensuels au sein de l’Union Européenne.

Dans les douze jours qui ont précédé son décès, Raphaël Graven a subi de multiples sévices, menaçant à plusieurs reprises d’aller à l’hôpital ou d’appeler la police, en vain.

Une enquête a été ouverte à Nice, et la Justice a requis une autopsie.

Le 21 août 2025 à 11h07

Commentaires (39)

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Il faut donc un homicide en direct pour que l'Arcom bouge son cul au regard de la violence qui règne sur les médias sociaux.
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As-tu pensé aux pauvres détenteurs de droits de la ligue de professionnel de foot ? l'ARCOM a des priorités plus importantes comme le streaming illégale de la ligue 1.
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ils avaient fait quelque chose, demandé si un représentant de Kick existait pour l'Europe, jusqu'ici, y'en avait pas .. ils s'étaient arrêté là.

Maintenant qu'il y en a un, à Malte, il vont pouvoir lui poser des questions.

L'Arcom a bougé, mollement, mais elle a bougé par le passé.
Après, si les règles Européennes n'imposent pas un point d'entrée pour attaqué le marché européen, c'est ça qu'il faut revoir, ou bien, si elle existe cette règle, pourquoi le fait qu'elle ne soit pas respecté n'a rien changé pour Kick jusque là.
Mais ça c'est une autre histoire, et pas certain qu'on le sache vraiment.
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Evidement, sans des "règles", européennes ou locales, notre administration est bloquée et n'est pas en mesure d'agir... Il faut un buzz, pas un mort, mais un buzz pour qu'ils réagissent.
Et après ils nous font des discours d'humanisme.
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Ils pouvaient très bien agir (ils y arrivent très bien quand il s'agit d'ayant-droits...), mais ont préféré attendre et ne rien faire.
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ils avaient fait quelque chose, demandé si un représentant de Kick existait pour l'Europe, jusqu'ici, y'en avait pas .. ils s'étaient arrêté là.
Et ont parfaitement illustré le sketch des Inconnus sur le commissariat de police, avec l'appel d'une victime de tentative de viol :
-Nous arrivons immédiatement Mme.
(Raccroche le téléphone)
-Donc là nous avons été appelés pour une tentative de viol, nous y allons immédiatement.
-Quelle adresse?
-...
-Attendez chef, je vais la rappeler.
-T'as le numéro?
-...
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L'ARCOM aurait pu se rapprocher des autorités nationales compétentes pour faire intervenir la police. N'en déplaise aux niçois, leur ville est en France. Si ce n'est pas par eux, cette horreur a bien dû être signalée par quelqu'un d'autre.
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Quelles sont ces autorités compétentes ?
Sur quel motif légal ?
Pourquoi cela devrait être le rôle de l'ARCOM ?
Qu'est-ce que cela aurait apporté de plus que l'intervention du parquet avec mise en garde à vue qui a eu lieu précédemment au sujet de cette même chaîne ?

Et pourquoi changer le sujet de la discussion puisque les interlocuteur précédents parlent d'intervenir auprès de la plateforme et de lutte contre la violence en général sur ces plateformes alors que l'intervention à Nice se ferait auprès des producteurs de la chaîne de streaming ?
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Je change de sujet justement parce que je trouve que l'angle média ne devrait être que secondaire.

Quand on voit un mec se faire torturer en direct et que la première réaction est "on diffuse n'importe quoi sur internet", il me semble qu'il y a un souci de priorité. "Il faut que ce mec cesse d'être torturé" me semble une réaction bien plus censée.

Je ne suis pas expert en matière de justice et de police donc je suppose que le procureur de la république ou le parquet ou le genre d'institution dont le rôle est d'assurer la sécurité de nos concitoyens est là pour ça.

Quand aux bases légales, il semblerait que les dispositions sur le respect de la dignité humaine ait été parfaitement adaptées à la situation.

https://www.actu-juridique.fr/libertes-publiques-ddh/affaire-pormanove-peut-on-renoncer-a-sa-dignite/
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Le sujet, ici, dans cette brève, c'est l'ARCOM en tant que régulateur. Son rôle est d'intervenir vis-à-vis des plateformes.

Donc, le bon interlocuteur pour lutter contre la torture, c'est le procureur de la république.
Et il a été alerté puisqu'il y a eu garde à vue de ces individus. Cela n'est pas allé plus loin parce qu'il n'y avait pas à l'époque de raison d'aller plus loin, la victime ayant en particulier dit qu'elle était consentante et qu'elle gagnait (bien) sa vie comme cela.

Alors, oui, il est plus facile de s'offusquer après coup, mais le procureur a décidé à l'époque avec les éléments qu'il avait qu'il n'était pas possible d'aller plus loin dans cette affaire.
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Il s'avère que le show a été signalé 80 fois à Pharos et que les gendarmes sont passés 5 fois dans le mois précédant la mort du mec.

Le consentement est une chose, vite sous l'influence en est une autre. Je ne vois pas comment on peut rester saint d'esprit quand on se fait torturer, humilier et qu'on subit des privations de sommeil pendant environ 300 heures. Ça me rappelle les "interrogatoires" de Guantanamo.

Et même si le mec avait un esprit d'une solidité exceptionnelle, comment peut-on le savoir ?
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C'est beau d'être plus fort que le parquet, que les gendarmes qui sont allés sur place 5 fois.

En fait, non, c'est facile de s'offusquer après sa mort dont on ne connaît pas les causes à ce jour.
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La vocation première d'un site de diffusion vidéo en direct n'est pas d'être un medium social.
À ce compte-là, tout y passerait.
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La prison pour ces homicidaires.
Et à minima une amende pour tous ceux qui ont financés cette chaîne par des dons ou des abonnements.
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C'est pas un peu léger une simple amende ?
C'est pas juste de la curiosité morbide/malsaine, c'est des gens qui ont directement et sans ambiguïté financé de la torture et qui ont regardé ce contenu pendant de nombreuses heures.

J'imagine que complicité de torture c'est quand même passible de prison.

Mais au delà de l'aspect punitif, ce qui m'importe plus c'est la nécessité d'un suivi psy pour les remettre dans le droit chemin et limiter les risques de récidive ou pire.
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j'ai dis à minima ;)
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Etant modérateur sur twitch, on a fait l'année dernière un test sur kick en parallèle, essai qui s'est arrêté depuis. La communauté y est bien plus virulente et la modération sur kick est quasi inexistante ( 3 malheureux choix ) comparée à celle sur twitch, qui est bien plus stricte, et les modérateurs ont une interface complète de modération et peuvent être proactifs avant même que les viewers s'en rendent compte.
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C'est pas un problème de modération d'une chaine vers les viewer, mais un problème de la plateforme envers les chaines.
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Et un problème d'êtres dit "humains" qui se complaisent à regarder de la torture ?
Elle est ou la Civilisation ?
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Les modérateurs, s'ils y en avaient, auraient été des modérateurs des streamers, et non pas de la plateforme. Sur Twitch c'est pareil.

Donc c'est pas un problème de modérateurs du stream, ni du manque d'outil pour modérer.

Mais bel est bien un problème de la plateforme a accepter ce genre de contenu.
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Je suis tout à fait d'accord avec vous tous, dans ce cas ci c'est un problème avec la plateforme elle-même et les personnes qui regardaient et payaient pour voir ça, pas un pb de modération de viewers, c'est juste. Je voulais juste remonter simplement le fait que d'une manière générale, cette plateforme a un gros gros problème de modération quasi inexistante ( que ce soit du point de vu des viewers mais aussi de la plateforme ) et de contenu trop souvent très limite, voir très malsain, et que ça passe beaucoup trop facilement. Et oui, je suis 'd'accord, ça existe aussi sur d'autres plateformes, nous ne sommes pas chez les bisounours, mais en ce qui concerne la modération, ou plutôt ici du contrôle fait par la plateforme elle-même, même si ce n'est pas non plus parfait biensur, elle est bien plus poussée sur twitch malgré tout ( et fonction des pays aussi ). J'ai encore vu y'a un mois une chaine bannie pour une semaine pour ne pas avoir mis les logos et messages +18, éducation, prévention etc... lors d'une soirée chatting sur ce thème. Il suffit parfois d'un seul signalement et un clip de quelques secondes pour que le couperet tombe.
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Je trouve aussi cette situation desolante à plus d'un titre.
J'en encore moins foi en l'espèce humaine (et mon attente n'était pas vraiment pas haute depuis très loin).

Cependant et indépendement, est-ce qu'un viewer un peu moins taré aurait vraiment faire qqch ?

J'ai essayé de cherché sur qqun pouvait porter plainte pour qq'un d'autre. Je n'ai rien trouvé de pertinant.
J'ai trouvé ce ce blog qui semble assez complet mais pas de réponse à ma question.
https://www.cabinetaci.com/coups-et-blessures-definition-conditions-sanctions/

Bien qu'il y a le coté sauséabon du voyeurisme qui se présente au départ on a quand même affaires à des adultes consentants (nononstant ce que peut convrir ou pas une curatelle dans ce cas).
Je n'ai pas vu et je n'ai certainemenet pas l'attention d'aller voir, donc je pose cette quesition en mode candide, qu'est-ce qui est différent dans là (à part la mort de qqun oui je sais je parle d'avant ça) d'une emmision qui paasait à la télé de type "Jackass" ?
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Je n'ai regardé que quelques extraits de quelques secondes qui tournent sur Twitter (et franchement, je n'irai pas en regarder d'autres). De mon point de vue c'est une ambiance totalement différente de Jackass. Dans Jackass, la plupart des "sévices" sont auto-infligés, ou quand ils ne le sont pas la "victime" et le "bourreau" changent d'un épisode sur l'autre. Le consentent n'est jamais questionnable. Le ressenti c'était vraiment une bande de potes un peu tarés qui s'amusent de manière malsaine.

Pour Jean Pormanove, c'est vraiment de la torture en direct. JP est (dans le quelques secondes que j'ai vu) restreint de ses mouvements, et les sévices ne cessent pas même quand il leur demande d'arrêter. Ce n'est clairement pas comparable.
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Avec un peu de recul, c'est vraiment cette différence qui est la plus frappante. Dans Jackass tout le monde est au même niveau. Dans JP, on est dans un rapport dominateur/victime très flagrant.
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Je crois que tu peux écrire au procureur de la République pour qu'il fasse ouvrir une enquête.
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donc un des episode de Dark Mirror est la réalité en fait O.O
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... c'est exactement ce que je me disais aussi ! Et le pire, c'est que d'autres épisodes pourraient bien devenir réalité ! :vomi1:
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Je suis curieux de voir comment ca va se finir d'un point de vue légal car j'entends tout et n'importe quoi:
- il était consentant.
- il était consentant mais sous emprise.
- il faisait semblant d'être consentant.
- ...

Parait aussi que la mort n'est pas en lien avec intervention d'un tiers: les causes probables du décès apparaissent d'origine médicale et/ou toxicologique. source

Bien sur on aimerait tout que la justice assigne des peines lourdes à la plateforme, aux streamers, aux abonnées pour faire un exemple, mais on sait tous que ce n'est pas comme cela que ca marche.
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A supposer qu'il était consentant, je doute que ce soit légal. Il suffit de regarder les diffusions TV ou au cinéma qui reçoivent une signalétique "interdit aux moins de ...".

Par contre, est-ce que la punition sera suffisante ...
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On se cogne du consentement : si, de manière directe ou non, on peut tracer la cause de la mort à une action tierce, c'est un homicide.
Il n'y a pas de droit à ôter la vie; la peine de mort était la dernière entaille dans ce principe. C'est d'ailleurs toute la difficulté derrière le débat sur la fin de vie avec l'énorme risque de détournements, dérapages & abus derrière…
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On se cogne du consentement : si, de manière directe ou non, on peut tracer la cause de la mort à une action tierce, c'est un homicide. Il n'y a pas de droit à ôter la vie; la peine de mort était la dernière entaille dans ce principe. C'est d'ailleurs toute la difficulté derrière le débat sur la fin de vie avec l'énorme risque de détournements, dérapages & abus derrière…
Effectivement ca pose problème pour le droit à mourir.
Mais ca pose problème pour tous les actes médicaux faits par les professionnels
Encore pire si c'est des premiers secours faits par des non-pro.

D'une manière générale, ca remet en cause le libre arbitre des personnes. Encore une fois on infantilise les gens: ils sont trop cons pour juger les risques qu'ils prennent, alors c'est aux institutions gouvernementales de décider à leur place et de trouver les coupables le cas échéant. :/
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Mais ca pose problème pour tous les actes médicaux faits par les professionnels
Encore pire si c'est des premiers secours faits par des non-pro.
Entre se foirer en tentant de sauver quelqu'un, et faire exprès d'infliger des sévices menant à la mort, il y a un immense gouffre (qu'il soit moral, éthique ou juridique).
D'une manière générale, ca remet en cause le libre arbitre des personnes. Encore une fois on infantilise les gens: ils sont trop cons pour juger les risques qu'ils prennent, alors c'est aux institutions gouvernementales de décider à leur place et de trouver les coupables le cas échéant. :/
Ici, on n'infantilise personne, si les cons qui malmenaient JP sont incapables de la moindre compassion pour leur victime, et incapable de se rendre compte que ce qu'ils font est mal, il faut les fracasser. Les institutions ne cherchent pas à rendre coupable JP (ton post est très maladroit et confus, on dirait que tu mélanges JP et ses tortionnaires). Le libre arbitre n'est absolument pas remis en cause par les réactions suscitées par cette affaire.
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Ici, on n'infantilise personne, si les cons qui malmenaient JP sont incapables de la moindre compassion pour leur victime, et incapable de se rendre compte que ce qu'ils font est mal, il faut les fracasser.
Je répondais au commentaire qui disait "On se cogne du consentement".

Est-ce que tu te cognes du consentement ? Ou est-ce que tu le prend en compte ?
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Est-ce que tu te cognes du consentement ? Ou est-ce que tu le prend en compte ?
Tu sais très bien que le consentement peut être provoqué ou forcé, voire certaines personnes ne sont pas capables de réaliser ce à quoi elles consentent, ce qui n'en fait plus du consentement.
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Tu sais très bien que le consentement peut être provoqué ou forcé, voire certaines personnes ne sont pas capables de réaliser ce à quoi elles consentent, ce qui n'en fait plus du consentement.
Bref, tu le prends en compte: c'est nécessaire mais pas suffisant (pour les raisons que tu cites et qui sont inscrites dans la loi).

Ce qui est différent du message d'origine qui dit "on s'en cogne".
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Est-ce que tu te cognes du consentement ? Ou est-ce que tu le prend en compte ?
Ce qui est différent du message d'origine qui dit "on s'en cogne".
Il faut peut-être ne pas détourner mon message pour chercher à le comprendre.

Tu parlais dans ton message du consentement d'une personne à se faire violenter. Dans ce cadre, protéger son intégrité ne dépend pas de son consentement : toute alternative ouvre la porte aux abus par emprise, et met en danger les plus faibles, alors que c'est l'objet-même de la loi de les défendre.

Merci de bien vouloir être de bonne foi.
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Tu parlais dans ton message du consentement d'une personne à se faire violenter. Dans ce cadre, protéger son intégrité ne dépend pas de son consentement
Si ca ne dépend pas du consentement de l'intéressé, ca dépend de quoi alors ? Qui décide à sa place s'il peut participer à un concours de baffes ou à une compet de judo ?
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Qui consent à se faire harceler ou à recevoir des châtiments corporels ? Il y a un film et un livre de Georges Arnaud des années 1950 : Le Salaire de la Peur (des livreurs de nitroglycérine qui gagnent le pactole s'ils survivent, je ne vous raconte pas la fin de l'histoire). Il y a aussi la législation qui interdit les sévices, les châtiments corporels, le harcèlement, l'abus d'autorité, l'abus de faiblesse. Rien de comparable à un sport ou à un concours avec des règles, arbitres, la possibilité de rendre coup pour coup,…
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D'une manière générale, ca remet en cause le libre arbitre des personnes. Encore une fois on infantilise les gens
La dernière partie dérive en prenant pour base une partie qui n'était qu'une illustration d'un traitement plus large d'un problème, ancien mais remontant récemment à la surface, de la défense de la vie.

Il s'agit de définir une position commune de la société sur un sujet complexe.
Voir cela comme une infantilisation, et une opposition et des droits supposés personnels, c'est détruire l'idée de collégialité au profit de l'individualisation. Un mal moderne de gens trop égoïstes pour comprendre ce qu'est un commun, sa fragilité, sa nécessité.

L’Arcom s’est rapprochée d’homologues européens pour demander des comptes à kick.com

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