Après le code, Claude génère des interfaces
2 min
IA et algorithmes
IA
Les designers d’interface qui se pensaient à l’abri du tsunami de l’IA générative peuvent trembler. Anthropic a en effet présenté Claude Design, un nouvel outil encore à l’état expérimental, qui génère des interfaces à partir d’une requête texte. Cela peut être pour une application, un site web, une présentation, des assets pour réseaux sociaux, des visuels pour une campagne, etc.
Claude, comme d’autres IA génératives, peut déjà générer et modifier des interfaces depuis longtemps, dont le design « par défaut » était facilement repérable. La différence ici est de prendre l’utilisateur davantage par la main en lui permettant de « tweaker » l’interface dans son ensemble ou de modifier certaines parties plus facilement.
L’entreprise donne un exemple parlant : « prototype une application mobile de méditation apaisante. Elle doit avoir une typographie douce, des couleurs subtiles inspirées de la nature, et une interface épurée ». La première version de l’interface générée par Claude peut ensuite être affinée en approfondissant la conversation avec le bot, avec les commentaires intégrés, ou en jouant avec des curseurs personnalisés. Claude Design peut également appliquer à chaque projet l’ensemble des règles graphiques, des couleurs, des typos, des composants d’interface et les bonnes pratiques de l’équipe.
Claude Design se destine principalement aux créateurs d’entreprises, aux chefs produit et aux responsables marketing pour créer et partager des idées de design. Sans formation, il est parfois difficile, voire intimidant, de se lancer tout seul dans l’UI. L’outil permet aussi de multiplier les itérations et de tester des versions.
Ce nouvel outil semble concurrencer frontalement Canva, mais il s’agit plutôt d’un complément. Il est d’ailleurs possible d’exporter les créations de Claude Design dans Canva, mais aussi en PDF ou PPTX (PowerPoint). L’annonce a néanmoins eu un impact à la baisse pour les actions d’Adobe et surtout de Figma, un atelier de création d’interfaces d’apps, de sites web ou de logiciels plus complet que Canva.
Claude Design, qui s’appuie sur Opus 4.7 est proposé aux clients Pro, Max, Team et Enterprise. Il complète d’autres services orientés vers les entreprises et les organisations, à l’instar de Claude Cowork, un agent pour traiter des tâches de bureau à sa place.
Commentaires (58)
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Abonnez-vousLe 20 avril à 08h57
Modifié le 20 avril à 10h16
(une minute, je vais vérifier l'état des agents qui ont multiplié ma productivité par 20
Blague à part, c'est là qu'on le veuille ou non. Vouloir lutter contre ça, c'est comme ne pas vouloir de tracteur pour ne pas enrichir les fabricants et continuer à travailler la terre avec des bêtes.
En l'état, il y a toujours besoin d'humains pour les superviser, donc autant le faire tant que c'est encore le cas, plutôt que de ne réellement plus servir à rien.
Le 20 avril à 10h21
Et l'agriculture pré-mécanisation, c'était surtout 80% de la population qui se tuait littéralement à la tâche pour à peine survivre.
Modifié le 20 avril à 12h32
Si on n'essaye pas régulièrement les derniers modèles et outils, on peut facilement ne pas réaliser à quel point c'est devenu puissant.
L'abo le plus intéressant actuellement (pour mon cas d'usage au moins) c'est Github Copilot, facturé à la requête (et non au token).
On peut faire tourner GPT-5.4 Xhigh pendant des heures sur une tâche pour 4¢ (oui c'est des centimes, profitez en, ça ne peut pas durer à ce prix).
L'autre avantage de Copilot est qu'il permet de changer de modèle facilement sans être prisonnier d'un éditeur, contrairement aux abo Claude, Gemini ou OpenIA.
Le 20 avril à 15h25
Le 21 avril à 14h52
Modifié le 20 avril à 11h41
Ça va probablement s'améliorer, mais de là à faire x20... J'en doute. Ça me rappelle en 2006-2007 car mon ancienne boite a délocalisé le dévt en Inde "car ils bossent plus vite, plus longtemps, et sont moins chers". 2 ans après, tous les projets sont revenus en France, les indiens n'étaient pas mauvais mais ils comprenaient certains trucs à l'envers, et cela a baissé la qualité et augmenté les délais. Au final on a récupéré une dette technique énorme. À chacun de définir ce qu'il veut obtenir, mais il ne faudra pas s'en plaindre après.
Je veux bien admettre que l'IA est là et qu'on n'a plus le choix. Cependant l'exemple du tracteur n'est pas pertinent. Il y a plein de paysans qui reviennent aux bêtes.
D'une part pour le prix, car un tracteur c'est très cher, ça nécessite une maintenance, des outils, on est enfermés dans la logique du constructeur, ça détruit les sols car ils sont trop tassés et plus rien ne pousse.
D'autre part pour éviter la course au rendement, au refus des intrants chimiques, du respect du temps de pousse ou de production naturelle de l'animal (cf. ceux qui empoisonnent leurs vaches pour qu'elles produisent plus de lait, qui rendent obèses les cochons pour avoir plus de jambons,...).
Ou alors, c'est justement le bon exemple pour montrer qu'on a justement le choix. Soit on mécanise tout / automatise tous les programmes, et on détruit ce qui nous fait vivre. Soit on s'aperçoit qu'on a besoin de salariés pour que l'économie tienne le coup.
Je veux bien qu'on me montre comment on fait si on a 50% de chômage, donc baisse des cotisations et explosion des aides sociales / médicales. Oui certains vont s'enrichir, mais on ne fera pas tourner le monde après 10 milliardaires qui prennent tout, et 99,9% des gens qui n'auront plus rien.
Le revenu universel est peut-être une solution, je ne sais pas je n'ai pas étudié ce qui est concrètement proposé. En tout cas, maintenant qu'on a réduit la durée de l'assurance chômage, le montant qu'on perçoit, et qu'on va vers une retraite à 67, 68, 70 ans, j'attends toujours qu'on me démontre que c'est socialement possible.
Modifié le 20 avril à 13h53
Et pour ceux qui n'en utilisent pas, quel rendement relativement aux besoins de la population ?
On trouve toujours des gens qui fabriquent du textile à l'ancienne. Ça n’empêche pas que c'est marginal, et ça n'a aucunement empêché la disparition de ces métiers manuels hors exception.
On trouve aussi des développeurs qui vont écrire des morceaux de code assembleur à la main pour des cas très spécifiques. Ça n’empêche pas que c'est super marginal depuis l'arrivée des compilateurs.
etc. etc. etc.
On a bien sûr "toujours le choix" de cultiver avec des bêtes, de coudre à la main, d'écrire de l'assembleur, mais comme ça n'est pas viable à grande échelle, ces pratiques sont condamnées à rester marginales.
Comme à chaque révolution industrielle, les société ont bien dû s’adapter (avec parfois des conséquences dramatiques), et celles qui ne l'ont pas fait ne sont pas dans des situations enviables aujourd'hui.
Le 20 avril à 15h32
Bien sur, t'a x20 ta productivité. Du coup quand Claude va t'expliquer que pour garder ce taux, bah le prix sera x20...(et les autres feront pareil)
Il faudra se décider. Car tu sauras plus rien faire sans, et pire encore tes successeurs.
La drogue c'est toujours génial. Au début.
Modifié le 20 avril à 15h52
Oui, l'IA réduit la part de valeur ajoutée de l'humain. Mais il n'y a pas de décision qu'on peut prendre qui va changer ça.
Modifié le 20 avril à 17h53
Ton commentaire sonne un peu comme le TINA de Tatcher: Pourquoi lutter ? Il n'y a pas d'autre possibilité.
On a le choix à titre individuel de ne pas l'utiliser, on a le choix en tant que patron de ne pas jouer le jeu, on a le choix en tant que société de ne pas s'y jeter à corps perdu. Même si ça implique de se faire "dépasser" par certains autres. Mais de garder des compétences et l'envie de faire soit-même. Ca veux pas dire qu'on en subira pas les conséquences , déjà en ce moment quand tu veux acheter de la DDR5.
Mais c'est qu'un micro-effet de court terme, à long terme ce sera bien plus grave , comme d'ailleurs beaucoup de technologies.
Modifié le 21 avril à 01h28
Il y a une alternative : faire mieux. Comme ce que Yann Lecun tente de faire, par ex.
Le 20 avril à 23h49
Mais c'est pas ce qui nous est présenté: Là, tout est basé dans le cloud, avec une grande concentration des acteurs et une perte de maitrise & d'expertise des gens qui vont remplacer une expérience par une dépendance à une petite poignée d'acteurs.
Ca changera sans doute, mais d'ici là quels auront été les dégats...
Le 21 avril à 10h11
Le 21 avril à 15h05
Le 22 avril à 10h48
Le 22 avril à 10h56
Mitterrand était en avance !
Le 22 avril à 13h29
Le 22 avril à 13h41
Le 22 avril à 20h10
Le 23 avril à 10h10
Le 20 avril à 09h20
Le 20 avril à 10h04
Apres Sam ALTMAN (OpenAI) il y a quelques jours, c'est au tour d'Elon MUSK de reprendre son ancienne idée d'un revenu universel pour tous payé par l'Etat pour subvenir au besoin de tous les chomeurs que va engendrer l'IA.
Ce n'est pas une idée 'genereuse', c'est juste une façon de clamer:
1°) "pendant qu'on engrangera des miliards de CA (et benefice ?), on a pas d'objection à laisser les etats se débrouiller avec les chômeurs comme ils pourront"
2°) et aussi de se donner bonne conscience pour mieux blâmer plus tard les politiques sur le thème: "on a prevenu, et les responsables politiques n'ont rien fait"
A froid, je n'ai vraiment pas d'idée claire sur la façon d'empêcher ces soit disant grands patrons de la tech de casser le "Contrat Social" tel que Rousseau lui-même l'avait décrit...
Le 20 avril à 10h19
Le problème reste la transition où les LLM von servir de prétexte à ruiner les vies de dizaines de millions de personnes (sans oublier les effets de leur usage pour la désinformation et pour fomenter des troubles et des guerres civiles, là aussi dramatiques pour des millions de citoyens).
Il faut aussi être attentif au fait que c'est peut être encore une tentative d'attirer les VC en montrant qu'eux même se préoccupent tellement des conséquences néfastes dues à la surpuissance de leurs modèles.
Le 20 avril à 10h40
Le 20 avril à 10h50
Modifié le 21 avril à 01h29
Voir par ex.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Luddisme
https://fr.wikipedia.org/wiki/Barthelemy_Thimonnier
etc.
C'est sans compter l'amélioration continue des technologies et le fait que les prix vont nécessairement augmenter. L'éclatement de la bulle Internet n'a pas fait disparaitre Internet.
Si c'était le cas, ça fait un bout de temps qu'on n'en parlerait plus.
Le 20 avril à 13h55
Un service qui permet de vendre les données personnelles des utilisateurs aux annonceurs ou dont l'algo est conçu pour amener les utilisateurs vers l'extrême droite ça fonctionne selon la définition du propriétaire du réseau.
Mais pas sur que si on prends 100 utilisateurs et qu'on se laisse le temps et les informations pour prendre du recul on arrive à la même conclusion, si ?
Le 20 avril à 15h01
On n'est pas du tout sur le même problème (une petite partie des travailleurs se fait évincer vs on met tout le monde au chômage - encore une fois, si on croit les bullshit bros)
Quand il faudra payer 20k€/mois par utilisateur, en plus d'avoir le personnel pour réviser tout ce qui sort des LLM, ça nous fera une belle jambe.
Non, tout comme je n'ai pas vu les entreprises d'Internet mener un tel matraquage pour vendre leur produit (qui se vendait tout seul, c'est étonnant comme un produit qui répond à un vrai besoin se répand facilement).
On attend toujours les 10x plus d'applis bien plus mieux que ce qu'on avait jusqu'à maintenant. Là, à part du slop à n'en plus finir, j'ai pas encore vu grand chose. Pareil pour tout le reste : le LLM ne répond à aucun problème qui existe à l'unique exception du koudutravail dans la tête des patrons, en particulier chez les patrons de la tech qui sont à peu près tous des sociopathes misanthropes.
Modifié le 20 avril à 15h48
L'IA s'est répandu beaucoup plus rapidement qu'Internet, et pas à cause du "matraquage".
Les gens l'utilisent - et de plus en plus - parce que c'est hyper utile.
Il faut sortir du déni là.
Le 21 avril à 14h56
Travailler avec des gens qui utilisent l'IA (y compris des early adopters qui entrainaient auparavant des modèles pour leur boulot) c'est une purge, on repart sans arrêt de zéro, et c'est toujours la même chose, le moindre texte un peu précis devient une compilation de Jean Michel Àpeuprès.
Par contre, l'utilisateur de l'IA, effectivement, lui il est très satisfait de lui : il a passé 10 minutes à faire pondre 10 pages à son LLM, et le reste du taf, il n'a même pas idée de ce que ça représente, puisque ce sont ses collègues qui se le tapent.
Le 21 avril à 19h10
Et là, ça va plus être du Apeuprès, ça va être vraiment des GUI de merde, des fonctionnements de merde sur les applications.... et il n'y aura plus que ça car les jeunes sauront plus coder et les vieux seront au chômage (trop cher).
Déjà que sans l'IA, les grandes appli de l'état sont quand même assez médiocre (je pense aux systèmes de paies , à l'ANTS, ...) , ben c'est sur que ce sera encore pire après.
L'IA n'en a rien à foutre que ça marche ou pas, elle est pas utilisatrice. Et l'humain qui la supervisera, ben lui il sera sous pression avec tickets & autres avec toujours la même rengaine : "Pourquoi ça marche pas, c'est l'IA qui fait tout".
A mon sens ça va finir par imploser tout seul, la seule question c'est les dégâts humain & sociaux (pas IA....) dans l'intervalle.
Quand tu vois que W.Buffet & Thiels ont liquidé ses positions sur NVidia...
Le 22 avril à 07h49
La logique est purement business.
Le 22 avril à 08h53
C'est là où le dogme devient contre-productif. Je sais pas si ce serait possible que l'état créé (ou rachète) une SSII , nationalisée à 100% donc, pour créer ses propres applis (et uniquement elles).
Bien sur ça veux dire des salaires attractifs , mais aussi une vision à long terme plutôt qu'à la petite semaine des projets un peu rébarbatifs comme la paie ou les applis métier.
(Après si c'est pour en faire un énième refuge à politiciens déchu façon Albanel, bon... ça ira pas mieux)
Le 20 avril à 13h08
Le 20 avril à 10h48
Le 20 avril à 11h05
Le 20 avril à 11h12
Modifié le 20 avril à 11h10
Non pas ce qu’à la vitesse ou ça va. Même pour les métiers physiques dans le BTP, artisan, livreurs etc… Si on cumule l’IA et la robotique, vu la vitesse à laquelle ça va, même ces métiers-là vont crever.
J’attends toujours le début de piste, «des millions de nouveaux emplois que l’IA va créer».
Et, je crois pas à un revenu universel. On aura seulement droit à une vieille dystopie nulle, un genre de cyberpunk mais sans les implants et les designs classes.
Le 20 avril à 11h29
Le code généré par une IA est bon, mais pas suffisamment pour qu'elle soit autonome. Il faut encore une relecture humaine. Pour combien de temps, je ne sais pas.
Par contre pour les métiers ménuels, je ne vois pas les robots les remplacer, du moins à court et moyen terme. À moins d'être d'accord pour que le mur ne soit pas droit ? J'ai hâte d'entendre les clients dure "bah il est penché de 1%, ça va tenir", ou "le robot a changé le tuyau, il a juste oublié le joint, on va s'en passer".
Qu'un bug se déclare sur un programme, c'est pas grave et ça se corrige vite, c'est quelque lignes de code.
Si le robot oublie une pièce, fait de l'à-peu-près, cela a des conséquences en sécurité, en délai,... car il faudra tout refaire.
Le 20 avril à 11h57
On pourra pas tous devenir artisan. Les centaines de milliers de dev vont pas devenir boulangers ou éleveurs de chèvres sur le Larzac. Il y a un problème de quantité.
Pour le travail manuel, si en effet le travail du plombier qui vient réparer une fuite ou de l’artisan qui te refait le courant n’est franchement pas menacé. Le travail de l’ouvrier qui monte un mur ou celui qui peint le dit mur, c’est du neuf, c’est encadré et balisé, c’est déjà largement plus facilement automatisable.
Le 20 avril à 13h50
Et c'est pratiques, les minijobs sont déjà là: annotateur pour les LLMs, relai colis, vendeur vinted à plein temps, ...
Le 20 avril à 13h58
Le 20 avril à 12h12
Pas grave ? Quand le programme en question contrôle la stabilité d’un avion ou d’un cœur de réacteur nucléaire, le bug peut au contraire être très grave.
Le problème de l’IA actuelle (LLM), c’est qu’elle ne comprend rien réellement. Elle ne fait que reproduire ce qu’elle a déjà vu quelque part, sans fiabilité à 100 %. Ça menace tous les jobs répétitifs (non innovants) et sur des sujets peu critiques (sans grave danger en cas de bug). Pour le reste, au moins avec les LLM, je pense qu’il faudra des humains pour innover et vérifier pendant encore un moment. Avec les World Models, en revanche, ça pourrait changer… Mais on n’y est pas encore.
Le 20 avril à 13h31
Le 20 avril à 16h02
Le 20 avril à 23h03
Le 20 avril à 23h55
Sauf que comme la promesse c'est que plus de codeurs, juste des managers (voire des commerciaux... ) ce que je vois arriver c'est encore plus de médiocrité, d'applications qui marchent mal, mise à jour souvent avec tj plus de bugs faute de relecture , de correction et plus généralement de compréhension des mécanismes sous-jacent.
Alors après ptêt qu'on verra arrivé des IA pour parler aux IA.... :-)
Le 20 avril à 13h00
On parle des metiers d'artisanat, sauf que les citoyens auront moins de moyens, moins de moyens pour acheter autre chose que de la merde :)
Modifié le 20 avril à 14h00
Et comme le but est d'augmenter la productivité (de fric) et pas trop de réduire la pénibilité, sans gros changement social je vois mal les métiers pénibles être remplacés dans les prochaines dizaines d'années.
(Et après difficile de prédire vu que les limites planétaires se feront sentir et contraindront la production et l'existence)
Le 20 avril à 14h06
Modifié le 20 avril à 14h48
Mais un robot qui est assez flexible pour poser une pompe à chaleur dans une cave encombrée, poser des tuyaux dans les murs ou refaire l’isolation par exemple je le vois mal arriver. Il faut des robots mobiles qui s’adaptent à des situations très complexes, non ? On a déjà des exemple de robots aussi adaptables (plus qu’une démo millimétrée) ? Ou des standardisation qui permettent la construction et la maintenance par des robots ?
Et pour la négo de salaire plus il y a de chômage et de travailleurs exploitables moins ça pose problème. Mais oui, le robot a un coût assez prédictible s’il remplit les tâches pour lesquelles il a été vendu.
Le 20 avril à 15h56
Mais dans beaucoup de cas, les humains restent beaucoup moins chers.
Les métiers de type plombier sont en sécurité pour probablement au moins 10 ans encore.
Modifié le 20 avril à 16h29
Pour les autres (dont moi), quelque soit le type d'activité, à terme...
S la bulle n'éclate pas (ou si au moins quelques acteurs de l'IA deviennent rentables, ce qui n'est pas acquis) la bataille va être très rude pour rester au dessus du panier de crabe (i.e. bien meilleur meilleur que le collègue ou le concurrent pour conserver ses revenus) . L'IA nous assiste, certes, mais l'intensification du travail va être décuplée (je le ressens déjà) , bien plus que celle des années 90 où l'on a tout numérisé et ou la productivité avait bondi pour l'ensemble du tertiaire.
Bref, comme beaucoup, je suis le mouvement et j'apprends lentement à utiliser ces outils et à réviser mes méthodes de travail pour pouvoir conserver le niveau de fiabilité de ma production (et donc ma réputation), mais j'ai beau être régulièrement impressionné, je ne suis pas certain d'être enthousiaste. J'ai la chance d'avoir un boulot passionnant car exigeant techniquement, mais demain, quel intérêt j'y trouverai, je ne sais pas.
Le 20 avril à 11h17
Si, demain, une grande partie des gens se retrouve sans travail et donc sans revenus à cause de l’IA et des robots qui les remplacent, comment notre modèle économique peut‑il encore fonctionner ?
Sans argent, on n’achète plus.
Sans achats, il n’y a plus de commandes.
Sans commandes, il n’y a plus de production, et tout s’arrête.
Alors oui, si la solution est un monde où l’on peut vivre, consommer et profiter sans payer, pourquoi pas.
Mais honnêtement, j’ai quand même beaucoup de doutes sur la façon dont tout cela pourrait réellement fonctionner.
Le 20 avril à 13h03
Le 20 avril à 22h21
Et pour continuer à s'enrichir les gros propriétaires d'entreprises peuvent augmenter les marges et cibler un public plus riche, ou fabriquer à plus faible coût en faisant du dumping social et dans le hard discount.
Je ne sais pas s'il y a un moment ou le modèle craque, surtout sans organisation des travailleurs. L'économie ralentit mais est-ce que ceux qui s'enrichissent sur les marges voient la différence ?
Le 20 avril à 23h59
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