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Les smartphones « très probablement » interdits dans les lycées dès la rentrée

La prochaine rentrée va se dérouler sans smartphones pour les lycéens. C’est du moins ce qu’affirme Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, qui a annoncé l’interdiction des téléphones portables dans les lycées le 1er septembre.

La loi « en cours d’élaboration » interdisant l’utilisation des téléphones portables dans les lycées devrait être publiée cet été, a indiqué Édouard Geffray à France Info. Le ministre de l’Éducation est cependant un peu flou, car dans le même temps il explique que le gouvernement attend une décision de la Commission européenne sur l’autre volet du texte, qui concerne l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Mais la partie sur l’interdiction des smartphones devrait « très probablement » entrer en vigueur dès la rentrée.

Illustration : Flock

Le ministère va envoyer prochainement « un certain nombre d’éléments aux chefs d’établissement pour qu’ils puissent mettre ça en place », ajoute-t-il. « Je considère que c’est quelque chose qui est absolument majeur pour nos élèves ». Ce faisant, les lycées rejoindront donc les collèges, les élèves n’ont pas le droit d’utiliser de smartphone dans l’établissement pendant les cours et en dehors, pendant les récréations ou les activités scolaires se déroulant à l’extérieur.

Ce n’est pas une surprise : Emmanuel Macron avait déclaré en novembre dernier qu’il souhaitait l’extension de l’interdiction aux lycées. C’est la manière la plus efficace selon lui « si on considère qu’il y a un vrai risque ». Néanmoins, la mesure dans les collèges — pourtant inscrite dans la loi depuis 2018 — est toujours compliquée à mettre en œuvre concrètement. En septembre 2025, seuls 9 % des collèges avaient mis en place cette « pause numérique ».

Il revient en effet aux départements de financer l’achat des casiers de stockage dans les collèges : « Je ne peux pas imposer aux départements d’acquérir des casiers », avait botté en touche Édouard Geffray en novembre dernier. Les régions, qui ont la responsabilité des lycées et de leurs équipements, seront-elles plus réceptives ?

Commentaires (58)

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Comme d'hab, on fait des lois dont on sait pertinemment qu'elles sont inapplicables, mais l'important c'est de donner l'impression d'agir... jusqu'à la prochaine élection. Une belle bande de tartuffes et d'hypocrites. Comment s'étonner dans ces conditions de voir le vote extrémiste gonfler de plus en plus ?
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Le vote extrémiste n'a rien à voir avec le niveau d'exaspération des gens, mais leur intelligence/raisonnement. Et même si nos conditions pour grandir/avancer diffèrent pour tous, personne dans un pays dit "riche", n'a aujourd'hui d'excuse pour sa méconnaissance/flemmingite, pas à l'heure où tout le monde à accès à presque tout le savoir du monde...
Il faut avoir un grain pour penser que voter pour des gens n'ayant pas une once de pragmatisme, dans un dogme, qu'il soit politique et/ou religieux, ne va pas avoir de conséquences négatives et offrirait une meilleure situation que des girouettes et éoliennes.
La triste vérité, c'est que bien trop de gens fuient leurs responsabilités, en tant que souverain (ou en tout cas, en tant que portion du souverain) et préfèrent déléguer que réclamer un droit, légitime, d'exercer régulièrement cette souveraineté et d'être acteurs des décisions qui régissent leur quotidien, et, à minima, de faire des choix de vie éclairés en acceptant d'y perdre parfois, en confort.
C'est beaucoup plus facile de déléguer/abandonner ses droits et râler des conséquences de ceux qui exercent la souveraineté, que d'agir et réclamer le droit à faire des choix et y réfléchir/participer.

La paresse est bien notre plus grande ennemie à l'heure actuelle... Et l'IA et une société de surconsommation de loisirs, en démontrent tout le problème et révèlent cette nature, en tant qu'amplificateur... En amplifiant les effets pervers.

D'un côté, le niveau de raisonnement commence à réellement fondre comme neige au soleil, de l'autre, l'accès à des écrans dès tout petit à outrance, génère une générations d'êtres-humains éteints, peu éveillés au monde qui les entoure, sur-stimulés aux successions d'images et circuits de récompenses associés...

À moins d'une grande prise de conscience, l'avenir s'annonce difficile, en tant que société/civilisation, dont on commence déjà à observer la chute, avec pas mal d'indicateurs en la matière, et pas qu'en France, loin de là....
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Quand on voit le niveau de l'épreuve de math anticipée du bac... l'autre indicateur c'est les mentions, dans les années 80 sur un grand lycée les TB se comptaient sur les doigts d'une main, désormais certaines classes y sont à elles seules. Je me suis rendu compte du changement quand mes enfants l'ont eu tous les deux, ce qui m'avait fait regarder l'évolution des % de mentions ces 4 dernières décennies: De mémoire, le TB actuel était de l'ordre de grandeur des AB il y a 40 ans!

A force de baisser le niveau des épreuves pour le donner à tout le monde, grande opération nivellement par le bas entamée sous Mitterrand jamais remise en cause ensuite... et derrière l'enseignement supérieur doit de toutes manières faire le tri que le BAC n'assure plus, sans pouvoir proposer les orientations qui auraient dû être prises des années plus tôt car c'est pas leur job/niveau.
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Il faut arrêter de dire qu'on donne le bac à tout le monde. Le bac a évolué en 40 ans.

A l'époque les troisièmes étaient quasiment tous envoyés en général, très peu en techno, et la filière pro était en train d'être construite. Aujourd'hui, un lycéen sur deux n'est pas en général. A l'époque environ un quart d'une génération avait un bac général. Aujourd'hui c'est pas beaucoup plus alors que le taux de descolarisation après 16 ans a bien diminué. Les élèves sont mieux orientés de nos jours à la sortie du collège. Le bac est plus diversifié et correspond à des profils d'élèves différents. Il y a donc moins de lycéens en situation d'échec.

Pour les mentions très bien, oui, il y'en a plus qu'à l'époque. Le taux de mention très bien a quadruplé ces dernières décennies. Mais il est plus faible dans les filières techno et pro (en pro on se rapproche d'ailleurs du taux de très bien de l'époque en section général). Donc il faut relativiser.

Pour l'épreuve anticipée de maths du bac, n'oublions pas qu'il y a eu deux épreuves. Le sujet qui a été le plus médiatisé est l'épreuve pour les élèves qui n'ont pas réellement de maths en première, mais seulement quelques cours integrés (1h30 par semaine) dans le "tronc commun". C'est pas beaucoup plus que l'ancienne section littéraire ! On peut le regretter, mais ça reste évident que les attentes ne sont pas les mêmes que pour une épreuve de fin de terminale. Et les sujets étaient sans calculatrice du début jusqu'à la fin ! Ce n'etait pas arrivé depuis combien d'années ?
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@Weepangel
Je me rappelle avoir aidé qq copines en littéraire quand j'étais en terminale C en 1989. C'était léger comme programme en math comparé à moi, mais de mémoire ils faisaient de l'étude de fonction (donc des bases de calcul différentiel) et je me rappelle avoir du expliquer exponentielles/logarithmes (et leur usage pratique, ce qui était le but). J'ai ensuite pendant que j'étais étudiant donné des cours particuliers aux lycéens toutes filières sur math/physique/chimie jusqu'en 1995, donc j'ai quand même un peu la notion de ce qu'on faisait... et pu comparer avec ce que mes enfants ont fait (ainsi que la remise à niveau universitaire et les dégâts qu'ils me racontent).
Bref, même en littéraire, on allait qd même un peu au delà d'un truc même pas du niveau brevet des collèges d'alors (j'avais fait la 1ère de sa remise en place, qui fut aussi la période marquée par l'accident qui avait coûté la vie de Coluche) ou la calculatrice y restait déjà dans le sac, sauf exception.
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Y'en a un paquet qui ont voulu instaurer le R.I.C ça me semble assez raccord avec :
"agir et réclamer le droit à faire des choix et y réfléchir/participer."
On se rappellera donc qu'exiger de participer à la vie de la cité, parce que demander ça ne fonctionne évidemment pas*, cela entraîne :

Arrestation et detentions arbitraires, mutilations, éborgnements, dénigrements et diffamations publiques, tabassage en bande organisée, avec des morts et des séquelles à vie...
Heureusement que ce ne sont pas des extrémistes au pouvoir ... 🤔

Ceux qui ont les manettes, ne veulent évidemment pas les lâcher et feront tout pour les garder, donc leurs victimes, on peut les blâmer, se sont résignées, un temps sans doute, devant autant de violence d'Etat, avant que ça déborde de nouveau. En étiez-vous ? Il me paraît assez simpliste d'expliquer que les gens devraient participer plutôt que de voter pour les extrêmes. D'autant que bcp de ceux-là, ne votent tout simplement pas / plus. Ils ont bien compris que la "démocratie française" était une histoire pour calmer toute velléité de changement de gouvernance.


  • oui les cahiers de doléances continuent à prendre la poussière dans les tiroirs rejoints par la convention citoyenne tout aussi bien considérée...

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Le vote extrémiste n'a rien à voir avec le niveau d'exaspération des gens, mais leur intelligence/raisonnement.
Y a un truc embêtant là-dedans.
Pour voter extrémiste il faut 3 ingrédients:

  • L'indigence des politiques existantes et en faire une critique valide (ça tout le monde peut le faire, c'est facile).

  • Une proposition énervée permettant de prétendre répondre. Ca c'est facile aussi. Je prétends pas que c'est la BONNE réponse ni qu'elle répond aux problèmes ciblés, mais au moins la réponse existe.

  • Un mégaphone médiatique pour répandre les 2 premiers éléments.



C'est trop facile de dire "les gens réfléchissent pas et votent extrême". Les gens ne sont pas idiots, ielles ont juste pas les mêmes hypothèses que vous. Et pour avoir les hypothèses, il faut, entre autre, des médias indépendants (merci Next!).

Notez la dissymétrie entre quel "bord" possède le mégaphone médiatique avant de mettre dos à dos les Zextrêmes
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Bien sûr que si c'est lié. Les gens ont tout essayé droite avec Sarkozy, gauche avec Hollande, autre avec Macron rien n'a changé, il ne reste plus que les extrêmes à essayer.
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il ne reste plus que les extrêmes à essayer.
L'extrême droite, on a essayé il y a 80 ans. Et l'extrême gauche, d'autres que nous ont essayé en Europe de l'Est. Dire qu'on vote extrême droite (parce que "on n'a jamais essayé", c'est pas pour les extrêmes, c'est seulement pour le RN) parce qu'on n'a jamais essayé, c'est juste voter extrême droite en assumant pas qu'on en porte les valeurs.
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Et puis c'est aussi parce qu'ils sont différents. Aujourd'hui on a pu voir avec Sarkozy, Hollande et Macron que bien qu'ils soient de partis totalement différents à la base c'est quasiment la même politique du parti socialiste jusqu'aux républicains.
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Ça reste une logique de merde : du PS au LR, ils sont nuls, donc votons pour pire.
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Ça vaut quand même la peine de se renseigner sur ce qu'il se fait ailleurs.

Au Québec, les téléphones sont interdits au primaire et au secondaire depuis l'an dernier, et les résultats sont positifs :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2216119/ecole-interdiction-cellulaire-telephone-direction-jeunes-ecrans

Comme on dit, "quand on veut, on peut".

Comme souvent, ce qui fonctionne très bien ailleurs devient soudainement une impossibilité complète en France. Faudrait surtout pas changer quoi que ce soit, on a toujours des millions d'experts avec leur esprit critique à la française dont on est très fier pour démontrer par A+B pourquoi c'est impossible.

"Impossible" est bel et bien français.
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Oui exactement, comme la légalisation du cannabis par exemple aux multiples vertus, appliquée dans un nombre toujours plus grands de pays d'Europe, entre autre, et ou quasiment partout on obtient :
Une baisse de la consommation, une meilleure prévention, un dementèlement des trafics, une délinquance en baisse, une meilleure santé publique, une réorientation des fdo vers d'autres priorités que la chasse aux joints (au hasard, les violences faites aux enfants par exemple....), etc...
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Malheureusement ou heureusement, la France n'est pas le Canada.
Ce qui est possible avec une population donée n'est pas forcement reproductible avec une autre.
C'est d'ailleurs ce problème qui amène à la problèmatique des fameuses études sociologiques américaines pas forcement transposable au vieu continant et encore plus à la France...
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À toutes fins utiles, je peux citer quelques spécialistes français du smartphone ou des addictions : le Pr Laurent Karila, psychiatre et addictologue français - Dr Nicolas Neveux, psychiatre - Serge Tisseron, psychologue français - l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) - l'Institut fédératif des addictions comportementales (IFAC) - la MILDECA - Joëlle Menrath, sociologue
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Après 10 ans d'extrême centre, est-ce irrationel de voir ce qu'il se passe à gauche ou à droite ?
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Ce n'est sans doute pas applicable à 100%, mais c'est comme au collège, 9% proposent des casiers, les autres demandent que le téléphone soit éteint dans le sac. Si un élève est vu avec son téléphone dans l'enceinte du collège, une sanction est donnée. ça fonctionne très bien.
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Et les vrais problèmes où les criminels et les victimes sont inversés comme le squat ou le restaurateur qui est considéré comme un criminel car il a été obligé de poster la vidéo d'un voleur multi récidiviste dans le quartier ils ne font aucune loi pour remettre les choses dans l'ordre alors que c'est plus urgent.
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Voilà un ministre qui a le sens des priorités !
Les smartphones au lycée, c'est évidemment plus important que les conditions de cours et d'exam par canicule ou grand froid.
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Bien sûr qu'il a le sens des priorités.
C'est une "réforme" qui permet de faire de la super communication, sans que ça lui coûte un rond.
Ok, il faudra une ou deux personnes pour s'occuper du "rangement" des téléphones, ok il faudra des milliers d'euro pour acheter les casiers… mais c'est pas sur SON budget. Donc sa priorité, montrer qu'il existe et qu'il fait des trucs sans dépenser un sou, est parfaitement respectée.
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Faut arrêter l'abrutissement sur les débilophones, à la maison c'est le rôle des parents et c'est déjà pas forcément assuré de mettre un frein, mais au lycée c'est qd même un minimum.
Pour ce qui est des conditions de cours/exam par ces chaleurs et les râleries ici, ça fait toujours bcp rire ma femme qui a fait collège/lycée à la Réunion (et à St Denis, pas dans les hauts). Chaleur combinée à l'humidité là bas. Étonnamment, on ne suspendait pas les cours et encore moins les examens. Personne ne se plaignait.
Pour les périodes froides, le lycée c'est bonheur vs certaines FACs et pas les moins bonnes (genre Orsay): Des amphis glaciaux l'hiver cumulant avec la laine de verre hors d'âge qui tombe en poussière sur les étudiants c'est hélas commun. Entre autres dysfonctionnements arrivant souvent à un point de rupture après des décennies de sous investissement.
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Et quand est-ce qu'on apprends aux jeunes à s'en servir raisonnablement ?
Parce que passer d'interdit avant 15/18 ans à autorisé sans restriction ensuite, c'est à mon sens pas la meilleure solution. Aussi bien pour les écrans que les réseaux sociaux, ainsi que pour l'alcool et pour le porno.

L'addiction aux écrans, et la toxicité des réseaux sociaux, ne disparait pas à 18 ans et un jour. Ce sont des problèmes structurels à résoudre, l'interdiction aux mineurs c'est juste un moyen de cacher le problème sous le tapis.
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Pour l'addiction aux substances comme l'alcool, le cannabis, le tabac, la fragilité des plus jeunes est prouvée : le cerveau arrive à "maturité" à partir de l'âge de 25 ans et n'a pas besoin de se construire en y associant des perturbateurs au fonctionnement du cerveau.

Concernant les réseaux sociaux, les jeux d'argent, les contenus pornographiques, les achats compulsifs, etc, c'est clair qu'il faut des garde-fous, mais dans ce cas, on n'a pas besoin d'être éduqué à ces activités néfastes pour la santé. S'il y a vraiment besoin d'être éduqué à la sobriété, à la frugalité des usages, il y a bien d'autres biais d'apprentissage à privilégier : le sport, la lecture (dont on peut d'ailleurs développer des habitudes compulsives et néfaste) et on peut simplement apprendre à privilégier les activités qui n'occasionnent aucun "craving", aucun plaisir immédiat, aucune pulsion de passage à l'acte. Bref toute activité sociale, artistique, sportive qui récompense le cerveau avec des actes basiques et qui développe la personnalité et les compétences au long court.
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@CharlesP. C'est pas interdit, juste rangé pendant sa journée de cours histoire de la suivre sans distraction et sortir de sa bulle pour faire un truc simple: Causer à des humains IRL comme on disait déjà y'a 25 ans! :mdr2:
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ça fait toujours bcp rire ma femme qui a fait collège/lycée à la Réunion (et à St Denis, pas dans les hauts). Chaleur combinée à l'humidité là bas. Étonnamment, on ne suspendait pas les cours et encore moins les examens. Personne ne se plaignait.
Ils commence les cours a quelle heure là-bas? Et tu oublies qu'ils ont vacances scolaires différentes justement à cause de l'été australe. Je suppose que plus de classes sont équipé en climatiseurs ou autre techniques pour abaisser la température. Vivre avec la chaleur est mieux connu et anticipé à la Réunion qu'en métropole, non?
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Ils commencent/finissent plus tôt et leurs grandes vacances sont en décembre pour leur été comme nous en juillet pour le nôtre. Pas de clim sinon je n'en aurait pas parlé.
L'horaire est donc le seul truc qui change, mais pas non plus à bosser la nuit. On doit être dans les 1h de décalage et commencer globalement à 7h quand ici c'est plutôt à 8h. Cela n'évite donc que le plus chaud de fin d'après midi, mais avant cela il y a de quoi bien plus transpirer qu'ici avec juste les hauts de fenêtres naco faisant circuler un peu d'air.
Et encore à la Réunion il y a 2 saisons restant assez marquées. Je ne parle pas de la Polynésie (ou elle a vécu aussi) ou c'est toute l'année globalement très chaud/humide et les établissements scolaires là aussi sans adaptation particulière (on n'y apprends juste pas la même histoire que nous, TOM gérant ses propres programmes oblige, donc la dynastie Pômaré y remplace les rois de France!).
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On n'a pas tous le même métabolisme et on habite pas tous au même endroits.
La chaleur n'est pas la même non plus, c'est plus difficile 40° à Paris qu'en Afrique du nord sur la cote. L'humidité, le vent, le rafraîchissement la nuit.
Enfin les bâtiments qui n'ont jamais été conçu pour cela.
Je suis de 1995 et en idf et je n'ai jamais vu l'ombre d'un simple ventilateur dans une salle de classe.
Jamais été en université j'ai fait un BTS dans le même lycée
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C'est clair que le métabolisme s'adapte, dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs. Mais si au maghreb c'est une chaleur sèche en effet plus supportable ce n'est pas le cas dans les outre mers globalement en zone tropicale. Là, même si Paris n'est clairement pas agréable par temps de canicule, on est clairement un cran au dessus: La bourbouille reste inconnue des parisiens et même des métropolitains...

Pour ce qui est de l'adaptation des bâtiments... bin c'est zéro isolation sauf le toit (le plus souvent peu épais, sous ou dans le sandwich de tôle résistant à peu près aux cyclones): Inutile quand on est globalement dans la chaleur toute l'année et que qqsoit l'isolation, l'intérieur rejoint toujours l'extérieur quand il fait globalement chaud. Juste un peu moins vite si on isole mais gagner 1 journée ne change pas la face du monde! Au mieux on a des hauteurs sous plafond plus importantes dans les maisons et des patios couverts autour pour une meilleure stratification de l'air chaud hors zones de vie et que le soleil ne chauffe pas direct murs/ouvrants mais ce n'est pas le cas dans les établissements scolaires.
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Je ne connais effectivement pas la Réunion par moi même, cependant je me rappel bien de l'état d'arrêt mental lorsqu'il faisait 38-40° dans la classe dégoulinant de sueurs et l'odeur (je ne fais pas référence à Chirac)

J'ai lu un article indiquant que Paris est la ville d'Europe la plus problématique et la plus mortelle en période de canicule, principalement dû a son architecture et a sa bulle de chaleur sur toute l'air urbaine.
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C'est très sensible quand on roule à moto et sort de Paris vers l'A13 c'est très marqué avec souvent plusieurs degrés de perdu hiver (même si les gens s'en plaignent alors moins) comme été en qq km avec la forêt rapidement tout autour en allant vers Versailles par exemple
L'architecture parisienne y est peut-être pour qq chose (plus que d'autres grandes villes j'en sais rien) mais disons qu'y végétaliser (en réduisant les voiries, rendant de plus en plus difficile d'y circuler/travailler et d'ailleurs presque tous les gros sièges sociaux se sont tirés ces 2 dernières décennies) pour coller des gros DC en petite couronne voir intra-muros, comment dire?!! A mettre aux responsabilités des "écolos" débiles à arracher la glycine de Montmartre... Les mêmes qui font des règles d'urbanisme dédiées à densifier l'habitat à fond là ou il ne l'est pas encore en grande couronne: C'est si agréable à vivre!
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Si elle considère que travailler dans des bâtiments à 12 ou 40° c'est normal pour des jeunes, ou que respirer de la laine de verre ce n'est pas un problème, tant mieux pour elle.

Une température de 32°, c'est une productivité en baisse de 40%.
À 38°, c'est -70%. Il y a des morts chaque année à cause de la chaleur au travail, et rien n'est fait.
Je suis content d'apprendre que cela fait rire une personne.

Cela n'empêchera pas les autres de réclamer mieux. Au final, quand ces conditions s'amélioreront, elle devrait en profiter, j'espère qu'elle les refusera. Mais d'ici que ce soit mis en place, peut-être qu'elle aura fait un malaise, ou un arrêt cardiaque dans sa classe. N'hésite pas à nous le faire savoir, qu'on se marre aussi.
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@Jarodd
Faut pas exagérer non plus... et même si on pourrait mieux faire niveau état global des bâtiments d'éducation, disons que niveau mesures prises on est vraiment dans le 2 poids 2 mesures justement et que même si les organismes s'habituent (dans les limites physiologiques) dans les endroits naturellement plus chauds (une alerte canicule n'est d'ailleurs pas déclenchée en Bretagne au même niveau qu'en PACA) il y a un moment ou cela donne un peu l'impression que tout est bon pour ne pas aller en cours. On n'est pas dans une classe au niveau d'un type en train d'étaler du goudron ou travailler sur une couverture par 40°, là il y a en effet de quoi crever si on laisse faire surtout que c'est pas ces métiers qu'on entends le plus se plaindre dans une société qui vire délire collectif (ce que ton propos illustre d'ailleurs): Ils attaquent au lever du jour et font ce qu'ils peuvent sur qq heures plus fraîches et feront des journées allongées quand ce sera plus favorable.
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Dans les lycée avec 1000 gamins, on ça rigoler, complètement inaplicable. Et spolier, beaucoup de lycée on un règlement intérieur interdisant le téléphone portable dans les couloirs et... C'est proprement ingerable.
Pour les collèges, par contre, c'est plus facile, et sa be pose pas vraiment de problème. 9% de collèges seulement, c'est un problème de volonté du principal.
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c'est aux parents de faire appliquer la loi!
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sachant qu'ils ne sont déjà pas foutus de les interdire dans une prison alors dans une école laissez moi rire :D
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comment ils vont faire avec:

  • emploi du temps, agenda sur Pronote

  • messagerie ENT

  • ressources pédagogiques en ligne

  • informations sur les réseaux de transport en ligne


?
repasser au papier, au carnet de correspondance, aux 10kg de livres dans le sac a dos, et à la carte des bus jamais à jour?
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C'est donc ça que font les lycéens et lycéennes que je croise dans le bus tous les jours ? Ils discutent avec leurs profs et consultent des contenus pédagogiques le nez baissé vers leur petit écran ?

Heureusement, on en est pas à interdire l'usage des smartphones aux lycéens en dehors des heures de cours.
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chaque année, les établissements donnent des dizaines de PC jugés (à tort) inutilisables.... Il suffira de mettre ces machines dans les salles de "détente" et dans les couloirs pour consulter l'ENT et autres documents Pronote. Et au passage, ajout d'une barrette de RAM et d'un SSD, pour éviter la crise de nerfs...
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Actuellement, la barette de DDR et le SSD doivent coûter plus cher que ces machines complètes. Si encore l'upgrade est possible (j'en doutes, vu les merdes sans nom qui ne font qu'enrichir une filiale de la Poste)...
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comment ils vont faire avec:
Retour au tout papier, certains profs le font déjà. Et tant mieux.
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Alors, point par point (au collège), et c'est ce qui est fait) :

"emploi du temps, agenda sur Pronote" : EDT au collège sur feuille cartonée.

"messagerie ENT" : inutile en cours

"ressources pédagogiques en ligne" : projet tablette dans les salles/salle informatiques

"informations sur les réseaux de transport en ligne" : Inutile au collège.

Les livres sont utilisés, des vrais. Très efficace pour travailler la temporalité et les successions logiques, utiliser un sommaire, apprendre le principe d'une recherche. Mais certains livre sont gardés sur place au collège. Je pousse le vice à leur faire utiliser un dictionnaire en papier. Et c'est là qu'on remarque que l'alphabet n'est pas complètement acquis pour certains. Photocopies si nécessaires.
Je l'ai déjà évoqué ici à plusieurs reprise, mais depuis que cette interdiction a été mise en place, on a galéré 1 an à récupérer des tel d'élèves, mais là, c'est très fluides (2 ou 3 ans qu'on pratique). Maintenant les gamins courent, jouent au basket, au ping pong, parlent entre eux. Revers de la médaille, on a plus de bagarres !
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Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale
Honnêtement, qui était capable de citer son nom du premier coup et de tête ?
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Edouard J'effraie les utilisateurs de débilophone!
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Je te dis pas les ruses que les lycéens vont inventer pour contourner l'interdiction, quand/si mis en place!
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T'as des jeux sur ta calculette ?
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On est mi-juin. La rentrée est en septembre. "très probablement".

Même s'ils arrivaient à confirmer avant juillet, il ne resterait que 2 mois pour acheter les casier, recruter les surveillants supplémentaires qui devront gérer ce casier et revoir les shifts desdits surveillants. Alors que c'était pas du tout prévu dans les budgets de la région, qui sont bouclés pour l'année.

Et ça, c'est si c'est effectivement en juillet qu'on a le fin mot de l'histoire.
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Recruter des surveillants :roule::roule::roule::roule:
Il en manque déjà dans la plupart des établissements non ?
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Si on retirait les smartphones de l'assemblée nationale, est-ce que les députés s'écouteraient davantage ?
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Si encore ils y étaient aussi présents que nécessaire...
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J'ai fait mon BTS dans mon lycée (il y a 11 ans), ils sont aussi puni ? Âge des personnes 17-24 ans.
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  • il s'agit des lycéens, pas de l'enseignement supérieur

  • interdire l'usage du smartphone au travail n'est pas une punition (sauf à considérer le travail comme une punition)



Pour l'anecdote, mon employeur envisageait sérieusement d'interdire le smarphone pendant les heures de travail tellement il y a d'abus. Au travail, on travaille, à l'école, on étudie. Interdire l'usage du smartphone sauf usage professionnel/pédagogique/médical, c'est comme interdire de fumer ou de manger au travail.
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L'interdiction de fumer est une mesure de santé publique, des non fumeurs en premier lieux, rien a voir avec les restes. On a juste empêché des gens de tuer les autres.

Je pose la question puisqu'il n'y avait pas de différentiation lycéens/étudiants puisqu'on étaient deux classes de 20 (1er et 2eme années)
Dans la cours/couloirs comment est-il possible de faire la différence ?
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vous n'avez pas vécu les années 1990 pour parler comme ça, ou vous ne vous en souvenez pas. ^^
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Assez d'accord sur le fond, un salarié n'a a priori rien à faire sur son téléphone perso durant ses heures de travail, pourtant je crois que c'est ici-même qu'avait été relaté une affaire à ce sujet, où il avait été décidé (jugement prudhommal ?) que les appels perso étaient OK tant que ça ne gênait pas le travail.

Certaines boites trouvent des moyens de détourner le camion, un de mes employeurs (centre d'appels) invoquait ses obligations de sécurité et de confidentialité pour interdire tout appareil électronique perso sur les plateaux. Bon, le client client était très pointilleux, on avait même pas le droit de remplacer leurs "souris" à la con pour des souris basiques (2 boutons + molette) beaucoup plus confortables au quotidien.
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Un peu attristé par le niveau des commentaires de cet article, pas habitué ici
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Un peu attristé par le niveau des commentaires de cet article, pas habitué ici
Sauver les têtes blondes des écrans addictifs est une mauvaise nouvelle? Je croyais que le nombre massif d'irrécupérables était pourtant convaincant. Pas habitué ici..
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laisser un smartphone connecté à internet, entre les mains d'un ado de moins de quinze ans, n'a strictmeent aucune différence avec de la beuh ou un calibre 12 : dans tous les cas, contenant comme contenu, sera dangereux.

le smartphone entre les mains d'un moins de quinze ans, devrait entrainer du retrait immédiat de la garde parentale, vu que c'est de facto une faute éducative, pas moins. On laisse pas Julie, 12 ans, toute seule sur internet en autonomie, c'est suicidaire.
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Pendant la récréation ils seront tous devant le portail comme le font les fumeurs.