Internet : quand le PS s'opposait...

Internet : quand le PS s’opposait…

Le changement, c'est du passé

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Marc Rees

Publié dans

Droit

26/11/2013
53

Internet : quand le PS s'opposait...

Alors dans l’opposition, le PS s’était amplement exprimé lors des débats précédant les votes des différents textes présentés sous le règne de Nicolas Sarkozy. Avec le changement de majorité, les projets et propositions de loi actuellement en discussion sont l’excellente occasion de mesurer la constance de la parole politique sur la régulation de l’Internet. Un exercice qui relève bien des surprises… ou des déceptions, c’est selon. Tour d’horizon.

 

En octobre 2010, devant le Pape, Nicolas Sarkozy s’était délesté de ces propos avec son tact habituel : « Réguler internet pour en corriger les excès et les dérives qui naissent de l'absence totale de règles, c'est un impératif moral ! ». Cette présentation avait fait sursauter le député PS Patrick Bloche « ces propos sont l'illustration parfaite que Nicolas Sarkozy n'a rien compris à ce qu'est Internet ». Le député de Paris avait alors jugé que « Sarkozy diabolise tellement Internet que sa visite au Pape s'apparente à une vraie séance d'exorcisme. »

 

Il fait dire que pour l’ex-chef de l’État, cet univers un peu étrange est proche d'un film de John Wayne, assimilant Internet à un « Far West » high-tech, « une zone de non-droit où des « hors-la-loi » peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes » expliquait-il en novembre 2007 lors de la signature des Accords de l’Élysée, d’où naquit Hadopi. « On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat. Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu’on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison. »

 

 

Le 6 novembre 2013 sur l’antenne de BFM, Malek Boutih a repris curieusement l’expression au ceinturon : « si on a aujourd’hui un tel développement de propos inacceptables, d’ailleurs sur le racisme comme sur plein de sujets, c’est qu’Internet est pour l'instant une sorte de Far West. Les gens qui font des commentaires racistes ou des commentaires sexistes ou désobligeants sont des gens qui sont cachés derrière l’anonymat. Tant qu’on est derrière l’anonymat, ce sont les pires pulsions qui existent, et c’est pour cela qu’on voit cela. »

 

Le député PS comme l’ex-chef de l’État utilisent donc la même expression pour stigmatiser Internet ou en tout cas justifier de mesures de régulation drastique. Cela tombe bien pour Boutih, le projet de loi défendu par Najat Vallaud-Belkacem vise justement à accentuer la répression des discours sexistes, homophobes ou handiphobes, tout en accentuant la responsabilité des intermédiaires techniques.

 

Cependant les points de comparaison entre le PS d’avant et le PS d’après l'élection présidentielle de 2012 dépassent allègrement la sémantique et, c’est peu de le dire. Sur de nombreux textes de loi en gestation, l’actuelle majorité a retourné sa veste, noyant aux oubliettes de l’histoire ses propos tenus lorsqu'elle était  dans les rangs de l’opposition.

Consommation : quand le PS s’opposait au blocage judiciaire des sites

Premier exemple, le projet de loi de Benoit Hamon. Mais d’abord, un petit retour en arrière : lorsque l’UMP était aux manettes, le PS s’était fermement opposé à un nouveau cas de blocage judiciaire que tentait d’organiser le projet de loi sur la consommation de Frédéric Lefebvre. Le texte prévoyait en effet que la DGCCRF puisse solliciter du juge des mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par un site. En clair, l’objectif était de solliciter des mesures de blocage judiciaire lorsqu’un site contrevient gravement à une disposition du Code de la Consommation.

 

 

Suivant la voix du bon père de famille, le PS demandait alors un moratoire avant d’adopter toute nouvelle mesure de ce type : « si cette procédure fait intervenir un juge comme le préconise un récent rapport sur la Neutralité du Net, elle semble pourtant ignorer la proposition n°3 du rapport [sur la neutralité, NDLR] qui préconise de s'interroger plus avant sur la justification des mesures de blocage légales, en dépit de leur légitimité apparente, du fait de leur inefficacité et des effets pervers qu'elles sont susceptibles d'engendrer » égratignait le groupe.

 

Il soulignait au passage les risques « de surblocage et de contournement perturbant le fonctionnement et la sécurité des réseaux », ceux-ci nuisant « à la liberté de communication et d'expression ». Il réclamait en outre la rédaction d’un rapport afin d’évaluer précisément ces dispositifs, « comme le préconise [encore] le rapport sur la neutralité d'Internet publié en avril 2010 » cosigné Corinne Erhel (PS) et Laure de la Raudière (UMP).

 

hamon

 

Arrivée aux plus hautes marches du pouvoir, le PS a présenté un projet de loi similaire au projet de loi Lefebvre qui n’était pas arrivé à terme. Surprise, le texte socialiste reprend le système de blocage judiciaire qu’il combattait jusqu’alors ! Hamon souhaite en effet permettre à la DGCCRF de réclamer du juge « toutes mesures proportionnées propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d’un service de communication au public en ligne ». Sans doute pour faire passer la pilule, le groupe a simplement conservé la rédaction d’un rapport au gouvernemental dans les 12 mois. Ce rapport portera « sur les effets et la justification des mesures de blocage légales du contenu d’un service de communication au public en ligne. »

 

Le PS ne s’oppose donc plus au blocage judiciaire, mais l’organise, tout en commandant un rapport sur la justification de ces mesures remis… après leur mise en œuvre.

Proxénétisme : Quand le PS s’opposait au blocage administratif des sites

En plus de ce nouveau cas de blocage judiciaire, le groupe PS veut mettre en action un nouveau cas de filtrage administratif des sites et donc sans intervention du juge. La proposition de loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel » sera discutée dès le 27 novembre prochain. Elle prévoit dans son article 1 que « l’autorité administrative » pourra exiger des FAI le blocage d’accès à des sites qui « contreviennent à la loi française contre le proxénétisme et la traite des êtres humains ». Le FAI, contacté par cette autorité, devra alors bloquer sans délai et sans discuter.

 

Najat Vallaud-Belkacem

 

La mesure a été critiquée par l’ASIC, l’association des gros acteurs du web, mais également par le Conseil national du numérique, qui l’a découvert très tardivement, ou la Quadrature du Net. Mais il est aussi intéressant de se pencher là encore dans l’histoire plus ancienne.

 

Ce blocage administratif s’inspire en effet à plein nez de celui organisé par la loi LOPPSI 2, défendue par Michèle Alliot-Marie (UMP) et contre lequel le PS s’était opposé toutes griffes dehors ! Lors des débats à l’Assemblée nationale, les députés PS souhaitant que le juge intervienne pour décider de l’opportunité de bloquer ou non. Leur amendement fut cependant sèchement rejeté. À tout le moins, ils avaient essayé de faire en sorte que ces mesures soient testées à titre expérimental sur 12 mois, rapport à l’appui. Vainement.

 

Ce 15 décembre 2010, les arguments pleuvaient pourtant dans les matières grises du groupe. Patrick Bloche (PS) soutenait dans l’hémicycle que cette lutte « ne doit pas être un prétexte au filtrage généralisé d’internet ». Les socialistes dénonçaient ainsi une « rupture du régime de responsabilité établi et non contesté depuis 2004 et la loi pour la confiance dans l’économie numérique, qui dispose que, dans ces affaires, le premier responsable, c’est l’éditeur, puis l’hébergeur, et enfin le fournisseur d’accès. Il est essentiel de préserver cette chaîne de responsabilité si nous voulons garantir la neutralité du réseau : il serait irresponsable de créer une situation d’insécurisation juridique des intermédiaires techniques, car cela les conduirait à se protéger préventivement et à censurer l’accès à un certain nombre de sites et de contenus. »

 

Le même député jugeait ce blocage « contre-productif » : « S’ils sont poussés à recourir au cryptage et à l’anonymisation, les sites pédopornographiques seront beaucoup moins détectables ; il sera encore plus difficile de les chasser de la toile. Comme beaucoup d’autres parlementaires, j’ai rendu visite, à Nanterre, aux policiers et aux gendarmes qui traquent les sites pédopornographiques : ils ne nous ont jamais demandé de voter cette disposition législative, qui va plutôt leur compliquer que leur faciliter la tâche du point de vue technique. »

 

Aujourd’hui, le PS organise donc ce qu’il dénonçait autrefois en l’étendant aux sites de proxénétisme, notion nettement plus floue que celle de la pédopornographie.

Droit d’auteur : Quand le PS s’opposait aux DRM

Durant le débat sur le projet de loi DADVSI, le PS alors dans l’opposition avait fermement combattu des heures durant les dispositifs à base de verrou numérique (DRM ou Digital Right Management). Avec cette loi, en effet, contourner un tel verrou pour effectuer par exemple une copie, revient finalement à commettre une contrefaçon alors même que le consommateur-terroriste a légalement acheté l’œuvre.

 

Le PS avait tenté du coup d’interdire cette protection dans toute une série d’hypothèse notamment lorsque « le consommateur n'a pas été informé lors de l'acquisition d'une copie d'une œuvre » ou « aux actes réalisés sans but lucratif, à des fins de sécurité informatique ou de protection de la vie privée. ». Peine perdue là encore, face à la majorité UMP. Arrivé au pouvoir, le PS a changé son fusil d’épaule sur la question et ne s’oppose plus ouvertement à ces mesures, bien au contraire. Deux exemples notables.

 

Premier exemple, lorsque Frédéric Lefebvre avait défendu son grand projet de loi sur la consommation, avorté rappelons-le, le sénateur socialiste Alain Fauconnier avait déposé un amendement en décembre 2011 pour obliger l’information du consommateur des «mesures de protection technique applicables ainsi que toute opérabilité pertinente du contenu numérique avec certains matériels ou logiciels dont le professionnel a ou devrait raisonnablement avoir connaissance. ». En 2013, si la même mesure est réapparue dans l’ébauche du projet de loi sur la consommation du ministre PS Benoit Hamon, nulle trace d’une telle obligation dans le texte finalement déposé au Parlement. Contacté, son cabinet nous a assuré que cette obligation serait toujours présente, mais seulement dans un décret. Vrai ou faux ? Le député Lionel Tardy doute au point d’avoir déposé un amendement pour forcer la mise à niveau de la loi refusée par le PS.

 

Deuxième exemple, le gouvernement a finalement torpillé un amendement d’Isabelle Attard (EELV) tout juste voté par les députés. Le texte de la députée écologiste visait à ne réserver la TVA à taux réduit qu’aux eBooks sans DRM. Pour la parlementaire, en effet, seuls ces derniers s’assimilent à un livre physique qu’on peut prêter, contrairement à un eBook avec DRM qui s’assimile davantage à une prestation de service.

 

isabelle attard

 

Le gouvernement s’est opposé à une telle disposition considérant en substance que la TVA à taux réduit doit s’appliquer à tous les livres numériques, avec ou sans DRM, et que le sujet est actuellement en débat à Bruxelles : « Nous nous battons, au sein de l’Union européenne, pour que l’ensemble des supports de lecture bénéficie du taux réduit de TVA. C’est l’un des éléments de notre combat en faveur de l’exception culturelle, de l’accès pour tous à la culture et du livre. (…) Prendre des dispositions dérogatoires ne peut que porter atteinte à la portée de notre combat, qui n’est déjà pas si facile à mener. En adoptant un tel amendement, nous risquons d’affaiblir notre position vis-à-vis de nos interlocuteurs, et de mettre en péril notre capacité à atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé. »

 

Dans la même veine, au sein du ministère de la Culture, au Conseil Supérieur de la propriété littéraire et artistique, le sujet des DRM déborde sur celui de la revente des fichiers d’occasion, qu’Aurélie Filippetti songe à encadrer. Des mesures qui pourront s’appuyer sur une taxation, une interdiction ou justement sur les mesures techniques de protection...

Droit d’auteur : Quand le PS s’opposait à Hadopi

Pour mesurer la déliquescence du PS sur la question de la loi Hadopi, il suffit, comme nous l’avons fait dans cette actualité, de se replonger là encore dans l’histoire parlementaire du texte

 

Le 4 mai 2009 par exemple, Aurélie Filippetti exposait que «le dispositif HADOPI est purement défensif ; ses limites et ses dangers sont patents. Il cherche uniquement à préserver les modèles économiques en place, sans accompagner l’émergence de solutions nouvelles, alors que l’environnement technologique, lui, se renouvelle et que les modes de consommation et d’écoute ont considérablement progressé, notamment depuis le vote de la loi DADVSI. (…) Comme beaucoup d’internautes, j’avoue avoir bien du mal à comprendre comment la loi pourra réellement et efficacement préserver et pérenniser la création. Elle n’apporte pas un centime de plus aux auteurs ou aux artistes, que le gouvernement met en avant depuis le début de la discussion. Il n’est même pas démontré qu’elle fera baisser le téléchargement non autorisé. Il s’agit, selon les termes mêmes de Mme la ministre, d’un simple « pari ». Son enjeu ne devrait-il pas être, avant tout, de proposer les moyens d’assurer le financement des investissements nécessaires à la création de contenus culturels, ainsi qu’une juste rémunération des droits d’auteur dans le monde numérique ? »

 

 

Jour après jour, au fil des débats, les échanges ont été du même acabit comme ce 21 juillet 2009 toujours où la députée demandait à Christine Albanel : « Quelle justification donner à la criminalisation de jeunes, dont le seul crime est de vouloir accéder à la culture et à la musique ? ». Le lendemain elle citait même de mémoire Gramsci face à l’usine juridique que les députés s’apprêtaient à voter : « Le monde ancien ne veut pas mourir. Ce qui est nouveau n’arrive pas encore à naître et, dans cet entre-deux, prennent naissance les monstres. ».

 

Le 20 janvier 2012, elle claironnait aux oreilles de France Inter que « la fin d‘Hadopi est une victoire à la fois pour la création française et pour l’accès de tous à la Culture, c'est-à-dire la démocratisation culturelle, l’un des grands idéaux de la gauche. »

 

Aurélie Filippetti Pascal Rogard

 

Les électeurs ont pu apprécier ces propos, le temps de leur diffusion. Mais quand la députée devenue ministre, ce roulement de tambour a été mis en sourdine. Si le PS a bien mis fin à la suspension, mesure jamais appliquée ni même applicable, la ministre de la Culture soutient désormais le mécanisme des avertissements. Certes, elle envisage de supprimer la Hadopi pour confier les clefs au CSA, mais la riposte graduée sera maintenue dans cette nouvelle enveloppe. Avec elle, survit le principe contre lequel le PS s’était opposé à savoir celui de la responsabilisation de l’abonné pour des faits commis peut être par autrui, le tout via une procédure prépénale menée à distance, de manière automatisée, sur écran.

Quand le PS s’opposait au contrôle des contenus en ligne par le CSA

Dernier exemple. En décembre 2008, le PS s’était farouchement opposé à un amendement du député Frédéric Lefebvre déposé dans le projet de loi sur la Communication audiovisuelle et le nouveau service public de la télévision.

 

Dans ce fameux amendement 844, le député UMP rêvait de confier la régulation des contenus en ligne au CSA, du moins sous la lorgnette de la protection de l’enfance et du respect de la dignité de la personne sur les sites de partage, comme YouTube ou Dailymotion. « Ce déferlement visuel va de pair avec une grande facilité d’accès aux images alors même que certains contenus audiovisuels véhiculent un climat de violence, d’agression et banalisent la sexualité et la pornographie, assurait Lefebvre. Les jeunes, grands utilisateurs d’écran, sont ainsi régulièrement exposés à ces images et gèrent cette consommation d’autant plus seuls qu’ils circulent dans ce flot d’images avec beaucoup plus d’aisance que leurs parents, souvent démunis face aux nouvelles technologies ».

 

 

Du coup, il préconisait que le CSA élabore une charte de protection de l’enfance sur ces services en ligne, tout en délivrant des labels à ceux d’entre eux qui la respecteront. Pour aiguiser l’efficacité du tout, le député voulait dans le même temps que « les logiciels de contrôle parental que les fournisseurs d’accès à internet (…) soient en mesure de reconnaître ces labels pour filtrer – si les parents le souhaitent – les sites qui n’en possèdent pas ».

 

Ce n’est pas tout. En plus de cette civilisation du net, le député voulait encore que les sites de partage « participent également au financement de la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles dès lors qu’ils font concurrence aux autres services audiovisuels à la demande qui contribuent à ce financement ». Concrètement ? « Cette contribution devrait prendre, de manière privilégiée, la forme d’achats de droits de diffusion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles et, seulement à défaut, la forme d’un versement à un fonds mutualisé pour le soutien de la production de ces œuvres. »

 

Lors des débats, les députés PS – Aurélie Filippetti était d’entre eux - s’étaient vigoureusement opposés à cette prise de contrôle. « Ne chargeons pas la barque du CSA avec une mission qui n’est pas la sienne » avait exposé par exemple le député Patrick Bloche. Marcel Rogemont poursuivra : « il est faux de laisser entendre en permanence qu’Internet serait le diable, qu’il n’existerait aucune disposition pour l’encadrer, qu’il échapperait aux lois de la République, ce qui justifierait que le CSA s’érige en juge. Vous connaissez notre souci d’élargir au maximum les pouvoirs du CSA, dès lors que cela concerne son domaine de compétence, mais, en l’occurrence, Internet nous semble relever du droit commun, comme tous les autres domaines de la communication, qu’il s’agisse de la presse écrite ou de l’audiovisuel. Éventuellement, c’est le droit commun qu’il faut compléter. »

 

Pierre lescure Aurélie Filippetti

 

Cinq ans plus tard, l’élargissement bien là. Si Bloche montre toujours méfiant, Aurélie Filippetti et François Hollande ont bien enclenché le transfert des compétences de la riposte graduée dans les mains du CSA (voir ci-dessus). Mieux, la ministre de la Culture compte mettre en application les autres préconisations du rapport Lescure pour faire de cette autorité, le régulateur de tous les contenus numériques en ligne.

 

Page 151 du rapport, par exemple, Lescure demande à ce que le CSA mette en place un dispositif de labellisation pour identifier les sites adaptés aux mineurs. Le CSA serait également juge des engagements de tous les acteurs en ligne au profit de l’exception culturelle (mise en avant des vidéos françaises ou européennes sur la page d'accueil par exemple), en contrepartie, les sites conventionnés pourraient voir leurs débits priorisés sur Internet ou leur place survalorisé dans les moteurs de recherche grâce à un système de petites pastilles vertes à leur URL. Filippetti estime aussi qu’ « il faut intégrer les nouveaux acteurs de la diffusion dans les mécanismes de financement des œuvres qu'ils diffusent » soit très exactement ce que préconisait Frédéric Lefebvre, l’ennemi d’hier.

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Écrit par Marc Rees

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Consommation : quand le PS s’opposait au blocage judiciaire des sites

Proxénétisme : Quand le PS s’opposait au blocage administratif des sites

Droit d’auteur : Quand le PS s’opposait aux DRM

Droit d’auteur : Quand le PS s’opposait à Hadopi

Quand le PS s’opposait au contrôle des contenus en ligne par le CSA

Commentaires (53)


Le 26/11/2013 à 09h 51

Que des promesses sans actions derrière. C’est souvent (toujours?<img data-src=" />) le cas en politique mais encore plus flagrant avec ce gouvernement qui sent trop l’amateurisme.


Le 26/11/2013 à 09h 56

Il n’y a malheureusement rien d’étonant à cela … ils sortent tous du même moule <img data-src=" />

Qui a dit “promotion Voltaire” ? <img data-src=" />

A quand un retour de la politique de conviction et de sens du bien commun ? <img data-src=" />


Le 26/11/2013 à 09h 58







Gericoz a écrit :



Que des promesses sans actions derrière. C’est souvent (toujours?<img data-src=" />) le cas en politique mais encore plus flagrant avec ce gouvernement qui sent trop l’amateurisme.





Ce n’est pas de l’amateurisme au contraire… c’est du carrièrisme. Ils donnent des privilège aux “bonnes” personnes pour avoir un retour de ces dernières… Après leur boulot, c’est de faire croire au bon peuple qu’ils bossent pour eux.



Le 26/11/2013 à 10h 04

Des fois je me dis qu’au moins, les escrocs précédents, on s’y était habitué…



je suis tellement plein de déception que je n’attends plus rien d’un côté comme de l’autre…



Il ne savent que faire deux choses :




  • “être au gouvernement et se coucher face aux demandes de certaines personnes”

  • “être dans l’opposition, donc s’opposer à tout”



    Dans les deux cas, ça ne vaut pas un clou.


Le 26/11/2013 à 10h 07

Principe fondateur : gagner les élections.



De ce principe, tous les autres en découlent.



Dans l’exemple des TIC, le PS(*) s’opposait à certaines mesures, dans l’objectif de gagner (leurrer ?) des électeurs.



Dans ce mode de fonctionnement, les TIC ne sont que la face visible de l’iceberg des sujets de campagne. On peut gratter les sujets, et retrouver des similitudes de traitement.



Une fois au pouvoir, on s’aide soi même, et on aide les copains. Il suffit de vérifier les nominations à des postes par les différents présidents, surtout en fin de mandat…







(*) : à remplacer par le parti d’opposition en fonction des mandats.


versgui Abonné
Le 26/11/2013 à 10h 11

Le PS va réussir à faire pire que l’UMP… Il y avait du niveau, je ne pensais pas cela possible.


Le 26/11/2013 à 10h 12

Article sympa, mais lecteur fidèle depuis pfiouuu longtemps c’est ce qui m’a sauté aux yeux au fur et a mesure des nouvelles propositions de lois pondu par la “gauche”



Comme l’a dis un philosophe bien connu “Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes”



C’est quand même triste de voir que la démocratie est en échec total, et que le quasi bipartisme de la France ne propose aucune alternative valable pour un nombre grandissant de Français


Le 26/11/2013 à 10h 15

La politique, c’est un peu comme un Théâtre de Guignol : A chaque nouvelle représentation, quelle que soit l’histoire ou les marionnettes, c’est toujours les mêmes marionnettistes qui tirent les ficelles <img data-src=" />


Le 26/11/2013 à 10h 25







risbo a écrit :



C’est quand même triste de voir que la démocratie est en échec total, et que le quasi bipartisme de la France ne propose aucune alternative valable pour un nombre grandissant de Français





On s’en fiche, il y a bientôt Miss France.



Et le téléthon aussi, il faut donner pour tous les petits nenfants malades qu’on va exposer devant des caméras pendant un week-end pour se donner bonne conscience et qu’on va oublier jusqu’à l’année prochaine.



Alors la démocratie tu crois bien que c’est un truc qui nous passe par dessus la tête.



Le 26/11/2013 à 10h 33







Obelixator a écrit :



La politique, c’est un peu comme un Théâtre de Guignol : A chaque nouvelle représentation, quelle que soit l’histoire ou les marionnettes, c’est toujours les mêmes marionnettistes qui tirent les ficelles <img data-src=" />





<img data-src=" />



Le 26/11/2013 à 10h 50







risbo a écrit :



C’est quand même triste de voir que la démocratie est en échec total, et que le quasi bipartismemonopartisme de la France ne propose aucune alternative valable pour un nombre grandissant de Français





<img data-src=" />



Les gars tombez pas de votre chaise en découvrant ça: Il fallait s’y attendre.<img data-src=" />



Le 26/11/2013 à 10h 54

Je crois que Dominique Voynet a levé le voile sur ses futurs ex collègues

Le monde politique est douteux et peu de gens leurs confieraient leurs enfants ou leurs économies

Mais bon d’un autre côté il y a longtemps que plus rien ne m’étonne

<img data-src=" />


Le 26/11/2013 à 11h 02







ArchangeBlandin a écrit :



Des fois je me dis qu’au moins, les escrocs précédents, on s’y était habitué…



je suis tellement plein de déception que je n’attends plus rien d’un côté comme de l’autre…



Il ne savent que faire deux choses :




  • “être au gouvernement et se coucher face aux demandes de certaines personnes”

  • “être dans l’opposition, donc s’opposer à tout”



    Dans les deux cas, ça ne vaut pas un clou.







    +1.



    Autant avant je voyais dans le PS une porte de sortie. Autant maintenant, je ne sais pas…



Le 26/11/2013 à 11h 03



On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi



Le seul truc censé dans l’histoire. Et si … si tout le monde se mettait à tuer son voisin c’est que la loi interdisant de tuer son voisin n’aurait plus de sens… La loi est sensée représenter les règles de vie en commun de la nation : si la nation est d’accord pour dire que tuer son prochain est acceptable, alors la loi ne doit pas l’interdire. Evidemment, on peut espérer que les français ne seront jamais pour qu’on puisse tuer son voisin impunément. Par contre, qu’on puisse télécharger des films et de la musique…


Apone Abonné
Le 26/11/2013 à 11h 04

ah.. la politique… tous sous influence… <img data-src=" />



En plus on les voit bien <img data-src=" /> à l’assemblée, ils sont tout <img data-src=" /> avec les grosses boites (dirigées par leur anciens collègues), et après ils nous <img data-src=" /><img data-src=" />


Le 26/11/2013 à 11h 21



Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat.



Sauf que ça fonctionne dans l’autre sens : on ne légalise pas l’assinat pasque tout le monde ne tue pas son prochain.


Le 26/11/2013 à 11h 44



« Le monde ancien ne veut pas mourir. Ce qui est nouveau n’arrive pas encore à naître et, dans cet entre-deux, prennent naissance les monstres. ».





Ils disaient qu’ils n’arrivaient pas à naître, on réalise qu’ils ne veulent pas mourir. <img data-src=" />


Le 26/11/2013 à 11h 48







Alucard63 a écrit :



<img data-src=" />



Les gars tombez pas de votre chaise en découvrant ça: Il fallait s’y attendre.<img data-src=" />







Je préfère que ça continu a me choquer pendant longtemps alors, parce que ça n’est pas absolument pas normal. Après pour y faire quelque chose…



Le 26/11/2013 à 12h 01

En fait les hommes politiques ne sont plus là que pour officialiser les décisions prises par les lobbys.


Le 26/11/2013 à 12h 17



Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat.





Je veux pas faire mon rabat joie scientifique mais si tout le monde tue quelqu’un, et bien il y a plus personne.



Le 26/11/2013 à 12h 30







Jean_Peuplus a écrit :



Je veux pas faire mon rabat joie scientifique mais si tout le monde tue quelqu’un, et bien il y a plus personne.





<img data-src=" />



Le 26/11/2013 à 12h 39

Bon ben ça montre bien que nos politiques ne servent à rien (et ils s’étonnent que le peuple ne croit plus en eux, sans déconner…) : on n’est plus gouverné par des élus mais par les lobbys. Tu n’importe qui, qui pensait n’importe quoi sur un sujet, quand il est au gouvernement il prend la ligne dictée par le lobby influent sur le sujet. CQFD. Si ça, ce n’est pas fait pour pousser vers les extrêmes….


Le 26/11/2013 à 12h 43







Jean_Peuplus a écrit :



Je veux pas faire mon rabat joie scientifique mais si tout le monde tue quelqu’un, et bien il y a plus personne.





Faux, il en reste 1 (comme dans Highlander <img data-src=" /> )

EDIT et encore faux si chacun ne tue qu’une personne en simultanée (on divise par 2 seulement), si on fait chacun son tour restera le dernier meurtrier sans personne pour le tuer, le pauvre…



Le 26/11/2013 à 12h 44







NonMais a écrit :



Faux, il en reste 1 (comme dans Highlander <img data-src=" /> )







j’ai voulu la faire mais tu m’a grillé.



Le 26/11/2013 à 12h 55

“Et je tourne ma veste devant

Je tourne ma veste derrière,

Je tourne ma veste devant,

Et je fais des petits ronds

Je danse le boogie woogie

Je tourne sur moi-même

Et je m’en vais plus loin.”



DayCay,animateur de soirée de baptême,mariage,enterrement et déclaration fiscale,bientôt par chez vous


Le 26/11/2013 à 13h 03







DarKCallistO a écrit :



DayCay,animateur de soirée de baptême,mariage,enterrement et déclaration fiscale,bientôt par chez vous







je prévois d’embaucher un nettoyeur pour me débarrasser de ma belle mere.

combien pour un enterrement (messe funérailles) d’environ 4h ?




Le 26/11/2013 à 13h 06







saf04 a écrit :



je prévois d’embaucher un nettoyeur pour me débarrasser de ma belle mere.

combien pour un enterrement (messe funérailles) d’environ 4h ?







Ça dépend,c’est une vrai connasse ? Ou seulement une chieuse ? <img data-src=" />



Beettoon Abonné
Le 26/11/2013 à 13h 20

C’est pour ce genre d’article que je me suis abonné, bravo à Marc.


GruntZ Abonné
Le 26/11/2013 à 13h 23







feuille_de_lune a écrit :



A quand un retour de la politique de conviction et de sens du bien commun ? <img data-src=" />





Dès qu’on a trouvé le moyen d’aller sur la planète des bisounours <img data-src=" />



Pour moi, ça ne prouve qu’une chose, c’est que les lobbyistes sont plus actifs avec ceux qui sont au pouvoir, et que ceux qui sont dans l’opposition sont plus attentifs à leurs électeurs (mais juste pour augmenter la qualité des promesses, hein !)



/me s’en va ré-écouter l’Opportuniste de J. Dutronc



Le 26/11/2013 à 13h 27







DarKCallistO a écrit :



Ça dépend,c’est une vrai connasse ? Ou seulement une chieuse ? <img data-src=" />







je vois pas trop le but de ta question..

tu fais des reductions pour les enterrements de conasses ?



Le 26/11/2013 à 13h 28

“L’opportuniste” de Jacques Dutronc (1968)



Je suis pour le communisme

Je suis pour le socialisme

Et pour le capitalisme

Parce que je suis opportuniste



Il y en a qui contestent

Qui revendiquent et qui protestent

Moi je ne fais qu´un seul geste

Je retourne ma veste, je retourne ma veste

Toujours du bon côté



Je n´ai pas peur des profiteurs

Ni même des agitateurs

J´fais confiance aux électeurs

Et j´en profite pour faire mon beurre



Il y en a qui contestent

Qui revendiquent et qui protestent

Moi je ne fais qu´un seul geste

Je retourne ma veste, je retourne ma veste

Toujours du bon côté



Je suis de tous les partis

Je suis de toutes les partys

Je suis de toutes les cauteries

Je suis le roi des convertis



Il y en a qui contestent

Qui revendiquent et qui protestent

Moi je ne fais qu´un seul geste

Je retourne ma veste, je retourne ma veste

Toujours du bon côté



Je crie vive la révolution

Je crie vive les institutions

Je crie vive les manifestations

Je crie vive la collaboration



Non jamais je ne conteste

Ni revendique ni ne proteste

Je ne sais faire qu´un seul geste

Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste

Toujours du bon côté



Je l´ai tellement retournée

Qu´ell´ craqu´ de tous côtés

A la prochain´ révolution

Je retourn´ mon pantalon


Le 26/11/2013 à 13h 32







GruntZ a écrit :



Dès qu’on a trouvé le moyen d’aller sur la planète des bisounours <img data-src=" />





Je préfère ma condition d’utopiste. <img data-src=" />



Le 26/11/2013 à 13h 37

c’est pas trop mon truc de passer en mode politique, mais:

a tous les decus, essayez de regarder ce que propose bayrou, sa manière de reflechir aux problèmes et sa manière de les exprimer….



ca vous changera des pains au chocolat, du changement c’est maintenant, et de la france bleue marine, mais nostalgique comme son père.


Le 26/11/2013 à 13h 39







saf04 a écrit :



je vois pas trop le but de ta question..

tu fais des reductions pour les enterrements de conasses ?







Faut bien trouver de nouvelles méthodes commerciale <img data-src=" />







saf04 a écrit :



c’est pas trop mon truc de passer en mode politique, mais:

a tous les decus, essayez de regarder ce que propose bayrou, sa manière de reflechir aux problèmes et sa manière de les exprimer….



ca vous changera des pains au chocolat, du changement c’est maintenant, et de la france bleue marine, mais nostalgique comme son père.







+1000



Le 26/11/2013 à 13h 48







saf04 a écrit :



c’est pas trop mon truc de passer en mode politique, mais:

a tous les decus, essayez de regarder ce que propose bayrou, sa manière de reflechir aux problèmes et sa manière de les exprimer….



ca vous changera des pains au chocolat, du changement c’est maintenant, et de la france bleue marine, mais nostalgique comme son père.







Non mais les français sont très forts pour voter en aveugle pour le nom qu’on a entendu le plus à la télé et se plaindre après.

C’est tellement plus facile que de s’intéresser aux programmes avant avec un esprit critique.



Tant que ça durera l’UMPS pourra dormir sur ses 2 oreilles.



Le 26/11/2013 à 14h 03

Ils s’amusent bien les copains de l’UMPS.


Le 26/11/2013 à 14h 23

A voir toutes ces tetes, j’ai envie de vomir..



Heureusement qu’ils pourront dire que c’est pas bien d’être raciste quand 3035% des gens voteront au prochaine election..


Le 26/11/2013 à 14h 28







JoePike a écrit :



Je crois que Dominique Voynet a levé le voile sur ses futurs ex collègues

Le monde politique est douteux et peu de gens leurs confieraient leurs enfants ou leurs économies

Mais bon d’un autre côté il y a longtemps que plus rien ne m’étonne

<img data-src=" />









La dominique, elle a bien gouté à la soupe pendant très longtemps et continue à en reprendre des louches derrière ses airs..je serai courieux de connaitre sa pension de retraite avec tout ce qu’elle a cumulée. Après elle fait petite face à notre maire (Indice: Jean Bart et son carnaval) qui cumule plus de 25 mandats (mieux que jesus) et qui doit émargé à plus de 100000 euros par mois. Dur d’être politique



Le 26/11/2013 à 14h 56







Anna Lefeuk a écrit :



La dominique, elle a bien gouté à la soupe pendant très longtemps et continue à en reprendre des louches derrière ses airs..je serai courieux de connaitre sa pension de retraite avec tout ce qu’elle a cumulée. Après elle fait petite face à notre maire (Indice: Jean Bart et son carnaval) qui cumule plus de 25 mandats (mieux que jesus) et qui doit émargé à plus de 100000 euros par mois. Dur d’être politique







tu sais quoi poto?

si tu veux te faire plein de pognon, tu les invites a une soirée fist&uro, puis ensuite tu les fais chanter avec les photos.



Ça me rend nostalgique ces photos de Fredo…



Au moins, avec l’UMP, on se marrait bien plus <img data-src=" />


Le 26/11/2013 à 15h 13







ActionFighter a écrit :



Ça me rend nostalgique ces photos de Fredo…



Au moins, avec l’UMP, on se marrait bien plus <img data-src=" />







si tu veux j’ai une collec de la poissonnière a poil.

perso je l’utilise pas, ca me coupe tout.









saf04 a écrit :



si tu veux j’ai une collec de la poissonnière a poil.

perso je l’utilise pas, ca me coupe tout.





<img data-src=" />



Ça y est, la séance nostalgie est finie…



Le 26/11/2013 à 15h 37







feuille_de_lune a écrit :



Il n’y a malheureusement rien d’étonant à cela … ils sortent tous du même moule <img data-src=" />

Qui a dit “promotion Voltaire” ? <img data-src=" />

A quand un retour de la politique de conviction et de sens du bien commun ? <img data-src=" />





Non non. Même si je n’ai aucune preuve qu’il se serait pas pareil, Patrick Bloche est pour l’instant un contre exemple.





Dans cet article on mets tous le PS dans un même panier, et on parle donc de retournement de veste comme si TOUT le PS était au pouvoir.

J’admets ma déception face à cette triste réalité, et j’admire ce sous-titre, mais inclure les propos de Patrick Bloche est mal venu.

Est-il au gouvernement? a-t-il retourné sa veste? il ne me semble pas.



edit: A cette occasion, je note que le gouvernement actuel laisse plus de voix discordantes s’élever de ses propres rangs, contrairement au précédent.



Le 26/11/2013 à 15h 49







Vieux_Coyote a écrit :



+1.



Autant avant je voyais dans le PS une porte de sortie. Autant maintenant, je ne sais pas…





J’ai ouvert la porte, mais les yeux fermés, maintenant, je me rends compte qu’il y avait un mur de briques, il y a dû y avoir un bug dans la politique.



Le 26/11/2013 à 18h 39







Indus a écrit :



“L’opportuniste” de Jacques Dutronc (1968)

(…)

[/i]





Malheureux, tu vas faire tomber PCInpact pour violation de droit d’auteur.

<img data-src=" />



Le 26/11/2013 à 19h 01

Oui, mais ça c’était avant.


Le 26/11/2013 à 19h 17







dematbreizh a écrit :



Dans cet article on mets tous le PS dans un même panier, et on parle donc de retournement de veste comme si TOUT le PS était au pouvoir.





Je suis bien d’accord avec toi (enfin pas nécessairement pour Bloche mais de manière plus générale, et pour la droite aussi) mais le problème c’est que le PS comme l’UMP sont devenus des monstres politiques boursouflés qui, malgré la diversité d’opinions en leur sein quand on prend les gens au cas par cas, broient finalement toute « dissidence » à la sortie. Il ne reste finalement plus que quelques os à ronger pour les plus honnêtes d’entre eux, dans des sujets périphériques à même de ne surtout rien bouleverser sur l’essentiel. Bon après c’est un peu la politique en elle-même qui est comme ça c’est sûr…



Et évidemment, on organise la prédominance d’un bon gros méchant FN comme unique choix alternatif, histoire de ne surtout pas avoir à se lancer dans des réflexions poussées sur les vrais enjeux mais de rester dans la posture. Et le pire, c’est que ça marche à merveille. Enfin… jusqu’à ce que ça pète vraiment. Parce bien sûr, à jouer à ce petit jeu malsain, la population finit logiquement par désespérer et à détester tous les politiques sans distinction, à ne plus en avoir rien à foutre et à juste rêver de rétablir la guillotine.



C’est pas possible de voir une telle médiocrité et une telle irresponsabilité au plus haut niveau de l’état, c’est vraiment n’importe quoi.



<img data-src=" />



Le 26/11/2013 à 19h 39







dematbreizh a écrit :



Non non. Même si je n’ai aucune preuve qu’il se serait pas pareil, Patrick Bloche est pour l’instant un contre exemple.



Dans cet article on mets tous le PS dans un même panier, et on parle donc de retournement de veste comme si TOUT le PS était au pouvoir.

J’admets ma déception face à cette triste réalité, et j’admire ce sous-titre, mais inclure les propos de Patrick Bloche est mal venu.

Est-il au gouvernement? a-t-il retourné sa veste? il ne me semble pas.





Il a eu des propos et positions renversees sur certains points. (Je crois me souvenir de tels retournements sur la loi de validation de la Copie Privee. Sujet helas oublie dans l’article.)

De plus, il n’est pas “au gouvernement” mais il est dans la “majorite” actuelle.



Si tu veux un contre-exemple au profil “opportuniste” qui semble etre majoritaire tant dans l’executif que dans le legislatif, je citerais plutot Lionel Tardy. Meme s’il est a l’UMP (personne n’est parfait), ses positions sur le numerique me semblent correctes et globalement constantes.



MarcRees Abonné
Le 26/11/2013 à 20h 05







dematbreizh a écrit :



Dans cet article on mets tous le PS dans un même panier, et on parle donc de retournement de veste comme si TOUT le PS était au pouvoir.

J’admets ma déception face à cette triste réalité, et j’admire ce sous-titre, mais inclure les propos de Patrick Bloche est mal venu.

Est-il au gouvernement? a-t-il retourné sa veste? il ne me semble pas.







Sur les propositions de loi citées, elles sont signées de l’ensemble du groupe PS, Cela tient à la logique des PPL déposées par un groupe, qui solidarise l’ensemble des députés de cette couleur, mais il est vrai que certains s’en dégagent. Ex : Christian Paul est signataire automatique de la PPL sur le filtrage administratif, pour autant il s’en est opposé sur Twitter, se désolidarisant de cette signature commune… Il reste que le texte est bien déposé par le groupe qu’on le veuille ou non. Merci pour tes remarques dans tous les cas.



Le 26/11/2013 à 23h 16



… la constance de la parole politique sur la régulation de l’Internet. Un exercice qui relève bien des surprises… ou des déceptions, c’est selon.





C’est la différence entre convaincre les électeurs pour accéder au pouvoir, et convaincre les lobbys pour y rester. <img data-src=" />


Le 27/11/2013 à 06h 41

Ouai bah comme d’hab, ils sont tous pareil, ils râlent par principe sur les lois des autres et quand ils se retrouvent au pouvoir, ils font les mêmes conneries (l’UMP s’oppose à des lois aujourd’hui alors qu’ils les avaient initiées hier…)… <img data-src=" />



Après tout, ils sont tous membre du très sélect Club “Le Siècle” ou “tout se décide” en dehors de tout contrôle démocratique… <img data-src=" />


cyrano2 Abonné
Le 27/11/2013 à 08h 18

Joli travail pour cet article !



Par contre, un “fact checking” est beaucoup plus parlant en vidéo avec les citations à quelques années d’écart. C’est plus percutant et plus rapide à consulter et à comprendre.



En plus si la vidéo devient viral, cela peut faire venir plein de monde sur le site.


Le 27/11/2013 à 08h 33







MarcRees a écrit :



Sur les propositions de loi citées, elles sont signées de l’ensemble du groupe PS, Cela tient à la logique des PPL déposées par un groupe, qui solidarise l’ensemble des députés de cette couleur, mais il est vrai que certains s’en dégagent. Ex : Christian Paul est signataire automatique de la PPL sur le filtrage administratif, pour autant il s’en est opposé sur Twitter, se désolidarisant de cette signature commune… Il reste que le texte est bien déposé par le groupe qu’on le veuille ou non. Merci pour tes remarques dans tous les cas.





Ce n’était pas une critique agressive mais dans le même temps je ne savais pas qu’il était signataire automatique… merci pour ces détails <img data-src=" />