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Plusieurs associations appellent la Commission européenne à tuer les bannières de cookies

On peut pas les manger plutôt ? J'ai faim !

Plusieurs associations appellent la Commission européenne à tuer les bannières de cookies

Illustration : Flock

noyb, l’EFF, Que Choisir et d’autres associations veulent profiter de la proposition d’ « omnibus numérique » de simplification des règles européennes pour introduire l’obligation de prendre en compte des mécanismes standards d’automatisation de réponse aux bannières de cookies.

« Utiliser Internet est devenu un véritable casse-tête », constatent une vingtaine d’associations dont noyb, Que Choisir Ensemble, ou encore l’EFF. « Même des gestes simples, comme ouvrir un site web ou une application, obligent souvent les utilisateurs à cliquer sur des bannières de consentement trompeuses avant de pouvoir accéder au contenu proprement dit ». Et effectivement, les bannières de cookies utilisant très souvent des dark patterns ont envahi le web.

« Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’omniprésence des bannières de consentement, celles-ci ne sont pas exigées par la législation européenne », soulignent les associations : « En réalité, au sein de l’Union européenne, le suivi en ligne est interdit par défaut ». Les bannières de consentement constituent dès lors un outil de « conformité malveillante » utilisé par le secteur du suivi, conçu pour vous inciter à renoncer à vos droits. « En d’autres termes : ce système est vicié dès sa conception », concluent-elles. Le site de Next, sans bannière de cookies, prouve qu’il est possible de s’en passer.

Proposition d’introduire un nouvel article dans l’ « omnibus numérique » pour simplifier la vie des internautes

En conséquence, dans une lettre ouverte adressée à la Commission européenne, ces associations lui demandent d’intégrer à son texte dit « omnibus numérique » un article (article 88b) qui obligerait les sites web des entreprises à accepter un mécanisme standard de signaux automatiques permettant à l’internaute de faire ses propres choix de façon automatique, sans avoir à décocher manuellement des cases avant d’accéder au contenu.

Pour ces associations, cet ajout permettrait d’apporter une véritable simplification « que les citoyens (et les électeurs) puissent constater dans leur vie quotidienne, plutôt que de se contenter de réduire les obligations pesant sur les entreprises ». Rappelons que la Commission européenne a justifié son projet d’omnibus numérique par le besoin d’un « choc de simplification ».

Des protocoles existants qui peuvent devenir des standards

Elles appuient leur demande sur l’existence de protocoles déjà existants. Et si le Do Not Track n’a pas eu le succès escompté, les associations s’appuient sur le « Global Privacy Control » qui a pris la relève et sur lequel reposent déjà, selon elles, des lois établies dans certains États américains.

L’EFF, noyb et autres associations citent aussi le protocole ADPC (Advanced Data Protection Control) proposé par le chercheur autrichien Soheil Human. L’ADPC permet non seulement de refuser les cookies mais aussi de les accepter à des fins spécifiques ou pour des responsables de traitement choisis. Cela « pourrait permettre de supprimer la plupart des bannières de cookies », argumentent les associations.

Les associations proposent que ce nouvel article 88b rende obligatoire la possibilité d’automatiser par l’internaute, dans son navigateur, tout ce qui dépend du principe de consentement tel que le définit l’article 4.11 du RGPD. L’article qu’elles proposent obligerait à respecter les signaux automatisés.

Enfin, les associations demandent à la commission d’interdire aux entreprises considérées comme des « contrôleurs d’accès » de concevoir ou gérer les signaux automatisés de manière à renforcer leurs positions dominantes.

Commentaires (42)

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ces associations lui demandent d’intégrer à son texte dit « omnibus numérique » un article (article 88b) qui obligerait les sites web des entreprises à accepter un mécanisme standard de signaux automatiques permettant à l’internaute de faire ses propres choix de façon automatique, sans avoir à décocher manuellement des cases avant d’accéder au contenu.
:incline:
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Je commence à me dire que je suis moins bien considéré qu’un crawler d’une entreprise IA sur le web.
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Mets-toi à la natation synchronisée, tu auras peut-être plus de respect de ton entourage :-D
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Ok mais qui va payer si les sites ne peuvent même plus servir de source de data pour le ciblage publicitaire?
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Beaucoup de sites vont mourir, probablement. Mais surtout les sites genIA qui n'apportent rien et commenceront ainsi à ne plus être rentables.
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Ça ne rend pas la pub obsolète, juste la pub ciblée.

On va peut-être revenir à un modèle un peu plus sain de publicité. (Je préférerais la disparition complète mais ça on n'est pas prêt)
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C'est plus un problème de concurrence entre acteurs.
Si on met en concurrence de la pub ciblée vs. non ciblée, la pub non ciblée ne vaut rien.
Si on réduit fortement la pub ciblée, la pub non ciblée sera l'unique façon d'adresser certaines personnes, et devrait regagner en valeur.

Dans le métro ou abribus, la pub n'est trop pas ciblée (on va dire la zone de la station et l'heure pour les écrans) et elle ne semble pas en mauvaise santé.
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Le site de Next, sans bannière de cookies, prouve qu’il est possible de s’en passer.
Je pense que les gens ne sont pas prêt à payer, même symboliquement, pour la qualité. J'ai surtout l'impression qu'ils préfèrent le divertissement gratuit payé avec leurs données personnels (la quasi totalité du web + jeux mobiles), voire se divertir carrément en se tirant une balle dans le pied (influenceurs youtube, cnews).
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Ça dépend pour quoi, je pense.
Certains sont trop habitués au tout-gratuit et, eux, accepterons automatiquement tout. Les autres pourront automatiquement refuser avec une autorisation ponctuelle potentielle.
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Oui, y’a énormément de site qu’on visite qu’une fois, en tombant dessus… tu cherches une recette de choux à la crème, tu prends le premier ou deuxième résultats. Le site en question tu t’en fiche c’est la recette que tu veux.

(D’ailleurs les chapeaux superlatifs sur les vertus et saveurs on s’en fiche aussi)
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Dans ce cas ils n'auront qu'à accepter automatiquement.
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Je pense que les gens ne sont pas prêt à payer, même symboliquement, pour la qualité. J'ai surtout l'impression qu'ils préfèrent le divertissement gratuit payé avec leurs données personnels (la quasi totalité du web + jeux mobiles), voire se divertir carrément en se tirant une balle dans le pied (influenceurs youtube, cnews).
Payer directement le service en lieu et place du tracking pour de la publicité n'est pas une fatalité ou l'unique solution, au contraire de ce que certains sites comme Marmiton (dont le contenu est en partie issu des utilisateurs, d'ailleurs) essayent de faire croire avec leur chantage au tracking versus abonnement.

Typiquement, la publicité par contenus sponsorisés n'en implique aucun de particulier, le média connaît son audience. Tout comme le site peut se trouver d'autres sources de revenus via des services à valeur ajoutés annexe, un modèle freemium qui sert de produit d'appel, etc. Et encore, là je parle de contenus maintenus et publiés par une entreprise.

Ça demande de se creuser un peu plus le citron pour concevoir son modèle économique que de reposer sur celui du viol de la vie privée et l'apologie des dark patterns. Perso, je ne serais pas mécontent que ces choix de facilité se voient mis en face de leur responsabilité et assainisse l'écosystème.
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Ce n'est pas une question de demande, c'est une question d'offre. Les gens achètent ce que le marché offre. En l'occurrence, la publicité ciblée n'est pas l'opposé à l'abonnement : j'ai moi-même été abonné à la presse locale qui est remplie de pisteurs et de contenus rémunérateurs (groupe Ebra, groupe Rossel pour ne pas les citer). Il ne faut pas prendre les gens pour des tebés, c'est bien l'offre qui est peu crédible. Heureusement qu'il existe Mediacités, Rue89 et d'autres médias locaux sans publicité, et sans subvention des intercommunalités et des mairies. Cela-dit le financement tout seul ne dit rien de la qualité d'un média.
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reste à gérer le cas "cookie ou payer 2€" si je ne me trompe pas non ?
et dans ce cas à terme tout les sites utiliseront cette astuce :s
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Ca ne changera pas grand chose : le site recevra l'information de refus de la part du navigateur, et pourra afficher le même payload demandant à l'utilisateur de changer ses préférences dans le navigateur.

Mais le fait est que ça ajoutera de la friction, et que les utilisateurs préféreront probablement aller voir ailleurs que bidouiller les paramètres du navigateur. Et tant mieux.
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Tout ça pour afficher ensuite : pour voir la fin de l'article, abonnez-vous :windu:
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Ouest France …
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Je rêve qu'on aie enfin une vraie interdiction de ce truc. La vie privée c'est un droit fondamental, il ne faut pas autoriser sa marchandisation ("paie 2€ ou renonce à ton droit à la vie privée").

Pour moi, si la question est "tu consents ou tu paie ?" alors le consentement ne doit pas être considéré valable car pas libre.

Oui ça fera perdre des revenus publicitaires aux sites et en rendra probablement certains payants, est-ce une mauvaise chose ? Je crois pas. Et, qui sais, si tous les médias commençaient à avoir des problèmes de financement, peut-être qu'on réfléchirait enfin à un système de financement des médias un peu plus pérenne ?
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Tant mieux, si tous les sites pseudo-gratuits se mettent à proposer 2€ d'abonnement. C'est pas cher 2€ par mois. Le groupe Rossel, c'est 5,90 € par mois et le groupe Ebra (PQR) c'est 9,99 € par mois et avec publicité ciblée (si on ne bloque pas les pisteurs).
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C'est pas cher 2 €, mais dès qu'on massifie à un usage moyen du Web, ça fait vite 200 € par mois sauf à vivre uniquement sur 36 15 facebook/youtube/tiktok/whatever.
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Perso, je ne lis pas 100 titres de presse, j'ai pas le temps. Si un article m'intéresse, je m'abonne un mois ou je cherche à me le faire offrir en ligne ou j'achète un numéro chez mon marchand de journaux (version papier). Je n'ai pas la TV et la seule gratuité, c'est pour les podcasts ou les infolettres (et encore, les pratiques de Radio France pour privatiser ses podcasts d'émissions radio me font me détourner de l'excellence de ses contenus car je ne télécharge pas l'application Radio France ou toute autre appli spécifique de podcasts ou de radio).
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Y'a pas que la presse dans une usage moyen du Web.
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Sûrement, la discussion était basée sur "cookie ou payer 2€" : à part la presse, je n'ai pas d'autre contexte.
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Je peux admettre que ce ne sont pas des journaux dans le sens stricte du terme mais ce sont tous des médias, des plateformes qui proposent du contenu, avec une "rédaction" et des "journalistes". Moi, je pensais plus à Doctolib ou à MyFoncia comme plateformes web avec des bandeaux cookies, hors presse/création de contenus et informations.
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En effet, c'est discutable.
Et c'est sûr que tous les sites qui proposent un vrai service en dehors du site lui-même, ont moins besoin de forcer la main à leurs visiteurs pour les forcer à être traqués…
Mais je ne doute pas que cela se généralisera dans les années qui arrivent si rien n'est fait.
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Ce que j'aime bien dans l'article proposé, c'est que c'est pas une interdiction des bannières en elles-mêmes, mais une prise en charge de l'automatisation du choix, avec possibilité d'avoir une granularité par site.
Du coup, les bannières ne sont pas mortes, car elles resteront là pour les internautes qui n'integrerons pas l'automatisation, mais les utilisateurs que ça embêtent pourront s'en débarrasser sans préjudice.

Ça, c'est un article bien pensé et bien écrit ! 😊
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Je suis assez chaud pour accepter de donner des stats pour les matomos et autres trucs, ou pouvoir indiquer que je partage que si ça va pas sur d’autres serveurs que ceux de l’entreprise visitée.
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Après ça dépends des stats, les pages que je consulte, quelques infos sur mon navigateur et les erreurs qui apparaissent ça me gène pas qu'elles soient remontées mais les captures de mes mouvements de souris et de mes moindres clics pour reproduire en détail ma session, ça j'aime pas, et peu importe que ça soit un Matomo auto-hébergé qui le fasse.
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Sinon il y a déjà l'extension Consent-O-Matic pour Firefox qui marche bien :love:
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Elle est pas mal mais j'ai déjà eu des problèmes avec.

Un standard c'est quand même vachement mieux qu'une extension de plus qui accède à l'intégralité des pages.

Et firefox proposera sans doute le choix au démarrage sans aller fouiller dans les paramètres donc ça augmentera le nombre de personne qui ont accès à ce choix.
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Ou sinon plus de bannières = des onglets fermés plus vite = moins de temps passé sur internet. Malin.
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Y'a pas des extensions qui savent gérerça sur chrome ou FF ?
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« En réalité, au sein de l’Union européenne, le suivi en ligne est interdit par défaut »
Et donc le chantage paye un abo ou accepte un truc qui est interdit par défaut mais qu'on a précoché pour toi c'est autorisé?
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Pleurnicheries des lobbies de pub dans 3... 2... 1...
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Pleurnicheries des lobbies de pub dans 3... 2... 1...
Je préfère l'expression de noyb qui parle plus de "tracking industries", ce qui englobe plus que la pub en fait.
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Non non, Google va très bien, merci pour eux
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Ça ne les empêchera pas de pleurer…
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Surtout ce qui ne pas c'est les sites qui ont plusieurs centaines de partenaires dans aucun rapport avec le site et leur soit disant intérêt légitime....
Je pense beaucoup au site de recette de cuisine, qui sont pour beaucoup une catastrophe de ce côté là....
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J'ai déjà vu plus de 2000 partenaires, on peut plus appeler ça du partenariat depuis longtemps...
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Ah si, ils sont bien tous partenaires pour nous la mettre bien profond !
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J'ai déjà vu plus de 2000 partenaires, on peut plus appeler ça du partenariat depuis longtemps...
C'est à cet instant que je me suis demandé quel était le record de l'orgie avec le plus de partenaires.