À Berkeley, plus d’un tiers des étudiants en informatique sont recalés à cause de l’IA
« Ne faites plus d'études : apprendre autrement à l'ère de l'IA », qu'y disaient
Illustration : Flock
Le 08 juin à 08h53
Le nombre de notes éliminatoires à l’examen de printemps du cours d’initiation à l’informatique de Berkeley a explosé de + 419 % en un an. En cause : les lacunes en maths des étudiants, trop habitués à recourir à l’IA plutôt qu’à apprendre leurs cours et à faire par eux-mêmes leurs devoirs, l’absentéisme et l’absence de participation en classe, et le fait que nombre d’entre eux aient triché.
À Berkeley, plus d’un tiers des étudiants en informatique sont recalés à cause de l’IA
« Ne faites plus d'études : apprendre autrement à l'ère de l'IA », qu'y disaient
Illustration : Flock
Le nombre de notes éliminatoires à l’examen de printemps du cours d’initiation à l’informatique de Berkeley a explosé de + 419 % en un an. En cause : les lacunes en maths des étudiants, trop habitués à recourir à l’IA plutôt qu’à apprendre leurs cours et à faire par eux-mêmes leurs devoirs, l’absentéisme et l’absence de participation en classe, et le fait que nombre d’entre eux aient triché.
Société numérique
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6 min
35 % des étudiants de l’université de Californie à Berkeley ont obtenu une note éliminatoire à l’examen d’initiation à l’informatique le printemps dernier, contre 7 % l’an passé, relève le Daily Californian, un journal indépendant géré par les étudiants de l’université.
Les enseignants déplorent le recours accru des élèves à l’IA, leur manque de préparation en mathématiques, le manque de personnel et la triche qui en résulte.
Figurant en quatrième position au classement 2026 des meilleures écoles d’informatique états-uniennes, derrière Carnegie Mellon, le MIT et Stanford, Berkeley est aussi la première au classement des meilleures universités publiques.
Intitulé « La beauté et la joie de l’informatique », COMPSCI 10 est un cours d’initiation destiné aux étudiants ayant une « expérience minimale en informatique », afin de les préparer aux futurs cours d’informatique et leur « donner les moyens d’utiliser la programmation pour résoudre des problèmes dans leur domaine d’études » :
« Il offre un aperçu de l’histoire, des grands principes et des applications révolutionnaires de l’informatique, ainsi qu’une introduction complète à la programmation. Les thèmes abordés comprennent l’abstraction, la récursivité, la complexité algorithmique, les fonctions d’ordre supérieur, la concurrence, les implications sociales de l’informatique (vie privée, éducation, biais algorithmiques) et des domaines de recherche passionnants (science des données, IA, IHM). Les étudiants programmeront en Snap! (un langage graphique convivial) et en Python, et concevront et mettront en œuvre deux projets de leur choix. »
Intitulé « Structure et interprétation des programmes informatiques », COMPSCI 61A est quant à lui une introduction à la programmation et à l’informatique « axée sur les techniques d’abstraction comme moyens de gérer la complexité des programmes » :
« Le cours initie les étudiants aux différents paradigmes de programmation, notamment les approches fonctionnelle, orientée objet et déclarative. Il comprend une introduction à l’analyse asymptotique des algorithmes. »
Une explosion de respectivement + 419 %,+ 179 % et + 1 020 %, en un an
Or, 35,3 % des étudiants du cours CS 10 et 10,6 % des étudiants du cours CS 61A ont obtenu ce printemps 2026 un F (pour « failure », échec), soit la plus mauvaise note du système de notation états-unien, réservée aux travaux considérés comme irrecevables ou éliminatoires.
À titre de comparaison, aux printemps 2024 et 2025, le pourcentage de F avait baissé, passant de 9,1 à 6,8 % pour le premier cours, de 5 à 3,8 % pour le second. Une explosion (de respectivement + 419 % et + 179 %) d’autant plus problématique que les directives de notation avancent que 7 % des étudiants des cours de premier cycle, dont font partie les cours CS 10 et CS 61A, devraient obtenir des notes D et F.
Les directives précisent en outre qu’« une moyenne générale typique pour un cours de premier cycle se situe entre 2,8 et 3,3 ». Au printemps 2026, la moyenne des notes des deux classes était de C+, ce qui correspond à une moyenne générale de 2,3.
Le cours EECS 127 intitulé « Modèles d’optimisation en ingénierie » a de son côté enregistré ce printemps 2026 un taux d’échec (F) de 16,8 %, bien supérieur aux 5 % de notes D et F que le département EECS qualifie de « typiques » pour un cours de ce type, et alors qu’il était pourtant passé de 2,5 à 1,5 % entre 2024 et 2025, soit une explosion de + 1 020 % cette année.
Une « forte augmentation de la malhonnêteté académique »
Dan Garcia, qui a enseigné au printemps 2026 les cours CS 10 et CS 61A, estime que le « principal facteur » de ces taux d’échec anormalement élevés est dû à une « forte augmentation de la malhonnêteté académique » résultant de l’utilisation par les étudiants de grands modèles linguistiques, tels que Claude, ChatGPT et Google Gemini.
Garcia précise que près de 30 étudiants du cours CS 10 ont ainsi été « surpris en train de tricher lors d’examens à faire à la maison » au printemps 2026 (l’article ne précise pas combien d’étudiants devaient passer l’examen) :
« Certains des chiffres que vous avez vus concernant le nombre d’étudiants ayant échoué s’expliquent par le fait que nous les avons surpris en train de tricher, que nous avons engagé des poursuites à leur encontre et que nous avons transmis leurs dossiers au Centre de déontologie étudiante. »
« Mais dans d’autres cas, ce sont des étudiants qui s’appuient un peu trop sur les modèles de langage (LLM) pour faire le travail à leur place, et qui, au moment des examens, ne sont tout simplement pas prêts », poursuit-il.
Il faudrait enseigner « davantage, et non moins » aux étudiants à l’ère de l’IA
M. Garcia estime également que de nombreux étudiants présentaient des lacunes en mathématiques, une préoccupation partagée par Gireeja Ranade, professeure associée d’Electrical Engineering and Computer Science, en charge du cours EECS 127.
Elle s’est rendu compte que de nombreux étudiants avaient des difficultés en algèbre linéaire, et a été surprise de découvrir qu’un étudiant lui a confié que le cours d’algèbre linéaire qu’il avait suivi à Berkeley appliquait une « politique d’accès libre à Internet et à l’IA » pour les devoirs et les examens.
Alors que les permanences étaient autrefois « bondées », Ranade, Garcia et leurs assistants ont en outre constaté ce semestre une « très faible participation » des étudiants en cours, bien qu’ils aient régulièrement encouragé les étudiants à y assister.
« Avant, j’avais toujours des permanences bien remplies, et pour la première fois, personne ne venait me voir », s’étonne Garcia : « C’était tellement surprenant de me retrouver seul dans mon bureau. »
Garcia prévoit de discuter de ce qui s’est passé ce printemps 2026 avec ses étudiants dès les premiers jours de leurs futures classes, et de chercher à identifier les élèves ayant besoin de soutien supplémentaire.
Mme Ranade estime pour sa part que les professeurs devraient enseigner « davantage, et non moins » aux étudiants à l’ère de l’IA, de sorte qu’ils acquièrent les capacités de réflexion critique et d’analyse nécessaires pour devenir des leaders capables de s’imposer «dans un monde très concurrentiel ».
Les deux professeurs ont souligné la nécessité pour les étudiants de se sentir plus à l’aise face à des problèmes complexes.
Comme le résume @HedgieMarkets sur X.com, le marché du travail s’effondre en aval et en amont, sous couvert des profits et économies que permettrait l’IA :
« Les ingénieurs chevronnés sont licenciés pour financer les dépenses liées à l’IA. Les ingénieurs débutants sortent de l’université sans les compétences nécessaires, car l’IA s’est chargée de leurs cours. Et les entreprises qui dépensent des milliards dans ces outils n’ont pas encore fait le lien entre ces deux réalités. »
Commentaires (41)
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Abonnez-vousLe 8 juin à 09h27
Ils (Tim Cook en tête
Le 8 juin à 09h40
Le 8 juin à 09h42
... alors que sa boîte a tout son marketing qui tourne autour de l'I.A. ...
Modifié le 8 juin à 10h13
L'IA n'est qu'un amplificateur, ça va faire un tris énorme pour tous ceux qui se laissent glisser vers la paresse, vis à vis des plus curieux et motivés.
On est d'une génération pour laquelle certains ont compris, pas même adultes, que le langage SMS leur bousillait l'orthographe. Certains s'en foutaient, d'autres en avaient conscience mais tant pis, d'autre ont fait le choix d'écrire normalement pour conserver leur niveau.
Les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas plus ou moins débiles, ils sont parfaitement capables de remarquer comprendre les lacunes que peuvent leur provoquer l'IA et ce qui risque de les mettre en échec. Le reste leur appartient.
De mon côté j'en ai joué en reprenant mes études, et j'ai fait de l'excellent travail alors qu'on était encore qu'à gpt 3.5, ça m'a permis de rendre mes cours plus digestes, et de travailler plus sereinement, et, dans mon TDA ça m'a permis de m'en sortir beaucoup plus efficacement.
Si certains choisissent la voie de la paresse, c'est LEUR problème. Et même si ça devient un problème de société, ça n'en est pas moins l'issue de l'exercice de leur liberté individuelle.
À la limite notre travail collectif peut se limiter à la sensibilisation d'à quel point faire appel à l'IA pour tout sans faire bosser son cerveau, peut rendre débile à moyen/long terme, et réellement mou du bulbe.
Ps : et avec ce tris et les échecs aux examens, peut être que les diplômes reprendront de la valeur sur le marché du travail.
Modifié le 8 juin à 11h01
Aujourd'hui (et ça peut changer), l'intérêt de ceux qui poussent l'IA c'est en effet de créer de la dépendance, de la désinformation, pousser des biais politiques, et se faire un max de thunes sur les ruines de la civilisation qu'ils détruisent. Donc ça investit massivement, ça vend à perte (pendant encore un petit moment), et ça diabolise tout discours contradictoire jusqu'à criminaliser l'opposition.
Là en l’occurrence avec l'IA, c'est comme si y avait un groupe criminel organisé qui foutait le feu à nos maisons mais qu'on répondait "oui mais le feu c'est bien on peut cuire du pain avec".
Puisque 99.99% de l'IA d'aujourd'hui est poussée avec cette idéologie de la domination, la seule IA éthique façon "j'utilise l'outil comme il faut" c'est de pas s'en servir.
Le 9 juin à 14h39
Modifié le 9 juin à 17h52
Sam Altman au Ted 2025 tu cherchera la lien :)
Musk et la désinformation de son IA
EDIT:
J'avais oublié un petit lien sur le nouvel esclavagisme colonial.
Le 9 juin à 21h28
Le 9 juin à 23h33
Le 8 juin à 11h03
Cela rejoint également cette étude de Harvard Business Review sur l'usage de l'AI par les consultants de haut niveau. 27% copient les réponses de l'AI sans vérification et par conséquent n'apprennent rien.
Les autres pouvaient être divisés en deux groupes. Ceux qui utilisent l'AI pour les aider à faire le job eux-même (~14%) et ceux qui tulisent l'AI de façon itérative en vérifiant ses sorties et en la challengeant.
Aux évaluations de compétences acquises, le premier groupe de 27% n'apprend rien, les 14% développent leur propre expertise dans le domaine et le dernier groupe développe surtout son aptitude à utiliser l'AI.
Donc oui, l'AI peut aider à apprendre si on l'utilise pour comprendre comment faire le job soi-même.
Le 8 juin à 16h54
On se base sur quoi pour affirmer ça ?
Je cherche une étude qui va dans ce sens, ou dans l'autre, mais je ne trouve rien.
Le 8 juin à 21h46
Le 10 juin à 10h24
J'étais un Maître Capello en puissance, je me suis calmé depuis sa lecture.
Le 9 juin à 11h06
Le 9 juin à 18h51
Le 11 juin à 11h35
Ok le langage SMS n'a peut être pas duré, mais moi qui étais ado quand ça a commencé, je trouve que ça a fait des ravages, couplé aux début des messageries instantanées (encore un truc qui ne rajeunit pas).
Aujourd'hui, j'avoue que la correction automatique n'aide pas non plus, on ne réfléchit plus quand on écrit et, SURTOUT, elle se plante souvent dès lors qu'une tournure de phrase devient trop alambiquée. Si même le correcteur orthographique chie dans la colle..
D'un point de vue perso, je me surprends même à faire des fautes que je n'aurais jamais faites auparavant.
Du coup, c'est quoi le "problème" ? Un manque de rigueur ? Fainéantise ? On devient vraiment débiles ? Un peu de tout ça mis ensemble ?
Le 9 juin à 13h39
On pourrait dire que parler à l'oral nuit à l'écrit à ce niveau...
Je trouve que la vraie différence c'est que j'écris moins bien à la main. Plus de fautes ou de reformulations car j'ai trop l'habitude du numérique où on peut modifier à l'infini. J'écris vite et me relis après.
Mon écriture est devenue aussi plus illisible car je n'écris globalement que pour moi-même.
Le 8 juin à 09h38
J’ai bien l’impression que les générations 2023-2028 seront des étudiants sacrifiés :(
Le 8 juin à 09h45
Le 8 juin à 11h56
Comme tout outil, il faut savoir les utiliser donc comprendre ce qu'on veut faire avec et comment cela se fait.
Comme tout assistant, il faut vérifier que ce qui est fait correspond aux attendus, donc les superviser. Pour cela, il faut savoir faire et vérifier que ce qui a été fait fait sens, donc savoir faire ...
Analogies pertinentes :
Au contraire, on se concentre sur les bases, les idées et la théorie plus formelle, et on délaisse l'application rébarbative tout en maintenant des vérifications.
Le 8 juin à 12h09
Ce qui va se passer c’est moins de besoin, moins de place, donc juste seront admis et recrutés la crème de la crème.
Sans compter que plutôt que de chasser l’usage de ces outils, il va falloir les intégrer aux cursus.
Mais une fois de plus, 100% d’accord avec toi ;)
Le 8 juin à 21h50
Si l'analogie c'est apprendre les tables de multiplication au lieu d'utiliser la calculette, alors on a maintenant une calculette qui crâme la planète à vitesse grand V, qui pille la propriété intellectuelle en se vantant de le faire, qui (re)met en esclavage des milions de travailleur.euses du clic (les "tagueurs") et hurle haut et fort que si tu continues à vouloir faire ton addition à la main t'es qu'un dangereux has been réfractaire écoterroriste qu'il faut foutre au goulag fissa.
Le 10 juin à 11h28
... Une pensée pour tous le moines copistes qui ont perdu leur boulot à l'arrivée de l'imprimerie, une pensée pour tous les ménestrels qui ont perdu leur taff à l'arrivée du télégraphe et des journaux imprimés, une pensée pour tous les colporteurs qui ont perdu leur taff à l'arrivée du train et des voitures, une pensée pour tous les facteurs qui ont perdu leur travail à cause des emails et pièces jointes, ... etc.
Aviez-vous fait des cri d’orfraie lors de l'arrivée de google translate ? de Dragon naturally speaking ? des correcteurs orthographiques ? Des recherches bibliographiques automatisés ? Des outils de surveillance et de management automatisé dans les années 90 ?
Life is hard, It was better before, ... = métathésiophobie (faudrait arrêter le temps et les "progrès" humains à notre génération, ce qu'on connait, à nous-même -la/le meilleure forcément car c'est nous/moi-)
@Aqua :
1/ tu prends l'exemple qui t'intéresse à propos de l'énergie, c'est à dire la calculatrice optimisée aujourd'hui dans sa consommation d'énergie (va lire combien d'énergie, de ressources, de temps, de place et d'énergie il fallait dans les années 70 pour un simple calcul d'intégrale ou de logarithmes !). Fait le même raisonnement avec la voiture ou le train (et mines de charbon, derrick de pétrole) versus les pieds des colporteurs pour ton argument de "crame la planète"...
2/ les LLMs sont des outils. Il y a des usages à réglementer :
Ça vient d"arriver au grand public donc pour le moment c'est le Far-Ouest. Penser la réglementation des usages d'un outil qui se démocratise (et pas nouveau*) doit être notre priorité mais pas avoir des discussions sur des "hommes de pailles" (cette technologie serait celle de trop, pas celles avec lesquels tu as grandi ?), ou de façon binaire (llms : oui ou non ?) et sur des affects personnels (métathésiophobie).
3/ Il n'y a pas de status pour les entraineurs des IA ? : ba légiférons un status et des contrôles par des organismes d'états et interdisons les produits qui ne respectent pas ces normes, comme pour les pesticides et les autres lois ! Est-ce que le problème c'est le marteau qui cause des accidents du travail ou bien les normes d'utilisation et les pressions du capital pour un rendement maximal ? Doit-on interdire les marteaux ou bien légiférer les usages, normes et réglementations avec contrôles ?
Modifié le 10 juin à 16h31
Discuter des régulations quand la destruction arrive façon TGV/Bulldozer parait peu pertinent. D'abord on arrête le massacre, ensuite on peut discuter du reste.
Les milliardaires ont bien compris qu'en imposant l'état de fait par la force, on arrive à des régulations qui les favorisent. il faut donc réagir au juste niveau pour éviter ça.
EDIT : très rapidement sur le reste..
oui l'exemple est choisi, comme celui du marteau. par contre le marteau est mal choisi c'est une mauvaise analogie par rapports aux outils transformatifs tels que l'IAg des GAFAMs
Pour les autres exemples cités, tu fais l'impasse sur les externalités,
et enfin (surtout), il manque l'aspect crucial de la trajectoire de la société. Sans pétrole on aurait juste moins dépensé d'énergie moins cramé notre atmosphère, etc... et donc en effet, pas de mégalopoles, pas de voiture individuelles, de méga-centres commerciaux qui en découlent. Mais on n'aurait pas plus extrait de charbon.
C'est pas moi qui ai parlé des jobs perdus ou gagnés, c'est pas le sujet principale à mon humble avis.
... faudrait plein de bière et le bar du coin pour échanger sur tout ça :)
Le 11 juin à 09h50
Si tu as des connaissances, elle ne te manipulera pas plus qu'un livre, un article wikipédia frelaté ou un discours de propagandiste à la TV...
Et si des propriétaires la déploient avec de mauvaises intentions, et bien, dépropriétairisons les IA, si c'est ça ta crainte ?
Il existe plein d'outils pour ce faire déjà. Juste, si tu parles de llms, y'a toute une chaine locale (donc souveraine), transparente et open source. Si tu parles d'IA type apprentissage automatisé supervisé, il existe aussi une foultitude de chaines entièrement opensource également...
Les craintes que tu exprimes semblent liées à une connaissance et une pratique très partielle de ce qu'est "l'IA" ? Du coup, je te pose la question introspective : est ce que tu es dans le cas Ibn-Rushdien de "ignorance conduit à la peur" ?
Cette peur (et souvent l'ignorance théorique et pratique avant elle) est un levier de manipulation de propagandistes, incluant les sociétés elles-mêmes car Anthropic et OpenAI par exemple surjouent avoir produit le LLMs ultime, celui qui va prendre le pouvoir à-la-Skynet, à tour de rôle pour faire monter leurs valorisations (dont la rentabilité n'es toujours pas démontrée). Ils sont dans une fuite en avant pour leurs finances aux annonces les plus sidérante (stratégie du choc) pour trouver des capitaux.
Sinon, oui, il se passe quelque chose d'important (comme avec l'imprimerie, le train, le pétrole, l'électricité, la voiture, le nucléaire, le laser, le spatial, internet, etc.) : cette technologie démocratisée est un changement majeur pour l'humanité. Et dans un monde capitaliste, en voie d'autoritarisation et de militarisation ultrarapide, il a des craintes légitimes que ces outils viennent en renfort des conséquences de cette tendance (ex: reconnaisance faciale en Chine, armes dites "autonomes" -mais avec des algos paramétrées par des décisions politiques- au Liban et en Ukraine). Mais du coup, est-ce l'IA le problème ou bien le capitalisme, l’autoritarisme, la militarisation, la montée des nationalismes, etc. ?
Les externalités ne seraient donc t-elles pas le problème ?
Le 8 juin à 09h49
Bien fait pour eux.
Modifié le 8 juin à 10h11
On veut évaluer correctement en science ? Calculatrice / Ordinateur interdit à tous les examens, un papier et un crayon (ou à la limite sur PC verrouillé, mais je doute que l'éducation national sache faire correctement pour éviter la triche.
Le 8 juin à 11h16
Dans la mesure où j'ai ajouté que j'envisageais l'informatique plutôt que la méca, l'argument semble avoir porté.
Le 8 juin à 11h06
Le 8 juin à 11h22
Les conditions de passage varient ensuite en fonction des établissements. Ca peut aller du simple navigateur ouvert en visio en permanence à des logiciels limite "espion" qui vont partager ton écran en temps réel (en plus de la webcam pour s'assurer que c'est bien toi devant le PC)
Modifié le 8 juin à 13h19
Quand on veut éviter la triche, ça semble quand même plus efficace (et peut-être même moins cher si on veut surveiller sérieusement) de faire les examens en présentiel.
Le 8 juin à 13h47
Je ne sais pas si ce genre de pratique est très répandue aujourd'hui, mais cela existe oui.
Modifié le 9 juin à 07h35
Les centres ne sont pas mieux : il y a plus de caméras au mètre carré dans la salle d'examen que dans une émission de télé réalité.
C'est un horreur absolue.
Le 8 juin à 13h35
Le 8 juin à 11h28
C'est le principe d'un examen.
Le 8 juin à 12h20
Le 9 juin à 07h32
Le 8 juin à 12h58
Le 8 juin à 14h02
(Fais chier d'avoir raison)
Le 8 juin à 16h54
Le symptôme le plus parlant, c'est ce qui se passe quand ça plante. Ils ne lisent pas l'erreur, ils la recopient telle quelle dans un prompt et attendent la réponse. Or lire une stack trace, isoler la vraie cause des dix qui en découlent, c'est exactement la compétence qu'ils sautent.
Quand arrive le quiz sur les technos liées à React Native, l'écart est parlant : ceux qui ont bûché répondent, les autres décrochent. Pas de prompt sur une feuille de quiz.
Je n'interdis pas l'IA — il faudrait au contraire enseigner son usage. Mais ce n'est pas à moi de le faire : mon cours porte sur React Native, pas sur l'IA. Ça devrait être un module à part entière. Et quoi qu'il arrive, ça ne remplace pas les fondations, ça les multiplie. Encore faut-il en avoir.
Le 10 juin à 20h32
Je travaille en comptabilité dans le médical, donc normalement, y a pas vraiment besoin de griller des tokens pour faire le travail. On a un stagiaire (19 ans) qui est venu faire trois mois et il assis a côté de moi.
Il doit mettre en place de rapports sur excel et peaufiner les tableaux de bord. Bon en soit c'est pas dingue mais il récupère les différentes données et vois comme le tout est organisé/agrégé.
Je suis vraiment abasourdi. Il a un écran juste pour Claude et il passe sa journée a faire des prompts. C'est vraiment désolant de voir que le moindre truc qu'il renseigne passe par Claude avant. Demain tu lui enlève ça et il ne saura pas faire grand chose. L'abonnement peut-être a 300€ il le prendra quand même.
Ça vaut le coup de faire un rapport de stage pour expliquer ce qu'il a fait.
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