Livreurs à vélo : une santé qui se dégrade pour un revenu net moyen de 880 euros
Restau cher payé
Illustration : Flock
Mathilde Saliou
Le 01 avril à 12h14
Menée à Paris et Bordeaux, une étude inédite par son ampleur détaille les conditions de travail et les effets sur la santé de la livraison à vélo, effectuée en grande majorité par des hommes en situation irrégulière.
Livreurs à vélo : une santé qui se dégrade pour un revenu net moyen de 880 euros
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Menée à Paris et Bordeaux, une étude inédite par son ampleur détaille les conditions de travail et les effets sur la santé de la livraison à vélo, effectuée en grande majorité par des hommes en situation irrégulière.
Le 01 avril à 12h14
Société numérique
Société
7 min
85 % des livreurs en fatigue chronique, 45 % en détresse psychologique, 36 % touchés par des douleurs « intenses et régulières » au bas du dos, 32 % qui subissent des troubles urinaires récurrents. Inédite par son ampleur, l’étude Santé-Course s’est penchée sur les conditions de travail de 1 004 livreurs à vélo (dont 485 en activité à Bordeaux et 519 à Paris) et sur les conséquences de ces activités sur leur santé.
Sur les deux plans, les résultats de ce travail réalisé en 2025 par Médecins du Monde, l’Institut de recherche pour le développement et l’Institut national d’études démographiques (Ined) sont inquiétants. En moyenne, ces travailleurs gagnent en effet 1 480 euros brut par mois pour une amplitude hebdomadaire de 63 heures de travail. Les trois quarts indiquent par ailleurs devoir passer par un loueur de compte, qui leur ponctionne en moyenne 528 euros de « loyer » chaque mois.
3 euros par heure
Qui sont les livreurs à deux roues ? 99 % des enquêtés sont des hommes, nés à l’étranger. Ils sont jeunes : quatre sur cinq (81 %) ont moins de 35 ans. Et l’essentiel vit dans une situation très précaire : 64 % n’ont pas de titres de séjour, plus de deux sur cinq (42 %) ont connu au moins une journée sans repas dans les douze mois précédant l’entretien.
À Paris, ils sont plus âgés qu’à Bordeaux, ont plus régulièrement eu accès aux études supérieures, mais manquent aussi plus généralement de titre de séjour. Plus de 30 % viennent de pays d’Asie, contre moins de 1 % côté Bordeaux. Dans la ville de la côte Atlantique, l’ancienne coordinatrice du programme Travailleurs et travailleuses précarisés de Médecins du monde Claire Dugleux indiquait en 2024 que de nombreux livreurs sont originaires d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb ou d’Afghanistan.
La précarité de la situation des livreurs explique en partie leur dépendance aux activités de livraison, et surtout aux locataires de compte. Si 91 % des enquêtés déclarent que ces activités génèrent « l’essentiel de leurs revenus », 91 % de ceux sans titre de séjour indiquent aussi qu’ils ne souhaiteraient pas continuer ce type de travail s’ils obtenaient une régularisation.
D’autant qu’aux faibles revenus collectés, il faut encore retrancher les frais (loyer ou cotisations à l’URSSAF, mais aussi équipement et entretien), estimés en moyenne à 597 euros par mois. En définitive, cela les conduit à gagner de 840 à 880 euros nets par mois, soit à peine plus de 3 euros par heure (le smic horaire net s’élève à 9,52 euros).
Pour les auteurs de l’étude, la livraison de repas repose même sur « une main-d’œuvre économiquement dépendante des plateformes numériques de travail. Les résultats suggèrent un degré élevé de subordination des livreurs envers les plateformes, associé à un contrôle algorithmique perçu comme important, ce qui contraste avec leur statut juridique de travailleurs indépendants. »
6 à 7 jours sur 7 d’activités parsemées de contrôles et de discriminations
Car outre travailler « en moyenne plus de 6 heures par jour », entre 6 et 7 jours sur 7 pour 81 % d’entre eux, les livreurs le font aussi sous le contrôle des applications qui leur attribuent les plats à aller chercher et les adresses où livrer. Auprès de Rue89 Bordeaux, le médiateur en santé de Médecin du Monde Martin Toraille explique que « le fonctionnement algorithmique et arbitraire des plateformes a pour effet d’isoler les personnes qui travaillent pour elles tout en exacerbant un sentiment d’assujettissement et d’insécurité permanent ».
En plus d’accentuer leur isolement, ces outils participent à accentuer la pression ressentie, dans la mesure où les livreurs craignent constamment être déconnectés de leurs comptes. Les trois quarts estiment ainsi « devoir suivre strictement les instructions par peur d’être déconnectés », logique qui conduit une proportion égale d’entre eux à se sentir « surveillés en permanence ».
Auprès du Monde, Deliveroo et Uber Eats contestent la méthodologie de l’étude et la part élevée de personnes sans papiers citées. Deliveroo « condamne sans réserve la sous-location illicite de comptes » et précise mettre fin à une centaine de contrats par mois pour détection de ce type de sous-location, notamment via ses outils de reconnaissance faciale. Uber Eats indique de son côté que le rapport « méconnait » la réalité du travail de livraison, « une activité complémentaire qui ne s’exerce que lorsque les clients passent à table ». L’étude comptabilise en effet dans le temps de travail des livreurs « le temps passé en course, mais aussi le temps d’attente et le temps de trajet retour vers un lieu d’attente ».
Outre la pression que leurs outils peuvent faire ressentir à leurs utilisateurs – livreurs, ces derniers évoquent d’autres types de problématiques inhérentes à leur précarité et leur mode de travail : au fil des douze mois précédant l’étude, près des deux tiers ont vu leur identité contrôlée par la police. 40 % déclarent aussi avoir subi « parfois » des discriminations au travail, et 18 % les avoir subies « souvent ». Quatre livreurs rapportant des discriminations sur cinq indiquent que celles-ci venaient des clients. Ces risques peuvent aussi consister en des agressions physiques, plus fréquemment de la part d’employés de restaurant, « parfois » pour 22 % d’entre eux, « souvent » pour 2 %.
Ces éléments pèsent directement sur la santé. Près des deux tiers (58,7 %) déclarent avoir déjà eu au moins un accident au gré de leurs journées de travail, sachant qu’un tiers (32 %) n’a aucune couverture santé. Mais outre les atteintes physiques, l’étude met au jour un état de santé mentale alarmant : près d’un livreur interrogé sur deux présente des symptômes de dépression, et 45 % sont en « situation de détresse psychologique modérée à sévère », des enjeux plus particulièrement marqués chez les locataires de compte.
L’étude est publiée alors que la France doit transposer courant 2026 la directive européenne dédiée à la régularisation du travail de plateformes. Ses auteurs rappellent que le texte « impose aux États membres de mieux prendre compte les enjeux du management algorithmique et d’instaurer un type de présomption de salariat pour les travailleurs de plateformes. » Étant donné la situation de l’essentiel des livreurs interrogés, ils soulignent qu’une telle adaptation resterait vaine si la question « de la régularisation de leur situation administrative » n’était pas abordée « au préalable ».
Commentaires (51)
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Abonnez-vousLe 1er avril à 12h18
Le 1er avril à 12h27
Modifié le 1er avril à 13h23
C'est donc là dessus qu'il faut agir.
Le 1er avril à 13h22
Le 1er avril à 13h26
Indépendamment, est-ce vraiment une surprise qu'un metier de forçat, plus que précaire faite par une population hautement défavorisée et en souffrance soit en mauvaise santé ?
Le 1er avril à 16h11
La solution doit à mon avis venir de la société (le legislateur ?).
Modifié le 1er avril à 13h49
Avant Uber, Deliveroo & co., les livreurs de pizzas existaient déjà depuis au moins les années 1980 ; ils étaient salariés, avec de vrais horaires définis, et un vrai SMIC. Ce n'était pas le job de rêve, mais pas forcément pire que n'importe quel job non-qualifié. C'est le cassage du marché en mode startup par les boîtes américaines qui a mené à la situation actuelle, de la même façon qu'Airbnb a dynamité le marché de l'hôtellerie (même philosophie : uberisation, non-respect de la législation, etc.)
edit : le salaire des serveurs américains est de 2.13$/h, pas 2$/h ; ça change tout.
Le 1er avril à 13h14
Et encore ça ce serait dans un monde idyllique où ils trouveraient des salariés prêt à supporter ce taf pour un smic horaire. Dans les faits tout les sans papier seraient de facto écartés car inembauchable.
Et à nouveau on en revient au final sur le vaste débat à propos de l'immigration illégale et incontrôlé.
Le 1er avril à 13h41
Le 1er avril à 13h53
C'est chaque pizzeria, chaque "resto" etc. qui s'en occupait.
Le 1er avril à 19h13
Le 1er avril à 19h36
Le 1er avril à 19h44
Le 1er avril à 19h47
Le 1er avril à 19h57
Le 2 avril à 00h39
Alors certes, ça s'est massifié avec les startups américaines, mais le marché existait avant, de la même façon qu'Airbnb a atomisé la location de gîtes, mais le marché existait déjà auparavant depuis 50 ans avec les Gîtes de France.
Le 2 avril à 08h55
Modifié le 2 avril à 09h39
Clairement pas un marché nouveau, en effet. Il s'est juste massifié à un grand nombre d'enseignes, là où avant il était porté par les grandes chaînes de restauration. Et, depuis, externalisé via les services de livraison comme Uber Eats, Deliveroo et compagnie.
Le 2 avril à 07h48
Le 1er avril à 14h19
Le 1er avril à 19h12
Le 1er avril à 22h20
De plus le RSA ne peut se demander qu’à partir de 25ans
cf
Vous pouvez demander le RSA si vous êtes âgé d'au moins 25 ans et que vous résidez en France de manière stable et effective.
Vous devez également remplir au moins l'une des conditions de séjour suivantes :
Avoir depuis au moins 5 ans un titre de séjour permettant de travailler en France (cette condition n'est pas applicable aux personnes de nationalité algérienne)
Avoir la carte de résident ou un titre de séjour équivalent
Avoir le statut de réfugié
Être reconnu apatride
Être bénéficiaire de la protection subsidiaire
Le 1er avril à 17h05
Au fil des années, j'ai vu mes livreurs changer de statut. Il y a 7 ou 8 ans, j'étais livré par des salariés en CDI, avec le matériel (scooter ou voiture) à la marque de la société. On revoyait les mêmes visages au fil du temps. Pareil pour les courses en ligne.
Désormais ce ne sont que des auto-entrepreneurs. L'article parle des livreurs à vélo, mais dans tout le secteur de la livraison les CDI sont rompus pour être remplacés par des auto-entrepreneurs.
Je veux bien admettre que la pizzeria du coin peine à maintenir un CDI (encore que je suis prêt à payer plus cher pour la livraison, sinon je bouge mon cul), mais pour les gros groupes comme Auchan ou Intermarché, c'est irresponsable. Ils ont largement de quoi entretenir une "flotte" de livreurs, en leur payant leurs congés payés, mutuelles et autres. Mais non, ils préfèrent embaucher des chômeurs de longue durée, 55/60 ans, qui n'ont aucune chance de retrouver du boulot, et qui prennent ces jobs précaires faute de mieux (et avec l'âge de la retraite qui s'éloigne). Ils livrent avec leurs propres véhicules, une fois j'ai eu quelqu'un qui a fait 1h de route (le magasin est à 4 km de chez moi, mais lui vivait loin).
Depuis j'ai fait une croix sur toutes les livraisons. Pour les repas je me déplace, et pour les courses je fais en drive (j'espère qu'au moins la personne qui prépare les sacs est bien en CDI, ou a minima en CDD, mais pas auto-entrepreneur, esclave des temps modernes, merci Sarkozy).
Le 1er avril à 17h26
Et l'excuse du si ça existe c'est qu'il y a un besoin. On est en 2026, ça fait des années qu'on apprend dans les bonnes écoles de commerce et de marketing à créer le besoin plutôt qu'à chercher à remplir un besoin déjà existant généralement déjà comblé par quelqu'un.
Les livraisons Uber et Deliveroo au final je trouve pas ça ouf, c'est souvent froid car le livreur essai tant bien que mal de gagner sa vie et fait donc plusieurs restau et client sur le trajet et les portions sont souvent réduites par les restaurateurs qui versent des commissions énormes au plateforme.
Sans compter le matraquage publicitaire des plateformes qui ne vous lachent plus une fois inscrit.
Le 1er avril à 18h15
Le 1er avril à 14h09
Ça reste une toute minuscule goutte d'eau, mais l'espoir fait vivre.
Le 1er avril à 15h03
C'est bien de fustiger les vilains clients "feignasses" et à deux doigts d'être des esclavagistes à en lire certains pisse-froids (et mes félicitations à ceux qui ont en permanence l'énergie, le temps et l'argent de soit aller au restaurant, soit cuisiner lorsqu'ils accueillent des gens, si tant est qu'ils invitent des gens chez eux) ou les vilaines entreprises américaines, mais si elles se sont développées, c'est qu'il y avait un besoin. Le besoin ne va pas s'envoler tout seul, à moins que quelqu'un ait une idée pour avoir temps, argent, et motivation en permanence. Ce qui n'empêche pas de remettre en question les solutions actuelles. Donc, qu'est-ce qu'on fait pour que le besoin soit rempli de la meilleure des manières, avec dignité et respect pour les livreurs ?
CoopCycle est très bien je trouve, mais peut-être qu'il y a des projets qui ne sont pas liés à cette plateforme.
Le 2 avril à 07h45
Quant 'au besoin' j'en rigole encore. T'as besoin de manger et envie de te faire livrer ... ça va pas plus loin.
Le 1er avril à 15h26
Le 2 avril à 08h07
Cela dit, ça ne résout que le problème des travailleurs légaux. Les sans-papiers ne pourront pas accéder à ces structures et ils seront toujours dépendants des plateformes pourries et des loueurs infames qui les esclavagisent.
Le 1er avril à 14h11
Le 1er avril à 14h30
"Non, non, c´est pas la faute du client. C´est la faute de tout le reste mais pas du client."
C´est mignon.
"Non la pollution automobile c´est pas la faute du conducteur ; c´est la faute des infrastructures routières, des fabricants de voitures, des organismes de prêts, des pétroliers, des publicitaires, des lois, de dieu, mais pas du conducteur (foutez-moi la paix, merde!)"
Détendez-vous, personne ne va venir vous demander de payer le cercueil de ces pauvres livreurs. Vous pouvez continuer de commander des pizzas au burger et au sushi, livrées directement sur votre table basse en face du canapé. Mais pensez bien la prochaine fois à dire à Alexa si vous voulez de l´huile piquante. Et bon appétit bien sûr.
Modifié le 1er avril à 15h14
Vivre c'est polluer.
[hors sujet]
Je suis aller voir l'ethymologie de polluer.
https://www.cnrtl.fr/etymologie/polluer
Je n'en suis pas revenu de la seconde itération en version verbe réfléchi
Le 1er avril à 17h12
C'est très franco-français de vouloir trouver des coupables de partout et faire culpabiliser tout le monde.
Le 1er avril à 20h26
Le 1er avril à 21h46
Ou pas.
J'en sais rien, je suis ni sociologue, ni ethnologue. Et je n'ai pas non plus fait le tour du monde pour constater empiriquement que nous sommes les seuls à faire tant de choses (non parce que la liste de ce qui est franco-français si on écoute tous ceux qui utilisent cette expression... Y aurait de quoi compter jusqu'à l'infini, deux fois!
Mais si c'est authentique, il y a alors de bonnes chances que les autres nations évoquent également ces comportements en les qualifiant eux-mêmes de franco-français. Aux moins quelques uns, au moins pour quelques unes d'entre elles. Eh! Je ne sais pas pourquoi, j'ai comme un doute...
(D'ailleurs j'espère que mon message est assez franco-français, au moins sur 1 ou 2 points.
Modifié le 1er avril à 22h06
Ce n'est pas non plus nous les clients qui forçons des gamins à coudre nos chaussures ou à miner du cobalt pour nos téléphones. Comme ça on n'est jamais responsables de rien, c'est nickel. On devrait se décerner des médailles tiens! On appellerait ça La Médaille des Mains Propres.
Personne n'est responsable d'ailleurs. Après tout les employeurs peuvent dire la même chose: "c'est pas moi qui force mes employés à crever pour trois fois rien, ils sont libres." Et les marques: "c'est pas notre faute, on ne fait que répondre aux règles de l'offre et de la demande. On n'y est pour rien. Tout le monde est libre."
Non en vrai les seuls responsables, ce sont les exploités, manifestement.
Ça doit juste être un plaisir masochiste pour autant d'être humains de vivre misérablement.
Ou de l'altruisme. Ils aiment savoir que tous les titulaires de la Médaille des Mains Propre sont bien habillés, ont de jolis téléphones, et se font livrer leur bouffe à domicile sans avoir à lever le cul de leur fauteuil. Quelle abnégation de leur part! Trop sympas.
Le 1er avril à 22h57
1/ On n'oblige personne (à consommer, à accepter,...)
2/ Si c'est pas moi qui le fait, ce sera quelqu'un d'autre
L'art des élites c'est de surfer sur l'illusion du choix tout en créant ou maintenant les conditions de la servitude. Etienne de La Boétie l'avait compris en 1548, on a pas fondamentalement bougé depuis (à la même époque il y a fait les écrits du cardinal de Retz qui sont pas mal non plus).
Le 2 avril à 12h31
Non, ce n'est pas le capitalisme. C'est l'égoïsme, l'égocentrime ou à contrario l'ampathie qui.
De la même manière qu'on faire référence au communisme avec souvent ses abus, c'est la même chose.
Le capitalisme c'est pourvoir exploiter et profiter ( en un mot jouir) de ce qui nous appartiens.
Le communisme c'est la possessions aux niveaux supérieurs (l'Etat) des moyens de production.
Comme déjà dit, ces plateformes abusent et sont (en tout cas France) assez souvent condamné avec des jugements requalifiant leurs contractants en salariés.
(exemple avec Uber :
https://www.courdecassation.fr/toutes-les-actualites/2020/03/04/uber-et-requalification-de-la-prestation-dun-chauffeur-en-contrat)
Le 1er avril à 14h44
Juste qu'entre temps j'ai lu d'autres articles qui traitaient de la "gauche UberEats" car ce serait les plus gros demandeurs de ce type de service... quand il s'agit d'exploitation abusive du travail, les deux camps de l'échiquier politique s'entendent parfaitement
Le 1er avril à 15h25
Le 1er avril à 22h58
Le marketing est puissant, et le livreur à vélo va pas te dire qu'il a gagné 30c sur ta course ce soir.
Surtout que le bobo, lui , abonné à uber, il a pas payé 30c .
Le 1er avril à 23h28
Le 2 avril à 07h36
Le 2 avril à 12h53
Le 2 avril à 17h31
Le 2 avril à 11h11
Le 1er avril à 15h37
Je ne suis pas tombé de ma chaise en lisant que nos esclaves (économiques) sont malheureux et en mauvaise santé, mais au-moins là, c'est chiffré.
Le 1er avril à 18h15
On ne devrait pas laisser des gens casser leur santé sur ce type de mission à ce niveau de rémunération, qu’ils aient ou pas le choix.
Le 2 avril à 10h38
Le 6 avril à 14h41
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