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Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa version du texte

Interdiction de quelle plateforme ?

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa version du texte

Illustration : Flock

L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue ce 31 mars au Sénat. La chambre haute envisage d’intégrer une logique à deux vitesses pour laisser aux mineurs la possibilité d’accéder à certaines plateformes, sous réserve d’obtenir l’autorisation de leurs parents.

Le 31 mars à 21h15

Mise à jour du 31 mars à 21h15. Via un communiqué, le Sénat annonce qu’il « vient d’adopter la proposition de loi « Protéger les mineurs des risques des réseaux sociaux » […] dans une version largement conforme au texte proposé par la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport ». Le texte a été adopté en première lecture, en procédure accélérée.

Le Sénat considère par contre qu’une « interdiction générale mais imprécise présentait un risque d’inconstitutionnalité et serait largement inopérante ». Il prévoit donc « la publication d’une liste des réseaux sociaux interdits aux mineurs de moins de 15 ans ».

Cela concerne les plateformes susceptibles de nuire à l’« épanouissement physique, mental ou moral » de l’enfant. Par défaut, les réseaux sociaux qui ne figureront pas sur la liste « ne seront accessibles aux mineurs de moins de 15 ans que sous réserve de l’accord parental ».

« Le gouvernement, qui juge cette rédaction incompatible avec le droit européen, va saisir la Commission européenne d’ici la fin de la semaine », explique l’AFP en se basant sur une déclaration de la ministre du Numérique Anne Le Hénanff. Par la suite, le texte passera en commission mixte paritaire.


Article original le 31 mars à 17h58. Adoptée le 27 janvier par l’Assemblée nationale, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue ce 31 mars au Sénat. Voulue par le président de la République, qui espère même une entrée en vigueur pour la rentrée de septembre, certaines modalités du texte suscitent néanmoins des débats.

Deux types de plateformes, deux niveaux d’interdiction

Comme ailleurs dans le monde, le besoin de protéger les mineurs des effets délétères des principales plateformes sociales que sont Instagram, TikTok ou Snapchat n’est pas tellement débattu. En France, cela dit, l’Assemblée nationale votait il y a quelques semaines pour une interdiction de l’accès « à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne » – définition susceptible de les concerner tous –, sans en faire porter la responsabilité précise sur les plateformes elles-mêmes.

Ces dispositions avaient été prises à la suite d’un avis du Conseil d’État alertant sur les risques d’outrepasser les cadres déjà posés à l’échelle européenne par le règlement européen sur les services numériques.

« Une interdiction générale et indifférenciée est trop large et attentatoire aux libertés publiques », expliquait néanmoins la rapporteure du texte Catherine Morin-Desailly à Public Sénat. Pour la chambre haute, il s’agirait donc d’introduire deux catégories de plateformes : celles trop dangereuses pour « l’épanouissement physique, mental ou moral » des moins de 15 ans, et celles qui restent acceptables, sous réserve de l’autorisation des parents.

Concrètement, les sénateurs doivent donc voter sur la possibilité de créer une liste des services interdits, dont le contenu serait fixé par arrêté ministériel, et un deuxième niveau de services dont l’accès sera directement administré dans les foyers.

Pour le gouvernement, en revanche, cette version « fragilise considérablement le texte », notamment envers le droit européen. Dans une tribune publiée dans Libération, la neurologue Servane Mouton et l’addictologue Amine Benyamina, membres de la commission écrans et enfants, appelaient quant à eux le Sénat à « ne pas vider la proposition de loi de sa substance ».

Multiplication de travaux à travers la planète

En dehors de la France, qui devra aussi, comme nous l’expliquions dans de précédents articles, s’attaquer à tous les enjeux techniques que pose la limitation d’âge (choix des solutions, enjeux de cybersécurité créés par ces surcouches techniques, etc), de nombreux pays s’attellent ces derniers mois à freiner l’accès des plus jeunes aux plateformes sociales.

Au Royaume-Uni, où le gouvernement travaille à un projet de loi susceptible d’interdire l’accès des moins de 16 ans aux réseaux sociaux, le régulateur des médias Ofcom et l’alter ego de la CNIL viennent de demander aux principales sociétés numériques de renforcer leurs protections pour éviter que leurs services ne soient utilisés par des mineurs de moins de 13 ans. Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, Roblox et X sont concernés.

Ailleurs en Europe, l’Espagne, la Grèce, la Slovénie ou encore l’Autriche travaillent à des textes sur la question. Comme le relève La Tribune, ces différents chantiers réglementaires illustrent aussi certains de ses aspects arbitraires, à commencer par celui de l’âge choisi comme palier.

Aux États-Unis, par exemple, seule la collecte d’informations personnelles des mineurs de moins de 13 ans est interdite. Au Brésil, ce sont ceux de moins de 16 ans qui voient désormais leur accès limité à ces plateformes, mais la limitation passe par la liaison obligatoire de leur compte à celui d’un tuteur légal. En Indonésie, les comptes de personnes de moins de 16 ans doivent en revanche être désactivés sur les plateformes jugées « à haut risque », parmi lesquelles on trouve TikTok ou Roblox. 


Comme en écho à ces velléités grandissantes de prémunir les plus jeunes face aux logiques les plus délétères des réseaux sociaux, Meta a été condamné pour la première fois en justice, ce 25 mars, pour des pratiques commises via sa plateforme. Dans cette affaire d’exploitation sexuelle de mineurs, un jury étatsunien a notamment déclaré la plateforme coupable d’avoir déployé des outils dangereux pour la santé mentale en toute connaissance de cause.

Début mars, 371 chercheuses et chercheurs de 30 pays cosignaient une lettre ouverte (.pdf) s’opposant à la généralisation de la vérification d’âge imposée aux différents services en ligne par de nombreuses législations dans le monde sans que les implications sur la sécurité, la vie privée, l’égalité et la liberté aient été prises en compte. Elle dénombre désormais 438 signataires de 32 pays.

Commentaires (38)

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Y'à moyen de réparer la fenêtre de signalement des erreurs ? Elle rame tellement (au moins sous Firefox) que ca devient impossible de signaler des erreurs.
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Roger that
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Je trouve que ça mettrait les parents sous pression, sans parler des enfants bien malins.
Bien sûr tout revient aux parents, c'est normal. Mais quand il nous aura fallu 30 ans pour comprendre que les biscuits industriels sont (généralement) mauvais, on compte laisser les parents juger sur la dangerosité de réseaux qu'ils ne peuvent véritablement expérimenter. Les jeunes ont une utilisation fondamentalement différente et les spécialistes ont mis des années à en voir les effets.

Après c'est l'occasion d'en parler mais je ne sais pas si la situation est bien perçue. C'est similaire à la surexposition aux écrans. On voit les risques mais dans les faits c'est une épreuve permanente de les exclure et reste parfois mal vécu par les enfants, surtout jeunes ados.
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Interdire c'est une chose, mais la prévention alors? On se doute qu'ils vont tenter de passer outre les barrières !
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C'et vraiment difficile de prévenir des dangers des réseaux sociaux car l'apparence qu'ils ont pour un enfant de ces âges ne permet pas de perçevoir le mal et sont-ils même en capacité de bien le comprendre ?L'interdiction ici est une très bonne chose à mon humble avis.
L'état doit pouvoir reprendre la main sur ces sujets.
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Comment les parents, eux même drogués aux réseaux sociaux, pourrait faire de la prévention à leurs enfants?

"Tiens mon chéri, j'ai vu sur TikTok que ce n'était pas bon pour toi que tu utilises TikTok."
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Pas comprendre la cohérence ! Personne pour ASSUMER des responsabilités que le rôle induit !
Aussi bien nos representants, que les parents.

Bien que je ne suis pas d'accord, ma position si c'est dangereux on interdit pour tout le monde !
Si ce n'est pas dangereux, à la responsabilité de ceux des parents d'assumer le rôle de leur fonction !
Pourquoi, certains "réseaux pas d'autres, sur quelles critères OBJECTIFS !?!
Pourquoi 15 ans ? Pas 13 pas 16. Dans la logique un mineur, c'est un mineur, et en France c'est jusqu'à qu'à 18 ans !?!

Mon problème c'est la subjectivité de tout ça.


Je ne vais pas encore me faire des amis, mais ça me gonfle cette perte de temps, sur des sujets mineurs.
(Oui sujets mineurs, le logement, la qualité de vie, le respect à l'intégrité de sa personne physique.

Mettons de moyens de faire de réussir ne serait-ce à respecter ce dernier point et notre pays aura déjà grandement grandi.)
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Bien que je ne suis pas d'accord, ma position si c'est dangereux on interdit pour tout le monde !
Le tabac est dangereux, il n'est pourtant pas interdit.
L'alcool est dangereux, il n'est pourtant pas interdit.
Les armes à feu sont dangereuses, elles ne sont pourtant pas interdites.
La vie est dangereuse, elle n'est pourtant pas interdite...

True story (bon ok, sauf la dernière qui est la boutade du 1er avril ^^)
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Le tabac est dangereux, il n'est pourtant pas interdit.
L'alcool est dangereux, il n'est pourtant pas interdit.
Les armes à feu sont dangereuses, elles ne sont pourtant pas interdites.
La vie est dangereuse, elle n'est pourtant pas interdite..."

A part le dernier point, il sont tous interdits au mineurs (moins de 18 ans) non ? ;-)
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A part le dernier point, il sont tous interdits au mineurs (moins de 18 ans) non ? ;-)
Oui, mais tu voulais interdire pour tout le monde si c'est dangereux ;)
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Je sais j'ai trop regarder The walking dead.
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en même temps, c'est une bonne série (mais déçu de la fin pour ma part)
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Pour ma part elle s'est arrêté à la fin de la saison 8 les autres n'existent pas.
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Donc tu viens d'auto valider que ce serait bien d'interdire les réseaux sociaux pour les enfants de moins de 18 ans (puisque l'on a déjà interdit tout ce qui était dangereux du 20e siècle aux mineurs (alcool tabac armes à feu), et que c'est totalement accepté maintenant), donc 15 ans, donc de contre dire ta première remarque sur tous tes points.
😉
Et aujourd'hui, c'est un débat au Sénat.
Si on commence par 15 ans, c'est déjà très bien.
Faut juste être visionnaire sur son temps.

Ce n'est pas aux seuls parents, débordés par leur charge parentale, de devoir affronter seuls ce sujet et de créer des frictions avec leurs enfants.
(Je suis parent).
"Ouais, mais mon camarade d'à côté, lui, ses parents lui laissent les réseaux, et pas vous !"
Là, ce sera la loi qui dira non, au lieu des parents.
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Tout à fait d'accord.
Même quand on explique à son enfant que c'est interdit aux moins de 15 ans, c'est un début d'explication et ça aide en tant que parent (vécu).
Il n'y a pas que ça a expliquer, mais c'est une des pierres de l'édifice et elle est importante.
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Ce que je dis c'est qu'on mets en place une juridiction lourde avec énormément de subjectivité (et d'hypocretie).
de plus si l'argument majeur est : ça nuit au bon développement de l'enfant alors autan aller jusqu'au bout et aller jusqu'à 18 ans et ne pas ce contenter de moins de 15ans...

Je suis navré pour vous, mais pour ma part l'argument de la charge parentale ne peut être retenu.
Avoir ou non des enfants n'est imposer par personne, c'est un choix personnel (sauf cas à la marge et généralement criminels).

PS : [pour l'humour en mode un peu troll ], je n'ai pas souvenir de voir beaucoup d'enfants de moins de 15 lire le code civil ou pénal celui des telecommunications ;-)
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Avoir des enfants, c'est le sens de la vie : l'humain est un animal et un être social.
Il n'y a pas de plus bel accomplissement que celui de voir son enfant grandir.
Même si on en gagne des cheveux blancs ou on en perd des cheveux 😅

Et lors de la mise en place d'une interdiction, tu commences toujours à minima.
Regarde la loi sur la fumée qui s'est étendue des années plus tard aux parcs à enfants, etc.

La tendance, c'est 15 ans dans le monde, Australie, etc, donc ça débat sur 15 ans.
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Il n'y a pas de plus bel accomplissement que celui de voir son enfant grandir.
Pour toi peut-être, pas pour tout le monde…
la loi sur la fumée
C'est quoi ça ?
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Je pense que : La loi sur la fumée c'est pour dire la loi sur la lutte contre le tabagisme ainsi que la lutte contre le tabagisme passif. :yes:
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[Mode provocation purement trollesque avec un raisonnement absurde]
Avoir des enfants, c'est le sens de la vie : l'humain est un animal et un être social.
Chouette allons tous engrosser toutes les femelles que nous voyons, en leur rappelant que c'est le sens de la vie ...:dent:
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Avoir des enfants est un choix intime et profondément égoïste (égoïste au sens qu'on le fait exclusivement pour soi et pas sous des motifs altruistes ou de générosité quelconques).

Si Pavel Durov ou Elon Musk font des dons de sperme massifs, ce n'est pas pour libérer l'humanité, c'est surtout par mégalomanie et avec un narcissime outrancier.
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C'est la vision étasuniennes de l'aide à la procréation.
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Méchant troll !
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La vie est dangereuse, elle n'est pourtant pas interdite...
Ça devrait, merde !
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L'IA va résoudre ce problème ;)
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Encore un métier que l'IA va supprimer, les tueurs en série :craint:
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Et quand elle aura fini, elle sera au chomage :eeek2:
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Et donc elle va devoir inventer le clonage, incuber des humains, les lâcher dans la nature, et faire des parties de chasse.

Hé, ça ferait une bonne idée de nanard :mdr:
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C'est pas déjà le sénar de Matrix ?
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Non, les machines élèvent les humains pour en faire les lapins Duracell.
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Ça se finit quand même un peu en partie de chasse, mais c'est vrai que ça n'est pas le but des machines…
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Oui, ça converge un peu dans ce sens, mais la finalité de base n'est pas la même :D

La partie de chasse, c'est juste pour les lapins qui se rebiffent dans leur cas.
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Le risque ou la dangerosité pour un enfant n'est pas la même que pour un adulte. C'est d'ailleurs pour ça que le Code civil accorde la responsabilité civile à partir de certains âges limites.

Les enfants sont en développement physique et moral (ou mental). Les enfants ont un métabolisme beaucoup plus vulnérable qu'à l'âge adulte, ils n'ont pas d'expériences suffisantes et n'ont pas le discernement pour faire des choix en responsabilité (concernant les adultes, c'est même pas sûr qu'ils aient foncièrement le discernement nécessaire mais c'est un jugement de ma part).

C'est tellement facile de corrompre un enfant et de lui faire accepter n'importe quoi. C'est pas anodin comme vous avez l'air de le penser.
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Sachant que les plateformes type "école direct" permettent de communiquer avec les enseignants, l'administration et, je crois, avec les autres élèves, ne s'agit-il pas d'un réseau social au sens de la nouvelle loi ?
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Oui ce sont des réseaux sociaux, mais qui "Ne nuisent pas aux bons dévellopement, physique, intellectuel et morales (hum hum ) des peutiaux...)
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S'il y a du deep scrolling ou doom scrolling, s'il y a des algorithmes de recommandation (notamment de contenus violents ou addictifs), je suppose que oui ?
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Dire que lors du bruit autour des blocages de l'Arcom pour les sites de fesses, les imbéciles dans mon genre qui craignaient une généralisation des contrôles et donc, de fait, une violente attaque au droit à la vie privée (un droit fondamental dans l'UE, juste à titre de rappel, pour ce que ça vaut) se sont vues affublées de remarques du style "geeks accrocs à leur dose quotidienne de porno".

Si le fond du problème est bien là, la perspective de devoir dégainer la carte d'identité au premier lien venu sur le Web ne m'enchante pas à titre perso. C'était affreusement prévisible, je l'avais évoquée à l'époque à la différence que je me basais sur les textes existants du code pénal pour les interdictions de diffusions aux mineurs dont le champ pouvait s'étendre aux médias sociaux. Ici, le contrôle d'identité se généralisera même avant la majorité et on donc il faudra confier ses documents officiels ou ses données biométriques à je ne sais qui, qui en fera je ne sais quoi, basé je ne sais où, sans aucun contrôle.

Mettons ça aussi en perspective avec toutes les fuites de données personnelles, y compris des administrations à coup de dizaines de millions de cas.

Youhou.
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Tu fais du mauvais esprit, ils nous ont bien expliqué que c'était pour notre bien, voyons...