Du PS à Ensemble ou Reconquête, ces partis qui confient leurs emails à Google et Microsoft
On n’oublie pas de retourner voter (si besoin)
Le 20 mars à 16h16
Nous avons étudié les redirections emails de seize partis politiques afin de voir chez qui les correspondances partaient. Dans plus de la moitié des cas, elles arrivent chez Google ou Microsoft. Ils sont quand même quelques-uns à passer par OVHcloud et d’autres entreprises françaises.
Du PS à Ensemble ou Reconquête, ces partis qui confient leurs emails à Google et Microsoft
On n’oublie pas de retourner voter (si besoin)
Nous avons étudié les redirections emails de seize partis politiques afin de voir chez qui les correspondances partaient. Dans plus de la moitié des cas, elles arrivent chez Google ou Microsoft. Ils sont quand même quelques-uns à passer par OVHcloud et d’autres entreprises françaises.
Le 20 mars à 16h16
Société numérique
Société
6 min
Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’expliquer à plusieurs reprises, confier ses emails à un prestataire étranger n’est pas sans conséquence puisqu’il peut y accéder, les bloquer, les copier, les supprimer… Surtout lorsqu’il s’agit d’une entreprise étasunienne et donc soumise aux lois extraterritoriales américaines.
Pour savoir chez qui arrivent les emails, il existe une manière simple : lire les MX du nom de domaine. Ceux de @next.ink par exemple sont chez oui.do, la holding qui détient moji et Next.ink. Nous avons récemment étudié le cas des maires avec un constat : près de 30 millions d’habitants sont soumis à des solutions américaines. C’est encore pire avec les start-ups de la French Tech, sans oublier les entreprises du CAC40 et autres grandes écoles.
- Les emails : analyse technique et enjeux de souveraineté
- Emails des mairies : près de 30 millions d’habitants soumis à des solutions américaines
- French Tech : 9 start-ups sur 10 confient leurs emails à Google ou Microsoft
- Des emails en .gouv.fr, du CAC40 et d’écoles passent aussi chez Google et Microsoft
Encore une fois, Google et Microsoft arrivent en tête
En cette période électorale (allez voter dimanche s’il y a un second tour dans votre commune), nous avons décidé de regarder ce qu’il en était du côté des principaux partis politiques. Nous en avons sélectionné 16, classés par ordre alphabétique avec le nom (ou le domaine) de la solution de gestion des emails.
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Commentaires (38)
Modifié le 20 mars à 16h25
Modifié le 20 mars à 16h29
edit : Ah en fait, ils sont hébergés chez Infomaniak, mais sans mail.
Modifié le 20 mars à 16h31
Tu mélanges peut être avec le registrar qui auprès duquel a été enregistré le domaine ;)
[edit] Forcément, tu as édité ta réponse pendant que je répondais ^^
Le 20 mars à 18h07
Modifié le 21 mars à 11h59
La RFC 5321 dit dans ce cas que le MX est implicite et correspond à une address RR, donc un enregistrement de type A ou AAAA. J'ai préféré mettre le site de @StéphaneBortzmeyer car il ajoute des explications ce qui le rend plus facile à lire que la RFC brute.
J'ai un peu galéré pour retrouver la RFC, plein de sites font la même erreur que toi.
Édit : on peut maintenant (depuis juin 2015) indiquer que le domaine ne reçoit pas de mail avec la RFC 7505
Le 21 mars à 13h12
Sans compter qu'utiliser le même serveur pour le domaine principal et la gestion des mails n'est pas forcément des plus recommandés...
Par contre, je ne connaissais pas la possibilité de préciser explicitement que le domaine ne reçoit pas de mail. Mais c'est quand même un pansement sur une connerie préhistorique...
Le 21 mars à 13h19
Et c'est gardé pour compatibilité.
Tout serveur SMTP devrait envoyer vers le MX implicite s'il n'y a pas de champ MX. En fait, ce qui est rare maintenant, c'est les domaines sans champ MX et qui reçoivent des mails sur le A ou AAAA.
Le réflexe est de définir un champ MX si tu mets en place un serveur SMTP pour ton domaine.
Le 22 mars à 09h40
Toutefois, le comportement en cas de défaut de champ MX y est bien décrit et il date de 1986. Du point de vue de l'informatique, c'est la préhistoire ;) On était bien loin des ordinateurs personnels dans les foyers, et c'était plutôt réservé au monde pro et à la recherche, sans compter qu'internet en était tout juste à ses balbutiement (et encore moins accessible pour tout le monde non plus).
Au bout d'un moment, la compatibilité pour la compatibilité n'a plus vraiment de sens. Je doute franchement qu'aujourd'hui cette fonctionnalité soit réellement utile. Et si elle l'était pour un presta en particulier, j'ai envie de dire que ce serait un presta à fuir.
Modifié le 22 mars à 13h15
À partir de ce point, c’est l’Histoire (et donc 1986 en fait bien partie).
Le 23 mars à 07h46
Le 23 mars à 13h28
Le 23 mars à 07h11
Le 23 mars à 07h47
Le 24 mars à 19h43
Modifié le 20 mars à 19h21
Pas trop fiable :)
PS : On n'utilise pas OVH.
Le 20 mars à 20h47
Le 22 mars à 22h23
Le 21 mars à 11h02
Le 20 mars à 16h47
Il va falloir se reprendre si vous ne voulez pas vous faire acheter par Reworld.
Le 20 mars à 17h02
Le 20 mars à 17h24
Le 20 mars à 20h20
Le 20 mars à 17h57
Le 20 mars à 18h34
5 alt1.aspmx.l.google.com.
10 alt4.aspmx.l.google.com.
1 pro3.mail.ovh.net.
5 alt2.aspmx.l.google.com.
10 alt3.aspmx.l.google.com.
1 aspmx.l.google.com.
Ils sont pris par ordre croissant du numéro en tête, le premier est donc le numéro le plus bas. Dans le cas présent il y a deux « 1 » et donc le même niveau de priorité
1 aspmx.l.google.com.
1 pro3.mail.ovh.net.
Un est chez Google, l’autre chez OVHcloud
Le 21 mars à 11h10
Le 20 mars à 18h23
Le 20 mars à 18h33
Modifié le 20 mars à 19h18
Le 20 mars à 19h36
Les états préfèrent passer par des systèmes type pegasus, ils prennent les données, mais personne le sais…
Le 21 mars à 00h04
Modifié le 21 mars à 10h49
- aux annonceurs ;
- aux partis politiques pour leurs campagnes ;
- aux états : pour les mêmes raisons que les US ;
- aux banques : pour déterminer la solvabilité ;
- aux assurances : pour déterminer les risques ;
- à toute organisation prête à acheter ces données dans l'intérêt de leur business.
Tous ces cas n'ont rien de complotiste, c'est de la sûreté de l'état ou du « business as usual ».
Edit: le markdown est encore une fois en PLS car une liste à deux niveau, c'est trop compliqué
Le 20 mars à 19h15
Et quelles sont ses solutions ?
PS: A la place de cet affreux truc qu'est Putty, Windows dispose d'un client ssh natif via son terminal.
Sa configuration se fait via C:usermonutilisateur.sshconfiig (ou quelque chose comme ca l'équivalent du /home/monutilisateur/.ssh/config. Par contre il n'est pas activé par défaut, Il me semble qu'il y a un (vieux?) article de Next(Inpact?) qui traite de cela.
Le 21 mars à 00h05
Le 21 mars à 06h27
Le 21 mars à 19h57
Modifié le 21 mars à 21h44
(pour le révolutionnaire, ça n'affiche pas toujours, mais la réponse vient de ns6.gandi.net parfois, d'autres fois de ns03.npa-revolutionnaires.org)
Le 23 mars à 09h23
Le 24 mars à 17h56
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