Anthropic lève 30 milliards de dollars et se voit valorisée à 380 milliards
Anthropic mange à tous les râteliers
Anthropic
Le 13 février à 08h14
Pour son septième tour de table, Anthropic lève 30 milliards de dollars et voit sa valorisation doublée par rapport à septembre. Le père de l’IA générative Claude annonce une projection de son chiffre d’affaires annuel à 14 milliards de dollars, dont 2,5 milliards pour Claude Code.
Anthropic lève 30 milliards de dollars et se voit valorisée à 380 milliards
Anthropic mange à tous les râteliers
Anthropic
Pour son septième tour de table, Anthropic lève 30 milliards de dollars et voit sa valorisation doublée par rapport à septembre. Le père de l’IA générative Claude annonce une projection de son chiffre d’affaires annuel à 14 milliards de dollars, dont 2,5 milliards pour Claude Code.
Le 13 février à 08h14
Économie
Économie
4 min
30 milliards et les usual suspects
Six mois après son dernier tour de table (13 milliards de dollars en septembre 2025), Anthropic remet le couvert : la société éditrice des modèles Claude a annoncé le 12 février une levée de fonds en série G (c’est-à-dire son septième tour de financement après l’amorçage initial) de 30 milliards de dollars. L’opération se fait sur la base d’une valorisation d’entreprise fixée à 380 milliards de dollars, contre 183 milliards en septembre dernier.
La valeur d’Anthropic a donc plus que doublé pour la longue liste des participants à cette levée de fonds. Le tour est emmené par les fonds GIC et Coatue, avec en deuxième ligne D. E. Shaw Ventures, Dragoneer, Founders Fund, ICONIQ, et l’émirati MGX, par ailleurs impliqué dans le projet Campus IA de Fouju, en région parisienne.
Derrière ces fonds figure encore une longue liste d’investisseurs, parmi lesquels Baillie Gifford (aussi chez GraphCore), BlackRock (bien implanté dans l’IA), Blackstone (présent au Royaume-Uni avec un datacenter IA), D1 Capital Partners, Qatar Investment Authority… ainsi que les usual suspects du financement de la Silicon Valley (Sequoia Capital, Menlo Ventures, Lightspeed Venture Partners) et plusieurs grandes banques (PMorganChase et Goldman Sachs).
Le tour intègre par ailleurs une partie des financements qui avaient déjà été promis par Microsoft et NVIDIA dans le cadre de l’accord stratégique de novembre dernier.
Chiffre d’affaires annuel estimé (run-rate) : 14 milliards de dollars
Anthropic profite de cette annonce pour afficher une projection de chiffre d’affaires annuel, calculée à partir de ses rentrées d’argent actuelles, à 14 milliards de dollars, contre un peu plus d’un milliard de dollars en janvier 2025.
L’indicateur ne tient pas compte des perspectives de croissance envisagées pour la suite (le véritable nerf de la guerre, puisque ce sont elles qui devront à terme compenser les dépenses). À défaut de valeurs absolues quant à ses clients ou son chiffre d’affaires mensualisé, Anthropic revendique un x7 en 2025 sur le nombre de clients dépensant plus de 100 000 dollars par an (valeur déjà avancée en septembre dernier lors de son précédent tour de table). Le nombre de clients consommant plus d’un million de dollars par an serait supérieur à 500.
Claude Code se présente comme l’un des contributeurs majeurs à cette dynamique : son chiffre d’affaires annuel projeté s’établirait aujourd’hui à 2,5 milliards de dollars, un montant qui aurait doublé depuis le 1ᵉʳ janvier dernier, tout comme le nombre d’utilisateurs enregistrés. Plus de la moitié de ce chiffre d’affaires émane des entreprises, indique Anthropic.
La levée de fonds alimentera les besoins en fonds de roulement de la société (et donc le développement de ses futurs modèles), ainsi que son approvisionnement en infrastructures. Sur ce point, l’entreprise dirigée par Dario Amodei prend soin de souligner qu’elle ne dépend d’aucun partenaire de façon exclusive.
« Claude demeure le seul modèle d’IA de pointe disponible pour les clients sur les trois plus grandes plateformes cloud au monde : Amazon Web Services (Bedrock), Google Cloud (Vertex AI) et Microsoft Azure (Foundry). Nous entraînons et exécutons Claude sur une gamme diversifiée de matériel d’IA (AWS Trainium, Google TPU et GPU NVIDIA), ce qui nous permet d’adapter les charges de travail aux puces les mieux adaptées. Cette diversité de plateformes se traduit par de meilleures performances et une plus grande résilience pour les entreprises clientes qui dépendent de Claude pour leurs tâches critiques. »
Anthropic lève 30 milliards de dollars et se voit valorisée à 380 milliards
-
30 milliards et les usual suspects
-
Chiffre d’affaires annuel estimé (run-rate) : 14 milliards de dollars
Commentaires (29)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 13/02/2026 à 08h28
Le 13/02/2026 à 12h08
Le 13/02/2026 à 18h23
Le 13/02/2026 à 19h33
Et un article, c'est un écrit.
Le 13/02/2026 à 20h07
Puis le cookie wall de la taille d'un panneau de pub Carrefour sur l'autoroute ne me donne pas envie.
Et j'ai pas de temps de cerveau disponible à accorder à Google.
Le 13/02/2026 à 09h14
Le 13/02/2026 à 09h51
Modifié le 13/02/2026 à 16h59
Le 13/02/2026 à 10h32
Modifié le 13/02/2026 à 16h57
Le 13/02/2026 à 17h10
Le 13/02/2026 à 18h48
Le 13/02/2026 à 09h58
Le 13/02/2026 à 10h27
J'avais également vu passer que Google allait sortir de prochains TPU, bien plus efficients (et donc qui consomment beaucoup moins), ce qui permettrait de tirer les prix d'inférence vers le bas.
Peut-être que leur positionnement en terme d'infra, de ne pas dépendre que du GPU (qui reste moins efficients), commence aussi à faire une vraie différence.
Le 13/02/2026 à 13h55
Maintenant, mon but à court terme, c'est de travailler un maximum avec de l'I.A. auto-hébergée et je suis occupé à tester Qwen-coder-next (sur un Ryzen AI 370 Pro 96Go) même si l'intégration agentique est encore un peu brouillon. Avoir une chaîne d'outils la plus souveraine possible me semble une nécessité vu le contexte mondial, et si des modèles d'I.A. opensource sont disponibles, on devrait les mettre en avant.
Modifié le 13/02/2026 à 14h01
D'ailleurs, mon patron (on est une petite structure d'une dizaine de personnes) a acheté également une bécane avec la même config pour voir ce qui est réalisable localement, avec quelles limites, etc. Et donc ce que l'on peut pousser ou non auprès des clients, selon leur contexte et besoins.
On n'a pas encore discuté d'où il en est sur sa R&D à ce niveau.
Le 13/02/2026 à 14h17
Le 13/02/2026 à 18h30
Mais cela ne sert à rien à ces boites d'IA. Ils ne vendent pas seulement le modèle (son accès) mais aussi l'accès la plus monstrueuse machine de tout les temps.
Les modèles de plus en plus gros nécessitant de plus en plus de ressources... Cela n'incite même pas à optimiser. Tant que l'investisseur est content...
C'est donc un moyen de te rendre inaccessible les fameux modèles qui seraient les plus avantageux. Sinon il suffirait juste de sortir le modèle dans la nature. Et d'éventuelles communautés feraient du taf par dessus pour optimiser / améliorer. Il doit déjà y en avoir mais il y a un problème de moyens. Rien que les prix des équipements et ... de la RAM...
En gros pour que cela soit viable à leurs yeux; il faut à ces gros du marché, être les plus incontournables possible. Un principe de douanier.
Ça ne passe donc pas par des choses qu'on peut faire à la maison, ni dans une PME.
Les DIY de l'IA ils vont avoir un peu du mal. 1 utilisateur... 2, 3 ...
Le 13/02/2026 à 22h11
Le 13/02/2026 à 11h32
Le 13/02/2026 à 11h55
Modifié le 13/02/2026 à 13h41
Le 16/02/2026 à 15h29
openAI, valorisé à 500 G$. MS: 2500 G$, NVIDIA: 1000G$, Alphabet: 4000G$. On cumule ces quatre-là et on atteint déjà 7000G$. 1/3 du PIB US. Si ça ce cartonne, ça risque de lâcher du lest et pas qu'un peu.
Ce que je perçois est un jeu de quille complet et un b
oulle; et dans ce cas-ci, je préfèrerai que la lanceur fasse une rigole... à défaut d'en rigoler.Et puis même si c'était pas si énorme que ça, 380 G$. En relativisant ça face à une année de salaire, perso, je l'ai de travers.
Modifié le 13/02/2026 à 12h06
Il faut quand même aussi envisager que si cette bulle éclate, ca va juste baisser la valeur de ces entreprises et les obliger à réduire leurs coûts, changer leurs priorités. Donc baisse massive d'investissements, de la recherche et monétisation, donc fini les modèles gratuits et les prix attractifs. Pour ceux qui sont adossés à des GAFAMX, ca devrait bien se passer...
Pour ceux qui investissent, ils le font en connaissance de cause, donc en connaissance des risques. On parle de BlackRock, Goldman Sachs, JPMorgan, Qatar Investment. Ils jouent avec l'IA comme si toi tu pariais 100€ sur betclic...
C'est les dommages collatéraux qui pourraient être dommageables.
Le 13/02/2026 à 14h30
Vu la façon dont on s'est fait entuber avec la crise des subprimes, je ne me fais pas d'illusions sur ce que nous coûtera cette dernière folie cumulée aux autres comportements à haut risques observés depuis plus de 10 ans.
Le 13/02/2026 à 14h40
Donc je ne sais pas si c'est nécessaire d'être pressé.
Le 13/02/2026 à 17h47
Le 13/02/2026 à 18h22
Le 13/02/2026 à 20h45
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?