Air France aura déployé Starlink sur l’ensemble de sa flotte d’ici fin 2026
Qui a remis une pièce dans la machine ?
Air France indique avoir déjà équipé 30 % de sa flotte d'une connexion à très haut débit Starlink et promet que la totalité de ses avions le seront d'ici fin 2026. Ce qui devait n'être qu'un simple point d'étape a relancé la polémique : Air France aurait-elle pu, ou dû, opter pour une solution européenne de type Eutelsat ?
Le 22 décembre 2025 à 09h07
6 min
Internet
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Les communicants d'Air France ne s'attendaient probablement pas à un tel engagement. Jeudi 18 décembre, la compagnie aérienne a diffusé sur son compte X une petite séquence de 27 secondes illustrant la pose d'un module de connexion satellitaire Starlink sur le dos d'un Airbus A220. Quatre jours plus tard, le message d'origine affiche plus de 11 millions de vues, sans sponsorisation.
Sa visibilité a notamment été dopée par un retweet d'Elon Musk, patron de SpaceX (maison-mère de Starlink), qui l'a saluée d'un « très bon » en français dans le texte. Elle a aussi profité de commentaires nettement plus négatifs, dénonçant une erreur au regard des enjeux de souveraineté.
Starlink sur toute la flotte Air France d'ici fin 2026
« Nous poursuivons l'installation du wifi très haut débit à bord de nos avions, permettant de profiter gratuitement d’une qualité de service stable, rapide et sécurisée. En cette fin d'année, déjà 30% de notre flotte est équipée et la totalité le sera fin 2026 », écrit Air France.
La sélection de Starlink comme fournisseur d'accès, destiné à la fourniture d'une connexion Wi-Fi haut débit à destination des passagers, n'est pas précisément un scoop. Air France avait fait part de son projet en septembre 2024.
La compagnie expliquait alors que la constellation de satellites en orbite basse de Starlink allait lui permettre de proposer « une qualité de service de connectivité en très haut débit » à tous ses passagers, avec une structure de coût lui permettant d'envisager la gratuité pour les passagers, et ce « dans toutes les cabines de voyage ».
Avant cette annonce, Air France disposait déjà d'offres de connectivité à bord de certains de ses appareils, mais le service était payant pour l'utilisateur final, limité en bande passante, et fragmenté d'un point de vue industriel. La compagnie recourait en effet à des solutions différentes selon les appareils et le type de ligne, avec des contrats IFC (In-flight connectivity) passés chez Anuvu (ex Global Eagle), Panasonic Avionics (qui s'appuie en partie sur les capacités d'Eutelsat) ou Intelsat.
Starlink, sélectionnée en 2024 à l'issue d'un appel d'offres, présentait dans ce contexte l'intérêt d'offrir une solution à la fois intégrée et performante. « Nous avons consulté de nombreux acteurs et l’offre de Starlink est actuellement, de loin, la plus attractive du marché. Elle constitue une nette rupture en termes de qualité et de compétitivité. C’est une révolution », illustrait Alexandre Groshenny, responsable du projet dédié chez Air France, auprès de l'Usine Nouvelle. À l'époque, l'annonce du choix de Starlink n'avait pas particulièrement provoqué de réaction politique.
« Choisir Starlink plutôt qu'Eutelsat n'est pas acceptable »
Le point d'étape du 18 décembre a quant à lui suscité quelques commentaires ouvertement désapprobateurs. « Voir Air France choisir Starlink plutôt qu'Eutelsat n'est pas acceptable. Les entreprises européennes doivent comprendre qu'il s'agit désormais d'un enjeu majeur de souveraineté. Pour ma part je limiterai dorénavant mon usage de cette compagnie », a par exemple déclaré samedi Gilles Babinet, ancien coprésident du conseil national du numérique (CNNum).
« Air France, entreprise française historique, confie l'échange de données de ses voyageurs aux US et à Musk. À quand une véritable politique de souveraineté ? », s'interrogeait dès vendredi Cyprien Ronze-Spilliaert, chercheur associé au Centre de recherches de la gendarmerie nationale.
Le sujet a également ému plusieurs élus LFI dans le week-end, jusqu'à Jean-Luc Mélenchon, qui s'est exprimé dimanche soir, lui aussi sur X. « Air France choisit Starlink de Musk pour ses connexions Wi-Fi en vol plutôt que l'entreprise française et sa liaison géostationnaire plus écologique et aussi sûre. Le grand patronat de ce type n'a pas de patrie. Sauf pour les subventions et les aides sans contreparties. L'assistanat des très grandes sociétés doit cesser. »
Air France avait-elle le choix ? En réponse à ces critiques, plusieurs internautes rappellent que la fourniture d'un Wi-Fi performant est un enjeu de compétitivité commerciale pour la compagnie nationale. Or, Starlink dispose de sérieux atouts concurrentiels, notamment face à Eutelsat.
Au dernier décompte (non officiel), la constellation de SpaceX dispose en effet de plus de 9 000 satellites en orbite basse (LEO, pour low earth orbit) à environ 550 km de la Terre. Ils offrent une latence réduite, des débits conséquents et une couverture virtuellement mondiale.
Le leader européen dispose quant à lui d'une offre hybride qui associe ses satellites géostationnaires à une flotte récente d'environ 600 satellites en orbite basse (1 200 km), la constellation OneWeb LEO d’Eutelsat. L'opérateur vient justement de lever 1,5 milliard d'euros pour renforcer ses ressources en orbite basse, mais aussi préparer la future constellation européenne souveraine IRIS².
Une longueur d'avance pour Starlink
En attendant que ces investissements programmés portent leurs fruits, Starlink conserve une longueur d'avance, autant sur les capacités disponibles que sur l'accessibilité tarifaire. C'est d'ailleurs ce qui explique que François Bayrou, alors Premier ministre, avait annoncé recourir à la solution d'Elon Musk fin 2024 à Mayotte pour rétablir en urgence les communications sur l'archipel après la tempête Chido. Une décision vertement critiquée par Orange, dont le responsable des affaires publiques estimait qu'elle laissait « pantois sur le terrain de la souveraineté numérique ».
Remise sur le devant de la scène cette semaine avec Air France, la question de la souveraineté des accès et la bataille commerciale sous-jacente entre Starlink et Eutelsat pourraient bientôt connaître un nouveau rebondissement. La SNCF préparerait en effet son propre appel d'offres en vue d'équiper les TGV d'une liaison satellitaire, et l'entreprise d'Elon Musk semble déjà bien placée.
Une société de droit américain... et Elon Musk aux manettes
Au-delà du patriotisme économique, pourquoi le choix de Starlink soulève-t-il la question de la souveraineté ? SpaceX a son siège à Hawthorne en Californie. L'entreprise est de ce fait soumise aux lois des États-Unis, et plus particulièrement aux textes à dimension extraterritoriale (dont le Cloud Act et le FISA), qui ouvrent une possibilité d'accès, par l'administration ou les agences fédérales américaines, aux données des utilisateurs finaux. Difficile enfin de ne pas prendre en compte l'identité du dirigeant de SpaceX, particulièrement quand ce dernier multiplie, sur son réseau social, les attaques contre l'Europe, allant jusqu'à appeler au démantèlement de l'Union européenne.
Air France aura déployé Starlink sur l’ensemble de sa flotte d’ici fin 2026
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Starlink sur toute la flotte Air France d'ici fin 2026
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« Choisir Starlink plutôt qu'Eutelsat n'est pas acceptable »
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Une longueur d'avance pour Starlink
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Une société de droit américain... et Elon Musk aux manettes
Commentaires (46)
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Abonnez-vousLe 22/12/2025 à 09h27
Le seul vrai problème technique, c'est la disponibilité. Si Elon veut couper, il coupe quand il veut. Et sauf en cas de guerre, c'est pas du tout dans l’intérêt de Starlink. Donc bref, faux problème...
Le fond de l'histoire, c'est surtout un problème d'image. Air France défend les intérêts de ses clients et leur propose le meilleur service technique. Je trouve que c'est dommage, mais c'est juste un choix rationnel pour eux.
Quant aux 2 velus au fond de la salle qui "ne prendront plus Air France"... Vous ne faites pas le poids face aux centaines de milliers de clients qui ne prendrait plus Air France si ils ne proposait qu'un WiFi pas terrible.
Le 22/12/2025 à 09h57
C'est un très gros problème au vue de l'attitude actuelle des US qui nous envoient rien de moins que des messages de guerre à vouloir s'emparer de territoires européens, ou à faire de l'ingérence dans les multiples élections européennes, le dernier étant fait directement par la personne à la tête de la technologie en question.
Faut avoir le cerveau en bouillie pour penser que c'est un "problème d'image"
Le 22/12/2025 à 10h08
Et de quels territoires européens les USA veulent-ils s'emparer ?
Le 22/12/2025 à 10h58
Mais on peut pas lui enlever le fait de souligner que les relations sont de plus en plus difficiles.
Dernières menaces en date ICI
Ca date du 17.12. Ca se trouve c'est même pas la dernière en date...
Le 22/12/2025 à 11h05
Oui, les relations sont difficiles mais @ForceRouge a bien raison de dire que Starlink se tirerait une balle dans le pied en coupant les connexions, ça ferait une très mauvaise pub pour son service : business is business !
Le 22/12/2025 à 12h57
Le 22/12/2025 à 13h01
Le 22/12/2025 à 13h10
Le 22/12/2025 à 13h36
Tout comme la nouvelle calédonie
Le 22/12/2025 à 13h41
Le 23/12/2025 à 08h01
Le 23/12/2025 à 10h08
Cela n'empêche pas de faire partie du Royaume du Danemark pour lequel Shakespeare disait :
Le 23/12/2025 à 12h48
J’imagine que pour toi, Hawaï n’est pas un territoire américain, et Saint-Pierre et Miquelon n’est pas non plus un territoire français.
Juste pour info, les habitants du Groënland ont la citoyenneté européenne…
Le 23/12/2025 à 13h42
Le premier commentaire parlait de territoires européens.
Je vais faire comme toi et recopier la citation que j'avais faite dans l'autre discussion :Je te mets même en gras la partie importante.
tout comme les habitants de Nouvelle Calédonie qui ont la nationalité française. Ça ne fait pas de celle-ci un territoire européen.
Le 23/12/2025 à 14h05
Je te laisse deviner ce que j’en pense… Territoire en géographie n’a pas le même sens qu’en géopolitique. Un peu de lecture
Le 23/12/2025 à 19h46
Fin de l'échange pour moi.
Le 23/12/2025 à 13h31
Modifié le 22/12/2025 à 15h34
Le 23/12/2025 à 11h11
Le 22/12/2025 à 14h11
Modifié le 22/12/2025 à 15h00
Par contre, c'est effectivement donner régulièrement de l'argent à une entreprise US au lieu d'une entreprise EU qui est à mon sens le plus dommageable, surtout que là ce n'est pas un risque mais une réalité immédiate.
Le 22/12/2025 à 11h02
Couper le wifi d'un avion de ligne ne devrait pas poser de gros problèmes normalement. J'espère juste que l'avion lui-même n'en deviendra pas dépendant.
Et il faut absolument que Air France ai mis en place un VPN. Mais si c'est le cas, ça veut dire que Air France sait ce que vous faites sur Internet... Et donc il faudrait passer par un VPN privé en plus du VPN "public" 'Air France pour avoir un minimum de vie privée.
Par contre, reste les problématiques de dépendance aux USA et du fait de donner de l'argent à l'extrême droite américaine.
Le 22/12/2025 à 11h30
Le 22/12/2025 à 13h13
Le 22/12/2025 à 15h54
L'un est autrement plus dangereux pour la souveraineté que l'autre.
D'ailleurs je rajoute que personnellement, je n'aurais pas de "tesla" pour les même raison, ni de BYD.
Le 22/12/2025 à 15h59
Pourquoi crois-tu que Trump a exclu l'aéronautique de l'UE des taxes douanières ?
Les Airbus sont largement achetés aux USA et ça n'est pas près de changer.
Le 23/12/2025 à 08h07
L’appro des composants est aussi un problème, mais se gère un peu différemment (stocks stratégiques, etc.). La dépendance à un service, en revanche, c’est très très compliqué à gérer. Ici la seule mitigation que je vois c’est « le service n’est pas critique » (ce qui se défend assez bien).
Le 22/12/2025 à 14h16
Rien que le fait de passer par un portail captif pour gérer les compte Flying Blue me fait dire que tout le traffic repasse très probablement par des serveurs gérés par Air France.
Faire du VPN dans du VPN, ca fonctionne très bien.
Le 22/12/2025 à 09h28
Le 22/12/2025 à 09h40
Le 22/12/2025 à 09h58
Le 22/12/2025 à 10h03
Si c'est pour moins voyager en avion, ça sera bon pour le climat, mais si c'est pour utiliser d'autres compagnies, j'aimerais bien savoir lesquelles et quel opérateur elles utilisent.
S'il nous lit, sa réponse est la bienvenue.
Le 22/12/2025 à 10h07
Pour le coup ce n'est pas Air France qu'il faut blâmer, mais bien les concurrents quoi ont raté ce train.
Un truc tout simple est de ne pas utiliser le wifi dans l'avion sinon
Le 22/12/2025 à 10h23
Les pings plus grand sont liés au passage par un satellite géostationnaire: pour ces cas, Starlink ne fera pas beaucoup mieux si le signal doit remonter de satellite en satellite jusqu'à la zone du relai.
Starlink marche bien si le satellite ou ses voisins directs avec lequel on communique peut communiquer avec un relai terrestre - mais au-dessus de l'océan ça reste bof bof même si mieux qu'eutelsat au pire (https://www.reddit.com/r/Starlink/comments/1db1716/starlink_maritime_latency_map_white_20ms_or_less/)
Le 22/12/2025 à 10h25
Le 22/12/2025 à 12h26
Mais actuellement, sur un avion, impossible d'utiliser un satellite géostationnaire sur un avion : la parabole doit être pointée précisément sur le satellite (et un avion ça bouge tout le temps
Sinon, le problème avec le LEO d'Eutelsat c'est le coût des terminaux (5k€ minimum, de mémoire) contre 350 € pour les produits Starlink, pour un service moins fiable et de moins bonne qualité que celui de Starlink ...
Dans 3 à 5 ans, ils auront probablement rattrapé le retard, mais en attendant ...
Le 22/12/2025 à 14h28
Le coût du terminal n'est pas un obstacle pour une entreprise, surtout quand tu veux garder les clients. Non, le vrai frein c'est l'abonnement et la disponibilité.
Une entreprise raisonne rarement comme un individuel, et la rationalité d'un homo economicus n'est pas celle d'une personne morale.
Le 23/12/2025 à 20h56
Merci pour l'info sur les SAR, je ne connaissais pas...
Les systèmes que j'ai vu fonctionner pour la recherche automatique d'un satellite GEO au sol sont plutôt "artisanaux" et peu adapté pour un véhicule qui se déplace rapidement.
Le 22/12/2025 à 11h01
Mais à quel prix : Des satellites jetable, qui ont déjà commencés à diffuser de l'oxyde d'aluminium dans les couches hautes de l'atmosphère avec un effet qui commence déjà à être détectable sur la couche d'ozone.
(et bien sur je ne parle pas ici de la dépense en ressources naturelle & énergie pour les lancements)
Bref, c'est une logique très américaine selon mon point de vue de "on fait ce qu'on veux et fuck les autres". On est pas obligé de cautionner ça, désolé. En Europe Iris2 sera forcément moins performante que Starlink, mais aussi très nettement plus durable - et la désorbitation est anticipée dès le départ pour les ~400 sat en orbite basse, de ce que j'en ai compris.
Le 22/12/2025 à 11h07
Le 22/12/2025 à 18h16
Il y a aussi des études des agences spatiales elles même, par exemple:
https://indico.esa.int/event/493/contributions/9270/
Cet article: https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2024GL109280 cite pas mal de sources , on voit d'ailleurs que le problème n'est pas nouveau mais ce n'est qu'avec les constellations jetable que le problème devient sensible.
De ce que j'en comprends ce n'est plus théorique car mesurable (quoique faible) et extrapolable.
Le 22/12/2025 à 19h05
Quand je disais "Ce que j'ai lu ici", je parlais justement de cet article de Next.
Si tu as un endroit précis dans tes liens qui montre des effets détectés sur la couche d'ozone, merci de les citer précisément (copie du texte, page de l'étude, etc.).
Je ne dis pas que ces études théoriques sont fausses, juste que je ne crois pas qu'il y ait des effets détectés et liés à ces satellites comme tu le laisses entendre.
Ton dernier lien ne va pas plus loin que calculer la quantité d'oxyde d'aluminium produit. Ils disent ensuite que ça a des effets sur la couche d'ozone mais sans jamais les quantifier.
Et ton second lien ne donne aucune information utile non plus. Ce n'est qu'une description d'une présentation qui a eu lieu en 2024.
Modifié le 23/12/2025 à 11h31
mais pour moi il n'y a pas besoin d'attendre de toucher le mur à pleine balle pour savoir qu'il y a un mur.
Effectivement, les études montre que théoriquement le risque est présent, et les calculs montre qu'il va y avoir un problème vu la quantité de sat déjà envoyé, mais surtout vu la quantité prévu à envoyer , et là on peux encore y faire quelque chose.
Alors, OK. Le problème n'existe pas encore , alors attendons qu'il existe avant de prendre des décision... Bah... ok....
Le 23/12/2025 à 13h30
À lire ton premier commentaire, j'ai compris que l'on avait détecté des effets, d'où ma demande d'information par rapport à l'article précédent de Next sur le sujet.
Quant à ton :On retombe sur le commentaire que j'avais fait sous l'article précédent. On n'a pas d'ordre de grandeur permettant de voir si c'est un vrai problème ou pas : couche d'ozone attaquée à 50 % ou à 0,1 %. Je n'ai pas de chiffres alors que c'est ça qui est important : la quantification du problème.
Le 22/12/2025 à 14h30
Faudra jeter la pierre à Air France quand une vraie constellation concurrente sera en place. D'ici là, sauf à changer le monde capitaliste dans lequel on vit....
Le 22/12/2025 à 18h18
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