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La préfecture de Seine-et-Marne autorise l’installation de Campus IA à Fouju

C’est fait. Sans grande surprise, le plus grand projet de data center de France, Campus IA, a obtenu le 29 juillet l’autorisation préfectorale de s’installer à Fouju, à 40 km au Sud-Est de Paris.

Après une consultation publique organisée auprès de la population à l’automne, puis une enquête publique à l’issue de laquelle les trois commissaire ont rendu un avis favorable, le dossier est passé dans les mains de l’État.

Soutenu dès le sommet Choose France de juin 2025, Campus IA doit être financé à hauteur de 50 milliards d’euros par le fonds émirati MGX, le fabricant de puces états-unien NVIDIA, la start-up française Mistral AI et la Banque publique d’investissement (Bpi).

Illustration : Flock

Si son développement se fera en plusieurs phase, dont la première doit être livrée en 2028, il prévoit d’atteindre à terme une puissance de pleine capacité de 1,4 gigawatt, équivalente à celle d’un réacteur d’une centrale nucléaire.

Il s’étendra sur 89 hectares, dont 73 sont à bâtir, rappelle Le Parisien. Il comptera onze bâtiments contenant des centres de données et un dédié à la formation. Pendant la consultation publique, les riverains ont néanmoins souligné que l’absence de réseau de transport public allait freiner les venues sur site.

Sur les questions relatives au refroidissement, Campus IA doit recourir à des groupes frigorifiques installés en toiture et recourant à 601 tonnes de gaz réfrigérant. Cela permet d’éviter le pompage de la nappe phréatique voisine de Champigny, mais crée d’autres inquiétudes, sur les PFAS dégagés si le gaz venait à fuir.

Côté chaleur fatale, souvent évoquée sur les chantiers français des centres de données, mais très peu réutilisée en réalité, Campus IA affirme que celle de ses bâtiments sera récupérée pour son centre de formation, pour des serres agricoles implantées près de son terrain, et pour le futur centre pénitentiaire voisin. La ville de Melun s’est aussi déclarée intéressée.

Quoiqu’il en soit, le projet n’avance pas sans opposition. Sous le nom Stop IA à Fouju, un collectif s’est monté, qui réunit France Nature Environnement Seine-et-Marne et Île-de-France, La Ligue de protection des oiseaux, la Confédération paysanne et les Soulèvements de la Terre. Elle qualifie l’enquête publique de « bâclée », prévoit une journée de débats le 29 août à l’Espace Saint-Jean de Melun, et prévoit de déposer un recours, selon Le Parisien. En ligne, une pétition s’opposant au projet compte actuellement plus de 47 000 signatures.

Commentaires (13)

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Comme d’habitude : tout le monde veut de l’IA mais personne ne la veut à côté de chez lui (comme les centrales, les mines, les usines, etc)

Et après, on se plaint de notre souveraineté…
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En fait, d'après ce que j'avais lu, les habitants de Fouju préfèrent nettement le datacenter au centre pénitentiaire qui est prévu, et qui fait davantage peur. Et on leur a promis de grosses retombées en matière d'impôts locaux, qui pourraient faire baisser leurs impôts à eux (taxe foncière, taxes sur les entreprises...).

Pour moi, le problème, c'est que cela ne concerne pas que Fouju, mais toute la région parisienne. Si vraiment ils arrivaient à 1.4 GW (cela parait en fait assez nébuleux, 700 MW sont réservés dans un premier temps), c'est toute l'alimentation de la région qui pourrait être remise en cause, avec les autres projets de datacenters prévus en Ile de France. D'autant que si Fouju est situé pas très loin de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine, et de ses deux réacteurs, ceux-ci doivent rentrer en maintenance décennale, donc arrêt de près d'un an, pour leurs 40 ans en 2028 et 2029.

Le risque, c'est comme aux Etats-Unis (mais maintenant, ils ont commencé à construire des centrales à gaz d'1 GW ou plus sur site pour alimenter leurs datacenters), c'est d'avoir une compétition d'usage entre les datacenters, et les autres usages, domestiques (PAC, VE...), artisanaux (boulangers...), et industriels, et d'avoir des augmentations de prix, et des restrictions de raccordement au réseau, car plus de disponibilités). Et tout cela, on parle de Mistral AI, mais en fait ce serait ouvert à la location des autres gros opérateurs étrangers, dont Amazon, Google, Microsoft, qui ne concourraient en rien à la souveraineté nationale.

Il y a un risque d’accaparement de notre électricité par les opérateurs américains (en plus des projets du japonais Sofbank dans le nord pour 3 à 5 GW de puissance électrique...), de nos ressources électriques 'décarbonées', alors que nos centrales sont vieillissantes.
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Tu as ça sur le site, enfin l'instagram, de Stop Camus IA : https://cryptpad.fr/file/#/2/file/LhVQuqAENJfSV98+hTJe7G9W/
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Pour le HVO, pas besoin de l'importer d'Asie car Repsol en font en Espagne avec sa gamme Nexa : https://lubricants.repsol.com/fr/nouvelles/combustibles-renovables-lubricantes-convencionales-compatibilidad/ c'est disponible qu'en Espagne et au Portugal
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A propos de ce lien, je lis sur le site, que le datacenter va utiliser le gaz réfrigérant R1234ze avec cette affirmation : "le R1234ze est un PFAS au pouvoir réchauffant 14 800 fois plus important que le CO2.
En fait, c'est faux. C'est un HFO, avec un pouvoir réchauffant de 7 fois celui du carbone. Pour rappel, à partir de 2029, l'union européenne interdira les gaz réfrigérant avec un pouvoir réchauffement (GWP) > 150 fois celui du C02. Justement, le R134ze est bien en dessous de cette limite, et pourra être utilisé dans les grandes installations (il est légèrement inflammable), pour remplacer des gaz comme le R410a qui a un GWP de 2088. Le R32 a lui un GWP de 675.
Voir : https://www.multigas.ch/produits/froid/catalogue-fluides-frigorigenes/r1234ze/
"Potentiel de Réchauffement Global Faible (GWP) : 7".

Là, le site aurait intérêt à corriger une affirmation grossièrement fausse, qui peut desservir son propos.
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C'est aussi un PFAS ce qui peut poser un problème si la réglementation REACH évolue mais tu as raison pour le pouvoir réchauffant.
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Ce ne seront pas 1,4GW dès 2028, ça va monter en cadence par phase. C'est souvent pour ça qu'on ne s'y retrouve pas toujours sur les puissances annoncées.
Et c'est de la capacité de conso en pic (si tout tourne à bloc). Je ne sais pas quelle est la répartition d'ailleurs (serveurs stockage, calculs, infra, refroidissements), et le taux de charge (conso vs capacité).

Quant à la souveraineté, c'est plutôt de l'élec bas carbone qui va servir à faire du calcul "propre" (en CO2 à l'instant T), mais pas forcément pour un usage souverain.

Ça reste un joli gouffre énergétique pour produire de la valeur virtuelle et de la chaleur bien réelle... (entre autres choses...)
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La chaleur résiduelle en pleine canicule, ils vont avoir bien chaud les prisonniers en pleine chaleur.
Bravo les vendeurs de projet 😂

Et j'aimerais bien connaître le nombre de décibel produit par cet installation, je pense que les aéroports parisiens sont battus.
Ça ne va pas être facile pour les riverains.
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Ils sont foujus.
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On manque d'eau tant pour l'agriculture que pour les humains et on en déênse sans vergogne pour cette crasse d'iaslop ...
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Même si certaines nuisances sont locales, les vrais enjeux sont nationaux, voire plus loin surtout sur le plan financier, en tout cas l'apport économique ne sera pas local: peu d'emplois, à part sur le plan foncier, peu à récolter pour les finances locales, toute la production sera téléopérée, c'est certain.
Enfin, à part sur le plan foncier encore, la souveraineté sera sans doute un leurre, à part pour les nuisances ajoutées.
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Pas loin, il y le site de l’ancienne centrale thermique de Montereau sur laquelle il y a maintenant une centrale à gaz. Du coup, il y a pas mal de place "libre", j’imagine un terrain en partie pollué donc plutôt dédié à un usage industriel et côté réseau électrique, c’est très bien équipé. Il me semble qu’EDF avait proposé ce terrain pour qui veut y construire un datacenter. Sait-on pourquoi c’est finalement un autre site à quelques km qui est retenu ? Le terrain n’était-il pas assez grand ?
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Pourtant, c'est bien là (ou à côté ?) qu'Opcore/Scaleway/Iliad, veut construire un datacenter de plusieurs centaines de MW (400 MW ?). Voir :
https://lafibre.info/opcore/opcore-montereau/