La gendarmerie annonce le démantèlement de la structure YggTorrent
3 min
Droit
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Dans un communiqué, la gendarmerie nationale a déclaré avoir démantelé la structure YggTorrent, dont le site du même nom était bien connu des amateurs de films piratés. L’opération a été menée par les cyberenquêteurs de l’antenne UNCyber de Montpellier. Le site était connu pour changer régulièrement de domaine afin de contourner les ordonnances de blocage à son encontre.
En mars, nous évoquions la fermeture définitive du site YggTorrent. L’équipe en charge indiquait dans un message que l’un de ses serveurs avait été compromis à la suite d’un piratage, qui avait utilisé une escalade de privilèges « pour la suppression puis l’exfiltration de la base de données ». L’attaque avait été revendiquée par Grolum, qui dénonçait alors « des années de mensonge » et « un empire basé sur le racket », fustigeant notamment le mode payant Turbo. Fin mars, ledit Grolum semblait avoir été identifié, un chapitre supplémentaire dans ce qui semblait être une aventure rocambolesque.

L’annonce de la gendarmerie est donc le couperet final. L’enquête portait sur trois chefs d’infraction : contrefaçon en bande organisée, blanchiment aggravé, et administration d’une plateforme facilitant des transactions illicites. Elle était pilotée par l’antenne UNCyber (Unité nationale cyber) de la Section de recherches de Montpellier, sous la direction conjointe de la JIRS (juridiction inter-régionale spécialisée) et de la JUNALCO (juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) de Paris. L’affaire a été initiée par une plainte de la Sacem, rejointe ensuite par l’Alpa (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) et le Syndicat de l’Édition Vidéo Numérique.
Les perquisitions, menées sur l’ensemble du territoire, ont mobilisé d’autres antennes UNCyber ainsi que des groupements de gendarmerie départementaux. Le communiqué contient diverses informations, comme le rappel de la création de YggTorent en 2017, utilisé par dix millions de membres, l’interpellation et la mise en cause de 12 personnes depuis fin 2023 (administrateurs, modérateurs, contrôleurs qualité, analystes), ou encore un préjudice évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros.
La gendarmerie indique également la saisie de crypto-actifs liés à la rémunération de la plateforme, de 45 000 euros de matériel ainsi que de 50 000 fichiers torrents, découverts sur le matériel. Le communiqué reste cependant laconique et omet de nombreux détails, notamment le degré de coopération internationale ou encore l’identité des mis en cause.
Commentaires (25)
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Abonnez-vousLe 3 juillet à 09h11
Le 3 juillet à 12h18
Bon, les gros bonnets qui ont mis en place tout l'aspect dégueulasse sont sans doute en train de se dorer la pilule à singapour...
Le 3 juillet à 09h20
Le 3 juillet à 09h31
Le 3 juillet à 09h21
Le 3 juillet à 19h06
On l'appelera l'Yttrique Gentil Gendarme
Le 3 juillet à 09h40
Modifié le 3 juillet à 15h20
Le 3 juillet à 21h36
Un vrai sacerdoce
Le 3 juillet à 09h58
Aujourd’hui le site ne charge plus et affiche un connexion time-out.
Je me demande quand même si les comptes sont toujours enregistrés (identifiants + mdp). C’est un pote qui demande…
Le 3 juillet à 12h27
Le 3 juillet à 12h38
Est-ce qu'ils les déplacent ensuite vers une adresse à eux ? Si non, elles ne sont pas saisies car quelqu'un d'autre qui possède aussi la clé peut toujours les déplacer.
Le 3 juillet à 13h40
Puisque le mot de passe sans le portefeuille ne sert à rien !
Si le portefeuille est sur un exchange, alors tu as raison.
Modifié le 3 juillet à 16h30
La clé privée est le portefeuille : elle permet de signer des transactions et donc de contrôler totalement les fonds.
Un portefeuille physique comme un Ledger n’est qu’un support de stockage sécurisé pour cette clé privée. Il est lui-même protégé par un mot de passe, mais il n’est pas nécessaire pour accéder ou déplacer les crypto‑actifs.
En conséquence, si quelqu’un détient la clé privée du portefeuille « saisi », il peut dépenser, transférer ou vider les fonds à sa guise, sans aucune autre autorisation.
Le 3 juillet à 17h53
Modifié le 5 juillet à 00h47
Avec le mot de passe, on pourra déplacer les cryptos à une autre adresse dont seules les autorités ont la clé privée, et là effectivement on pourra dire qu'elles ont été saisies. Mais il faut donc quelqu'un pour donner ce mot de passe aux autorités.
Après oui, s'ils trouvent directement une clé privée dans un coin (fichier texte en clair, ou imprimée sur papier), en effet pas besoin de mot de passe.
Modifié le 5 juillet à 00h48
Si on saisit le portefeuille matériel, non seulement on ne sait pas si quelqu'un d'autre n'a pas aussi la clé privée et pourra donc récupérer les cryptos, mais en plus les portefeuilles sont tous protégés par un mot de passe qui empêche de l'utiliser si on ne le connaît pas. Donc on ne peut rien en faire si personne n'est là pour le donner.
Le 3 juillet à 13h37
Pendant ce temps plus personne ne parle de la relation piratage / rendement commercial d'un produit.
Il fut un temps un produit qui n'était pas piraté ne vendait pas. Est-ce toujours vrai ???
Vu le prix des places de ciné... ça se comprend qu'on a pas envie d'être déçu du contenu.
Le 3 juillet à 15h27
bon, ok, l'image est vieillotte, mais c'est l'idée... et avec netflics et les pubs en premium, c'est pas mieux...
Le 3 juillet à 16h44
Modifié le 5 juillet à 11h36
Merci pour le rafraichissement de mémoire
Le 6 juillet à 10h48
Si seulement quelqu'un pouvait imaginer un service non asservit à l'argent et dédié au partage..... et le décrire en commentaire.
Le 6 juillet à 11h16
Le 6 juillet à 11h31
Mais a une époque pas si lointaine, un "Charlot contre Dracula" ou "la grande Java" étaient indispo à la vente, que ce soit en DVD ou en VOD.
Le 6 juillet à 12h30
Bakwa, tout le monde la citait avant pour dénigrer la production française.
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