#Le brief du 23 juillet 2026

Microsoft préserve ses classiques Xbox en les adaptant au PC

Microsoft soigne la rétrocompatibilité de son catalogue Xbox sur PC. Quatre jeux sortis dans les temps immémoriaux de la toute première Xbox sont désormais jouables sous Windows, sur ordinateur bien sûr, mais aussi sur les consoles portables type Xbox ROG Ally.

Les quatre titres en question sont Fuzion Frenzy (2001), Blinx: The Time Sweeper (2002), Crimson Skies: High Road to Revenge (2003) et Conker: Live and Reloaded (2005). Autant dire, pas des perdreaux de l’année ! Mais des jeux que les plus nostalgiques ou les curieux pourront découvrir dans une version améliorée, puisqu’il est possible de les afficher dans une définition jusqu’à x4, avec le support VSync (synchronisation verticale), en plein écran ou en fenêtré, avec un filtrage anisotrope et un anticrénelage amélioré. Les réglages pour la langue et l’audio sont aussi personnalisables.

Les années 2000 ont appelé, elles veulent récupérer leurs jeux

Microsoft prévoit d’ajouter des fonctions supplémentaires ainsi qu’une liste de succès à déverrouiller. Il s’agit d’une des fonctions les plus demandés par les joueurs, affirme l’éditeur. Intégrer des succès dans ces jeux ne doit pas être une mince affaire, avec leur code antédiluvien. La sélection du jour y aura en tout cas droit dans les prochains mois.

Voilà qui ne rajeunira personne. Image : Xbox

Les titres du programme « XBOX Backward Compatibility » sont proposés à l’achat sur la boutique Xbox pour PC, au prix d’une dizaine d’euros pièce. Ils sont également intégrés dans le catalogue Game Pass (toutes formules). Les joueurs qui possèdent une licence numérique pour ces jeux – acquis via les programmes de rétrocompatibilité Xbox – y ont aussi accès pour leur PC.

La configuration minimale pour jouer à ces classiques est assez modeste, même si Microsoft réclame Windows 11 : un circuit graphique Nvidia GTX 950 ou AMD Radeon RX 550 et 8 Go de RAM. La config’ recommandée est un peu plus exigeante : une Radeon RX 6800 ou Nvidia GTX 1070 Ti, avec 8 Go de mémoire vidéo et un CPU doté de 6 cœurs. Et si on n’a pas ça sous la main, pas de panique : ces titres sont compatibles avec le service Xbox Cloud Gaming. On peut aussi y jouer sur Xbox Series S/X depuis toujours grâce à la rétrocompatibilité de la plateforme.

Ce lancement marque « le début d’un chantier plus vaste pour préserver les anciens jeux Xbox et à les proposer progressivement sur PC », explique Jason Ronald, vice-président de la prochaine génération de Xbox. D’autres titres seront ajoutés au fil de l’eau.

La rumeur court toujours du développement d’un système permettant d’obtenir une licence numérique pour un jeu Xbox sur support physique, afin de pouvoir y jouer sur une console dépourvue de lecteur de galette. Rappelons pour finir que la prochaine console Xbox, le fameux projet Helix, sera capable de faire tourner des jeux Xbox et des jeux PC.

Raspberry Pi lance une version 10 pouces de son écran Touch Display 2

La fondation Raspberry Pi étoffe son offre en matière d’écran avec le lancement d’une version 10 pouces de son Touch Display 2, l’écran tactile introduit en 2024 d’abord en format 7 pouces (voir notre prise en main) puis décliné en 5 pouces l’année suivante.

Le nouveau venu adopte une dalle 24 bits affichant 1 200 x 1 920 pixels, sur une surface utile de 135,4 x 216,6 mm. Pensé principalement pour une utilisation portrait (avec un ratio 1:2), il offre d’après sa fiche technique (PDF) des angles de vision de 85 degrés, une luminosité de 400 cd/m², et un tactile multi-points capable de reconnaitre jusqu’à dix doigts (contre cinq pour les formats 5 et 7 pouces).

Affiché au prix public conseillé de 80 dollars (hors taxes et hors frais de port), le Touch Display 2 10 pouces revendique toujours une intégration sans effort avec l’environnement Raspberry Pi. Son dos permet d’installer un mini-ordinateur qui alimentera directement l’écran, et la dalle tactile est reconnue nativement par le système d’exploitation.

Dos du Raspberry Pi Touch 2 version 10 pouces – crédit Raspberry Pi

Le passage à une résolution plus élevée entraine toutefois une limitation : la version 10 pouces exige quatre lignes DSI pour fonctionner correctement, ce qui restreint sa compatibilité au Raspberry Pi 5 ou au Raspberry Pi Compute Module. Les Raspberry Pi 4 et modèles antérieurs restent quant à eux limités aux versions 5 et 7 pouces de l’écran.

Entre autres usages, la fondation Raspberry Pi suggère « les tableaux de bord domotiques, les bornes interactives, les interfaces robotiques, l’affichage dynamique, les systèmes de jeu, les panneaux de commande d’équipements d’atelier ou de laboratoire », etc. En parallèle de cet écran « officiel », il existe bien sûr d’innombrables écrans de toute taille issus de fabricants tiers et pensés pour l’environnement Raspberry Pi.

#Flock : Open AI is building better worlds

Finalement un oeuf, n’est-ce pas un peu une forme de grosse boulette ?

Google lance le selfie vidéo pour récupérer l’accès à son compte

Il existe de nombreuses méthodes de sécurité pour se connecter à son compte Google, mais la loi de Murphy étant universelle et intangible, il peut arriver que tout se passe mal et qu’aucune ne fonctionne. Le moteur de recherche en a donc ajouté une nouvelle qui ne devrait plus se perdre au fin fond d’un gestionnaire de mots de passe : le visage.

Google est en train de déployer une fonction de selfie vidéo pour récupérer son compte. Il faudra au préalable enregistrer un selfie vidéo, en suivant les indications de mouvements de tête de l’application. En cas de problème de connexion au compte, l’app peut proposer de réaliser un selfie, qui sera comparé à celui déjà enregistré. Une fois l’identité vérifiée, l’accès sera rétabli.

Image : Google

Évidemment, cette nouvelle méthode pose quelques questions de confidentialité, ce d’autant que le selfie vidéo original est stocké sur les serveurs de Google. L’entreprise se veut rassurante : les données sont enregistrées « de manière sécurisée » (elles sont chiffrées au repos) et avec le consentement de l’utilisateur. La vidéo ne sert que pour l’aide à la connexion, et il est possible de la supprimer à tout moment depuis le compte Google.

Autre inquiétude très concrète : les tentatives d’usurpation d’identité. Des malandrins pourraient en effet être tentés d’utiliser de fausses photos ou vidéos pour se connecter subrepticement dans le compte Google d’une victime. On n’ose imaginer les dégâts possibles, puisque ces comptes contiennent une bonne partie de la vie des utilisateurs…

Plusieurs niveaux de sécurité sont appliqués pour prévenir ces tentatives. « Nous comparons votre vidéo à celle que vous avez enregistrée et vous demandons d’effectuer quelques mouvements simples afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une captation en direct », explique Google. Des « mesures de sécurité habituelles » sont également mises en œuvre pour détecter et bloquer les connexions suspectes.

Les plus suspicieux se contenteront des méthodes de connexion existantes, que ce soit une passkey ou un système de validation à deux étapes, comme le code d’une app d’authentification, une clé de sécurité physique ou une invite Google sur un téléphone déjà connecté. Il y a aussi le code reçu par SMS, mais cette méthode n’est pas spécialement sécurisée.

Bruxelles donne son aval au rachat d’Electronic Arts par des fonds saoudien et américains

Le projet d’acquisition d’Electronic Arts par un consortium emmené par le PIF, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite, est en bonne voie. Du moins du côté de l’Union européenne, qui a donné son feu vert à l’opération maousse costaud de 55 milliards de dollars.

Illustration : Flock

La Commission européenne a approuvé le projet d’acquisition du géant du jeu vidéo EA par un consortium composé du PIF et de deux sociétés américaines : le fonds de private equity Silver Lake Capital et Affinity Partners, le fonds géré par Jared Kushner (ci-devant gendre de Donald Trump).

Bruxelles a conclu que l’opération ne soulevait pas de problèmes de concurrence, « compte tenu de son impact limité sur les marchés où les entreprises sont actives ». Comme le rapporte Reuters, il reste toutefois une procédure à terminer, celle du règlement sur les subventions étrangères. La décision, attendue au plus tard le 30 juillet, devra déterminer si le soutien financier du fonds souverain saoudien confère au consortium un avantage susceptible de fausser le marché.

Néanmoins, l’opération semble bien engagée. Outre-Atlantique, l’absence d’intervention de la FTC, le régulateur à la concurrence, ou du ministère de la Justice équivaut à un feu vert. En revanche, il faut encore obtenir l’aval du CFIUS, le comité chargé d’examiner les investissements étrangers aux États-Unis sous l’angle de la sécurité nationale (PDF). Un examen nécessaire, le PIF étant de très loin le partenaire majeur du consortium.

Si le consortium parvient à ses fins, il s’agira de la deuxième plus importante acquisition de l’histoire de l’industrie du jeu vidéo, après les 69 milliards de Microsoft pour Activision Blizzard King. Au terme de l’opération, EA s’alourdira d’une dette de 20 milliards de dollars qui forcera l’éditeur à mettre en œuvre des politiques d’économies drastiques (des fermetures de studios et licenciements sont à craindre) tout en maintenant un niveau élevé de rentabilité. Une sacrée gageure dans un secteur en crise profonde.