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Affaire Jean Pormanove : prison avec sursis et bannissement de Kick pendant 6 mois

Snuff streaming condamné

Affaire Jean Pormanove : prison avec sursis et bannissement de Kick pendant 6 mois

Illustration : Flock

Après la mort de Raphaël Graven en direct sur la chaine Kick nommée Jean Pormanove, le tribunal correctionnel de Nice a condamné les responsables de la chaine pour des violences et humiliations en ligne. Les peines contiennent notamment de la prison avec sursis et six mois de bannissement numérique applicable seulement sur la plateforme de streaming concernée.

Le tribunal correctionnel de Nice a rendu son jugement ce mercredi 5 aout au soir concernant les deux responsables de la chaine Kick nommée Jean Pormanove, Owen C. (aussi connu sous le pseudo Naruto) et Safine H., les condamnant pour violence et provocation à la haine mais les relaxant des chefs d’abus de faiblesse et diffusion, comme le relève France 3.

Les deux vidéastes avaient été mis en garde à vue pour des violences physiques et psychologiques en janvier 2025 suite à un article de Médiapart et à une enquête ouverte par le parquet de Nice, ce qui n’avait pas arrêté leur projet de diffusion en direct de scènes de violences sur leur chaine Kick. La mort en direct du souffre-douleur Raphaël Graven y a même été diffusée.

Des peines en deçà des réquisitions de la procureure

Ils ont été entendus ce lundi 6 juillet pour « violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, violences sur mineur de 15 ans sans ITT, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, provocation à la haine et à la discrimination en raison de l’orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d’images de violences ».

Lors de l’audience, la procureure, Maud Marty, avait affirmé que « jamais une juridiction n’a eu à connaître avec une telle ampleur un système qui associe l’exploitation de personnes en situation de faiblesse, leur humiliation devant des milliers de spectateurs et la rémunération de ces diffusions qui ne tiennent qu’à la souffrance », rapporte Médiapart.

Elle avait dénoncé, selon France 3, un « système de maltraitance humaine, pas un dérapage ou une provocation » et avait requis 30 mois de prison dont 12 mois ferme (avec bracelet électronique) et 30 000 euros d’amende pour le principal accusé, 18 mois avec sursis et 15 000 euros d’amende pour le second, ainsi qu’un « bannissement numérique » pour les deux.

Un mois après, le tribunal a donc condamné les deux streamers à des peines un peu plus clémentes : 2 ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour Owen C, 8 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour Safine H. Les deux accusés ont aussi été condamnés à une peine de six mois de bannissement de la plateforme sur laquelle était diffusée leur chaine.

Un bannissement de Kick

Cette nouvelle peine, souvent appelée « bannissement numérique » et utilisée pour la première fois par la justice, a été introduite par la loi SREN (visant à sécuriser et réguler l’espace numérique) de 2024. Contrairement à ce que pourrait faire penser son appellation commune, elle ne prévoit pas l’interdiction de l’usage d’Internet en général ou de tous les réseaux sociaux.

En effet, l’article 16 de la loi prévoit que « le tribunal peut ordonner à titre de peine complémentaire la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction ». Il interdit aussi aux personnes condamnées de « créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services ». Selon ce texte, la durée maximum de cette suspension est de six mois (un an en récidive). Ainsi, en bannissant de Kick pendant 6 mois les deux streamers, le tribunal a pris la mesure la plus forte que le législateur lui a donnée sur le sujet.

Le bannissement est signalé par le tribunal à la plateforme concernée. Ainsi, Kick est responsable du blocage des comptes visés, « de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ». La plateforme s’expose à une amende de 75 000 euros si elle ne suit pas cette demande.

Rappelons qu’une autre enquête est toujours ouverte concernant la plateforme elle-même.

Commentaires (46)

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Je trouve la peine extrêmement clémente compte tenu des horreurs qu'ils ont fait subir à la victime et leur monétisation. Les amendes sont loin d'être dissuasives vu les revenus générés.
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Les mystères de la justice... les qualifications "sans ITT" font aussi un peu sourire (jaune)...
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Mais qu'est ce qui serait dissuasif ?
Peu importe l'amende si leur métier c'est l'humiliation, la maltraitance et l'exploitation et s'il n'ont pas de chemin de reconversion ils vont recommencer, non ?

Ce que j'aimerais aussi bien savoir c'est si les signalements d'exploitation ou de harcèlement en ligne sont mieux traitées maintenant, parce que mettre des peines après coup c'est normal mais ça ne va pas prévenir ce genre d'affaires où peu à peu la maltraitance s'intensifie (pour faire plus de vues), si ?
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Peut-être de la prison ferme, et pas juste un sursis... qui veut à peu près dire "ohlalala c'est pas bien ce que vous avez fait, ne recommencez pas tout de suite sinon vous serez sanctionnés pour de vrai".
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Prison avec sursis, ça veut dire :
ne recommencez pas tout de suite sinon vous devrez effectuer de la prison pour cette première condamnation et vous serez aussi sanctionnés sans sursis pour la seconde infraction.

Les condamnations à de la prison pour des délits pour une première condamnation sont rarement fermes pour les courtes peines et la Cour de cassation peut les annuler si elle juge qu'elle est injustifiée (Cf Fillion)
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Et alors, c'est une justification légale? Il y a un texte qui dit "oula attention, quand on juge ces délits, tout le monde a le droit à un joker" ? Je compte HUIT motifs dans cet affaire, selon cet article.
La prison ferme était pourtant la proposition de la procureure.

Désolé mais AMHA quand on se rend manifestement coupable de

  • violences en réunion sans ITT,

  • violences en réunion avec arme sans ITT,

  • violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans,

  • violences sur mineur de 15 ans sans ITT, abus de faiblesse,

  • provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap,

  • provocation à la haine et à la discrimination en raison de l’orientation sexuelle,

  • enregistrement et diffusion d’images de violences,


et repartir libre du tribunal, c'est... comment dire... je n'aimerais pas être à la place de la partie civile; ou tout du moins à la place de la famille du défunt.

Après, encore une fois, si il existe un texte ou une jurisprudence qui limite au strict minimum les risques d'incarcération en primo condamnation... ma foi... on ne peut pas aller à leur encontre.
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Le sursis judiciaire n'est clairement pas un "jocker" ou une excuse. Le sursis est une condamnation qui s'exécutera de toute façon si le condamné se retrouve à nouveau devant un tribunal.
La prison ferme n'a rien de dissuasif, c'est une punition ou une mesure de sureté à l'égard de la société en isolant une personne dangereuse et irrécupérable.

Sinon, on peut rétablir le bagne, rétablir les châtiments corporels et la torture comme dans la justice du Moyen-âge : ça permet de divertir les foules (ça crée surtout des fous et des souffreteux).
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Et alors, c'est une justification légale?
Bah oui. La Cour de cassation précise le droit jusqu’à ce qu'elle change d'avis (ce qui arrive).

Quant aux procureurs, ils demandent souvent des peines plus lourdes que ce que les juges donnent finalement : chacun est dans son rôle.

Et sur votre énumération :

  • les 4 premières sont des variantes proches. les violences étant sans ITT, elles sont considérées comme moins grave.

  • les trois dernières, à mon avis n'entraînent habituellement pas de peines de prison ferme. La provocation à la haine peut être punie d'1 an de prison. Par contre, la diffusion de violence peut être punie de 5 ans. C'est sur ce dernier point que l'on pourrait discuter de la peine de 2 ans avec sursis pour le premier. Mais ne connaissant pas l'intégralité du dossier, je fais confiance aux juges.

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On a pas les détails du jugement, mais ça c'est ce dont les accuse le parquet. Ils n'ont probablement pas été jugés coupables de tous ces faits.
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Pour une première sanction judiciaire, c'est sûrement dissuasif si l'envie de continuer existait.
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Au-delà de l'amende, il s'agit surtout de vie humaine, d'homicide, dont pour ma part j'apprécie cela en-regard du danger qu'ils portent à la société.
30 mois de prison dont 12 mois ferme (avec bracelet électronique) […] pour le principal accusé, 18 mois avec sursis
Je ne suis ni juge, ni avocat, ni juriste, mais cela ne m'a pas l'air déconnant par rapport à un meurtre (et non un assassinat).
Quelqu'un sait quelles sont les durées habituelles dans pareil cas ?
extrêmement clémente
Qu'attendais-tu ? Par émotion ou par lecture légale ?
leur monétisation
Les amendes sont loin d'être dissuasives vu les revenus générés.
Quelqu'un se fait tuer, et c'est la monétisation qui attire ton attention. Je frissonne.
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Non, il ne s'agit pas d'un homicide, l'autopsie a montré qu'il n'est pas mort suite à des coups mais probablement en raison de troubles cardiaques et respiratoires. L'enquête pour meurtre a été classée sans suite. Ils ont été jugés pour le reste (violences légères, diffusion d'images de violence, provocation à la haine).

fr.wikipedia.org Wikipedia
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D'accord avec le précédent commentaire.
Question complémentaire : est-ce qu'il y avait déjà un bannissement ou une interdiction d'accès précédant le procès. Et est-ce que, dans ce cas, comme pour Marine Lepen, la période précédant le procès est soustraite de la peine infligée au verdict du procès ?
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C'est différent : pour Marine Le Pen, c'était un procès en appel, avec exécution provisoire de la peine prononcée en première instance. Ici, c'est un jugement en première instance.
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Et l'on se demande pourquoi l'extrème-droite gagne du terrain...

C'est combien pour un meurtre ? 3 ans de bannissement numérique ? Pour terrorisme ? 10 ans ?

Non c'est juste pour savoir, je ne planifie absolument rien, vraiment :roll:

Forcément les réseaux sociaux se lâchent car quelques jours avant un youtuber qui faisait aussi de la violence en réunion, contre des pédophiles (du moins d'après lui), s'est pris 5 ans ferme.

J'imagine qu'il y a la bonne violence en réunion et la mauvaise violence en réunion :roll:
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Je suis d'accord avec toi mais laisser les gens faire justice eux même n'est pas non plus la solution.
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Je suis d'accord avec toi mais laisser les gens faire justice eux même n'est pas non plus la solution.
Perso je suis partisan que les gens qui veulent la vindicte populaire se la prennent dans la gueule.
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Ce n'est pas une explication valable pour la disparité entre ces deux cas.

On peut (limite ?) torturer quelqu'un en vidéo ça passe crème et on envoie le message au peuple que ce n'est pas si grave, mais au grand dieu ne touchons pas au privilège des juges car ils ne montreront aucune pitié.

J'aurai accepté la sanction s'il n'y avait pas eu de surcis. Maintenant je me demande si les juges ne devraient pas être nommés par le peuple.
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La maltraitance d'innocent est effectivement moins risquée. CQFD.

Je vis dans un coin où peu importe ce qui se passe, la police ne se déplace pas, et même nous engueule au téléphone de les appeler (puis nous menace si on insiste). Le village est rempli de ce genre de témoignages. C'est une démission totale des services de l'état. Malgré ça, nous n'avons pas le droit d'essayer de régler un problème par nous-mêmes. Là il n'y aura pas défaillance de l'état qui saura venir nous chercher pour nous dire qu'il ne fallait pas agir.

En gros c'est "subis, ferme la, et n'oublie surtout pas de voter pour toute la ribambelle d'imposteurs qui tiennent des discours sécuritaires H24 mais qui au pouvoir pourrissent toujours plus les choses". (C'est le coup de "ça fait 25 ans que le Texas est Républicain mais à chaque campagne ils continuent de dire qu'il faut faire quelque chose contre l'insécurité grandissante ; celle-là même qu'ils entretiennent délibérément depuis 25 ans", ou "ça fait 50 ans que les chasseurs sont censés s'occuper du problème des sangliers mais le problème empire, entre autre parce qu'ils les nourrissent, ce qui ne les empêche pas de dire "sans nous, ce sera la catastrophe" ; vous voyez la logique ? On appelle ça des pompiers pyromanes.)
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En Belgique, on a eu le cas avec une personne qui suspectait son voisin d'être un pédophile vu son comportement avec les enfants du quartier.
Il explique aux flics ses doutes et que si rien de bouge rapidement il risque de peter un plomb car il est sanguin (casier++)
Le voisin est ... un pedophile déjà condamné (dont "ne pas avoir de contact avec des mineurs"), y a déjà une plainte récente ouverte, il est en violation de sa conditionnelle etc

Mais les flics ont juste attendu que le mec se fasse justice lui même
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Votre commentaire me fait penser à des voisins de mon immeuble qui appellent les pompiers quand les plombiers n'interviennent pas, comme le week-end ou en soirée. Parfois ça le fait, parfois, les pompiers se plaignent d'avoir autre chose à faire que d'être pris pour des plombiers. Je pense que tout le monde n'a pas la mesure de ce qu'est une urgence vitale.
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Il a été déterminé par l'autopsie que la mort de Raphaël Graven n'avait pas été causée par les mauvais traitements de ses camarades (ou associés ou employeurs ?). L'individu avait une mauvaise santé et un mode de vie qui fragilisait sa santé.

Je suis bien d'accord que ce qu'il subissait est problématique (d'où la présente décision de justice justement). Cela-dit libre à vous d'en faire un sujet politique et de justifier vos opinions à travers ce fait judiciaire.
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Je n'ai pas parlé d'homicide, mon avis porte sur le reste. Or le surcis reste inacceptable.

Qui plus est, c'était une affaire qui avait dépassé les frontières. Quelle belle image laisse-t-on...
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Le "problème" est qu'on a des lois, et qu'ici, s'agissant de violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans (3 ans), d'abus de faiblesse (3 ans), provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap/de l'orientation sexuelle (5 ans) et diffusion d'images de violences (5 ans), le maximum possible est de 5 ans.

2 ans, c'est un peu en dessous de la moitié de la peine maximale, pour une première commission (pas récidive) c'est déjà une peine assez forte. Le sursis peut poser débat, mais on a absolument aucun détail sur le déroulé des débats : contrairement à Le Pen ça ne semble pas avoir été médiatisé.

On peut discuter de la peine, mais on manque de la moitié des éléments : ceux de la défense. On sais à peu près ce qu'à dis le procureur, pas ce qu'a dis l'avocat des accusés.
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Si je comprends bien, le gars est mort de raison médicale n'ayant pas de lien avec son activité sur Kick : fr.wikipedia.org Wikipedia

Du coup, et même s'il a clairement subis des sévices inacceptables en ligne/direct, on ne peut pas crier au meurtre (malgré que je serais bien aise que ses bourreaux soient plus inquiétés que ça).
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Si on ajoute que le mec a absolument zéro remords puisqu´il s´était trouvé très rapidement une autre victime à martyriser en stream, on peut dire qu´il vient de se prendre une toute petite tape sur la main, avec crème anesthésiante, et compassion pour l´éventuel picotement résiduel.

C´est chouette, dans 6 mois il pourra revenir avec un concept perfectionné qu´il aura eu le temps de mûrir d´ici là. En espérant que personne ne lui ait pris sa place d´ici là: on sait qu´en ligne les choses vont très vite, et vu que c´est manifestement plutôt okay de faire ce qu´il fait, les éventuels émules savent maintenant qu´ils peuvent se lancer dans le business. :windu:


(Et merci au législateur d´être aussi léger sur les peines encourues. J´imagine que du grouillot qui se fait du beurre en torturant du bouseux, ça ne le concerne pas des masses, voire c´est divertissant...)
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C´est chouette, dans 6 mois il pourra revenir avec un concept perfectionné qu´il aura eu le temps de mûrir d'ici là.
Et se prendre les 12/8 mois de sursis en travers de la tronche. C'est à ça qu'ils servent.
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donc on peut séquestrer quelqu'un et le torturer en France, dans le même genre on a les locataires qui devenaient d'office propriétaires en quelques jours, très sympa ce pays il y fait vraiment bon vivre. Et de toute manière toutes celles et ceux qui on regardé et/ou payé sont aussi responsable de sa mort. Cette société sombre dans la sauvagerie, soit la justice réagit soit la société s'en chargera
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Et vous parlez en ayant documenté vos propos... Vous faites, à la limite, de la calomnie, ou plutôt de la diffamation ?
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il y a juste a regarder les extraits sortie dans la presse, suffit juste de faire 2 3 recherches
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dans le même genre on a les locataires qui devenaient d'office propriétaires en quelques jours
Tu peux m'en dire plus ? Je demande, c'est pour un ami.
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idem quelques recherches suffisent, d'ailleurs une loi est passé cette année pour que ces situations c'existe plus
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En tout cas, votre pseudo est bien choisi !
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Bah écoute, je dois être nul en recherche. Je n'ai pas trouvé quoi que ce soit qui étaie ton propos. Rien. Nada. Si toi-même tu ne sais pas montrer de preuve, on va supposer que tu hallucines.
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la loi anti‑squat de 2023 (loi Kasbarian‑Bergé)
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on a les locataires qui devenaient d'office propriétaires en quelques jours
était donc très exagéré !
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Ok, tu es donc complètement à côté de la plaque, au-delà de ce que j'imaginais. Tu es sûr que tu connais la différence entre ce qu'est un occupant d'un logement, un locataire, et un propriétaire ?

Un locataire n'a jamais pu devenir d'office propriétaire. Cette loi vise seulement à lutter contre les squatteurs (occupants sans droit ni titre) qui, auparavant, pouvaient facilement devenir les occupants légitimes (typiquement, en prenant un abonnement EDF à leur nom et en s'en servant comme justificatif de domicile). Mais aucune loi n'a jamais permis à quiconque de devenir propriétaire d'un logement sans l'acheter (à part l'usucapion, mais il faut un peu plus que "quelques jours"... mais alors vraiment un peu plus)
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Cette société sombre dans la sauvagerie, soit la justice réagit soit la société s'en chargera
C'est un appel à la vindicte populaire, à la formation de milices, à se faire justice sois-même (en groupe, a priori), au meurtre ?
Histoire de savoir ce qu'il faut remplir dans un dépôt de plainte.

On appréciera le terme "sauvagerie", vocabulaire d'extrême-droite.
L'"ensauvagement", c'était Zemmour, non ?
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Pour répondre à plusieurs commentaire précédents : il semble que le jugement porte uniquement ce qui a été fait et diffusé par eux-mêmes. La mort de la victime est traitée indépendamment sans aucune relation de cause à effet.
C'est pourtant ça qui est le plus choquant pour moi. Je le regarde de ma petite fenêtre des articles et enquête que j'ai lu ; mais la victime semblait être une personnalité vulnérable. Au delà de la maltraitance physique, il y a tout un aspect psychologique qui n'est pas suffisamment pris en compte dans son rapport avec avec ses "compères". Mais aussi avec son besoin de subsistance ou de reconnaissance à l'existence...
C'est dilué dans une espèce de responsabilité individuelle typique de la pensée libérale. On suppose le consentement et on base la morale dessus. Mais pour répondre à des besoins matériels, le besoin d'argent fausse totalement la notion de consentement. Dans le fond c'est quoi la différence entre ça et la prostitution ? L'absence de sexe. En quoi la contrainte exercée sur un corps est moins grave dans un cas que dans l'autre ? Mais visiblement, sur le plan politique, la pensée que l'on peut effectivement laisser son corps à disposition à autrui, moyennant accord pécunier, semble faire son chemin ; et certains, proches pour la première fois des portes du pouvoir, en font des proposions explicites pour normaliser ce type de rapports sociaux ; ils prétendent hypocritement sortir "les français" de la merde, mais pour protéger les pouvoirs et profits économiques, ils ne leur offriront que la fange.
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Si on parle de prostitution, en France, le proxénétisme est interdite pénalement. Ici, ce n'est pas de la prostitution. Même dans le cas des camgirls, qui peut être assimilé à de la prostitution à certains égards, il n'y a pas de prostitution constatée légalement (en France), donc pas de proxénétisme. Dans le cas de Jean Pormanove, c'est bien la vulnérabilité qui est prise en compte - abus de faiblesse - entre autres accusations.

Je ne suis pas d'accord avec vos affirmations même si je suis d'accord sur l'ignominie des actes qu'a pu subir la victime.
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Il n'est pas anormal que la Justice traite indépendamment plusieurs volets d'une affaire, voire impose un choix à l'accusation (civil ou pénal) dans son traitement.
Elle agit de manière contrainte relativement aux plaintes/procédures engagées d'un côte et par rapport aux latitudes que fournissent la loi de l'autre.

Blâmer une décision de Justice (et le pouvoir correspondant), c'est généralement ne pas comprendre toute cette interdépendance : peut-être les plaintes ont-elle été mal réalisées, peut-être en a-t-il manqué sur certains aspects, et/ou peut-être la loi ne permet-elle pas d'agir sur certains aspects ?

Il faut aussi faire attention à bien faire le tri dans ses émotions : on peut "comprendre" une inter-relations entre plusieurs facteurs, mais avoir toutes les peines du monde à le formuler en aspects légaux, qui doivent aussi prendre en compte un équilibre avec la défense, et ainsi éviter que les mêmes accusations et/ou textes puissent servir à injustement condamner une situation qui ne le mérite pas.

L'asservissement par besoin de subsistance n'est pas illégale.
C'est un façonnement de société par rapport aux priorités que les citoyens laisse prospérer, et dont ils se se sont saisis comme leurs propres.
Il m'est devenu clair pour ma part, durant les manifestations contre la réforme des retraites, que les priorités étaient tout d'abord l'économie, puis la sécurité, quand j'ai pu constater des policiers enfermer sur une place & gazer une expression citoyenne pacifique, ainsi qu'interdire la sortie aux citoyens tout en laissant passer les esclaves livreurs de nourriture à vélo.

La France a toujours historiquement majoritairement collectivement décidé à droite.
Aujourd'hui, des relents d'extrême-droite des années 1930 sont revenus.

Libérer les individus passe par leur donner des moyens garantis de subsistance sans coercition.
Quelques exemples sont le salaire à la qualification personnelle était il y a quelques années revenu sur la table, ou la question de la licence globale pour déconnecter les artistes des profiteurs et des gangs exerçant du racket sur fond d'extraction de biens culturels qui se sont montés par dessus. L'extraction est une constante, et toutes les idées libératoires s'y attaquent, d'une manière ou d'une autre.
Ce n'est pas une réflexion de droite : elle ne transpire donc logiquement pas dans la société française actuelle.
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Si je comprends bien, ils sont condamnés à 6 mois de bannissement de la chaîne Kick, mais rien ne les empêche d'aller sur une autre chaîne ? Je trouve ça bizarre.
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Tout cela ouvre aussi de façon plus grande question(s), débat(s), sur le changement/switch que devrait faire la Justice vers le chemin "Restaurative/Réparatrice" qui peut aussi aider dans prévention(s)/etc. amener si possible à éviter d'autre(s) drame(s) etc. Même si le risque zéro cela n'existe pas.
Faudrait s'intéresser, apprendre, etc. du côté de la Polynésie Française et/ou autre(s) => https://www.tahiti-infos.com/%E2%80%8BLa-justice-restaurative-une-justice-parallele_a213275.html

Après même chose, tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir.
On pense, à tord, à raison, que punir exclusivement va faire avancer les choses, il suffit de voir depuis des années l'état des prisons, la sortie des prisonniers etc. Cela n'a pas, si on reste objectif en se concentrant sur peine(s), traitement/application(s) peine(s), respect du cadre, etc. etc. fait avancer les choses par le haut, au contraire.

Bien sûr tout cela est à débattre, échanger idée(s), etc. car sujet loin, très loin d'être aussi simple.
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Un port effectif (pas de sursis) du bracelet électronique m'aurait paru adapté, effectivement mettre en prison aujourd'hui en France n'a rien de pédagogique.
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👍 C'est vrai que le bracelet électronique est une voie car applique restriction de déplacement et/ou horaire(s), etc. c'est pas rien en terme de perte de liberté PUIS pourquoi pas aussi une sorte de TIG (Travail d'intérêt général) en rapport à ses compétences afin de "réparer", etc.
En tout cas, d'autre(s) sanction(s) applicable(s) au-delà de l'argent (qui donne l'impression qu'on fait un "chèque" puis merci au revoir)/punition (dessus on voit bien que rien de rien pédagogie/par le haut/etc.).
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Bonsoir,
Je viens de tomber sur ce nouveau fil d'actualité traitant de cette personne qui ne méritait certainement pas ce genre d'exactions. Souffrant de troubles psychiatrique personnellement, je ne peux contenir ma colère devant cette justice qui banalise à nouveau des agissements intolérables. Je ne me vois personnellement pas faire face à de nouvelles humiliations de la part de tels fumiers s'il m'arrivait de croiser leurs routes car j'ai déjà été victime par le passé de ce genre de co. :mad:
Ce genre de tortionnaires ne devrait même pas avoir de clémence. Je suis désemparé de voir cette société malveillante se généraliser. Je crains pour ma personne chaque fois que je sors. :frown: