L’e-sport à l’école pour booster le secteur ? Matignon y pense
Le E c'est pour éducation ?
Illustration : Flock
Le 07 mai à 15h50
Le gouvernement envisage d’intégrer l’e-sport aux parcours éducatifs gérés par l’Éducation nationale pour soutenir le secteur « fragile sur le plan économique ».
L’e-sport à l’école pour booster le secteur ? Matignon y pense
Le E c'est pour éducation ?
Illustration : Flock
Le gouvernement envisage d’intégrer l’e-sport aux parcours éducatifs gérés par l’Éducation nationale pour soutenir le secteur « fragile sur le plan économique ».
Société numérique
Société
3 min
Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron s’affiche en fervent défenseur de l’e-sport et surtout de sa filière économique.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu pourrait de nouveau donner un coup de pouce au secteur, via une voie qui ne semble pas forcément aller de soi, surtout quand l’ambiance est à la réglementation de l’usage par les mineurs des réseaux sociaux, de l’IA et des jeux vidéo violents.
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Alors que le gouvernement a lancé une mission confiée à des scientifiques pour « établir une analyse scientifique des effets (tant positifs que négatifs) et risques potentiels des jeux vidéo, particulièrement sur la santé mentale, cognitive et physique des jeunes utilisateurs, et en matière de sécurité des mineurs », il semble dans le même temps prêt à intégrer l’e-sport aux parcours éducatifs.
Une stratégie intégrant l’e-sport dans les parcours scolaires et éducatifs »
Nos confrères de Radio France ont eu accès à la stratégie « E-sport 2026 - 2030 », validée par Matignon à l’issue d’une concertation interministérielle, le 8 avril dernier et qui doit être présentée publiquement à l’occasion des championnats du monde de Rocket League organisés à Paris du 22 au 24 mai.
Selon les documents qu’ils ont pu consulter, et qui définissent cette stratégie visant à soutenir le secteur de l’e-sport en France, une part centrale est occupée par le volet scolaire, avec quatre actions pour développer le sous-axe titré « intégration de l’esport dans les parcours scolaires et éducatifs ».
Ainsi, le ministère de l’Éducation nationale devra piloter une action pour « créer des partenariats entre établissements et acteurs de l’esport pour développer des projets pédagogiques innovants ». Le document prévoit que le même ministère intègre l’esport dans les parcours éducatifs « notamment dans le cadre des activités hors du temps scolaires et des formations aux métiers du numériques », mais lance aussi un programme national « Esport & Éducation » pour « sensibiliser les jeunes aux opportunités professionnelles et aux enjeux éthiques liés à la pratique ». Enfin, il devra « développer des outils pédagogiques pour les enseignants et des supports de sensibilisation pour les familles ».
Soutenir un « secteur fragile sur le plan économique »
Cette stratégie assume de vouloir pousser la promotion et l’encadrement de la pratique pour le « développement économique » en France avec un marché mondial estimé à 12 milliards d’euros d’ici 2030 tout en expliquant que c’est un « secteur fragile sur le plan économique » pour lequel le gouvernement veut aider à « diversifier les sources de revenus ».
Mais selon Radio France, la stratégie a été arrêtée lors d’une réunion informelle en janvier alors que deux parties prenantes interministérielles étaient absentes, le ministère de la Santé et la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), alors que celles-ci s’opposent justement à l’intégration de l’e-sport à l’école en pointant les risques des usages intensifs des jeux vidéo.
Commentaires (22)
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Abonnez-vousLe 7 mai à 16h27
Modifié le 10 mai à 17h27
Le 7 mai à 16h36
Le 7 mai à 17h03
Que ce soit l'État qui le fasse, effectivement c'est nouveau...
Le 8 mai à 10h41
Les idéaux, cependant, ne sont pas les mêmes selon les pays ou les périodes historiques
Le 8 mai à 13h11
Je ne dis pas que l'esport est un secteur essentiel, je dis juste que c'est important que L'école soit alignée avec l'économie. Si on envoie 30000 étudiants par an en psycho, c'est pas pertinent pour la société par exemple.
Modifié le 9 mai à 21h20
Plus sérieusement: de point de vue strictement personnel un meilleur exemple aurait pu être trouvé.
Genre avec une business school à deux noix.
Le 12 mai à 11h36
De toute façon, qui peut dire au moment où un jeune rentre à l'école quel sera le secteur porteur quand il en sortira ? Et au milieu de sa carrière ?
Le 13 mai à 12h48
Pour moi, mes choix scolaires et ma formation comme mon metier actuel sont le fruit de chance et de hasard. Je ne crois pas en la filière unique qui rend heureux. La plupart des gens peuvent s'épanouir dans pleins de domaines, surtout si c'est viable économiquement. Et parfois séparer travail et passion est aussi intéressant.
Mais effectivement mon exemple n'était pas parfait. C'est le problème des monologues comme celui que je finis : pas de réaction à chaud pour me remettre en cause !
Le 13 mai à 14h39
J'enseigne en informatique où on nous disait il y 6 ans qu'il fallait recruter plus, et où on nous dit aujourd'hui qu'avec l'IA, ça sert plus à rien (deux discours aussi cons l'un que l'autre); heureusement que la plupart des jeunes envoient chier les vieux cons qui leur tiennent ces discours.
La scolarité est censée te donner des outils et des méthodes pour évoluer, avant de te former pour un métier (qui peut disparaître du jour au lendemain). C'est à avoir voulu mettre en priorité le métier à l'exclusion de tout autre chose - et en coupant les budgets - qu'on a détruit notre enseignement supérieur.
J'ai enseigné en école d'ingénieur pendant 15 ans, j'y ai dirigé un département, ce discours est un discours hypocrite et mensonger. Ce qui dimensionne avant tout les effectifs d'étudiants dans les départements, c'est la capacité d'encadrement qu'il y a. Le reste, c'est du discours relativement creux. Ce qui tombe bien, c'est que cette capacité, elle est généralement assez similaire dans sa répartition aux effectifs de spécialistes que tu trouves dans l'industrie.
Si on peut relever un problème sur les effectifs paraissant énormes d'étudiants dans certains domaines des SHS, c'est avant tout encore une fois une question d'encadrement : quand tu proposes 15h d'amphi par semaine à 500 étudiants, et à peu près rien d'autre (faute de budget, et pour des raisons historiques de méthode d'enseignement), évidemment, ta capacité d'encadrement (même si les conditions sont indigentes) est gigantesque comparée à celle des écoles d'ingénieurs.
Et là, le problème, c'est pas les jeunes qui veulent faire psycho (pour l'exemple), ce sont les vieux qui ont accepté (parce que ça les arrangeait) de raboter année après année les budgets de l'ESR, tout en poussant les jeunes à faire des études ("sinon t'es un loser"). Le résultat, c'est que les étudiants se dirigent où ils peuvent aller, et font avec ce qu'ils ont.
Modifié le 7 mai à 18h58
Bref, que du rêve
Le 7 mai à 20h49
Le 7 mai à 21h06
Le 8 mai à 12h48
Le 8 mai à 08h18
Le 8 mai à 12h27
Modifié le 8 mai à 17h11
Le 9 mai à 12h04
Les JO2024, le pognon a plus servit à embellir la carte postale de la « belle » France plutôt qu’à investir dans des structures multisport et à former des athlètes pré à rivaliser. L’athlétisme ayant été la honte absolue.
Hormis quelques sports d’équipes où on brille grâce à des joueurs formés à l’étranger et quelques rares exploits individuels souvent la aussi de sportifs qui s’entraine à l’étranger on a souvent du mal à briller.
Donc on ferait déjà mieux de se concentrer sur le sport plutot que l’esport ne serait ce que pour les bénéfices en termes de santé public.
Le 11 mai à 08h18
Le 9 mai à 20h54
Le 10 mai à 10h26
On ne va pas recommencer les erreurs du passé en poussant les élèves vers certains secteurs pour ensuite se retrouver avec des demandeurs d’emplois dans une activité saturées
Le 10 mai à 13h10
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