L’IA de Google réécrit des titres d’articles et pages web de façon putaclic et erronée
Google-boulgIA
Illustration : Flock
Le 17 avril à 09h00
Aux États-Unis, Google expérimente le fait « d’identifier, sur une page, le contenu susceptible de constituer un titre utile et pertinent par rapport à la requête d’un utilisateur », avant de re-générer par IA les titres des pages et articles qu’il indexe. Quitte à ce qu’ils racontent le contraire, voire n’importe quoi.
L’IA de Google réécrit des titres d’articles et pages web de façon putaclic et erronée
Google-boulgIA
Illustration : Flock
Aux États-Unis, Google expérimente le fait « d’identifier, sur une page, le contenu susceptible de constituer un titre utile et pertinent par rapport à la requête d’un utilisateur », avant de re-générer par IA les titres des pages et articles qu’il indexe. Quitte à ce qu’ils racontent le contraire, voire n’importe quoi.
Société numérique
Société
7 min
The Verge a découvert que le moteur de recherche de Google réécrivait par IA les titres de certains articles. « J’ai utilisé l’outil IA “tricher sur tout” et cela ne m’a aidé à tricher sur rien » a par exemple été réduit à seulement cinq mots : « Outil IA “tricher sur tout” », laissant entendre, à tort, que The Verge en ferait la promotion :
« Au cours des derniers mois, plusieurs membres de l’équipe de The Verge ont constaté que des titres que nous n’avions jamais rédigés apparaissaient dans les résultats de recherche Google — des titres qui ne respectaient pas notre ligne éditoriale et sans aucune indication précisant que Google avait remplacé les mots que nous avions choisis. »
« Il s’agit d’une expérience « modeste » et « limitée », qui n’a pas encore reçu l’autorisation d’être déployée à plus grande échelle », ont déclaré à The Verge les porte-parole de Google Jennifer Kutz, Mallory De Leon et Ned Adriance.
Ils précisent que l’idée générale était « d’identifier, sur une page, le contenu susceptible de constituer un titre utile et pertinent par rapport à la requête d’un utilisateur ». L’objectif est « de mieux faire correspondre les titres aux requêtes des utilisateurs et de faciliter l’interaction avec le contenu Web », selon Jennifer Kutz. Ned Adriance souligne que ce test « ne concerne pas spécifiquement les publications d’actualité, mais vise à déterminer comment améliorer les titres de manière générale ».
Google a par ailleurs confirmé que le test utilisait l’IA générative, mais Mallory De Leon précise que « si nous devions réellement lancer un produit basé sur cette expérience, celui-ci n’utiliserait pas de modèle génératif et nous ne créerions pas de titres à l’aide de l’IA générative ». Google n’a pas détaillé, cela dit, comment il pourrait remplacer les titres d’articles sans recourir à l’IA générative.
« Nous passons beaucoup de temps à essayer de rédiger des titres qui soient véridiques, intéressants, amusants et dignes de votre attention, sans pour autant recourir au « clickbait », mais Google semble considérer que nous n’avons pas le droit de promouvoir notre propre travail de cette manière », déplore de son côté The Verge.
Nos confrères sont d’autant plus en colère que le lancement de ce « test » intervient après qu’ils aient déjà documenté, par deux fois ces derniers mois, que l’IA de Google « hallucinait » de nombreux titres racoleurs et erronés dans son algorithme de recommandation Discover.
Google nous prive de notre liberté de promouvoir notre propre travail
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Commentaires (22)
Le 17 avril à 09h13
Le 17 avril à 09h16
Le 17 avril à 09h20
Parce que tant qu'à y aller à fond, autant changer aussi le contenu de l'article ... ah, on me dit dans l'oreillette que des centaines/milliers de site sont déjà générés par l'IA et mettent en ligne des articles àlakon.
Le 18 avril à 07h52
Le 18 avril à 14h54
Pour l'instant, l'expérimentation n'est vraiment pas probante. Dans les cas cités ici, la modification n'est pas justifiée et/ou produit l'effet inverse de celui recherché. Sur certains contenus, on aimerait cependant qu'elle fonctionne...
Le 17 avril à 09h23
Le 17 avril à 09h25
Le 17 avril à 09h37
Bon, j'en rigole, mais je rigole jaune. On peut se demander comment ils ont pu penser que :
1) c'était une bonne idée
2) qu'il n'y allait pas y avoir une fronde de la part des rédacteurs humains (journaliste, créateur de contenu, etc.)
3) que cela n'allait pas non plus poser de problèmes légaux (indexer un article et le reprendre tel quel, c'est loin d'être la même chose que de le modifier, et en le modifiant, Google n'est plus une "simple" plateforme, mais pourrait éventuellement être tenu comme responsable des contenus référencés)
Ce monde se barre vraiment en couille...
Le 17 avril à 11h01
Le 17 avril à 11h34
- les gens ne lisent plus les articles, ne mettons qu'un résumé
- les gens ne lisent plus les résumés, ne mettons que le titre
- les gens ne lisent plus les titres, ne mettons qu'un titre abrégé…
Le 17 avril à 11h51
Comment ça leur rapporte de l'argent ?
Ça leur permet d'éviter que les gens n'utilisent plus Google ? Si c'est le cas, ils utilisent quoi à la place ?
Le 17 avril à 12h22
Et puis j'ai eu cette idée : ils font n'importe quoi. Juste ça.
Google gagne l'équivalent d'un PIB, ils dépensent autant, et des concurrents sur l'IA qui sont aussi gros que eux.
Alors maintenant c'est simple : faite n'importe quoi avec de l'IA, tant qu'on est les premiers à le faire. Et dans le lot, y aura bien 2/3 trucs qui vont accrocher.
Et c'est pas une nouveauté chez Google, les projets à la con sans aucune rentabilité ou business model au lancement. Parce qu'ils gagnent (trop) d'argent et s'en foutent.
Le 20 avril à 10h03
Le 20 avril à 22h45
Le 19 avril à 16h55
S'il n'y a pas de citation mot pour mot, il n'y a peut-être pas de droits associés.
En faisant ainsi, Google emploie les mêmes recettes que les sites à clic mais en renvoyant tout de même sur un site et sans copier mot pour mot, un peu comme une revue de presse qui reformule les éléments importants.
Il faudrait avoir un éclairage du côté légal de cette pratique pour savoir si cette hypothèse est plausible
Le 17 avril à 09h39
Je ne le vois que maintenant. Joli!
Le 17 avril à 10h21
Le 17 avril à 12h03
Le 17 avril à 12h26
Le 17 avril à 16h46
Le 19 avril à 16h06
Et le pire c'est qu'ils s'en rendent même pas compte, probablement perdus dans leurs indicateurs qui montrent juste que les utilisateurs cliquent plus.
Si au lieu de juste suivre les indicateurs de clics, ils présentaient avec transparence la fonctionnalité et les risques, pas sûr qu'elle serait "trés appréciée".
Le 20 avril à 12h38
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