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Face à la guerre informationnelle, le monde des médias cherche ses repères

« Ne sous-estimez pas la menace ! »

Face à la guerre informationnelle, le monde des médias cherche ses repères

Illustration : Flock

Réunis à Tours pour les Assises du journalisme, journalistes et autres professionnels des médias ont débattu avec chercheurs, juristes et le public des manières de faire face à la dégradation accélérée de l’espace informationnel.

« Nous avons le sentiment d’être pris entre le marteau russe et l’enclume des États-Unis. » C’est par ces mots que Jean-Marc Four, directeur de Radio France Internationale (France Médias Monde), a résumé la situation face à laquelle se trouve la station de radio publique, qui diffuse « en 17 langues » et touche « chaque semaine plus de 100 millions de personnes dans le monde ».

Ce 8 avril, aux Assises du journalisme de Tours, Jean-Marc Four participait aux côtés d’une quinzaine d’experts des enjeux de l’information et de ses manipulations à un vaste débat sur « le journalisme face à la guerre informationnelle ». Et les constats qui y ont été dressés, comme le vocable employé le laisse deviner, intiment à l’adaptation rapide.

La veille, Donald Trump lançait un ultimatum à l’Iran, menaçant d’ « anéantir la civilisation iranienne » si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert dans la nuit. S’appuyant sur cet exemple, la chercheuse à l’institut de recherche stratégique à l’école militaire (IRSEM) Maud Quessard soulignait que pour les armées, il est évident depuis longtemps que la guerre n’est plus seulement physique, mais aussi numérique et informationnelle. Elle rappelait aussi que le paysage informationnel peut servir à « gagner la guerre sans la faire », en particulier « dans le cadre de guerres non ouvertes ». Ce mécanisme peut même passer par la manipulation des perceptions, pour « amplifier la perception des conflits en cours ».

En d’autres termes, lors de ces discussions comme de celles qui réunissaient professionnels de l’information et public tourangeau, la veille, pour un échange titré « la vérité selon Trump et ses conséquences », l’ambiance des Assises était à la recherche de nouveaux repères.

Soirée d’ouverture des Assises du journalisme : « La vérité selon Trump et ses conséquences » / Mathilde Saliou

La tâche n’est pas simple : au monde médiatique de trouver des manières de traiter l’information au mieux, dans un contexte toujours plus dégradé économiquement (y compris sous la pression de l’IA), tout en s’équipant face aux menaces croissantes que posent, pour le débat public, les tentatives d’ingérences étrangères et les manipulations réalisées depuis le territoire national. Au passage, au monde médiatique aussi (avec l’aide d’autres écosystèmes) de sensibiliser le grand public à l’état du conflit informationnel en cours.

Nécessaire autocritique médiatique

Soulignant « l’accélération technologique » qu’incarne notamment l’intelligence artificielle, notamment parce qu’elle permet de « fabriquer du faux plus vrai que vrai », le directeur de la publication de Ouest France François-Xavier Lefranc appelle les professions journalistiques et médiatiques à « faire leur autocritique ».

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Commentaires (34)

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touche « chaque semaine plus de 1000 millions de personnes dans le monde »
Pourquoi 1000 millions et pas 1 milliard ?
C'est une erreur ?
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Vous savez déjà ce que ça fait un million, Larmina ?

Pardon, je m'égare, il fallait bien sûr lire 100 millions, c'est corrigé, merci
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Il faut avouer une vrai paresse intellectuelle de la part de beaucoup de personne. Quasi plus personne ne réfléchi à ce qu'il dit, et se contente de répéter ce qu'ils ont entendu, quel que soit la source.
C'est une des choses qui rend Next si différent, en plus d'une information factuelle ou d'explications de qualité, mais en plus très régulièrement des sujets pour réfléchir, à l'image de celui ci.
Et c'est ça que beaucoup d'autres médias ont perdu, organiser un vrai débat, poser des questions qui ont pas qu'une seule réponse, etc....
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Le pire, c'est quand on répète sans vérifier ce qu'on a lu sur ChatGPT. Ou autre LLM, je suis ouvert, j'essaie d'expliquer à mes enfants que non, ils ne trouveront pas « toutes les réponses à toutes leurs questions » sur DeepSeek...
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J'ai lu un terme sur le sujet que je trouve parfait : le cognitive surrender. Même en sachant que le LLM peut pondre de la bouse, par flemme on va l'utiliser et faire comme si ce qui en sort n'est pas questionnable.
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La paresse intellectuelle n'est pas la faute des seules personnes qui sont acteurs mais bien d'un système tout entier qui pousse la manipulation des masses à son paroxysme. Le système publicitaire en premier responsable puis les gouvernements pour qui il est bien pratique d'habituer leur cibles à alléger leur cerveau de la charge cognitive de la réflexion.
Plus largement, la tendance au "soi d'abord" avec le temps créer un monde dans lequel la confiance en l'autre et dans la gouvernance se perd. Une fois ce capital érodé, c'est tout la société qui est à la merci de ceux qui parlent plus que les autres.

Ca me rappelle une étude dont je ne retrouve plus la source qui démontrait qu'en réunion, ceux qui parle le plus sont souvent ceux qui arrivent à faire passer leur idées.
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"une vrai paresse intellectuelle"

Pas mal liée à une vitesse d'exécution/un stress. Souvent il suffit de se poser pour digérer l'info et les infos connexes. Mais pas le temps, on régurgite.
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Je cite Hannah Arendt connue (entre autres) pour ses textes sur le totalitarisme:

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez. »

My 2 cent.
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Ce qui explique pourquoi les complo-plos tournent en bouclent et se font mener par le bout du nez.

Et pourquoi il est important de trouver ses phares dans la nuit : l'espoir fait vivre.
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Une citation du livre Respect ! de Agathe Cagé :

« Depuis des années, nous avons totalement laissé la pensée médiatique se dissoudre dans la facilité du mépris des autres. On vante la liberté de ton des néoréactionnaires, ces propagandistes de l'aversion, ces pyromanes du ressentiment et de la méchanceté. On s'extasie devant les ventes des néosouverainistes. On peut mettre ces discours de haine à toutes les sauces "néo" pour tenter de les justifier par une pseudo-théorisation. C'est juste une pensée liquide comme de la merde. »
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Peut-être que les médias "officiels" c'est à dire les "gentils" devraient déjà s'interroger sur leurs pratiques et leurs sources. Je ne parle même pas de se remettre en cause, allons-y doucement quand même...!

L'affaire Bally Bagayoko en fût une très triste illustration. Où comment "la ville des rois..." est devenu "la ville des noirs".... y compris sur franceinfo qui proclame quand même sans rire délivrer 'l'info juste". Non merci.
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L'affaire Bally Bagayoko en fût une très triste illustration. Où comment "la ville des rois..." est devenu "la ville des noirs".... y compris sur franceinfo qui proclame quand même sans rire délivrer 'l'info juste". Non merci.
Tu as un lien vers les articles ? Parce qu'en dehors de citer les attaques racistes subies par le maire de Saint Denis pour expliquer que des plaintes ont été déposées, j'ai pas souvenir d'avoir entendu France Info décrire cette ville comme étant "la ville des noirs".

Et si tu as une plainte à formuler, tu peux t'adresser à la médiatrice de Radio France.
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Voilà, je t'ai calé l'explication de la fake news et comment elle a été reprise sur les plateaux :
youtube.com YouTube
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France Info n'a pas été cité ou repris dans ton lien.

Il y a France 5 (émission C ce soir) où un invité Alexandre Devecchio qui appartient à l’extrême droite identitaire (citation de Clément Viktorovitch). Comme l'extrait est coupé juste après on n'entend pas que cette affirmation a été contestée sur le plateau comme le dit SOS racisme.

Il faut toujours différencier les intervenants invités d'une chaîne télé des journalistes de la chaînes. Ces derniers n'ont pas d'autre pouvoirs que de démentir ce qui vient d'être dit par les premiers s'ils ont la connaissance que c'est faux. Et sur France Télévision, c'est fait autant que j'ai pu le constater.
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Comme l'extrait est coupé juste après on n'entend pas que cette affirmation a été contestée sur le plateau comme le dit SOS racisme.
Ah, la routine habituelle des passages tronqués...
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Bah oui désolé, mais je ne pouvais pas tous les passer mais on peut citer Apolline de Malherbe sur RMC (elle a présenté ses excuses depuis), sur le plateau de France Info TV où, en toute décontraction, Gilles Bornstein (éditorialiste politique à France Info) et Jean Sébastien Ferjou (Atlantico) ont repris l’infox (heureusement démentie par Yaël Goosz de France Inter et Catherine Tricot de Regards).

Pour la contestation de son élection on a eut sur BFMTV Tugdual Denis, journaliste d’extrême droite, à la fois patron de la rédaction de Valeurs actuelles et éditorialiste sur la chaîne d’info en continu, expose longuement que Bally Bagayoko aurait été élu grâce au soutien des narcotrafiquants et que « de nombreux patrons de points de deal » étaient dans la salle des fêtes de la mairie pour célébrer le résultat des élections.

Tout comme on a pu voir comment Rima Hassan a été accusé pendant toute la durée de cette garde à vue du 2 avril, par une presse catégorique, abandonnant le conditionnel pour certifier,
« source proche de l’enquête » à l’appui, que de la drogue avait bien été retrouvée.

Ces intox ont été massivement relayées par les médias, amplifiées par les politiques. Et encore derrière cette affaire, il y a un fiasco, que les rédactions journalistiques semblent bien en peine de reconnaître.
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Effectivement, France Info TV a fait un factchecking de cette expression "ville des noirs" inventée par des personnalités malveillantes. Appolline de Malherbe a présenté ses excuses pour avoir relayé cette fausse information sur BFM TV. Je ne parle pas de Cnews qui en a fait son fond commerce propagandiste.

Toutefois, Bally Bagayoko étant issu de La France insoumise, les éditorialistes de plateaux des "informés de France Info" n'ont pas épargné le nouveau maire de Saint-Denis en détournant le regard de ce qui aurait pu ou dû être un sujet pour ces gens qui commentent l'actualité en plateau et qui sont sensé·es éclairer le public de leurs lumières de journalistes politiques. source: Racisme contre les nouveaux maires : Franceinfo change de sujet

NB: Bally Bagayoko a été élu dès le 1er tour, c'est une légitimité indéniable et à mettre en avant.
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source: Racisme contre les nouveaux maires : Franceinfo change de sujet
La défense des idées politiques de LFI en mode "ils n'ont rien compris et disent n'importe quoi" dans cet article m'interroge.
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Peu importe les idées politiques, c'est un fait que France info TV n'a pas fait le travail de remettre en cause le racisme ambiant vis-à-vis d'un élu et y a contribué à sa manière en mettant en parallèle l'expression "Nouvelle France" de LFI et les idées nationalistes. Cela n'a pas contribué à y voir plus clair, c'est un amalgame assez dérangeant (même s'il peut y avoir du racisme chez LFI, j'en sais rien, il faut juste éviter de changer de sujet pour éviter de parler de ce qui est très gênant). C'est pas une question de défendre un parti ou un autre, c'est faire un choix d'analyse politique plutôt qu'un autre à un moment où il aurait été opportun de clarifier ce racisme ambiant (je ne crois pas qu'Acrimed est dit que les informés de France info n'auraient rien compris, même au contraire, c'est un choix de l'émission).

NB: vous pouvez mettre les émojis que vous voulez sous mon commentaire, mais le débat est ouvert, et le sujet est sérieux. Si vous voulez du respect, respectez les autres en affirmant vous idées plutôt que de rester dans ce mépris. C'est justement ce que je reproche aux médias audiovisuels, y compris France info TV. Merci pour vos efforts de réflexion et de bonne tenue du débat.
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je ne crois pas qu'Acrimed est dit que les informés de France info n'auraient rien compris
Il faudrait lire les articles que l'on met en lien avant de les utiliser puis mal les commenter !
environ 8 minutes et 30 secondes à divaguer sur le concept (mal compris) de « nouvelle France »
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Entre "Rien compris" et "Mal compris", il y a une différence que je ne valide pas.

Il faudrait essayer de comprendre ce que racontent les articles malgré ses opinions de lecteur. Sinon, on risque de ne pas débattre mais de se braquer sur ses propres positions.
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(je ne crois pas qu'Acrimed est dit que les informés de France info n'auraient rien compris, même au contraire, c'est un choix de l'émission).
Quelques passages de l'article :
Las… Apparemment dotée d’une lucidité hors-norme lui permettant de lire dans les entrailles insoumises, la journaliste politique reprend immédiatement le dessus et prétend dévoiler la véritable signification de cette ligne politique :
Une interprétation qui ne repose sur aucun élément concret mais à laquelle se rattache l’ensemble du plateau par la suite, comme en témoigne d’ailleurs la relance d’Agathe Lambret
Quiconque a écouté ou lu ne serait-ce qu’un semblant des développements de responsables insoumis à propos de la « nouvelle France » sait que l’exégèse qu’en propose Franceinfo est faussée. Sans réclamer aux « informés » de longues lectures, une formation accélérée aurait pu consister à parcourir la note synthétique publiée la veille de l’émission sur le blog de Jean-Luc Mélenchon sous un titre apparemment encore trop abscons pour retenir leur attention : « Qu’est-ce que la nouvelle France ? » (30/03). Mais on le sait : les fast-thinkers ont la science infuse.
Auto-intoxiqué par son propre commentaire, ses raccourcis permanents et ses idées reçues – lesquelles sont assises sur le prêt-à-penser de « la quête des quartiers » durablement installé par des années de matraquage –, le plateau ne cesse ainsi de dériver
L’incarnation du n’importe quoi tient lieu de « journalisme ».
Et j'en passe, je vais finir par citer tout l'article.

Si ça c'est pas une défense d'un parti politique avec un procès à charge, faut m'expliquer.

Ce n'est pas un problème de dire que des éditorialistes (le terme "éditocrates" m'interroge lui aussi) soient à côté de la plaque. Ça m'arrive régulièrement de me dire WTF en les écoutant. Mais il est plus intéressant d'expliquer en quoi leur interprétation est fausse que de juste le dire.
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En même temps, la technique de dire une énormité un jour et de s'en excuser le lendemain reste une technique journalistique: tout le monde se souvient de la polémique et du discours , personne ne parle du démenti.
Quand on fait ça plusieurs fois d'affilé ça permet de pousser des idées, de créer une atmosphère, et de fabriquer une certaine vérité et d'imposer une certaine vision du monde.

L'exemple qui me vient en tête là tout de suite concerne les impôts.
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Oui, il y a celui-ci : https://www.telerama.fr/debats-reportages/bally-bagayoko-derriere-la-fake-news-un-racisme-de-plus-en-plus-decomplexe-dans-l-espace-public-7030243.php .

Même si l'article ne dit pas à quel moment cela a été prononcé.


  1. Je me suis déjà adressé plusieurs fois au médiateur/à la médiatrice de Radio France et honnêtement ça n'a absolument rien changé. Je les considère plus comme des porte-paroles de Radio France. D'ailleurs il n'est pas possible d'avoir un véritable échange.




  1. Ce n'est pas la première fois qu'il y a ce genre de dérapages. L'article de Télérama le rappelle bien. Il y a eu Zohran Mamdani, Sadiq Khan aurapavant, en fait, quand ça touche des personnes racisées. Donc pour moi, c'est clairement du racisme décomplexée.




  1. Que les médias privées fassent n'importe quoi, malheureusement, ce n'est pas vraiment nouveau. Ce qui m'inquiète c'est que ça infuse désormais sur le Service Public et ça c'est encore plus grave car si on ne peut plus avoir confiance en ce dernier, où aller s'informer ?




  1. Je comprends que les gens aillent sur les réseaux sociaux : surtout quand tu entends à longueur de journée sur les médias aux ordres que ta religion ou ta couleur de peau n'est pas légitime.




  1. Comme quelqu'un l'a dit dans les commentaires, Bally Bagayoko a été élu démocratiquement donc celui-ci a droit au respect et à sa dignité.




  1. Hors-sujet (mais j'assume :-D ) : je suis pour le rétablissement du monopole audio-visuel.

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Avec tout le respect qui se doit à Télérama, ils n'apportent aucune preuve (lien ou extrait) à leur affirmation.

Pour France 5, voir mon commentaire plus haut.

C'est un invité qui a fait cette affirmation fausse et ils ont contesté sa véracité comme l'a dit SOS racisme.
Si Télérama ne sait plus faire la différence entre une information sur une chaîne publique et ce qu'y dit un invité qui appartient notoirement à l’extrême droite identitaire, je ne me fierai plus à leurs affirmations.
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Si Télérama ne sait plus faire la différence entre une information sur une chaîne publique et ce qu'y dit un invité qui appartient notoirement à l’extrême droite identitaire, je ne me fierai plus à leurs affirmations.
Un média qui invite l'extrême droite à des débats, c'est un média qui a décidé d'une ligne éditoriale où l'extrême droite est acceptable et donc que ses idées sont à propager.
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France Télévision se doit d'inviter toutes les tendances politiques, ça s'appelle le pluralisme. Que je sache, les partis classés à l'extrême droite ne sont pas interdits en France.
En plus, ça permet de corriger leurs fausses informations comme ici, ce qui n'est pas le cas sur CNews.
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Que je sache, les partis classés à l'extrême droite ne sont pas interdits en France.
Sachant que leur fond de commerce est le racisme, et l'intolérance en général, qui sont des appels à la violence contre des personnes en vertu de ce qu'elles sont, non, on ne devrait pas les inviter. Ça s'appelle le cordon sanitaire, et depuis qu'il a sauté en France, c'est devenu très préoccupant.

Par ailleurs, le fait que ce parti n'ait pas été interdit a quand même généré beaucoup de débats (il s'agit tout de même des héritiers du nazisme français), et ça ne veut pas pour autant dire qu'il faille leur tendre le micro pour valider leurs idées auprès de l'audimat.
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Petite précision : le cordon sanitaire (tel qu'il est appliqué en Belgique) ne conduit pas à boycotter les partis haineux mais à ne pas les diffuser qu'en différé pour empêcher les propos racistes et discriminatoire d'atteindre l'antenne.
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Ce qui serait déjà bien comparé aux déversements de propos racistes et haineux sur les chaînes, qu'elles soient publiques ou non. Et cela étant, ça n'oblige toujours pas à diffuser l'extrême droite tout court.

Et accessoirement, quand on est républicain et contre l'extrême droite, on ne va pas débattre avec.
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Comme quelqu'un l'a dit dans les commentaires, Bally Bagayoko a été élu démocratiquement donc celui-ci a droit au respect et à sa dignité.
J'ai vu cette remarque brandie plusieurs fois en réponse.

Qui ici a contesté son élection ?
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Le traitement médiatique n'a pas été de reconnaitre la légitimité du maire nouvellement élu mais bien de discréditer la stratégie électorale de LFI. Et je parle bien de France info TV qui n'est pas allé jusqu'à déformer une de ses déclarations mais qui a bien évité de parler du choix des électeurs et des électrices de cette commune.

On ne parle pas de contester une élection mais simplement de la reconnaître et d'en analyser les ressorts au lieu de changer de sujet (pour ce qui est des informés de France info, émission de politologues et de journalistes politiques).
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Lol, ce sont justement ces journalistes qui depuis les années 2000 (je donne cette date mais chacun peux y mettre la sienne) ont dégradés tous cette espace informationnel tout comme les politiques qu'ils couvrent. Et maintenant que ça se retourne contre eux, ils commencent à réfléchir là-dessus c'est à se tordre de rire.
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"(je donne cette date mais chacun peux y mettre la sienne)"

Oui, je crois que ça a toujours existé. Du temps des romains, de Jésus Christ, des rois, de la révolution française, dans les années 80...

Actuellement, cela prend des proportions énorme je pense à cause du nombre d'informations qu'on reçoit chaque jour ET des réseaux sociaux qui permettent de faire caisse de résonnance.
Avant il y avait les tabloïds, mais c'était gentillet.

Maintenant tout peut faire boule de neige sur n'importe quel canal sans aucun démenti possible (vous pouvez toujours essayer, le démenti c'est 1 message dans 2000).

Je n'irais pas par contre imputer cela aux politiques. Ou alors il faut inclure dans ces politiques des personnes du peuple qui ont obtenu l'oreille des autres (pour comprendre, cf la satire dans la vie de Bryan concernant les orateurs au temps de JC).

Le truc c'est qu'on attend des politiques qui sont au pouvoir de prouver leur capacité. Avant d'être au pouvoir ils n'ont rien à prouver. Exemple: les figures de la terreur pendant la révolution française.

Donc le problème de mon point de vue est bien à quel point des minorités deviennent ultra audibles, au point de monopoliser l'attention et de ralentir les vrais politiques (action et personnes). C'est extrêmement complexe à gérer. (cf gilets jaunes: comment x minorités sont capables de bloquer des actions politiques alors que ces minorités n'ont aucun projet de société commun)