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EU Inc : l’Europe dévoile son régime de simplification pour garder ses startups

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EU Inc : l’Europe dévoile son régime de simplification pour garder ses startups

Illustration : Flock

Bruxelles a présenté mercredi 18 mars « EU Inc », une proposition visant à établir un cadre juridique simplifié pour la création et le développement d’entreprises en Europe. Les startups bénéficieraient ainsi d’un statut harmonisé à l’échelle des 27 États membres. Créer une nouvelle entreprise se ferait en ligne, en seulement 48 heures et pour moins de 100 euros. La Commission espère un accord d’ici fin 2026.

Le 19 mars à 11h25

Il serait trop compliqué, trop lourd, trop formel, de créer et d’administrer une startup en Europe, et c’est la raison pour laquelle un certain nombre de créateurs d’entreprises choisiraient de s’expatrier aux États-Unis ou dans d’autres pays plus accommodants ? Qu’à cela ne tienne : la Commission européenne a dégainé mercredi 18 mars une proposition visant à répondre à cette critique récurrente, remise en avant avec la publication du fameux rapport Draghi.

Elle prend la forme d’un nouveau statut pour les entreprises européennes, baptisées EU Inc, et associé à une promesse de démarches simplifiées, totalement numérisées et unifiées à l’échelle des 27 États membres. « Une Europe – un marché – d’ici à 2028 », se réjouit la présidente de la Commission européenne dans un communiqué :

« L’Europe a le talent, les idées et l’ambition de devenir le meilleur endroit pour les innovateurs. Pourtant, aujourd’hui, les entrepreneurs européens qui veulent se développer sont confrontés à 27 systèmes juridiques et à plus de 60 formes d’entreprises nationales. Avec EU Inc., nous facilitons considérablement le démarrage et la croissance d’une entreprise dans toute l’Europe. Tout entrepreneur sera en mesure de créer une entreprise dans les 48 heures, de n’importe où dans l’Union européenne, et entièrement en ligne ».

Le 28e régime

D’après Bruxelles, EU Inc n’a pas vocation à remplacer les subtilités juridiques des différentes réglementations nationales, mais plutôt à les compléter, en offrant une alternative simplifiée, avec un dispositif unique de règles valables à l’échelle de l’Union européenne. L’objectif affiché est ainsi de favoriser l’expansion européenne des sociétés nées sur le vieux continent en leur permettant par exemple d’investir ou de recruter à l’étranger sans avoir à procéder à des adaptations juridiques ou réglementaires parfois complexes.

Remise en avant par le rapport Draghi, la proposition figurait déjà au cœur des travaux de l’ancien président du Conseil des ministres italien Enrico Letta sur la compétitivité européenne, remis en avril 2024. C’est lui qui formalisait cette idée, inspirée de Jacques Delors, d’un régime européen chapeautant les statuts nationaux :

« Nous pouvons par ailleurs penser qu’un Code européen du droit des affaires constituerait une étape transformatrice vers un marché unique plus unifié, offrant aux entreprises un 28e régime pour opérer au sein du marché unique. Il s’attaquerait directement à la mosaïque actuelle de réglementations nationales et la surmonterait, agissant comme un outil clef pour libérer tout le potentiel de la libre circulation au sein de l’Union. »

Guichet unique et formalités simplifiées

La simplification promise par Bruxelles doit porter à la fois sur la création et sur le développement d’une entreprise. « Les entrepreneurs, les fondateurs et les entreprises pourront fonder une société EU Inc. dans les 48 heures, pour moins de 100 € et sans exigence minimale de capital social », affirme ainsi la Commission européenne.

Les formalités se dérouleraient au travers d’un nouveau guichet unique. Il servirait d’abord de point de contact centralisé, connecté avec les différents registres du commerce nationaux, avant la création d’un registre central de l’UE. L’immatriculation d’une entreprise et l’obtention de son numéro de TVA se feraient par cet intermédiaire, « sans avoir à soumettre à nouveau des documents ».

Ce nouveau régime promet également des dispositions simplifiées pour les opérations de financement, notamment en capital, avec la possibilité de créer de façon flexible différents types d’actions, et des options d’achat simplifiées pour leurs salariés.

La mesure n’est pas directement liée au régime EU Inc, mais Bruxelles promet également d’étudier plus avant la possibilité d’autoriser le télétravail transfrontalier à 100 % pour les startups et les sociétés innovantes en phase de développement « dans le cadre du prochain train de mesures sur la mobilité équitable de la main-d’œuvre ».

Même la fin de vie serait simplifiée : « les entreprises de l’UE Inc. auront accès à des procédures de liquidation entièrement numériques. Les startups innovantes auront accès à des procédures d’insolvabilité simplifiées pour faciliter la liquidation des opérations. Cela permet aux fondateurs d’essayer et de tester des idées innovantes et de recommencer si nécessaire », décrit Bruxelles, qui détaille plus avant et justifie certains éléments clés de sa proposition dans une FAQ dédiée. Elle suggère notamment de déclencher la procédure de liquidation sur le critère du seul défaut de paiement, uniquement pour les startups innovantes, avec un simple formulaire « rendant facultative la représentation par un avocat ».

Une mise en œuvre d’ici fin 2026 ?

Mettre en place un nouveau régime unifié à l’échelle de l’UE suppose logiquement quelques aménagements. Le calendrier volontaire affiché par la Commission, avec une mise en œuvre fin 2026, parait dans ce contexte un brin ambitieux mais pas totalement irréaliste, notamment parce que les trois institutions de l’Union sont déjà alignées sur l’objectif.

Le Conseil de l’UE incitait ainsi déjà en mars 2025 (PDF) l’exécutif à envisager la création de ce 28ᵉ régime, tandis que le Parlement européen s’est prononcé en janvier 2026 en faveur d’un « nouveau cadre juridique pour les entreprises innovantes ».

D’un point de vue plus technique, la clause de flexibilité de l’article 352 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) ouvre la voie à la création d’un règlement qui permettrait que les règles nouvelles s’appliquent au même moment dans tous les États membres. « L’utilisation de la clause de flexibilité implique l’unanimité du Conseil de l’UE ce qui risque de prolonger les délais d’élaboration de l’acte juridique à adopter », fait toutefois remarquer le site Vie publique.

Entre autres achoppements possibles, le dispositif ouvre en effet la voie à des risques inédits en matière d’abus sociaux ou fiscaux. Sur ce point, la Commission se veut rassurante : « Il s’agit d’une proposition visant à rationaliser le droit des sociétés, et elle n’a pas d’incidence sur le droit du travail, la fiscalité ou d’autres lois ».

Commentaires (34)

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Je suis un brin inquiet vis-à-vis de ça.

Déjà, quelle définition donne l'UE à startup ? Et donc qui sera éligible ? Le délai de création d'une entreprise en 48h me parait contradictoire avec un minimum de vérification. Est-ce qu'il sera possible d'ouvrir une entreprise dans le BTP en moins de 48h ?

Je suis également inquiet des procédures de liquidation simplifiée. Surtout, la justification "Cela permet aux fondateurs d’essayer et de tester des idées innovantes et de recommencer si nécessaire" me parait extrêmement dangereuse. C'est aussi une porte ouverte pour les arnaques en tout genre.

Enfin, si je peux comprendre le coté uniformisation au sein de l'UE, en France, la création d'une entreprise se fait maintenant assez facilement. Oui, il y a quelques semaines de délais entre le dépôt d'un dossier et l'immatriculation. Mais la paperasse est assez réduite et ne prend que quelques heures.

Autant l'aspect uniformisation est donc quelque chose que j'entends et comprends dans ces démarches, autant le côté simplificateur du "tout en ligne" et avec pas (ou peu) de contrôle me fait terriblement peur (car une fois encore, en 48h, je vois mal comment les contrôles pourraient être sérieux)
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J'ai la même inquiétude.
Cependant que je pense que ce ne sera valable que pour certains type d'activité lié au numérique. (donc pas pour le BTP, l'artisanat, le médicale etc. )

Independent, je ne comprends pas le passage : "[...]d’autoriser le télétravail transfrontalier à 100 %...]"

J'ai des prémices de scénarii, mais je n'arrive pas à formaliser.

Quelqu'un aurait un exemple ?
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je domicilie mon entreprise en Irlande ou tout pays ayant une fiscalité avantageuse. Je me domicilie dans un autre pays où les impôts sont faibles et je vis réellement en France pour profiter du système social et des infras sans y payer la moindre taxe.
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Tu mélanges la fiscalité des entreprises et celle des emplois.
Et il n'est nulle part envisagé d'échapper à la fiscalité du pays depuis lequel on travaille pour celui de l'entreprise.
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Quand tu possèdes une entreprise, tu peux ne pas te verser de salaire et laisser l’argent dans la société. Mais ta société te paye tous tes frais (voiture, essence, costume, repas, mobilier du bureau, informatique, téléphonie, ...).
Ensuite, comme je l’indiquais, tu peux officiellement vivre/travailler d’un endroit et être en réalité ailleurs. J’ai vu des personnes qui disaient faire du télétravail en province et qui étaient en réalité dans un autre pays.
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Quand tu possèdes une entreprise, tu peux ne pas te verser de salaire et laisser l’argent dans la société. Mais ta société te paye tous tes frais (voiture, essence, costume, repas, mobilier du bureau, informatique, téléphonie, ...).
Pour ce qui est des frais pro, oui, pour le reste c'est de l'abus de bien social dans tout les pays. Tu dois quand même payer un salaire/rémunération/dividendes sur lesquels tu seras taxé. Ça n'a aucun rapport avec le sujet.
Ensuite, comme je l’indiquais, tu peux officiellement vivre/travailler d’un endroit et être en réalité ailleurs. J’ai vu des personnes qui disaient faire du télétravail en province et qui étaient en réalité dans un autre pays.
Et quel est le rapport ?
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Tu dois quand même payer un salaire/rémunération/dividendes sur lesquels tu seras taxé.
Non. Ce n'est pas une obligation de se payer (je parle pour les TNS, pas les chefs d'entreprises salariés comme en SASU). Il existe plein de chef d'entreprises qui ne se paient pas, et les raisons peuvent être multiples (entreprises en difficulté, d'autres sources de revenus, etc.).

Il est clair qu'en général, un chef d'entreprise qui ne se verse rien, c'est plutôt suspicieux au premier abord (notamment pour l'URSSAF), mais cela n'a rien d'une obligation.

Par contre oui, tout frais n'est pas frais pro, et un frais non pro passé en pro peut potentiellement être considéré comme de l'abus de bien social. Mais c'est bien potentiellement Les erreurs, cela existe, et pour que l'abus soit caractérisé, il faut montrer la volonté manifeste du dirigeant. Dans la plupart des cas, c'est "juste" un rappel de l'URSSAF (possiblement avec une majoration) sur ce qui est alors considéré comme une rémunération.
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A peu près 100% des prestataires avec qui je travaille et qui sont à leur compte jouent à ca. Le midi, ils m'invitent au resto et le déclarent comme repas d’affaire (je précise que je n’ai aucun pouvoir de décision les concernant et qu’on ne parle pas de contrat). D’autres font leurs courses avec la CB de la boîte, tu comprends, c’est pour la boîte à repas du midi ... même les céréales de petit-dej ? La voiture, c’est leur voiture de fonction ... qu’ils utilisent biensur le week-end. Alors c’est peut-être pas bien mais c’est une réalité.

Puis sur le second point, c’est au sujet du télétravail que tu peux faire à 100% de n’importe où.
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La voiture, c’est leur voiture de fonction ... qu’ils utilisent biensur le week-end. Alors c’est peut-être pas bien mais c’est une réalité.
Cet aspect là n'a rien d'illégal ou de litigieux. La LOA/LLD peut être au nom de l'entreprise et la jouissance personnelle du véhicule se déclare en tant qu'avantage en nature. C'est aussi une question d'assurance qui doit couvrir les deux usages.

Les courses avec la CB de la boîte, c'est déjà plus tendancieux, mais ça c'est leur problème.
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Les courses avec la CB de la boîte, c'est déjà plus tendancieux, mais ça c'est leur problème
Et encore... Si tu organises régulièrement des pots ou buffet, tu peux faire passer facilement plein de bouffe. Si tu as des salariés, plein de produits annexes comme les produits ménager, le PQ, etc.

Bref, tu peux quasiment tout faire passer, tant que tu as un moyen de le justifier. Ca va juste être dur pour les couches si tu viens d'avoir un gamin (et encore, si c'est une crèche, ça peut se justifier aussi !!)
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Oui, dans le cas de figure d'une boîte qui a ses locaux et ses salariés ça passe. Pour un type tout seul qui bosse sur site client, faire passer une partie pourquoi pas, mais l'ensemble des courses ça me paraît déjà plus borderline :D

Mais oui, du moment que l'entrepreneur peut le justifier.

Note : les couches ça peut être aussi si tu fais EPHAD en activité secondaire :p

Voire pour quand on aura la retraite à 95 ans :craint:
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les couches ça peut être aussi si tu fais EPHAD en activité secondaire :p
Certes, mais ce n'est pas les mêmes :mdr:
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Enfin, si je peux comprendre le coté uniformisation au sein de l'UE, en France, la création d'une entreprise se fait maintenant assez facilement. Oui, il y a quelques semaines de délais entre le dépôt d'un dossier et l'immatriculation. Mais la paperasse est assez réduite et ne prend que quelques heures.
C'est même quasi instantané si on veut juste "tester" un truc via une EI.

Mais oui, pour une entreprise avec la capacité de lever des fonds, ça se fait très rapidement.

Après, on a la vue franco-française, mais quid des autres États-membres ? Je ne sais pas si l'ouverture d'une entreprise a les mêmes facilités ailleurs.

Sinon, la def de l'entreprise innovante / startup est donnée dans la FAQ :
En vertu de la recommandation, une entreprise innovante est une entreprise dont les coûts de recherche et de développement ont représenté au cours des trois dernières années au moins 10 % de ses coûts d'exploitation ou au moins 5 % de ses ventes totales. Une entreprise peut également être considérée comme une entreprise innovante si elle a ou va bientôt développer une innovation majeure, qui comporte des risques de défaillance du marché ou technologique.
Une start-up innovante est une entreprise innovante de moins de 100 salariés et dont le chiffre d'affaires annuel ou le bilan est inférieur à 10 millions d'euros. Il doit également fonctionner depuis moins de 10 ans.
Les scale-ups innovantes sont des entreprises innovantes dont le chiffre d'affaires ou le bilan annuel est supérieur à 10 millions d'euros et qui doivent avoir augmenté le nombre de leurs salariés ou de leurs revenus de 20 % au cours des deux dernières années et qui, soit emploient moins de 750 personnes, soit ne sont pas cotées en bourse.
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Sinon, la def de l'entreprise innovante / startup est donnée dans la FAQ :
Merci pour le lien ;)

Mais donc on ne peut pas "ouvrir une startup". On crée une entreprise qui sera ensuite considérée comme startup (avec les définitions issues de la FAQ)
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Oui, de toute façon un "startup" n'est pas, à ma connaissance, un statut juridique d'entreprise :D

Plus une catégorie, comme dire une TPE, PME, etc.
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oui, je suis d'accord. Mais le fond de l'article parle justement de la création d'une startup. Donc j'avoue ne pas comprendre en fait ce que veut l'UE avec ce nouveau truc. Comment créer un truc qui viendrait légitimer un statut alors que ledit statut nécessite une existence depuis plusieurs années ?

C'est comme dire que vous pouvez passer le permis voiture en 2h à la condition d'avoir 2 ans d'expérience dans la conduite d'une voiture sans accident ^^

[edit] Donc hormis une harmonisation de ce qu'est une startup au niveau Européen, je ne comprends pas l'intérêt de "pouvoir créer une startup pour moins de 100€ en 48h mais qui ne pourrait pas être appeleé startup avant 3 ans (et encore, si les conditions sont remplies)"
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Je dois avouer ne pas avoir bien compris l'objectif aussi, mais je relirai ça à tête reposée. Je suis en plein dans les miens de statuts, donc autant dire que mes deux neurones, dont un mort et l'autre en PLS, n'ont pas tout saisi :transpi:
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Dans un sens, ça me rassure de ne pas être le seul à ne pas comprendre ^^

Bon courage pour tes 2 neurones et ta future vie entrepreneuriale ;)
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J'ai sept ans de freelancing via le portage salarial à mon actif, je me contente juste de retirer les roulettes du vélo pour gagner le dernier élément de liberté qu'il me manquait :D
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L'intérêt principal est pourtant expliqué. Cela permet de faciliter le commerce pour se développer dans toute l'Europe sans créer une entité dans chaque pays.
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Commercer dans toute l'UE à partir d'un pays de l'UE, c'est déjà possible : c'est le marché intérieur et ça date de 1959.
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Commercer dans toute l'UE à partir d'un pays de l'UE, c'est déjà possible : c'est le marché intérieur et ça date de 1959.
C'est pas aussi simple justement. Il ne s'agit pas de juste faire de l'échange de bien, quand tu as besoin d'ouvrir un local ou de faire n'importe quel démarche dans un pays d'Europe, c'est mieux d'avoir l'équivalent du siret local.
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Les fonctionnaires européens ne vivent que pour mettre des réglementations dans tous les sens, et quand ca devient trop compliqué, ils en rajoutent pour simplifier le bordel qu’ils ont créé. Et ils sont contents. Il ne faut pas chercher plus loin.
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Intéressant ! J'en ai vu partir pour plus de facilité, et réussir.
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Je rebondis sur les commentaires : il est aujourd'hui très facile de créer une société en France et tout se fait sur un portail informatique : le guichet unique de l'INPI (qui a fait de gros progrès même si ça peut être un barbare).
Du coup je m’inquiète vraiment sur le coté liquidation :

  1. j'ai une idée

  2. je créé ma EU Inc

  3. je lève des fonds grâce à ma EU Inc

  4. je ne paye pas vraiment mes salariés car je fais un montage créatif pour qu'ils soient associés mais sans vraiment avoir de droits

  5. je me paye (faut pas déconner) et je m'offre le jet qui va avec le statut de pdg de startup qui en jette

  6. j'ai mangé tout mon capital

  7. il ne reste plus rien pour payer le leasing du jet

  8. le leaser remplit un formulaire et la société est liquidée




  1. je recommence :santa_flock:



Ce n'est pas dit que tout le monde ai envie de bosser pour ou avec ce genre de société...
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Et moi qui croyais que le problème pour la création de start-up dans l'UE, c'était plutôt un manque d'investisseurs de type capital risque.

Comme les autres intervenants l'ont dit, c'est plutôt simple de créer une entreprise en France. Si c'est plus compliqué dans d'autres pays de l'UE, ils n'ont qu'à venir en France. :fumer:
Le délai n'est probablement pas un problème pour une start-up : au tout début, il n'y a que les (futurs) associés qui n'ont pas besoin d'un statut d'entreprise pour travailler ensemble à la création.
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Et moi qui croyais que le problème pour la création de start-up dans l'UE, c'était plutôt un manque d'investisseurs de type capital risque.
Tu es trop terre à terre, depuis quand il faut de l'argent pour réussir son affaire ! /s
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Je pense que la complexité, c'est de lancer un business international qui s'étend sur toute l'Europe, pas la capacité individuelle dans chaque pays d'ouvrir une structure.
Là, ça pose un cadre commun qui fait que dès demain, tu peux vendre ton offre dans tous les pays d'Europe "tel quel", recruter n'importe où et c'est cadré juridiquement en une structure unique.

Pour le coup, ça pourrait aussi rassurer les investisseurs justement : la startup va pas se planter en Europe pour des raisons administratives (mais peut toujours se planter pour tout le reste, évidemment).

M'enfin, pour l'optimisation fiscale, c'est souvent bien pratique de cumuler les structures :D
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M'enfin, pour l'optimisation fiscale, c'est souvent bien pratique de cumuler les structures
Pas vraiment, suffit d'aller au Pays-Bas :langue:
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Non, en France on a pas de problèmes d'investisseurs, on a juste un problème de fiscalité et de réglementations trop lourdes. On bat des records d'investissements, ce n'est pas un problème. Le problème c'est pour concrétiser.
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J'ai parlé d'une catégorie particulière d'investisseurs, les capital risqueurs. Et ils sont bien moins développés qu'aux USA.
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Sinon, ce genre de freins doit aussi compter pour la création d'entreprise hors de l'UE : next.ink Next
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C'est drôle (façon de parler), c'est le même genre de montage que les centrales photovoltaïques saucissonnées en petites tranches pour rester sous le seuil à partir duquel l'opérateur doit fournir les données de production en détail.
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Contrairement aux autres, c'est juste une bonne nouvelle. Ça montre une Europe unie, ça permet aussi de voir un intérêt à l’Europe.

Mon cas particulier avec Madame, on est pas des même pays tout les 2. On ne sait pas où on va vivre (aujourd’hui France, demain Pays-Bas ? et dans 10/15 ans on rentre en Pologne).
Un statuts Eu.inc ça nous permet de ne pas se soucier de notre boite. On à des idée de boite en auto-entrepreneur, mais la France avec leur putain de justificatif de domicile, de RIB français, ça gonfle sérieusement et ça nous bloque sur le présent et ça nous bloque sur le future.

L'europe c'est la libre circulation des biens et des personnes. C'est assez "facile" aujourdhui de changer de pays. Ce genre d'initiative le continue. Demain j'ai des clients de touts pays d'Europe, c'est plus simple.

Les arnaques n'ont pas eu besoin d'attendre ça.