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Fin de la 2G, 3G et xDSL : un décret pour « garantir la sécurité des ascenseurs »

Quid du reste ?

Fin de la 2G, 3G et xDSL : un décret pour « garantir la sécurité des ascenseurs »

Illustration : Flock

La fin des réseaux d’anciennes générations soulève des inquiétudes sur de nombreux service utilisant encore la 2G par exemple pour des alertes. C’est notamment le cas des ascenseurs, dont un décret vient préciser les modalités de contrôle. Une première étape, mais il en reste encore bien d’autres alors que la 2G va commencer à s’éteindre dans moins de trois semaines.

Le 11 mars à 10h39

Le décret 2026 - 166 du 4 mars et publié au Journal officiel du 6 mars vise « à garantir la sécurité des ascenseurs face à l’arrêt de certains réseaux téléphoniques ». En l’occurrence, il s’agit de la fin du xDSL (paire de cuivre, remplacée par la fibre optique), de la 2G et de la 3G.

Toutes les six semaines, vérification « des moyens d’alerte »

Le texte s’adresse aussi bien aux propriétaires et installateurs d’ascenseurs qu’aux entreprises d’entretien et aux contrôleurs techniques. L’article R134-6 détaille les dispositions minimales suivantes que le propriétaire d’une installation d’ascenseur doit prendre, comme l’explique Locatis, un média de la Banque des Territoires.

Cela comprend notamment, dans la version actuelle du texte, « une visite toutes les six semaines en vue de surveiller le fonctionnement de l’installation et effectuer les réglages nécessaires ». À partir du 1ᵉʳ avril 2026, s’ajoutera « la vérification toutes les six semaines du bon fonctionnement des moyens d’alerte et de communication avec un service d’intervention ».

De plus, le propriétaire de l’ascenseur doit être informé par le prestataire (lettre recommandée avec avis de réception) lorsque les systèmes d’alertes « fonctionnent grâce au réseau téléphonique commuté fixe ou à un réseau de téléphonie mobile ouvert au public de troisième génération ou antérieur, et lorsque des travaux sont nécessaires à la mise à niveau de ce matériel ». Jusqu’à ce que les travaux soient faits, l’alerte doit être renouvelée tous les six mois par le prestataire.

Contrôle technique renforcé pour les ascenceurs

Comme indiqué dans l’article R134-11, le propriétaire d’un ascenseur doit faire réaliser tous les cinq ans un contrôle technique de l’installation. À compter du 15 mai 2026, de nouvelles obligations s’ajouteront afin « de vérifier que les ascenseurs sont équipés des dispositifs permettant la réalisation des objectifs de sécurité mentionnés à l’article R. 134 - 2, que ces dispositifs sont en bon état et que les moyens d’alerte et de communication avec un service d’intervention sont compatibles avec les systèmes de communication autres que le réseau téléphonique commuté fixe ou un réseau de téléphonie mobile ouvert au public de troisième génération ou antérieur ».

Le travail de migration est important, comme l’expliquait le spécialiste des ascenseurs Kone il y a un an. Sur l’intégralité du parc d’ascenseurs dont il a la gestion, « environ 30 % utilisent encore des lignes filaires et 20 % fonctionnent en 3G ». Les ascenseurs sont une des composantes importantes de la fin des réseaux d’anciennes générations (DSL, 2G et 3G), mais ce n’est pas la seule. Il y a aussi le cas des systèmes d’alarme, d’appareils de santé (connectés), de voitures, etc.

Dans moins d’un mois, Orange va commencer à couper la 2G

La fin de la 2G sera une réalité à partir d’avril 2026 chez Orange (de manière progressive), puis fin 2026 chez Bouygues Telecom et SFR. Free Mobile n’a pas de 2G et s’appuie exclusivement sur le réseau d’Orange.

Orange prépare des vagues successives dans neuf départements du Sud-Ouest. Le 31 mars 2026 à Biarritz, Anglet et Bayonne, le 12 mai 2026 dans les Landes (40) et le reste des Pyrénées-Atlantiques (64), le 09 juin 2026 en Ariège (09), en Haute-Garonne (31), dans le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82).

Ensuite, à partir de fin septembre 2026, « la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine. Fin décembre 2026, la technologie 2G devrait donc avoir totalement disparu de l’ensemble du réseau mobile d’Orange en France métropolitaine ».

Pour la 3G, l’échéance est à fin 2028 pour Orange et SFR, fin 2029 pour Bouygues Telecom. Free Mobile a déjà fermé sa 3G, qui passe elle aussi par un accord d’itinérance avec Orange, au grand dam de Bouygues Telecom et SFR.

Selon le dernier décompte de l’Arcep, 2,66 millions de terminaux utilisaient encore la 2G fin 2025. On passe à 5,61 de terminaux en 2G/3, dont 2,62 millions « de cartes SIM dans des terminaux pour des usages voix/SMS/internet mobile (en particulier des téléphones mobiles et tablettes) des abonnés de Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR ».

Pour la fermeture cuivre, seul Orange est aux commandes. L’entreprise a passé la seconde en ce début d’année, avec la fermeture commerciale pour 20 millions de logements. La fermeture technique, avec coupure des abonnements existants, a aussi débuté et va s’intensifier jusqu’à fin 2030, avec l’arrêt définitif et complet du cuivre.

Commentaires (33)

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Et aucune obligation pour les installateurs ? Du style des systèmes d'alerte découplé du reste permettant un remplacement facile, ou une obligation de supporter sur les nouveaux appareils les 2 dernières générations en service au jour de la vente pour éviter que ne se reproduise l'idiotie/l'arnaque de vendre des systèmes d'alerte déjà quasi-obsolètes ?
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Il n'arrive pas un peu tard ce décret??
Je pense qu'exiger que les prestataires techniques informent leur client sur la 2G/3G devrait fait 1-2 ans avant, pas 6mois avant l'échéance !! Pour la fin du cuivre, on est dans les temps par contre.
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Il faut aussi être vigilant à ce que les syndics tentent de faire voter (pour toucher leur commission sur les travaux) dès qu'il y a des composantes "techniques".

J'avais fait capoter le vote d'une antenne télé collective sur le toit. C'était juste avant le début de la TNT qui était déjà annoncée. J'ai juste fait remarquer que l'antenne en question ne précisait pas si elle allait être compatible TNT et que donc installer un truc qui ne marcherait que ~1 an ne me paraissait pas opportun. J'ai été suivi, sujet enterré, on n'en a plus jamais reparlé !
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En lisant le titre, je me suis dit qu'enfin le gouvernement prenait le problème en main et allait imposer de laisser fonctionner la 2G et la 3G ainsi que le RTC tant que l'essentiel des ascenseurs les utilisent toujours. Et ce pendant le temps nécessaire à la transition.

Mais non, le décret pris au dernier moment impose des choses uniquement aux propriétaires de faire rapidement la transition sans savoir si c'est réaliste en terme de nombre d'installeurs par exemple.
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Que croyais-tu ?
Le proprio est un sale riche qu'il faut punir et plumer.

Et on se demande bien comment faire autrement ...

  • les sociétés d'ascenseur doivent être rentables et ne as foutre des salariés dehors

  • les locataires n'ont pas 3 sous pour sécuriser en plus l'ascenseur qu'ils payent déjà dans leurs charges

  • les sociétés de télécoms ne sont plus un service national oeuvrant pour le bien de tous mais des usines à cash comme les autres, donc faut pas les faire payer où ça fout encore des gens au chômage

  • c'est bien trop compliqué pour les gens en gris de l'état que de penser à autre chose que lever une taxe ou d'imaginer les conséquences d'un décret

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Les charges courantes sont payées par le locataire directement.
Les charges exceptionnelles sont payées par le locataire via le loyer.

Donc je te rassures, à la fin, c'est le locataire qui va payer quoi qu'il arrive.

Ensuite, la 2G n'est pas un réseau sécurisé et vieillissant, il doit disparaître.
Sinon, c'est quoi l'autre possibilité? même dans 100ans, t'auras encore des bidules en 2G si on ne ferme pas le réseau.

Lors de l'achat du prochain ascenseur, vous ferez bien gaffe à ce que la partie communication soit modulable pour être changer sans difficulté.

Fin de l'histoire.

edit: mon autre message: next.ink Next
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Le principal problème, c’est de faire coexister sur des mêmes réseaux des appareils dont les durées de vie sont très différentes. Un téléphone, c’est 5 ans environ. Les réseaux, globalement on migre de technologie tous les 8-9 ans environ. Si on maintient 3 technos en parallèle, ça donne une durée de 25 ans (on y sera à peu près pour la 3G), mais une durée de support après mise en place de la techno remplaçante de seulement 16 ans environ.

Ce qui veut dire que tout dispositif qui a une durée de vie supérieure, mais dépend de cette techno, sera emmerdé. Et cela sans compter les variations d’un pays à l’autre.

Déployer de la 3G, an 2020, pour des ascenseurs, était logique, car c’était ce qui marchait partout. Sans compter que la VOLTE (indispensable en 4G) est une merde infâme dépendant du bon vouloir de l’opérateur.

Après, changer seulement le téléphone, c’est l’affaire d’une à deux centaines d’euros, et ça pourrait être fait dans le cadre des visites régulières obligatoires (ce que dit le décret si j’ai bien suivi, d’ailleurs). Le plus gros soucis, c’est, comme tu le dis, que certains vont bien se graisser au milieu.
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Un téléphone c'est 5 ans.
Mais un boîtier GSM industriel planqué dans une armoire technique dans un coin ou dans un champ pour faire du monitoring de conduite de gaz ce sera largement plus.

Dans ces domaines là il y a toute une chaîne de certification & de conformité du matériel, de la formation des installateurs, des systèmes de config centralisé...

Alors oui ça se fait pas en un jour et les industriels auraient dû se saisir de la question.
C'est aussi ignorer les aléas de l'industrie, avec les gens qui se barrent et les boites qui se font racheter, la fusion/acquisition des activités, ... font que en général on se pose la question quand ça marche plus , pas avant.

Ce pour ça que je me dit que Orange aurais dû être contraint de proposer un service (pas gratuit bien sur) de "conversion de signal" , de la même taille qu'un ONT externe, capable de prendre une fibre d'un coté et de l'autre une prise RJ11 FXS et RJ45, et que ça (pas de TV, pas de config, rien) à placer dans les locaux technique, et installable par un technicien fibre.

Pour les trucs GSM (genre les alarmes) c'est plus compliqué , mais que pareil les opérateurs savent bien détecter ces applications , et envoyer des courriers aux clients concernés.
Là encore le problème arrive lorsque le boîtier GSM n'est pas indépendant , et donc nécessite de changer tout le système dans le cas où le vendeur n'existe plus et / ou n'a pas d'offre de conversion.
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Je me rends compte que mon message n’était pas super clair, mais oui, le téléphone d’un ascenseur, sa durée de vie attendue, c’est la même que celle de l’armoire de commande, donc une vingtaine d’années.

Et c’est un unique exemple parmi tant d’autres d’usage industriel qui a besoin d’un réseau dont la techno va rester tout ce temps. Aujourd’hui on ne fait que préparer la prochaine crise similaire, dans une dizaine d’années, quand la 4G s’arrêtera.
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La faute à qui?

Des entreprises d’ascenseurs, il n'y en a pas des millions en France. Je spécule à 100% car je n'ai aucun chiffre, mais j'imagine sans trop de difficulté, ni farfeluterie:
-- que la partie communication est un module externe (vu qu'il y a plusieurs vecteurs de communication possible)
-- qu'avec l'effet d'échelle, la R&D ne doit pas être colossale, surtout que les ascenseurs actuels doivent déjà entre en 4G/5G.

Donc à la fin, on va avoir un boîtier qui coûte 200€ à produire, plus 300€ de déplacement/MO/paperasserie. Qui vont se retrouver dans un forfait "mise aux norme obligatoire" à 3500€ HT l'intervention.

Si j'étais un ascensoriste peu scrupuleux, je sauterais sur l'occasion pour rafler le pactole. 630 000 ascenseurs en France, que la loi va obliger à upgrader. Les clients sont captifs, sont contraints par la loi, et n'ont pas le choix de passer par le fabriquant. pffff, royal!
Franchement, la seule difficulté pour les ascensoriste, c'est de savoir combien ils vont mettre de 0 après le premier chiffre sur la facture.

Bon l'avantage, c'est que ca va faire grossir le PIB de la France :yes:
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Il n'y à qu'à relire l'article du 16 avril 2025 en lien sur le sujet. Le problème et sa complexité était déjà posé par la CSNP (Commission supérieure du numérique et des postes). Son avis sur le sujet donnait des recommandations pleine de bon sens.
Rien n'a été fait avant ce décret ni par le gouvernement ni par l'ARCEP (suivant leurs responsabilités respectives).
Leur première recommandation me semble la plus importante :
Lancer au plus tôt une concertation publique qui permettra à l’ensemble des parties prenantes (opérateurs télécoms, usagers et associations professionnelles, collectivités locales, opérateurs de services publics, services de l’Etat, ANFR) d’identifier les difficultés et les points de blocage posés par la fermeture des réseaux 2G et 3G.
Sur un problème si important concernant la sécurité des personnes, j'attends de l'État qu'il joue son rôle.
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Donc à la fin, on va avoir un boîtier qui coûte 200€ à produire, plus 300€ de déplacement/MO/paperasserie. Qui vont se retrouver dans un forfait "mise aux norme obligatoire" à 3500€ HT l'intervention.
Je m'auto réponds ;)

En cherchant un peu, le tarif semble se trouver en 600 et 800€. Ce qui me semble correct.

Sur un petit immeuble RDC + 4 étages, y a au moins 10 appartements. Donc au pire des cas, ça fait 60-80€ par appart... et ca sera bien moins dans la majorité des cas. Donc c'est pas la mort...
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"Correct" ? Dans ma résidence, il y a quelque années, remplacer la ligne cuivre de l'ascenseur par un module GSM (je ne sais pas quelle génération radio) de mémoire ça avait était 160 € tout compris (piéces, main d'oeuvre, intervention durant un contrôle trimestrielle pour économiser un déplacement).
C'est l'abonnement téléphone de la ligne de la part des opérateurs qui coûte cher par an, plus que l'installation, sous prétexte que c'est une ligne pro, de sécurité et d'urgence.

Et on a appris (et on a fait) qu'on pouvait mutualiser plusieurs ascenseur d'un même adresse sur une même ligne GSM unique, au prix d'un simple passage de câble téléphonique entre les cages d'ascenseur par un électricien (dont le coût est rentabilisé dès la première année sur l'économie de l'abonnement).
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Correct ? Juste pour quelques coups de tournevis. C'est comme facturer 600 à 800€ pour mettre une carte à 200€ dans un PC.
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Rien que le coût du salarié c’est déjà 100€ la demi journée de travail. Plus le véhicule, l’essence , les assurances, les pièces, les tests, l’administratif, le SAV qui va suivre, etc… et c’est sans compter le salaire de la R&D en amont.

J’ai donc du mal à voir comment tu peux arriver à 160€…

On est dans la tranche haute, mais c’est pas deconnant. D’où ma phrase: « ça me semble correct »
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Il donne pourtant une bonne partie de la réponse : intervention faite durant un contrôle (donc pas de déplacement en plus) et c'est un contrôle (donc ascenseur déjà ouvert). Dans ce contexte, un surplus de seulement 160€ ne me parait pas déconnant.

Et puis, il ne faut pas se leurrer non plus, l'abonnement mensuel, je doute qu'il soit à prix coûtant...
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Et encore les ascenseurs c'est un faux problème car les constructeurs sont de bonne volonté, ils n'obligent pas à changer l'ascenseur en entier. Le problème est plus grave pour les alarmes, pas possible de changer seulement un module, les modules 4G ne sont compatibles qu'avec les centrales récentes et les centrales récentes ne sont compatibles qu'avec les détecteurs récents.
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J'ai du mal à comprendre que les fournisseurs de réseaux 2G n'arrivent pas à contacter/détecter les usages mono-sites qui sont "bloqués" en 2G :?
Qu'est-ce qui empêcherait de renvoyer vers les opérateurs l'obligation de tracer/identifier les usages 2G pour s'assurer avec ceux-ci que la bascule est possible/faite?
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Pour avoir testé Orange via un compte business et des lignes M2M, j'avais sur mon espace client des alertes sur des modules et lignes encore de 2G. Mais ici, il s'agit d'un compte assez important, avec un commercial dédié qui m'a rappelé à cet effet.

J'ose imaginer que les grosses entreprises d'ascenseurs ont eux aussi des comptes business car il ne doit pas y en avoir que 2 ou 3 lignes... Ça se trouve tous les opérateurs ont alerté.

Ce que je crains par contre, c'est la non-action de la part de certaines entreprises. Malgré les annonces et les courriers, on ne fait pas (tout de suite) car cela engendre des frais...
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Bien le bonjour,
Même si le but final est proche, 2/3G et cuivre me semblent bien différent dans ce cas d'usage.
Il me semble que les téléphones sur ligne cuivre peuvent fonctionner sans électricité, on parle pas de la résilience niveau engorgement ou problèmes de liaison ; donc pour les appels d'urgence dans un ascenseur bloqué, au fond d'un parking sous-terrain qui se rempli d'eau de pluie ou dans un poste de secours je serais sûrement favorable au modèle historique.
On peut même remplacer les devices par des pots de yaourt et le lien par de la ficelle en cas de mesure d'urgence exceptionnelle, couplé avec la RFC 1149 nos concitoyens seraient bien plus sécurisés.

C'était les 3 centimes du boomer "c'était mieux avant", akoi ksa sert tous ces bidules qui donnent la maladie ;-)...

Ok, je _____ []
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Grrr, je voulais faire la blague sur les pots de yaourts quand j'ai lu l'article, mais j'ai oublié de la faire ! :D

La RFC 1149 risque de poser des problèmes pour que les pigeons sortent de l’ascenseur !
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Pour le téléphone filaire alimenté par la ligne (en profitant éventuellement de l'alim secourue du NRA si perte d'alimentation plus large), encore faut-il que ce soit un modèle très basique! Exit le DECT ou le simple téléphone filaire avec qq fonctionnalités (contacts, afficheur...).

Outre-mer, genre la Réunion, il était dans les recommandations d'un conserver un car la fréquence des cyclone avec des coupures d'électricité qui peuvent être longues le justifiait mais même là c'est fini et c'est les réseaux mobiles qui font alors le job
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Le modèle filaire autoalimenté était le rêve pour de nombreuses installations relevant des collectivités publiques : alarmes, ascenseurs, télémètres (gestion de l'eau dans une ville, taux de chlore, etc...), téléphone de secours (les fameux téléphones rouges qui n'appellent pas Moscou mais le SDIS)...

Malheureusement, cet arrêt, si l'on peut comprendre la démarche (cela coûtait cher à maintenir), a créé beaucoup de problématiques ! Outre le fait de changer les équipements (solutions GSM ou ATA pour la fibre), il fallait apporter la technologie et ce qui s'en rapporte ! Le réseau GSM ne passe pas toujours dans un établissement de béton et d'acier, amener la fibre n'est pas toujours simple, il faut aussi amener une alimentation électrique, maintenir cette alimentation, tester fréquemment les onduleurs...
J'ai un complexe sportif avec ascenseur, dans un secteur déjà très compliqué niveau réseau (loin des antennes, on ne capte pas bien en extérieur), le mobile ne passe pas du tout ! Il suffit qu'une personne se retrouve bloquée, batterie onduleur HS, je prends la responsabilité de ce qui pourrait arriver ?
Alors qu'avant, la société de l'ascenseur passait des appels téléphoniques via automate tous les jours, on savait que cela fonctionnait.

Les réseaux 2G/3G gardaient aussi des avantages par rapport aux réseaux 4G/5G (mauvaise pénétration), alors je vais aussi faire le vieil aigri, mais c'était mieux avant !
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En l’occurrence, il s’agit de la fin du xDSL (paire de cuivre, remplacée par la fibre optique),
Comme ma remontée d'erreur de ce matin n'a pas été prise en compte, je vais corriger dans les commentaires.

Non, il ne s'agit pas de xDSL mais de RTC (le réseau téléphonique commuté), le téléphone à l'ancienne en 48 V sans modem et connecté directement à un commutateur téléphonique dont parle @BCMO (ce qui m'a fait me rappeler de mon signalement d'erreur).
Le décret est explicite sur ce point, il est écrit deux fois :
réseau téléphonique commuté fixe ou à un réseau de téléphonie mobile ouvert au public de troisième génération ou antérieur. Donc pour le cuivre, on est dans ce cas là.
Il faudrait donc aussi changer le titre pour remplacer xDSL par RTC.

Sinon, remplacer une box xDSL par une box fibre ne serait pas un problème si l'on parlait de la fin du cuivre pour le xDSL.

En fait, pour un système de sécurité comme le téléphone d’ascenseur, utiliser une box branchée sur le secteur est une mauvaise idée qu'elle soit xDSL ou fibre. En cas de coupure de courant, elle risque de très mal marcher. :fumer:
Il faudrait au minimum la mettre sur batterie mais aussi avoir une alimentation secourue sur toute la partie locale du réseau fibre/xDSL.

On va donc probablement se retrouver avec uniquement des solutions 4G ou 5G.
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Non, il s'agit bien de la coupure du xDSL. Le RTC est déjà complètement arrêté dans certaines zones géographiques depuis 2023.
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Va lire le décret, il est en lien. xDSL ne figure pas et on parle bien du réseau téléphonique commuté fixe. Ce dernier mot étant là pour opposer au réseau mobile dont il parle aussi pour la 2G et la 3G.

Oui, le RTC a été arrêté dans quelques petites zones, mais je te parie que les ascenseurs qui utilisent le cuivre le font bien sur des lignes RTC, pour les raisons de disponibilité en cas de coupure de courant.

La fermeture commerciale date de 2018 mais la plupart des lignes existantes restent. Les arrêts qui ont eu lieu depuis 2023 sont plus des expérimentations qu'autre chose. Et il faut prévenir 5 ans à l'avance de l'arrêt.

L'article a pour sujet le décret du 4 mars que j'ai cité dans mon premier commentaire. S'il parlait d'xDSL, il n'y aurait pas les termes que j'ai cité. Le décret est en retard sur le terrain ? Oui et ça ne m'étonne pas.
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Ils sont grave à la bourre alors. Il était prévu des expérimentations en 2023, puis des fermetures zone par zone à partir de 2024. Fin 2025, il aurait dû y avoir déjà une douzaine de départements sans RTC du tout...
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Va lire le décret, il est en lien. xDSL ne figure pas et on parle bien du réseau téléphonique commuté fixe. Ce dernier mot étant là pour opposer au réseau mobile dont il parle aussi pour la 2G et la 3G.
Le décret du 4 mars 2026 ?
Il ne parle que du RTC et de la 2G/3G, car il n'y a pas à ma connaissance pas de système d'alerte d'ascenseurs en xDSL.

La coupure prévue, c'est celle du cuivre et donc du RTC comme du xDSL (en plus de celles de la 2G et 3G, mais c'est indépendant).


Sinon, pour les problèmes de coupure de courant, ça marche comment quand c'est en 2G/3G ?
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On est bien d'accord sur le décret, y compris sur le xDSL et les ascenseurs.

Quant à la fermeture du réseau cuivre y compris pour le xDSL, c'est différent de l'arrêt du RTC, les 2 existent comme le disait le PDF en lien dans mon commentaire précédent :
NE PAS CONFONDRE ARRÊT DU RTC ET ARRÊT DU CUIVRE
Le décret ne couvre que l'arrêt du RTC pour le fixe et côté mobile de la 2G et 3G.

Pour les coupures de courant côté mobile, ça marche ... un certain temps, tant que les batteries de secours ont du courant à fournir.
Mais en fait, c'était déjà le cas pour le RTC : il y avait des batteries (au plomb à l'époque) dans les centraux téléphoniques, d'où la tension de 48 V. Ça marchait probablement plus longtemps que le mobile maintenant.
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Le PDF date de 2020 et indique :
Par ailleurs, l’annonce effectuée par Orange en décembre 2019 de fermer progressivement son réseau cuivre d’ici 2030 nécessitera sans doute une articulation avec l’arrêt du RTC, ce qui pourrait amener à une potentielle évolution du calendrier de l’arrêt du RTC.
Je pense que, depuis, les deux fermetures (RTC et cuivre) ont été synchronisées.
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Moi, je pense que non, parce que c'est commercialement et techniquement différent.

Ce qui est sûr, c'est que l'arrêt du cuivre entraînera forcément l'arrêt du RTC puisque le réseau cuivre est nécessaire au RTC, mais on peut arrêter le cuivre sans problème après le RTC. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé on a commencé à arrêter commercialement le RTC sans arrêter pour autant de commercialiser du xDSL et pareil pour les premiers arrêts techniques : le RTC est passé avant.

Arrêter le RTC est plus simple : il suffit d'avoir une offre de remplacement et le XDSL peut suffire, y compris pour les PABX, quitte à ensuite la remplacer par une connexion cuivre.

Pour arrêter le xDSL, il faut avoir tout fibré, une offre de remplacement par technologie mobile ne peut se faire que très localement dans des zones peu encombrées, il y a aussi le satellite comme remplacement possible.

Orange a besoin d'arrêter le RTC parce qu'ils ont du mal à le maintenir à la fois en terme de personnel formé et de pièces de rechanges : ils le feront donc dès que possible. Ils poussent aussi sur la fin du cuivre afin d'éviter l'entretien d'un double réseau cuivre et fibre, mais, comme ils ne sont pas les seuls intervenants sur la fibre, il faut faire aussi avec le déploiement des autres.
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"Il faudrait au minimum la mettre sur batterie mais aussi avoir une alimentation secourue sur toute la partie locale du réseau fibre/xDSL".

Non, juste la box si équipement de sécurité connecté direct dessus, possiblement mutualisé avec le backup de ce dernier de toutes manières nécessaire.

Depuis que j'ai de la domotique chez moi, il y a une alim tampon qui fournit un 5V USB (Pour le PI faisant tourner Domoticz) et un 19V (pour la livebox et le boîtier fibre): Je conserve du réseau (wifi inclus) local quand il y a coupure sans besoin de rien d'autre (côté NRO, il y a une alim secourue).

J'ai depuis fait la même chose sur le switch dans la cave (qui distribue le filaire au RdC) qui alimente aussi en POE le routeur 4 ports + double AP wifi dans les combles perdus (distribuant filaire et wifi à l'étage).

Ainsi, quand je télétravaille (sur un laptop), tout mon réseau reste fonctionnel en cas de coupure électrique et comme ce type de petite batterie tampon au lithium est bien plus efficace qu'un gros onduleur (batterie 12V souvent au plomb, pertes de conversion 220Vac pour refaire du DC à l'utilisation), cela tiens au moins 3h. En prime c'est moins cher mais on perds l'alerte avant coupure... qui ne sert pas en fait, vu les durées de backup là ou un onduleur ne tiendrais pas la demi-heure.
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En fait, je parlais du NRO (pour la fibre) qui devait être alimenté, le reste entre l'ONT et le NRO est effectivement passif.