En pleine croissance, Jack Dorsey licencie 4 000 personnes chez Block au nom de l’IA
Vous êtes le sel de la terre
Le 27 février à 10h49
Jack Dorsey a annoncé jeudi soir le licenciement de 4 000 personnes, soit 40 % des effectifs, chez Block, la société qui réunit notamment Square et Tidal. L’entrepreneur affirme qu’il n’a pas d’autre choix que de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.
En pleine croissance, Jack Dorsey licencie 4 000 personnes chez Block au nom de l’IA
Vous êtes le sel de la terre
Jack Dorsey a annoncé jeudi soir le licenciement de 4 000 personnes, soit 40 % des effectifs, chez Block, la société qui réunit notamment Square et Tidal. L’entrepreneur affirme qu’il n’a pas d’autre choix que de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.
Le 27 février à 10h49
Économie
Économie
4 min
La décision risque de résonner de façon prophétique aux oreilles de tous ceux qui s’inquiètent de l’impact de l’IA générative sur le monde du travail : Jack Dorsey, cofondateur de Twitter et personnalité emblématique de la scène tech californienne, a publiquement annoncé, et expliqué, sa décision de licencier sans délai 4 000 personnes, soit 40 % de l’effectif total, de son groupe Block.
« Je préfère prendre une décision ferme et claire dès maintenant »
« Nous ne prenons pas cette décision parce que nous sommes en difficulté. Notre entreprise est solide. Notre marge brute continue de croître, nous servons toujours plus de clients et notre rentabilité s’améliore. Mais quelque chose a changé », écrit Jack Dorsey sur son ancien réseau social.
Ce quelque chose, c’est bien sûr l’intelligence artificielle :
« Nous constatons déjà que les outils d’intelligence que nous créons et utilisons, associés à des équipes plus petites et plus horizontales, permettent une nouvelle façon de travailler qui change fondamentalement ce que signifie construire et gérer une entreprise. Et ce phénomène s’accélère rapidement. »
Dorsey explique avoir été confronté à deux options : échelonner les licenciements « au fur et à mesure que ce changement se produit », ou « être honnête sur la situation » et donc agir en conséquence.
« Je préfère prendre une décision ferme et claire dès maintenant et construire sur des bases solides plutôt que de gérer une réduction progressive des effectifs pour atteindre le même objectif. Une entreprise plus petite nous offre également la possibilité de développer notre activité de manière optimale, selon nos propres conditions, au lieu de réagir constamment aux pressions du marché. »
S’il admet que procéder à une coupe franche d’une telle envergure « présente un risque », Dorsey se dit prêt à assumer sa décision, et appelle les employés épargnés à le suivre dans cette nouvelle configuration :
« Nous allons bâtir cette entreprise en plaçant l’intelligence au cœur de tout ce que nous faisons : notre façon de travailler, de créer et de servir nos clients. Nos clients ressentiront eux aussi ce changement, et nous les accompagnerons dans cette transition vers un avenir où ils pourront développer directement leurs propres fonctionnalités, à partir de nos capacités et accessibles via nos interfaces. C’est mon objectif actuel. »
Block s’envole à Wall Street
Block, qui avait déjà réalisé une belle journée en bourse jeudi (+ 5%) s’est envolée de 23 % dans les échanges après-marché, sans qu’on sache si l’appétit des investisseurs découle précisément de cette annonce choc, ou des excellentes performances affichées par le groupe.
L’entreprise a en effet publié jeudi soir les résultats financiers de son quatrième trimestre 2025 : elle fait état d’un chiffre d’affaires de 2,87 milliards de dollars, en hausse de 24 % sur un an, qui s’accompagne d’un bénéfice net de 485 millions de dollars sur le trimestre. Sur l’année, Block enregistre 10,36 milliards de dollars de chiffre d’affaires, une croissance de 17 % sur un an.
Dans la lettre aux actionnaires (PDF) qui accompagne cette publication, Jack Dorsey renouvelle et complète ses explications. Il y pronostique une vague de licenciements à très grande échelle dans toute l’industrie :
« Je pense que la plupart des entreprises sont en retard. D’ici un an, je crois que la majorité des entreprises arriveront à la même conclusion et procéderont à des changements structurels similaires. Je préfère y parvenir honnêtement et selon nos propres conditions plutôt que d’y être contraints par la force des choses. »
Block réunit pour mémoire Square (services financiers pour e-commerçants), Cash App (service de paiement mobile et d’envoi d’argent, sur le modèle d’un Wero), Afterpay (paiement fractionné et crédit à la consommation), Tidal (service de streaming musical lancé en 2015), Bitkey (portefeuille bitcoin) et Proto (minage de cryptomonnaies).
En pleine croissance, Jack Dorsey licencie 4 000 personnes chez Block au nom de l’IA
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« Je préfère prendre une décision ferme et claire dès maintenant »
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Block s'envole à Wall Street
Commentaires (34)
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Abonnez-vousLe 27/02/2026 à 11h02
Le 27/02/2026 à 11h13
Personnellement je ne sais que trop penser. Parce que ce que dit Dorsey n'est pas totalement faux : l'arrivée de l'IA Gen permet bien une réduction des équipes et un fonctionnement plus horizontal... mais pas partout (et c'est là où il se trompe fortement selon moi).
Modifié le 27/02/2026 à 11h36
Or, même là, y a un gros non-dit, qui est que l'IA ne fait pas gagner à moitié autant de temps que les décideurs le pensent, que parfois ça en fait même perdre, que pour atteindre leurs nouveaux objectifs de productivité on est obligés de sabrer gravement dans la qualité car l'IA ne fait pas du très bon boulot et que passer de "c'est lisible" à "c'est impeccable" prend un temps fou, et que même en prenant autant voire plus de temps que sur une traduction humaine "from scratch", il y a des configurations où la qualité souffre quand-même.
Et je me dis que si déjà dans le domaine où l'IA est censée exceller les gains sont aussi modestes, j'ai un mal fou à croire que c'est déjà la révolution promise dans d'autres domaines comme le code. Que ce soit l'objectif à terme, j'entends. Que ça permette déjà de gagner modestement en productivité en automatisant certaines tâches chiantes, aussi. Mais de là à licencier 4000 employés sans que la qualité s'en ressente, j'ai un très gros doute.
Le 27/02/2026 à 11h42
Le 27/02/2026 à 15h31
Le 27/02/2026 à 11h58
Peut-être pas le meilleurs code possible, mais un humain produit-il toujours le meilleurs code ?
Alors que pour juger de la qualité d'une traduction, on fait comment ? Pas simple d'avoir un feedback, c'est très subjectif et dépendant du contexte.
Le 27/02/2026 à 15h27
Modifié le 27/02/2026 à 17h12
On voie des fuites dans tous les sens, parfois des instances Cloud ouverte aux 4 vents, on a pas attendu l'IA pour faire du code de cochon.
J'ai tendance à penser qu'un agent IA bien réglé a un meilleur niveau minimum que le dev moyen.
Le 27/02/2026 à 12h06
Autrement dit : Copilot est excellent pour faire du travail bâclé, mais qui correspond au standard attendu dans beaucoup de métiers devenus Excelleur (ingénieur en tableaux excel).
Le 27/02/2026 à 12h29
Le 28/02/2026 à 15h11
Le 27/02/2026 à 13h27
Traduction
Dernier en dateTraduction
Modifié le 28/02/2026 à 15h07
Dans le même genre c'était Binary Domain, un jeu vidéo de shoot, qui avait clairement était traduit sans que personne ne donne de contexte (ou par Google trad). En plein combat, quand le joueur fait une belle action le
Look at you Dan!était traduit parRegardes toi Dan !La nanardisation n'est drôle que si elle ne devient pas le standard...
Le 27/02/2026 à 12h59
Mais bon c’est peu probable, c’était le fascisme ça et on a bien appris la leçon !
Le 27/02/2026 à 14h43
Là, on a des sociétés très passives en Europe de l'Ouest, parce qu'on vit globalement très confortablement. Mais tu prends des populations qui ont bien moins à perdre, et tu vois la gnaque qu'elles peuvent avoir contre un traitement injuste, c'est totalement différent de chez nous, cf l'Iran, l'Ukraine par exemple, et il y en a plein d'autres.
C'est d'ailleurs ironique comme finalement, ces pays qu'on pensait perdus à jamais dans des systèmes politiques totalitaires et/ou corrompus montrent une volonté d'avoir mieux, au péril de leur vie, là où ces pays qui ont tout (nous par exemple) s'acharnent à tout démolir par cupidité et court-termisme.
Le 27/02/2026 à 11h16
Le 27/02/2026 à 13h35
Imaginez une usine de voiture totalement automatique avec uniquement des robots, y compris des robots qui réparent les robots ! [On n'y est pas encore mais on s'approche]
Vous jetez votre vieille voiture à l'entrée, elle est "recyclée" (robots) et il en ressort une neuve à la sortie sans la moindre intervention humaine.
Combien coûte la voiture ? Personne n'a de travail à l'usine puisque ce ne sont que des robots, donc pas de revenu. Et pour autant, dans un raisonnement capitaliste, quelqu'un a investi dans l'usine et attend un retour sur investissement.
... je n'ai pas la réponse !..
L'IA ne fait qu'accélérer les choses par rapport à ma question qui est plus dans le domaine "tangible" en la déplaçant dans le domaine des oeuvres de l'esprit qui distingue l'humain dans le règne animal.
C'est une question "philosophique" et de "société"... je n'ai toujours pas la réponse !
Le 27/02/2026 à 16h41
https://investorplace.com/hypergrowthinvesting/2026/02/ai-job-loss-why-5-million-white-collar-jobs-face-extinction/
Et imagine dans un pays comme le notre ou le col blanc est la gagneuse d'un état qui ne survit qu'en achetant, avec un succès déjà contestable, la paix sociale à coups de primes noël/rentrée/chomeur et chèques ceci-cela (énergie...)... au delà des allocations diverses et variées.
Le crash pourrait être brutal et violent, quand on voit que même aux USA dont le welfare state n'a jamais été le fort (on préfère y laisser le fentanyl circuler quoique Trump en dise)... tous les PDG de la tech préparent leurs îlots de sécurité!
https://www.indiatoday.in/technology/news/story/ai-to-start-killing-jobs-soon-and-lead-to-chaos-billionaires-will-hide-in-bunkers-stability-co-founder-2827081-2025-11-27
Le 27/02/2026 à 17h05
Le 27/02/2026 à 11h45
Le 27/02/2026 à 11h48
Le 02/03/2026 à 09h26
Le 27/02/2026 à 12h44
Le 27/02/2026 à 14h27
« Nous allons bâtir cette entreprise en plaçant l’humain au cœur de tout ce que nous faisons : notre façon de travailler, de créer et de servir nos clients.»
après
« Nous allons bâtir cette entreprise en plaçant le chatbot au cœur de tout ce que nous faisons : notre façon de travailler, de créer et de servir nos clients.»
Le 27/02/2026 à 13h07
Mais au moins si il indemnise bien les licenciements c'est pt être un moindre mal que d'attendre et de le faire lorsqu'il n'y a plus d'argent...
Après je n'aimerai pas être virée du jour au lendemain comme cela aussi.
Le 27/02/2026 à 14h24
Le 27/02/2026 à 15h49
Le 27/02/2026 à 13h50
Le 27/02/2026 à 14h26
The art of the management
Le 27/02/2026 à 15h25
Le 27/02/2026 à 16h58
La seule solution sera politique/réglementaire... mais mondialement personne ne sera d'accord, donc on tombera dans un problème type dumping social/fiscal actuel, mais en bien pire car personne ne voudra risquer de se faire larguer sur un tel sujet en retour de réglementations contraignantes.
Le 27/02/2026 à 18h08
Le 27/02/2026 à 20h30
Le 28/02/2026 à 09h59
Tout ça me rappelle un film dont j'ai oublié le nom dans lequel tout le monde était obligé de consommer ce que des usines automatiques produisaient. Il y avait quelques irreductibles qui voulaient continuer de vivre en dehors d'un monde consumeriste automatisé et ils étaient chassés à coup de drones de guerre. Au final on comprend que ces quelques irréductiblessont aussi des robots...
Pour ce qui est de la qualité du dev fait par des IA, j'ai vu suffisamment de saloperies écrites par des humains, mal écrit, mal pensé, pas évolutif pour que l'IA ait sa chance sans problème !
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