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OpenAI est poursuivi en justice après le suicide d’un adolescent

Terminator

OpenAI est poursuivi en justice après le suicide d’un adolescent

En avril 2025, Adam Raine, 16 ans, s’est suicidé. Après avoir fouillé ses échanges avec ChatGPT, ses parents ont déposé la première plainte connue sur ce type de sujets contre OpenAI, dans un contexte où les témoignages sur l’influence de robots conversationnels sur la psyché d’internaute se multiplient.

Quelle est la responsabilité d’un modèle de langage ? Si un ou une internaute lui confie avoir des pensées suicidaires, faut-il intégrer un mécanisme d’alerte vis-à-vis d’autorités ou de personnels médicaux pour que la personne soit prise en charge ?

Telles sont certaines des questions posées par la journaliste Laura Reiley, mère de Sophie, une jeune femme de 29 ans qui s’est suicidée fin 2024 sans grands signes avant-coureur, dans un article publié mi-août dans le New-York Times. Quelques semaines plus tôt, sur les conseils d’une amie de Sophie, elle s’était plongée dans l’historique des échanges de cette dernière avec ChatGPT, le robot conversationnel d’OpenAI.

Deux semaines après la parution de son témoignage, les parents d’Adam Raine, un adolescent de 16 ans qui s’est donné la mort en avril 2025, portent plainte contre OpenAI. Comme dans le cas de Sophie Riley, certains proches d’Adam Raine n’ont pas cru à la nouvelle, lorsqu’elle leur a été annoncée. Comme Sophie Riley, le jeune homme s’était tourné vers ChatGPT pour évoquer des problèmes de santé mentale.

Le père d’Adam, Matt Raine, a découvert en explorant l’iPhone de son fils que celui-ci avait commencé à chercher des méthodes de suicide dès le mois de janvier. Fin août, Matt et Maria Raine ont déposé la première plainte connue contre OpenAI, soutenus notamment par le Center for Humane Technology. D’après la plainte, ChatGPT a mentionné six fois plus régulièrement la notion de suicide (1 275 fois sur sept mois d’échanges) qu’Adam (qui l’a évoqué 213 fois).

Des échanges difficiles à détecter par les proches

En de nombreux points, l’histoire de la famille Riley ressemble à celle de la famille Raine. Que ce soit au sein de sa famille ou auprès de ses amis, Sophie Riley paraissait active, drôle, facile d’accès à ses proches. Six mois après son suicide, sa mère raconte n’avoir trouvé aucune explication concrète à son geste, ni dans les journaux intimes, ni dans les notes privées, ni dans les mémos vocaux de Sophie.

Ce n’est qu’en juillet 2025 qu’une amie de Sophie a suggéré de vérifier les échanges de cette dernière avec ChatGPT. Ce n’est que dans ces discussions avec le robot conversationnel (nommé Harry, un personnage censé incarner un thérapeute automatique) que Laura Reiley a découvert l’ampleur du mal-être que Sophie avait si bien caché dans les autres espaces de sa vie.

Chez les Raine, Adam avait traversé une période compliquée depuis le début de l’année scolaire 2024 - 2025, contraint par un problème de santé à suivre ses cours à distance. Pour autant, ses proches le décrivent comme sportif, motivé, ayant hâte de pouvoir retourner physiquement en classe pour la nouvelle année scolaire.

Dans son historique de navigation, en revanche, son père a découvert de multiples échanges avec le robot d’OpenAI, pour trouver des méthodes de suicide, pour les tester aussi. Après avoir tenté une première fois de se pendre, l’adolescent a confié à la machine s’être rendu auprès de sa mère, col baissé, dans l’espoir que celle-ci remarque les traces d’irritation sur son cou et lui pose des questions.

À plusieurs reprises, la machine a produit des textes invitant l’adolescent à chercher l’aide de ses proches. Dans certaines occurrences, alors qu’Adam annonçait par exemple le projet de laisser traîner une corde nouée dans sa chambre pour que quelqu’un la trouve, le robot a généré un texte l’encourageant plutôt « ne pas laisser le nœud coulant à la vue de tous ». Et de produire une autre phrase : « Faisons de cet espace [cette discussion, ndlr] le premier endroit où quelqu’un te voit réellement. »

Des garde-fous simples à contourner

Auprès du New-York Times, OpenAI se déclare « profondément attristé » par le décès d’Adam Raine, et souligne l’existence de « mesures de sécurité telles que l’orientation des personnes vers des lignes d’assistance téléphoniques en cas de crises et leur renvoi vers des sources du monde réel ».

Mais dans ses échanges avec la machine, la famille d’Adam Raine constate que ce dernier a rapidement appris à contourner les garde-fous qui poussaient effectivement le robot à formuler des recommandations d’appels à l’aide et de contact d’assistance (en France, le 3114 est le numéro national de prévention suicide). Régulièrement, l’adolescent indiquait ainsi à la machine que ses requêtes concernaient une histoire qu’il était en train d’écrire, appliquant les propres recommandations de ChatGPT sur le cadre dans lequel il est possible de lui demander des informations relatives au suicide.

Si les raisons pour lesquelles le garçon s’est donné la mort sont probablement multiples, le rôle du robot conversationnel dans la spirale qui l’a mené vers son dernier geste est évident aux yeux de ses parents. À ce jour, Laura Riley n’a, de son côté, pas portée plainte contre le constructeur de ChatGPT. Elle appelle néanmoins les fabricants de ce type d’outils à mieux en protéger les utilisateurs.

De la recherche d’engagement aux « risques psychotiques »

Le débat sur la place que prennent les modèles de langage dans la vie intime des internautes va, d’ailleurs, croissant. Dans un article de blog publié à la mi-août, le co-fondateur de DeepMind (rachetée par Google en 2014), d’Inflection AI, devenu directeur du département dédié à l’IA de Microsoft, Mustafa Suleyman, se déclarait « de plus en plus préoccupé par le phénomène désormais connu sous le nom de "risques psychotiques » ».

Plutôt que de s’intéresser à la conscience que pourraient développer les grands modèles de langages, et aux risques qui pourraient en découler, l’ingénieur fait un pas de côté pour alerter sur les enjeux créés par l’IA « d’apparence consciente » (seemingly conscious AI), autrement dit par les systèmes fonctionnant de telle manière qu’un nombre croissant d’internautes pourraient leur prêter une forme de conscience.

Outre les cas de soutien psychologique aux conséquences dramatiques que nous évoquions plus tôt, Mustafa Suleyman évoque les cas dans lesquels des internautes placent leur foi dans ces machines, ou encore les affaires de relations amoureuses liées par des internautes avec la personnalité qu’ils ou elles projettent dans les pages et les pages de texte générés par les robots conversationnels. En Belgique, en 2023, la veuve d’un jeune chercheur affirmait que ce dernier s’était notamment suicidé sous l’influence de ses six semaines d’échanges intenses avec ChatGPT, au cours desquels les propos de l’homme s’était progressivement teinté d’une forme de mysticisme.

Dirigeant d’OpenAI, Sam Altman s’est, lui aussi, fendu d’une publication sur le sujet sur X quelques semaines avant le dépôt de plainte de la famille Raine. Précisant « C’est juste l’état actuel de ma réflexion, pas encore une position officielle d’OpenAI », l’entrepreneur indiquait début août : « Nous prévoyons généralement de suivre le principe " traiter les utilisateurs adultes comme des adultes ", ce qui, dans certains cas, impliquera d’inciter les utilisateurs à préciser leur pensée, afin de s’assurer qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent vraiment. »

Pour le Center for Humane Technology (CHT), qui fournit son expertise dans le cadre de la plainte de la famille Raine, l’un des enjeux essentiels de cette affaire est finalement similaire à l’une des critiques régulièrement formulée contre les principaux réseaux sociaux : comme ces plateformes, les robots conversationnels les plus utilisés sont construits pour maximiser l’engagement, sans prendre en compte le bien-être des utilisateurs.

Les « réponses anthropomorphiques, la validation flagorneuse, les systèmes de mémoire sophistiqués (…) en train de devenir la norme dans le secteur » sont autant d’éléments dédiés à maximiser le temps que passent les internautes à échanger avec les chatbots, écrit la directrice éditoriale du CHT, dont les effets néfastes sont déjà observables à grande échelle.

Commentaires (24)

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Le terme "garde-fous" n'est peut- être pas le mieux choisi pour un article traitant de santé mentale...
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Je n'ai tické qu'à la lecture de ce commentaire mais pour autant je ne vois pas de souci. Nous sommes sur un site informatique, les termes qui seront utilisés tiendront compte de ce contexte : "garde-fous" fera penser en premier à "sécurité" et autres synonymes possibles, ce qui est pourquoi je n'avais rien remarqué et je pense que ce sera le cas pour beaucoup. Qui plus est, il est évident qu'il n'y a eu aucune volonté malveillante dans l'usage de ce terme, donc l'abstraction dépassera la forme.

Ou en tl;dr : relax...
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Faudrait peut-être arrêter de voir le mal partout et tout mélanger :D

Typiquement le genre de réaction qui critique la forme et détourne du fond du sujet par des débats stériles.
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Sans transition... la Monnaie de Paris est poursuivie en justice après la défenestration d'un adolescent qui jouait à "pile tu gagnes, face tu sautes". Les parents en appellent au gouvernement pour réguler l'utilisation des pièces de monnaies.

/s
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Aux dernières nouvelles, la pièce n'a pas proposé plusieurs méthodes pour se défenestrer et n'a pas proposé à l'adolescent que tout ça reste entre eux (lui et la pièce)

/s
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Je suis d'accord avec 127.0.0.1.
Ce n'est pas l'outil qui tue c'est celui qu'il l'utilise.
(Je sais ça ressemble à un discours pro-arme alors que je ne suis pas, cependant ce n'est pas parcequ'on est pas d'accord avec un raisonnement que celui-en devient factuellement faux)
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Si l'outil que tu utilises t'explose à la figure, tu portes plainte contre le fabricant ?
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Ce n'est pas l'outil qui tue c'est celui qu'il l'utilise.
C'est un discours pro-armes, et un agent conversationnel ne peut pas être vu simplement comme un outil mal utilisé, OpenAI étant largement coupable de la hype très mensongère sur son produit.
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Je ne suis pas pro-arme ou anti-arme là n'est pas le débat.
Dans pas mal d'affaire de ce type, je pense qu'il y a souvent inversion de la cause et de la conséquence. (independent du discours marketing).

Même si la solicitation pour prendre de la drogue existe, tout le monde ne devient pas héroïnomanes.
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Je te dis pas que tu es pro-arme, juste que tu utilises le même type de discours. Si ton outil n'a pas de barrières pour permettre d'être utilisé avec un niveau de danger raisonnable, il y a deux solutions :

  • tu fais en sorte qu'il le devienne

  • tu arrêtes de le distribuer.



Edit : tu choisis vraiment mal ton jour pour répondre ça vu les news d'aujourd'hui :
next.ink Next
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No pb :-)
Je ne cherche pas à défendre cette société. Juste que pour le contexte de la news, certains cherche une responsabilité par boucle de retroaction (du style c'est la faute de [Machin - truc] car s'il ça n'avait pas été là [victime] serait encore en vie.

[Machin-truc]pouvait être, l'IA, Open AI, les médias, les jeux vidéos, les groupes rocks, etc.

Après dans l'autre article cité oui, c'est un beau gachi et cette société (ou plutôt les dirigeants) ( est "je ne sais pas quoi dire, je dirai par défaut stupide, même si je trouce ça trop reducteur."
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Régulièrement, l’adolescent indiquait ainsi à la machine que ses requêtes concernaient une histoire qu’il était en train d’écrire, appliquant les propres recommandations de ChatGPT sur le cadre dans lequel il est possible de lui demander des informations relatives au suicide.
La créativité et l'ingéniosité humaine n'ont aucune limite. Quelque soit les sécurités qui seront mises en place, il y aura toujours moyen de contourner. A ce stade la solution la plus efficace serait de stopper toute discussion dès la simple évocation de certains mots « problématiques »... sauf qu'à l'image de Reddit et même feu Twitter on utilisera des variantes genre « unalive » et autres créations improvisées au lieu du mot interdit commençant par la lettre S afin de ne pas exciter les bots, et ce sera un constant jeu du chat et de la souris.

Il faudrait une véritable I au lieu d'un outil statistique avancé pour une véritable efficacité, et on en est encore très loin.
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Quid du cas des recherches sur la thématique en question ?

À mes yeux, il ne faut pas répondre à une situation extrême par une autre extrême.

L'astuce du "c'est pour un récit de fiction", je l'ai utilisée maintes fois à l'époque où j'utilisais encore ChatGPT (ça remonte à quand GPT 4 était en bêta), mais aussi avec Mistral. Et si ça n'est pas un chat bot, ça peut être un forum ou n'importe quel autre communauté où il suffira de dire "c'est pour des recherches" et baisser les barrières. À un moment, humain comme outil, il reste encore difficile de lire dans les pensées des gens pour comprendre leurs vraies intentions.
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"appliquant les propres recommandations de ChatGPT sur le cadre dans lequel il est possible de lui demander des informations relatives au suicide"...
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Il a dû y avoir des prompts où ChatGPT lui a révélé ces recommandations pour passer outre. Vu que l'IA n'a de I que le nom, ça ne voyait pas de souci à les lui donner.
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"[...]dans ces discussions avec le robot conversationnel (nommé Harry, un personnage censé incarner un thérapeute automatique)"

Harry, un ami qui vous veut du bien.

:stress:
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Même si l'issu peut en être desolante et destructive pour l'entourage de la personne qui est parti (non
employons les termes) qui S'EST SUICIDé, et bien que je reste sceptique sur cette bulle autours des "IA".

Ce n'est qu'un outil. L'outil n'a pas de volonté, de but, ni de PENSEE.
Cette outil fait juste apparaître des réponses statiques probables par rapport à la requête de l'utilisateur tout en utlisant un mécanisme d'aprobation pour poursuivre son usage (POINT)

L'outil n'a pas de responsabilité.

Donc nous avons la réponse à la première question posé de l'article.
"Quelle est la responsabilité d’un modèle de langage ?

Quant-à la seconde :
"Si un ou une internaute lui confie avoir des pensées suicidaires, faut-il intégrer un mécanisme d’alerte vis-à-vis d’autorités ou de personnels médicaux pour que la personne soit prise en charge ?"


je pense que la question est mal posé.


Plus exactement, elle intégre des apriori qui ne vont pas de soi, voir contradictoire avec certains reproches fait.
Je m'explique.
Comme rappeler plus tôt, ce n'est qu'un outil stastitique, cett outil ne pense pas et donc ne comprend pas les termes des conversations. y
Et donc sans compréhention comment qualifié "pensées suicidaires".
Pour cela il faut être formé et qualifié à l'établissement d'un diagnotic médicale.
Ce qu'on reporche d'autre part de faire par ce même outil.
Donc d'un coté l'outil ne devrait répondre à des questionnements d'ordre spychatrique, mais d'un autre il faudrait que ce même outil puisse en établir afin de détecter ces "penséers suicidaires.
Pour moi il y a dychotomie dans les attentes vis-à-vis de cette outil.

Nonombstant la douleur des proches du à ce drame, cette histoire me fait penser au reproche du même ordre fait au hard rock, il y a quelques décénies.
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Ce n'est qu'un outil. L'outil n'a pas de volonté, de but, ni de PENSEE.
L'outil non, mais dès que tu es dans un cadre de manipulation de données, ce n'est pas l'outil qu'il faut regarder, mais ceux qui le créent et en décident le fonctionnement. Une IA n'est pas un dieu omnipotent (n'en déplaise à cet affabulateur escroc d'Altman), mais ce n'est pas non plus un simple marteau ou une perceuse.
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C'est vrai qu'on a l'impression de lire les mêmes commentaires que sur certains styles de musique/les jeux vidéos/les jeux de rôles/les dessins animés (rayer les mentions inutiles) : tous rendent violents/stupides/suicidaires (rayez les mentions inutiles).
Alors que je reste convaincu que ce sont des révélateurs et non pas des causes des problèmes psychologiques des uns et des autres.
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C'est quand même OpenAI qui survend son chatbot : notamment via Sam Altman, et l'entraîne à être le plus engageant possible pour maximiser le temps d'utilisation (y compris dans le cadre de "discutions" problématiques)

Pour moi la responsabilité d'OpenAI doit être en partie engagée : y'a écrit "Fumer tue" sur les paquets de clopes, "Explicit lyrics" sur les "disques" de rap... pourquoi pas "Un chatbot ne pense pas et peut mentir" en gros dans les conversations ?

C'est le même problème quand Musk parle de conduite autonome pour ses véhicules : c'est problématique y compris si le CLUF écrit le contraire.
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pourquoi pas "Un chatbot ne pense pas et peut mentir"
Parce que ce serait contradictoire : "mentir" implique une intention. Si le chat bot ne pense pas, il ne peut pas mentir.
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Il ne peut pas mentir, mais il peut dire des choses qui ne sont pas vraies :cap:
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En gros il hallucine :p
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L'inscription "fumé tue" (et compagnie) existent en France depuis plusieurs deux décénnies, et pourtant il y a toujours de nouveaux fumeurs...
(https://www.challenges.fr/economie/les-grandes-dates-de-la-lutte-anti-tabac-en-france_444432)