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Andreessen Horowitz se lance officiellement en politique (avec OpenAI)

Le futur sera IA ou ne sera pas

Andreessen Horowitz se lance officiellement en politique (avec OpenAI)

OpenAI et Andreessen Horowitz s’allient pour créer un super-PAC et influencer la politique états-unienne en faveur de l’intelligence artificielle.

Le 26 août à 12h07

Ils se sont mobilisés en amont des élections présidentielles. Après avoir longtemps soutenu le camp démocrate, certains ont rejoint le camp républicain. Ils se sont, finalement, ouvertement rangés derrière le président Donald Trump. Un an avant la tenue d’élections de mi-mandats, une poignée de personnalités issues de la Silicon Valley se lance directement en politique.

C’est du moins ce que laisse présager l’investissement de 100 millions de dollars dans la création d’un nouveau réseau de comités d'action publique (en anglais, political action committee ou PAC) et d’organisations dédiées à modeler des régulations en faveur de l’industrie de l’intelligence artificielle.

Le nom du groupe ? Leading the Future. L’une des sociétés de capital-risque star de la Silicon Valley, Andreessen Horowitz (a16z), et le président d’OpenAI, Greg Bockman, font partie des financeurs et des instigateurs de l’initiative, d’après les informations du Wall Street Journal. a16z avait déjà financé des PAC favorables à Donald Trump en amont de l'élection présidentielle de 2024, mais cette fois-ci, une partie de ses équipes devrait directement piloter le projet.

Un super-PAC pour l’IA inspiré d’un super-PAC pour les cryptos

Le directeur des affaires publiques d’Andreessen Horowitz, Collin McCune, et celui des affaires internationales d’OpenAI, Chris Leane, auraient participé aux premières réunions liées à ce projet de créer des politiques favorables au secteur de l’IA. Leading the Future prendrait exemple sur Farishake, un autre super-PAC dont le projet était et reste de promouvoir les intérêts de l’industrie des crypto-actifs. Un lien d’autant plus logique qu’Andreessen Horowitz est un promoteur régulier des deux types de technologies.

Il viendrait par ailleurs s’ajouter aux 1,49 million de dollars dépensé en lobbying auprès du pouvoir fédéral des États-Unis depuis le début de l’année 2025 par la société de capital risque – un pactole qui dépasse celui dépensé par l’association de son secteur, la National Venture Capital Association. Ces dépenses s’accélèrent, remarque The Verge, comparé aux 1,8 million de dollars dédié au lobbying en 2024 et aux 950 000 dollars de 2023.

S’opposer aux « doomers »

Via des levées de fonds et des publicités en faveur de politiques précises, ou en opposition à des candidats considérés comme opposés au développement de l’intelligence artificielle, Leading the Future veut prendre le contrepied de ce qu’il perçoit comme un mouvement de régulation délétère des modèles d’IA.

Ses membres placent dans ce mouvement tous les acteurs cherchant à encadrer les modèles pour éviter que ceux-ci ne deviennent trop performants ou créer des risques catastrophiques pour la société – opposition qui avait notamment participé à la crise interne d’OpenAI, fin 2023. En cela, Leading the Future devrait rejoindre la vision de David Sacks, ex-PayPal et créateur du fonds de capital-risque Craft Ventures, nommé fin 2024 « tsar » de l’IA et des crypto auprès de la Maison Blanche.

Dans un contexte d’inquiétude face à la concurrence chinoise, il s’agit aussi, pour les fondateurs de Leading the Future, de reprendre la main sur un sujet auquel le pouvoir fédéral touche finalement assez peu (hormis via des décrets plutôt concentrés sur des enjeux idéologiques ou financiers). En mars, OpenAI et Google plaidaient en effet pour un minimum de régulation des données d’entraînement nécessaires aux modèles. À défaut de décision à cet échelon, détaille the Wall Street Journal, le risque pour les sociétés du domaine serait de devoir composer avec des lois différentes en fonction des états des États-Unis.

S’il ne semble pas engagé dans ce projet, la création du Leading the Future fait aussi écho a la volonté affichée par Elon Musk, quelques semaines après son départ du DOGE, d’entrer plus officiellement en politique que via sa nomination par Donald Trump. En désaccord avec le président des États-Unis, il formulait en juin la menace de créer un nouveau parti.

Commentaires (9)

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Pour répondre au sous-titre, je pense qu'on est sauvé du sujet, vu qu'assez probablement, le futur ne sera pas. :non:
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En tout cas, probablement pas pour l'humanité, le reste de la biodiversité sera probablement mieux sans nous…
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En tout cas, ce n’est pas les LLM qui vont nous sauver du dérèglement climatique vu qu’ils appuient sur le champignon
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C'est fou comment certains s'accrochent à des chimères... Quid à brûler la planète sur le chemin.
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Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits

C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande sécheresse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...

Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien... Plus rien... Plus rien...
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné

⬆️ La 2e moitié de la chanson « Plus rien » des Cowboys Fringants, c'était il y a plus de 20 ans, les choses n'ont clairement pas changées depuis
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Et à se condamner eux-mêmes ...
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Bonjour Mathilde et Next et merci pour cet article.

Comme pour les discussions avec nos fascistes nationaux, il serait intéressant de ne pas reprendre les éléments de langages nauséabonds. Ca permettrait de rendre immédiatement visible qui dit des insanités.

Je vois bien les guillemets sur "doomers" mais il y a plein de façon de parler de ces doomers : scientifiques, réalistes, les autres 99% de la population, féministes, écologistes .... bref les gens qui ont raison.
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Quand je lis l'article fr.wikipedia.org Wikipedia , non, ce ne sont pas des scientifiques ni des réalistes, plutôt des pessimistes.

À mon avis, utiliser ce terme en indiquant bien que c'est leur terme par les guillemets est plutôt utile, Il montre comment ils catégorisent leurs adversaires et on voit que tu as essayé de remplacer un mot unique par une énumération de plusieurs mots sans arriver à coller à ce qu'en dit la page Wikipédia.
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C'est bien là qu'est l'os dans l'utilisation du terme. Doomer a une définition communément acceptée, merci pour ce lien Wikipedia, mais les Andreesen-Horowitz de ce monde ne l'utilisent pas comme ça. Ils l'utilisent comme une invective disqualifiante. Comme une insulte. Comme quand un Zemmour quelconque me traite de wokiste. il a aucune idée de ce que ça peut bien vouloir dire mais surtout il s'en cogne profondément. C'est juste dit comme une insulte dégradante qui place le débat ailleurs que sur le terrain des idées. Les américains en ont plusieurs des comme ça. "Communiste" ou "Socialiste", par exemple.

Fun fact : le jour où j'ai physiquement empêché (juste en me mettant au bon endroit) un cinquantenaire crane rasé en Mercedez sport de venir se garer comme un con en bloquant la piste cyclable, il est reparti en me traitant de "socialiste".

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