Pris à partie, le CNC a finalement gelé son fonds d’aide à la création de contenu
2 min
Société numérique
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La polémique a commencé fin mars. Sollicitée pour siéger au sein du jury d’une dizaine de personnes du « fonds d’aide à la création sur les plateformes sociales » du CNC, qui finance des projets de création numérique à hauteur de 3 millions d’euros par an, la vidéaste Ultia a détaillé dans l’un de ses streams la manière dont elle envisageait les dossiers qu’il lui serait donné d’évaluer.
Le lendemain, alors que certains de ses propos étaient « clippés », c’est-à-dire extraits et republiés sur X par le compte @TwitchGauchiste, la streameuse et le CNC ont été pris à partie, et Ultia suspendue de ses fonctions au bout d’une demi-journée.
Mais le débat n’a pas cessé, la droite et l’extrême-droite accusant notamment le CNC de financer des créateurs trop à gauche.
Le 8 avril, le CNC a annoncé suspendre le Fonds. Le président de l’institution explique que des menaces rendent impossible au jury « de délibérer sereinement sur les projets qui lui ont été soumis ».
L’Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu critique cette décision, qu’elle qualifie auprès de France Culture de « coup d’arrêt pour de nombreux créateurs de contenu qui ont besoin de dispositifs de soutien pour développer leurs projets ». Le fonds est l’une des seules subventions d’État accessibles aux créateurs de contenus numériques.
Commentaires (47)
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Abonnez-vousModifié le 13 avril à 19h12
Le 13 avril à 19h21
Le 13 avril à 19h31
Ils ont aussi une petite subvention (3 millions) du ministère de la Culture mais uniquement pour les projets d'éducation à l'image.
Le 13 avril à 19h39
Rappel : une taxe est un impôt.
Le 13 avril à 20h03
Une taxe est généralement rattachée à un service, un usage, ou une situation particulière, même si elle reste un prélèvement obligatoire.
Le 13 avril à 20h15
Modifié le 14 avril à 10h12
Pour un pro de la pinaillerie tu me déçois
Le 14 avril à 10h14
Le 13 avril à 20h36
Modifié le 13 avril à 20h52
Le 14 avril à 10h04
Modifié le 14 avril à 22h55
Un impôt est calculé sur la base de revenus.
Une taxe est appliquée en supplément à une dépense.
De cette nature-même découle tout un ensemble de conséquences, de(d'im)possibilités.
Si on s'intéresse à l'aspect social des prélèvements visant à financer l'institution publique (comme cette article s'intéresse à un fonds soutenant de la création), une différence majeure entre un impôt et une taxe est que le premier permet de discerner entre des revenus différents mais que la seconde, non.
La seconde s'applique exactement de la même manière qu'un impôt dit "à plat", à pourcentage fixe, et souffre des mêmes maux.
Pis, tandis qu'un impôt "à plat" arrête de s'appliquer si une personne n'est plus considérée comme imposable, une taxe ne permet pas de le savoir et s'applique ainsi indifféremment à toute personne effectuant la dépense à laquelle la taxe s'ajoute.
Modifié le 15 avril à 08h22
Pourtant par exemple la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est liée au service de collecte. Elle n'est pas un "supplément à une dépense" d'achat, mais liée à la propriété d'un bien.
L'impôt suit le principe de non-affectation : l'argent de l'impôt sur le revenu peut servir aussi bien à construire des routes qu'à payer des professeurs.
La taxe ou redevance a souvent une finalité fléchée vers le financement d'un service public précis.
Le 14 avril à 12h27
"Le CNC ne dépend pas du budget général de l'État, mais il reste un opérateur public sous tutelle du ministère de la Culture.
C’est ce qu’on appelle une "exception budgétaire". Contrairement à la plupart des organismes publics qui reçoivent une subvention de l'État, le CNC s'autofinance grâce à un système de taxes affectées."
Le 13 avril à 20h05
Le 13 avril à 20h09
Des idées les gens ?
Modifié le 13 avril à 20h31
Le 13 avril à 20h49
Je suis désolé mais le problème, ce sont bien les propos de l'influenceuse. Sûrement pas que ce soit une femme et possiblement à gauche (je ne connais pas cette personne).
J'hallucine même que ce n'est soit pas la gauche qui s'y soit mis.
Parce que ça parle de clipper ce qui a été dit mais le fond ça reste tout de même qu'elle explique qu'elle ne fera jamais preuve d'une once d'impartialité selon le bord politique et surtout que ces potes auront toujours son vote ! Que ce soit clipper n'en reste pas moins ses propos.
Et c'est ça, et seulement ça le problème. La culture de l'entre soi et le doigt sur ce qui peut ou non être aidé. Et pour moi, à gauche ça devrait en faire vriller certains.
Alors oui ça a toujours été comme ça et tout le monde le sait, mais garde ça pour toi.
Et finalement l'hypocrisie, avant la déferlante, ce serait d'insunuer que c'est parce que femme et de gauche. Ils seraient bien parfois de prendre de la hauteur car, ses propos, si ils avaient été dit par un homme de droite, se seraient fait défoncer bien plus vite.
Seul le fond prime, et il est pas reluisant pour le coup.
Modifié le 13 avril à 21h03
Si le CNC met fin à ce fond de financement, c'est à cause des risques encourus par les membres du jury. Prendre de la hauteur comme vous dites.
Modifié le 13 avril à 21h15
Le harcèlement et le reste, ça se condamne. Et cela peu importe l'étiquette politique ou le genre.
Que le CNC y passe, je m'en contre fou tout comme le fait de mettre le nez dans l'audiovisuel pour savoir où par l'argent. Je ne vois pas trop problème non plus, c'est un poil normal même.
Par contre , la commission qui en a résulté fût une farce à charge et plus généralement, une cour de récréation ou chacun veut avoir le bon mot tout en étant filmé pour pouvoir se pavaner.
Il a bien d'autre méthode, bien plus apaisées et courtoises, pour mettre en avant les contradictions liées au financement de l'audiovisuel.
Mais ce n' est pas le sujet ici.
Le 13 avril à 22h55
Le 15 avril à 11h31
Voir aussi l'article complet sur le sujet, qui met largement en cause (à raison peut-être) des influenceurs de droite voire d'extrême droite.
Modifié le 14 avril à 09h03
Fin ? Non, puisque certains de droite continuent de harceler les (autres) membres du CNC parce qu'ils ne seraient pas neutre. Et certains (plus rares) de gauche parce qu'ils ont viré Ultia "injustement".
Le CNC est donc obligé de mettre en pause son programme puisque ce harcèlement les empêche de travailler sereinement et fait même craindre pour la sécurité des membres.
Le problème c'est donc cette déferlante de haine. Les propos d'Ultia ont été un déclencheur, mais ça aurait pu et dû s'arrêter lorsqu'elle a été mise à la porte. Éventuellement lancer une réflexion sur les méthodes de sélection du CNC, mais certainement pas comme ça se déroule actuellement, qui est juste une manière de taper sur l'autre camp par CNC interposé (qui est trop à gauche pour certains, trop à droite pour d'autres).
Modifié le 14 avril à 10h08
Le 15 avril à 00h45
Par contre, si le CNC suspend le fond en réponse aux menaces, c'est la pire des décisions. Donner une victoire aux terroristes c'est leur donner une solide incentive à recommencer.
Bien sûr, je n'exclue pas l'hypothèse que "les menaces" soient une excuse et que la vraie raison soit "on n'arrive pas à se dépatouiller de cette énorme épine dans le pied de notre département PR."
Le 15 avril à 10h07
Le 15 avril à 12h19
Le 14 avril à 10h05
Le 14 avril à 17h18
Le 15 avril à 10h09
Le 15 avril à 11h36
Le 15 avril à 11h55
Le 15 avril à 12h22
Le 15 avril à 15h48
Si le CNC supprime ce programme de financement de création de vidéos, c'est pour ne pas exposer les membres du jury qui rendront une décision.
Le 15 avril à 23h57
Mais en tout état de cause personne ici n'a défendu le cyberharcèlement de qui que ce soit. La polémique, en revanche, est parfaitement légitime. Quand l'argent public est dépensé en cadeaux aux copains, encore heureux que ça déclenche des polémiques.
Modifié le 16 avril à 09h31
Modifié le 16 avril à 20h16
Est-ce que c'était un slogan honnête ? Évidemment que non. Je suis pas là pour faire le SAV du RN, qui est d'une corruption, d'un népotisme et d'une malhonnêteté inégalée dans l'éventail politique français. Mais est-ce qu'ils prétendent le contraire en dénonçant chaque abus de leurs adversaires dans le but de se faire passer pour des grands nettoyeurs ? Totalement.
Et c'est pas qu'en France d'ailleurs. On se rappelle du slogan "Drain the swamp" de Trump. On a évidemment vu ce qu'il en est au final (le marais a jamais été aussi boueux), mais oui il a joué là-dessus.
Et c'est justement en étant propres de notre côté et en n'hésitant pas à prendre les devants pour dénoncer les abus même quand ils viennent de notre propre camp, qu'on les désarmera sur ce genre de manips.
Le 14 avril à 21h47
C'est bien qu'il y ait une certaine liberté dans les critères, c'est parfois mieux s'ils sont objectifs.
Elle a expliqué publiquement un fonctionnement non-écrit. Proposer à la commission de financement ses amis, c'est un peu ce que tout le monde ferait. Perso, je ne vais pas soutenir quelqu'un qui me veut du mal.
Financer ses amis parce que c'est ses amis, c'est dommage.
J'ai entendu qu'elle dirait non à l'extrême droite, pas à "la droite" en général. Quelque part, c'est son droit, même si dire non à une personne uniquement par principe est dommage aussi.J'ai l'impression que son principal tort a été la transparence
Modifié le 15 avril à 01h20
L'extrême-droite n'a pas encore obtenu la suppression du CNC mais est en bonne voie d'y arriver vu que ses pratiques deviennent acceptées.
NB: Le CNC a supprimé (pardon « suspendu ») un programme de financement de la création de contenus. Ce n'est qu'un début et le parti RN n'est pas encore au pouvoir.
Modifié le 15 avril à 10h12
Le 15 avril à 12h29
On n'accepte pas ça pour les juges sportifs, les juges tout court (ou les jurés), ni en principe pour les commissions d'attribution de HLM (même si là aussi, y aurait à redire...), je ne vois pas bien pourquoi on accepterait ça pour une commission d'attribution d'enveloppes d'argent public.
Chacun fait ce qu'il veut avec son argent, mais avec l'argent de l'État, "je vais tenter de saucer les copains, libre aux collègues d'essayer de m'arrêter s'ils sont pas d'accord" n'est en aucun cas un comportement acceptable.
Le 16 avril à 09h29
A partir de là, aucun intérêt de lire la suite puisque ca part d'un postulat parfaitement faux.
Modifié le 16 avril à 20h10
et
À un moment donné faut juste arrêter de se planquer derrière son petit doigt sous prétexte qu'elle est de ton bord politique. Ça finit par se voir.
Le 15 avril à 11h41
Modifié le 15 avril à 16h04
Les revenus des porteurs de projet, c'est vraiment pas le problème dans cette histoire. Arrêtez de relayer ces idées nauséabondes comme quoi l'argent public serait dilapidé. En revanche, le RN et Marine Le Pen sont en procédure judiciaire pour détournement de fonds publics en ce moment, et c'est factuel de le dire.
Le 20 avril à 15h18
Et pour le web, il y a pléthore de chaines de qualité à l'étranger qui n'ont jamais touché un rond d'argent public. Une chaine youtube c'est une webcam, un laptop, une connection internet et un youtubeur motivé. Et oui, le revenus des porteurs de "projet" est un soucis. 30k pour se filmer lire un site internet, c'est du foutage de gueule total, je paie des impôts et taxes pour un service public, pas pour du détournement de fonds. Et pointer une mauvaise utilisation de l'argent public n'est pas une idée nauséabonde, dans un pays ou aucun budget à l'équilibre n'a été voté depuis 40 ans, avec un hopital et une école qui se meurent et une dette qui explose (et qu'il faudra finir par payer) l'heure est aux économies et aux dépenses utiles
Le 24 avril à 10h13
(*) Et par facture, j'entends évidemment procédé de fabrication, pas prix à payer à la fin.
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