X et Elon Musk visés par une information judiciaire en France
3 min
Droit
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Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris contre X (anciennement Twitter), Elon Musk et l’ex-directrice générale du réseau social, Linda Yaccarino. Une procédure qui s’ajoute à un dossier déjà bien épais.
La justice française n’en a pas terminé avec X. Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire en janvier 2025 pour deux infractions potentielles : manipulation volontaire de l’algorithme et exploitation de données personnelles pour afficher de la publicité ciblée. La procédure découle des signalements du député Renaissance des Côtes-d’Armor, Éric Bothorel.
En juillet dernier, le parquet précisait ses soupçons : le réseau social chercherait à « biaiser le débat démocratique en France ». L’enquête avait été confiée aux bons soins des gendarmes de l’Unité nationale cyber. Elle portait entre autres sur l’« altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée, ainsi que l’extraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée ».
X avait alors refusé d’ouvrir ses algorithmes, niait les allégations, notamment d’ingérence étrangère, et dénonçait une enquête motivée par des considérations politiques. Selon l’entreprise, la procédure porterait gravement atteinte à la liberté d’expression. Par conséquent, le réseau social a refusé de donner suite aux demandes du parquet et des gendarmes.
L’enquête portait également sur des infractions de contestation de crimes contre l’humanité, et la présence de messages à caractère antisémite et négationniste par Grok. En début d’année, le dossier s’était alourdi des faits d’atteinte à la représentation de la personne, en raison de l’explosion d’images générées par IA représentant des femmes et des mineures dénudées sans consentement.
Le 3 février, une perquisition était diligentée dans les locaux français du réseau social par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris.
Le 20 avril, Elon Musk et une vingtaine de dirigeants convoqués par la justice pour témoigner devant la section cyber ne se sont pas présentés. Mais l’enquête se poursuit malgré tout et franchit un nouveau cap : Le Monde rapporte maintenant l’ouverture ce mercredi 6 mai d’une information judiciaire contre X, Elon Musk et Linda Yaccarino, la directrice générale jusqu’en 2025.
Cela signifie que les faits sont considérés comme suffisamment graves ou sensibles pour qu’un juge d’instruction instruise le dossier avec des pouvoirs d’enquête étendus (perquisitions, saisies de documents, réquisitions techniques, auditions sous serment, etc.).
Commentaires (29)
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Abonnez-vousLe 7 mai à 22h03
Ce genre d'individus me répugne et ne me donne pas envie de les suivre encore moins d'adhérer à leur pathétique falsification de l'Histoire que je trouve totalement ubuesque et abjecte.
Le 9 mai à 09h14
Mort aux cons 😁
Le 7 mai à 22h24
Modifié le 8 mai à 08h38
Le 8 mai à 22h30
Je suis cependant assez choqué qu'il ai fallut 1 an préalablement à cette enquête à pouvoirs étendus étant donné les enjeux et le côté assez manifeste des soucis constatés avec X.
Le 9 mai à 12h24
Le 8 mai à 10h35
Le 9 mai à 09h17
Le 9 mai à 09h26
Le 8 mai à 11h22
Et puis surtout, continuez.
Je rejoins JoanLPL, une enquête est une enquête, il n'y en a pas de vrai ou de fausse.
C'est avec ce genre d'affirmation que de telles affaires soient étouffées et oubliées.
Je ne supporte pas une telle graduation; alors parce qu'un néo à une fortune, il serait libre de tout faire.
Le 8 mai à 15h20
Le 9 mai à 09h57
Autrement dit le cynisme fait le jeu du statut quo. Tous les gens qui se disent « à quoi bon, tous des pourris », sont autant de gens qui ne font plus entendre leur voix.
C’est le cynisme qui amène à ne plus manifester, c’est le cynisme qui amène à ne plus voter, c’est le cynisme qui dépolitise et amène le populisme au pouvoir.
On peut être réaliste et vivre sa vie comme on le peut dans le système tel qu’il est, mais il me semble sain de garder au fond de soi une juste colère. Elle, elle pourra être utile au bon moment.
Le 9 mai à 09h37
Bon après j'ai bien compris qu'il s'agit en fait de manipulation des faits, de la science, de la réalité, pour manipuler l'opinion, peser sur les intentions de votes, voir pire... Et oui c'est très problématiques.
Mais dîtes moi, ne faudrait-il pas dans ce cas, s'intéresser à la quasi totalité des médias et des politicien.ne.s ?
Parce que clairement, parmi les plus grandes sources de manipulation de l'opinion, on notera, notre locataire de l'Élysée qui ne paye aucun loyer d'ailleurs, la plupart des parlementaires, les ministres, TF1, France Info, Inter, Cnews, M6, Le Figaro, Patis Match, Libération, l'Obs, RMC, Europe 1, etc... Quand est ce qu'on leur demande de rendre des comptes, eux, qui plus est vivent de nos biens communs ?
Est ce qu'on va continuer encore longtemps, à charger ceux à l'origine du problème, de régler le problème ?
Modifié le 9 mai à 10h09
Quant à la démocratie... le fonctionnement médiatique...
Le 9 mai à 10h26
Modifié le 9 mai à 10h41
Pas à ma connaissance
Le 9 mai à 11h04
Modifié le 9 mai à 11h25
Sinon, oui, les proviseurs et adjoints, pour nécessité de service (permanence la nuit et les w-e à tour de rôle, etc.)
Modifié le 10 mai à 07h44
Le 9 mai à 11h29
Modifié le 9 mai à 11h35
Modifié le 9 mai à 11h15
Modifié le 9 mai à 11h35
https://madada.fr/demande/bulletins_de_salaire_du_presiden
2418,25€ en 2023 et 2024.
Merci l'Open Data!!
(je te laisse faire la demande pour 2025 et 2026).
Modifié le 9 mai à 22h21
Sachant que le Président de la République dispose de 3 résidences officielles (l'Elysée, Rambouillet, Brégançon), ça me paraît très sous-évalué. Ajoutons les moyens de transports, le personnel de maison à son service (dont la cuisine de l'Elysée qui est très réputée), la couverture sociale, la retraite spéciale en fin de mandat, etc, il manque visiblement des lignes à son "bulletin de paie".
Le 10 mai à 10h10
Quant à la retraite spéciale d'ancien président (qui équivaut à celle d'un conseiller d'État), Macron avait annoncé en 2019 y renoncer. Faut dire qu'il en aurait profité assez longtemps puisqu'elle est due à la fin du mandat, peu importe l'âge du président.
Le point sur les cotisations s'explique par le fonctionnement de la retraite ancien président : ce n'est pas un régime de retraite. C'est une dotation.
Modifié le 10 mai à 10h22
La "retraite spéciale" des présidents est voté par le parlement il me semble. La "retraite spéciale" des présidents est perfectible, mais que dire des anciens chanceliers allemand ou des anciens premiers ministres qui ont été débauché par Gazprom?
Je crois que tu voudrais que le Président paye tous ces services comme s'il était à l'hôtel ??
Quand je suis en déplacement professionnel, j'envoie les justificatifs de paiement à mon employeur qui me rembourse. Mais cela ne voit pas sur ma fiche de paye (on voit que j'ai un véhicule de fonction par contre).
Le 10 mai à 11h17
Modifié le 10 mai à 22h45
https://blogs.mediapart.fr/guillaumebagard/blog/091125/frais-de-representation-des-elus-que-dit-le-droit
Le 12 mai à 07h53
Mais ce qui est en débat c'est de savoir s'il a des avantage en nature et lesquels...
On est pas sorti des ronces...
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