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Uber commence à trouver l’addition de l’IA un peu salée

Tout ce qui brille n’est pas IA. Plusieurs entreprises commencent à se rendre compte qu’il n’est pas forcément rentable d’injecter cette technologie dans tout et n’importe quoi.

Pour Andrew Macdonald, le directeur des opérations d’Uber, il est de plus en plus difficile de justifier les coûts liés à l’usage de l’IA générative. Invité du podcast Rapid Response, il a expliqué qu’une consommation élevée de tokens n’aboutissait pas nécessairement à une augmentation proportionnelle des fonctions utiles pour le consommateur.

Illustration : Flock

« Ce lien n’existe pas encore, n’est-ce pas ? », se demande-t-il. « Implicitement, je pense qu’il y a peut-être davantage de [fonctions] qui sont livrées, mais il est très difficile d’établir un lien clair entre [les tokens consommés] et le fait de se dire : « D’accord, maintenant nous produisons réellement 25 % de fonctionnalités utiles en plus pour les consommateurs » ».

Ce constat n’est pas isolé au sein d’Uber. En avril, le directeur technique de la plateforme VTC, Praveen Neppalli Naga, s’était étonné chez The Information d’avoir explosé son budget IA de l’année… en seulement quatre mois. Il expliquait alors que 70 % environ du code validé provient d’outils IA, tandis que les dépenses oscillent entre 500 et 2 000 $ par mois et par développeur. Les coûts liés à l’IA chez Uber ont été multipliés par six depuis 2024.

L’IA n’est pas « gratuite », poursuit Andrew Macdonald. Ça peut sembler être le cas quand on est un utilisateur lambda, mais la situation est très différente pour une entreprise. Cette petite musique commence à s’entendre un peu partout dans l’industrie ; les gains en productivité ne sont pas nécessairement au rendez-vous, tandis que des pratiques comme le tokenmaxxing montrent les limites de l’exploitation à outrance de cette technologie.

Commentaires (20)

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No shit sherlock ! Mais ça dirige des sociétés, ça, c'est fou ! 🤪
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La bulle va-t-elle finir par éclater...? Un premier sursaut venant des payeurs va (peut?) très certainement créer un précédent dans la confiance du bousin... quand payer ne veux pas dire gagner des gains substantiels de cette technologie, alors pourquoi devoir continuer de payer?
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je pense que l'effet wahou et l'utilité, meme molle, est avérée, et empeche la bulle d'éclater (à mon grand desespoir :D )
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Perso, vu les sommes en jeu, je préférait un dégonflage qu'un éclatement... Histoire que tous ceux qui n'ont rien demandé ne prenne pas l'onde de choc de plein fouet, comme habituellement... Mais bon ne rêvons pas, on a pas de dirigeants capables de.... Euh capables tout court en fait 🫩
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Mais. Quelle. Surprise ‽
Les bramantombent !
Finalement, bourriner comme un fou ça ne résout pas automagiquement tous les problèmes ?
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Dans les années 2000-2010 c'était la grande mode de faire du dev offshore.
On en est revenu.

On verra pour l'IA. Un IDE++
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Non mais sérieux, UBER... Ça ne leur sert à rien pour le client final en tant que tel...
Combien de pignoufs ont foncé dessus comme ça, pour rien ? :reflechis:
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Je me sert de claude code dans mon taf... J'ai été impressionné voir même "Hypé".

Aujourd’hui je travail pas moins qu’auparavant par contre je suis clairement plus stressé.
J'en viens à me dire que je préférais comme c'était "avant" ou tout était plus lent.

En fait j'espère même que tout ça va se casser la gueule.
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Pourquoi stressé ? Ça m’intéresse je suis sur la phase hype encore
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Il va arriver un moment où tu vas voir que tu passes plus de temps à régler des petits importants tout en voyant que les tokens sont consommés rapidement. Mais les deadlines, elles, elles s'en foutent de savoir si ça te prend plus de temps.
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contexte : j'ai 51 ans et j'en ai marre de l'informatique en fait je pense...

C'est difficile à dire, je reste persuadé que je gagne bcp de temps.
Mais mon cerveau à du mal à suivre car je passe de sujet en sujet sans prendre le temps de la réflexion en fait.
A la fin de la journée je ne me souviens même plus tout les sujets que j'ai pu traiter (support clients, fix logiciel, problèmes infra, backup certificats etc.).
Je sent bien qu'avec le temps j'accumule de la dette technique.
Je travail seul.

Je réagit :
Je ne fait plus du tout de multi session (un CC à la fois) et ça va un peu mieux mais c'est encore trop rapide.
Je prend le temps d'évaluer le nouveau truc/feature/stack que je vais demander à CC au lieu de foncer sur des trucs pas forcement utiles
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Plus vieux que toi, ici. Il ne faut pas laisser l'IA s'imposer à toi en te prouvant par la pratique que tu serais finalement obsolète.

On devrait mon pisser de code, c'est certain mais c'est à l'IA d'être notre outil de collaboration et non l'invserse.
Je l'ai imposé comme ça chez nous. Le seul vrai problème que je vois en ce moment, est que ces outils dans les mains de managers non techniques est une plaie. Ils pensent maintenant tout savoir et comprendre. Mais surtout, j'ai l'impression qu'ils monitorent plus qu'avant grâce à ces outils.

C'est selon moi bien plus dangereux surtout pour les seniors.
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J'ai lu la semaine dernière un post sur le sujet, qui faisait le lien avec ce que Cal Newport appelle le Deep Work (ou encore le Flow).
L'IA est venue segmenter nos journées pour beaucoup : on passe notre temps à switch d'une tâche à l'autre, vérifier ses outputs, lui répondre, review... bref, notre cerveau est incapable de suivre cette cadence.

Personnellement ce que je conseille c'est de se conserver des blocs de travail "profond".
Ce n'est pas forcément coder. Ça je le laisse majoritairement à l'IA maintenant.
Par contre sur ces créneaux je fais toute la partie analyse plutôt que la refourguer trop rapidement à Claude ou Codex. Ce qui fait que, quand je bascule dessus, c'est pour valider mon analyse et/ou lui laisse l'implémentation.

Au final j'avance tout aussi vite, avec beaucoup moins de stress.
Et à contrario je cherche à automatiser toutes les tâches rébarbatives, pour avoir encore plus de bloc de travail profond comme ça.
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Je suis pas concerné par l'IA dans mon métier mais je vais quand même ramener ma fraise parce que y'a 6 ou 8 mois je suis tombé sur un article d'un sociologue qui disait des trucs pas cons. Entre autres et approximativement :
"Attention, une technologie qui supprime les tâches rébarbatives mène au burn-out. Ces tâches qu'on n'aime pas faire sont essentielles, elles permettent de reposer le cerveau pendant qu'on effectue des tâches par automatisme ou avec une faible concentration."
Pas de tâches rébarbatives = pas de repos = burn-out.

Ce que j'ai retrouvé dans mon historique :


edit : typo
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Je suis assez d'accord avec cela. Il faut trouver un juste équilibre et ne pas chercher à tout automatiser pour autant :)
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Et ils ont virés combien de personnes (l'industrie US) en pensant avoir trouvé la rentabilité future ?
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La valeur du produit dépend surtout de ce qu'il génère en face... Que ça coûte 2000 dollars pr développeur ne soulève qu'un seul point : est-ce que ce développeur génère 2k de valeur supplémentaire chaque mois grâce à ça ?

Soit par ce qu'il livre qui génère plus de recettes, soit par ceux que ça remplace sur la capacité de production qui diminue les coûts.
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Productivité, productivité, productivité !
Rentrons nos vies dans une calculette, et si ça dépasse : on coupe !
Nous vivons pour travailler, le temps libre doit permettre de se ressourcer pour revenir en pleine forme, prêts à travailler pour la patrie ! Et si nous n'en sommes pas capable, il est légitime que nous soyons mis à rebut, puis éliminés : pas de place pour des assistés qui ne produisent pas autant qu'ils coûtent !

Toute ressemblance à des faits ayant existé est purement fortuite.
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Prêt à travailler pour que les milliardaires s'enrichissent pendant que la patrie s'appauvrit, plutôt