Retour de Chat Control 1.0 : le Parlement européen vote la procédure d’urgence
2 min
Droit
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Le Parlement européen a voté mardi 7 juillet la demande de décision d’urgence qui va lui permettre de se prononcer à nouveau sur la dérogation visant à autoriser, à nouveau, les grands acteurs du numérique à surveiller volontairement les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs (CSAM, pour child sexual abuse material en anglais).
Du fait de cette procédure d’urgence, le sujet sera réexaminé jeudi 9 juillet, ce qui donnera donc lieu à un nouveau vote, sur le fond cette fois. La dérogation a été votée à 331 voix pour, 304 voix contre et 11 abstentions.
D’après la communication transmise par la Commission au Parlement européen (PDF), cette dérogation « vise à éviter toute autre lacune dans le cadre temporaire, en attendant la finalisation des négociations sur le cadre à long terme destiné à prévenir et à combattre les abus sexuels sur enfants en ligne ».
Le principe de cette dérogation avait été rejeté par le Parlement européen en mars dernier, mais il a été remis sur la table par le Conseil européen, qui s’est dit favorable à une reconduction pour deux ans, soit jusqu’au 3 avril 2028.

On distingue pour mémoire deux textes dans cette affaire, qui remonte à 2021, comme le rappellent ses opposants sur fightchatcontrol.eu. D’un côté, cette nouvelle dérogation, surnommée Chat Control 1.0, qui cherche à prolonger l’autorisation de surveillance volontaire dont disposaient les réseaux sociaux et qui ne courait que jusqu’au 3 avril dernier.
De l’autre, le « Règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants », dit CSAR, pour Child sexual abuse regulation, et qualifié de Chat Control 2.0 par ses opposants.
Ce texte prendrait la forme d’une réglementation permanente, imposée aux plateformes (alors que la dérogation fonctionne sur la base du volontariat) et avec de possibles implications sur la sécurité des messageries chiffrées de bout en bout. Le texte, présenté en 2022, achoppe actuellement à l’étape du trilogue, mais les négociations se poursuivent.
Commentaires (37)
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Abonnez-vousLe 7 juillet à 18h59
Le 7 juillet à 19h20
Le 8 juillet à 19h26
Modifié le 7 juillet à 19h46
edit : /s (obviously)
Le 7 juillet à 19h32
Le 7 juillet à 19h47
Le 7 juillet à 23h56
Le 8 juillet à 09h49
Le 7 juillet à 21h49
Je propose de mettre une caméra dans chaque pièce de chaque domicile.
Le 7 juillet à 22h21
Le 7 juillet à 22h24
Le 8 juillet à 09h33
Le 8 juillet à 10h40
Le 7 juillet à 22h40
Modifié le 7 juillet à 23h52
Je vous encourage effectivement à signer, à 500 000 ils sont obligés de considérer, on est un peu en dessous 350K (7 juillet 23:50)!
Le 8 juillet à 00h53
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/assemblee-le-gouvernement-force-lavancee-dun-texte-sur-lusage-des-armes-a-feu-par-la-police-20260707_TRECXLPN2NGTPEFC7ITLMPC5VQ/
Le 8 juillet à 05h41
Le 8 juillet à 09h02
Le 8 juillet à 09h50
Modifié le 8 juillet à 10h47
Donc si c'est juste ça la raison de voir le texte retoqué, c'est pas certain que ça puisse marcher.
Modifié le 8 juillet à 12h24
Pour ce qui est de la légitime défense, l'enjeu de cette "présomption de légitime défense" est qu'en cas de tir mortel, une personne serait morte pour rien et que ça peut augmenter l'usage de l'arme dans les opérations de police (un peu comme aux US).
Modifié le 8 juillet à 12h53
La loi de 2017 avait déjà largement encouragé les policiers à abattre plus de personnes lors d'interventions, mais celle-ci va complètement terminer de les désinhiber. Pouvoir tuer des citoyens sans enquête à charge et à décharge, c'est la porte ouverte à tous les abus.
Je ne serais pas étonné de voir une recrudescence des morts par balle à commencer par ceux qui n’auront pas de famille pour réclamer justice: les marginaux, les sans-abris, ... que cela s'observe dans le cadre d'actions individuelles ou coordonnées.
quand aux familles de ceux qui en avaient une, elles devront convaincre le parquet de ne pas classer leur demande d'enquête "sans suite" (ce qui sera sans-doutes la norme)
Le 8 juillet à 16h03
Le 8 juillet à 18h41
Bon mais nous savons que les décérébrés de la macronie à l'extrême droite continueraient à pousser ce genre de texte criminel, quoiqu'en dise nos droits fondamentaux et notre constitution...
Le 8 juillet à 08h55
Le 8 juillet à 09h06
Le 8 juillet à 13h51
C'est surtout les socialistes qui ont massivement voté pour. L'extrême-droite a plutôt voté contre. Désolé que la réalité entre en contradiction avec tes fantasmes politiques...
Source : https://howtheyvote.eu/votes/189270
Modifié le 8 juillet à 18h28
Mais pour ce qui est du texte sur le permis d'assassiner des FdO, y'a pas photos, et comme cela a déjà été rappelé, les socio-traitres sont ceux qui ont légalisé l'assassinat pour refus d'obtempérer, porter par l'extrême droite depuis toujours.
Modifié le 7 juillet à 23h53
Le dernier paragraphe de l'article me laisse pantois.
Le 8 juillet à 08h58
Je suis très mitigé sur ce genre de méthodes (plus acceptable si c'était les forces de l'ordre qui le faisait... Je ne sais pas non plus) mais au moins ils n'ont pas besoin d'une surveillance généralisée.
Le 8 juillet à 09h05
Le 8 juillet à 09h34
Le 8 juillet à 09h52
Le 8 juillet à 09h06
Ceci dit bientôt on trouvera l'herbe plus verte en Chine ou en Corée du nord
Le 8 juillet à 09h32
Le 8 juillet à 14h07
Le 9 juillet à 09h00
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