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Rachat de SFR : négociations repoussées jusqu’au 5 juin

Plus laconique, tu meurs : un communiqué commun signé des quatre principaux opérateurs téléphoniques français a annoncé vendredi le report de la date de fin attendue pour les négociations liées au rachat de SFR par ses trois concurrents.

« Le groupe Altice France avait accordé au consortium une période d’exclusivité initiale jusqu’au 15 mai 2026. Les parties poursuivent leurs discussions constructives et, dans ce contexte, Altice France a accepté de prolonger la période d’exclusivité jusqu’au 5 juin 2026. »

Ces trois semaines supplémentaires doivent donc permettre à Bouygues Telecom, Free et Orange de finaliser le montage de la proposition formulée à Patrick Drahi et à son groupe, Altice. Les négociations restent à ce stade engagées sur la base du montant formulé par les trois acquéreurs potentiels le 17 avril dernier, à savoir 20,35 milliards d’euros pour le rachat de l’essentiel des actifs liés à SFR et Altice France.

La construction du montage en question serait ralentie par sa « complexité juridique folle », indique au Monde une source proche du dossier.

Rappelons que selon les termes de l’offre formulée le 17 avril, la répartition du prix et de la valeur globale de l’opération serait de l’ordre de 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free et 27% pour Orange.

Illustration : Flock

Dans le détail, les trois opérateurs se partageraient les activités et la clientèle grand public (dite B2C). Bouygues Telecom mettrait la main sur tout le volet entreprise (dit B2B). Enfin, « les autres actifs et ressources (notamment les infrastructures et les fréquences) seraient partagés entre Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange, à l’exception du réseau mobile de SFR en zone non dense qui serait repris par Bouygues Telecom ».

En cas d’accord au terme de la période de négociations, la complexité de ce découpage induirait une période de transition pendant laquelle la structure SFR pourrait perdurer, sous gouvernance de ses trois nouveaux propriétaires, avant démantèlement effectif.

Hasard du calendrier, c’est également vendredi 15 mai que le fournisseur d’accès à Internet associatif Franciliens.net a formulé sa propre proposition relative à l’avenir de SFR, associée à une offre de rachat pour l’euro symbolique.

« Le point premier de notre projet est de mettre en œuvre des évolutions de la forme juridique de l’entreprise pour faire une place de premier plan dans les instances dirigeantes de l’opérateur à ses salariés, afin qu’ils et elles puissent devenir acteur des choix stratégiques », clame le FAI citoyen qui en appelle à la droiture de l’actuel propriétaire de SFR :

« Nous affirmons que si le succès de Patrick Drahi tel qu’évoqué par les journaux et les magazines est bien vrai, les montants de la vente de SFR ne lui sont pas nécessaires, et que la seule chose qui reste à conquérir pour un homme qui possède déjà une île dans les Caraïbes est la stature morale que l’acceptation de notre offre pourrait lui valoir. »

Protégé par les négociations exclusives déjà engagées, Altice France n’a pas (encore ?) répondu à cette nouvelle proposition.

Commentaires (24)

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❤ sur Franciliens.net
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+1
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Négociations exclusives: ça veut dire ce que cela veut dire.

Ce pamphlet de Francilien.net tiens plus de la blague qu'autre chose.

C'est p-e qu'ils passent par les infras de SFR pour un prix modique et que la suite ne s'annonce pas bonne pour eux.
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Je pense que Franciliens.net sait ce que exclusivité signifie et c'est pour ça que l'asso a attendu la fin de la dite exclusivité. Avant qu'Altice ne la prolonge.

Et je pense qu'elle n'a pas beaucoup d'espoir de voir son offre acceptée mais ça fait une belle tribune pour un internet libre.

Par ailleurs les opérateurs alternatifs travaillent directement avec les opérateurs du réseau, pas les SFR et compagnie.
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Les 4 opérateurs, SFR, Orange, Free, Bytel ou plus communément les 4 petits cochons; SONT des opérateurs réseau et fibre.

Et les autres plus petits sont souvent des opérateurs régionaux qui sont financés en partie par les opérateurs cités plus haut. Il y a tous les degrés. 100% région/territoire, un mix ou 100% petit cochon.

Opérateur alternatif ne se manifeste que pour l'abonnement. Les fourreaux, points d'interco, etc. c'est les mêmes.
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Non, c'est des entreprises séparées (Axione, Altitude, Altice, Covage). Il n'y a qu'Orange qui fait les deux.

Après oui, il peut y avoir des liens entre les opérateurs commerciaux et opérateurs d'infrastructure : Altice possède SFR, Axione est dans le groupe Bouygues, Covage appartient à XPFibre qui appartient à SFR, Altitude Infra a des liens plus ou moins troubles avec Illiad...

Les FAI associatifs faisant du FTTH comme FDN ou MilkyWAN (Franciliens.fr n'en fait pas encore) traitent le plus souvent directement avec ces opérateurs d'infrastructures, pas avec des opérateurs commerciaux.

Et sinon oui, les fourreaux sont les mêmes. Mais les fourreaux sont aussi les mêmes entre les 4 BOFS en zone non dense. Pour les points d'interconnexion par contre non, chaque FAI doit avoir ses propres peerings, c'est de la collecte pas de l'abonnement en marque blanche.
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Je parle des liens de transit pas de FTTH.

Les fourreaux n’appartiennent pas à 36 entités. Pour des raisons de couts, de licence, de PLU, d'élus et aussi de patrimoine (ex: RATP, SNCF). Donc ça regroupe les transitaires fournissant de la fibre noire ou illuminée et on ajoute la bande des 4 pour la même gamme de service.

On peut justifier autant qu'on veut, si on suit le fil du pognon, ça tombe pile sur ces entités. Tu viens de le faire d'ailleurs. Simplement c'est articulé pour être séparable en cas de problème. C'est juste moins compliqué à gérer.

Les points d’interco sont les mêmes dans le sens qu'on va toujours aux même endroits. 4 opérateurs peuvent très bien loger dans un seul bâtiment type Interxion (AUB), C&W et j'en passe (qui a dit Téléhouse2 - Ce joyeux terrain de foot enfiché au cœur de Paris; Mitry, Trappes, Valenton... Toute la fine équipe). D'ailleurs... ils y sont tous. Ça s'appelle une enclave, une salle, une cage et parfois seulement une travée.
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Covage appartient à Altitude Infra, pas à XP Fibre. La vente de Covage à Altice/SFR a été cassée par Bruxelles. Seuls les réseaux 100% FttH privés (Métropole de Lille et Hauts-de-Seine) et publics (RIP 34 + 77 + 91) et quelques câbles longues distances sont passés sous le pavillon Altice/SFR/XP Fibre. Tout le reste a été récupéré par Altitude Infra.
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C'est évidemment à prendre au second degré, comme une façon de rappeler qu'il y a d'autres enjeux, derrière ce rachat, que de simplement savoir comment les trois opérateurs vont se partager le gâteau...
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Très honnêtement, le fait de la vente d'une boite mise à mort n'a pas besoin d'un rappel sur le devenir du personnel. Enfin je veux dire. Ce n'était pas évident ???
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Le communiqué parle de bien plus de points que juste le devenir des salariés.

Et si. C'est une bonne idée de le rappeler à chaque fois.
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Pour moi, ce communiqué est là pour faire le buzz. Tant mieux pour eux si cela leur faire de la l'abonnement derrière. Mais je ne le classe pas dans les truc sérieux.

Rappeler à chaque fois quelques chose fini par être ignoré. Et surtout c'est prendre les gens pour des idiots.
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Oui. Il est là pour faire le buzz. Tu pensais vraiment que proposer un euro symbolique pour racheter SFR pouvais être sérieux ?

C'est le but de ce coup de communication de rappeler tout ce qui est oublié dans les articles et communiqués autour du rachat : neutralité du web, compétitivité, devenir des salariés, etc.

Et c'est une bonne chose.
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Le gâteau d'Alexandre, n'est certainement pas à base de salariés, qui seront plutôt les épluchures dans la recette. Ce gâteau c'est du chiffre à base de clients, il sent plus les millions d'euros que la chaleur humaine.
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Exactement et c'est bien le sens du communiqué de Francilien. Même si ça sert à rien économiquement et industriellement parlant.
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la seule chose qui reste à conquérir pour un homme qui possède déjà une île dans les Caraïbes est la stature morale que l’acceptation de notre offre pourrait lui valoir.
C'est très beau, et je suis d'accord avec cela.
Mais je pense que Drahi se torche complètement avec la morale chaque matin xD
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Accessoirement, la négo pourrait aussi simplement... Échouer.
Rien n'est joué.
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C'est que la méthode Trump "bon c'est terminé de discuter dans 1 semaine, bon aller une de plus, et encore un mois" n'indique pas un grand succès. Pour SFR.
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SFR, filiale des 3 autres opérateurs nationaux : la mise en abyme absolue.

Je crois qu'on ne se représente pas l'importance de l'événement, si ça se fait vraiment. Même à 3, avec tous leurs milliards et toute leur capacité d'action, ils ne sont pas capables de partager les actifs et les marques en une seule fois. Si j'étais l'autorité de la concurrence ou l'État français, j'en profiterais pour pérenniser la situation et faire de SFR, l'opérateur d'opérateurs principal en France.
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L'opérateur d'opérateurs :keskidit:
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Il y a les fournisseurs d'accès et de services, les MVNO, etc, et il y a les opérateurs d'opérateurs et d'entreprises (les infrastructures). Comme EDF et Rte / Enedis. Comme SNCF Voyageurs et SNCF Gares & Connexions / SNCF Réseau.
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Ok, on parle de tiers internet dans ce cas, avec plusieurs niveaux selon la couverture de leurs accords de peering.

Je pense que sfr est le moins bien doté à ce niveau de tous les opérateurs nationaux donc le moins à même de remplir ce rôle. (Free a Jaguar et Orange est tiers 1 je crois).
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un opérateur d'opérateurs, c'est effectivement un opérateur d'infrastructures, ce que n'est pas (plus) SFR, tout le solide est mis de côté, ne reste que la soupe aux clients.
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Un souci avec ça est que la france a déjà "son" opérateur d'opérateur: Orange. Historique, centralisé, refuge à copains.
Pour autant , et tant pour des raisons budgétaires que concurrentielles, il y a beaucoup d'administrations qui se retrouvent avec SFR en prestataire - y compris pour la téléphonie (j'ai l'exemple de l'hosto régional vers chez moi).

Du coup la vente de SFR est un brin plus compliqué que la vente du cinéma ou de l'épicier du coin de la rue: Comment les transitions vont se passer pour ces administrations ? Quid des contrats passés et des GTI/GTR sur lesquels le nouveau proprio ne s'est pas engagé ?

=> Donc pour moi , oui, un "opérateur public" - comprendre "pour les services public" aurait du sens. Il y en a déjà, je me demande si Renater n'est pas un exemple.
Ah par contre évidemment, il y aurait moins d'économie d'échelle , et des règles de marché public , donc les prix des prestations baisseront pas (le fric ira juste dans des poches différentes).