Mineurs : Meta estime risquer jusqu’à 1 400 milliards de dollars d’amende aux États-Unis
2 min
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D’après les calculs de Meta, les plaintes déposées par la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey pourraient l’exposer à 1 400 milliards de dollars d’amende si l’entreprise est déclarée coupable d’avoir conçu Facebook et Instagram de manière à rendre les plus jeunes utilisateurs dépendants de leur usage.
L’entreprise a soumis ce chiffre dans un document déposé devant la Justice ce lundi et relayé par Reuters. Il est très proche de sa capitalisation actuelle, qui s’élève à 1 500 milliards de dollars.
« Une telle sanction n’a pas de comparaison dans l’histoire de la protection des consommateurs », indique la société, qui estime que les plaintes manquent de fondement.

La société est poursuivie devant un tribunal californien pour avoir « priorisé ses profits sur la sécurité des enfants, alimentant la crise de la santé mentale que nous observons toucher toute une génération de jeunes États-uniens », selon l’équipe du procureur Rob Bonta.
Lors d’une audience de juin, des représentants des États plaignants ont déclaré calculer le montant qu’ils allaient réclamer en multipliant le nombre de violations par les montants des amendes fixées par chaque loi étatique.
Le nombre de violations, lui, serait égal à une estimation du nombre d’adolescents et de jeunes utilisateurs affectés par les actes de Meta.
Au mois d’août, la juge Yvonne Gonzales Rogers se prononcera sur les plaintes des quatre États en question, ainsi que sur celles des vingt-neuf États qui poursuivent l’entreprise essentiellement au motif que celle-ci aurait collecté des données de mineurs sans consentement parental adéquat.
Meta nie les accusations et déclare que les procureurs n’ont pas d’éléments permettant de démontrer une « addiction aux réseaux sociaux », dans la mesure où celle-ci n’est pas une maladie psychiatrique établie.
Commentaires (18)
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Le 14 juillet à 14h47
Du coup, si les amendes tombent, ils coulent, un peu comme kodak en son temps, qui ne pouvait pas s'adapter.
Si cela pouvait faire jurisprudence, ce serait pas mal mais j'ai bien peur que cela n'arrive pas
Le 14 juillet à 22h04
Modifié le 14 juillet à 22h39
Ce dénis de réalité qui a eu leur peau est identique à mes yeux, à celui de Meta. Ses dirigeants n'ont qu'un seul modèle de business en tête: l'exploitation commerciale des données de gens à qui on rend un service « gratuit » qui coûte beaucoup moins cher que ce les données rapportent.
C'est aussi le modèle de duolingo et de beaucoup d'applications de ce type qui ne survivront pas si les gens se mettent à bloquer massivement leur pistage, via les outils de plus en plus nombreux et faciles d'accès qui le leur permettent
Le 14 juillet à 18h41
Le 13 juillet à 20h45
Modifié le 14 juillet à 07h31
Le 14 juillet à 09h49
Au moment où l'amende tombe, la valorisation chute, donc l'amende vaut plusieurs fois la valeur complète de l'entreprise.
Bref, ça n'a pas de sens, c'est pour faire du bruit.
La publicité pour les comportements addictifs et l'exposition des jeunes sont des cibles faciles, mais ça reste limité.
Les entreprises du tabac et de l'alcool montrent bien que les sanctions ne sont pas si graves...
Les vapoteuses sans nicotine sont typiquement le pied dans la porte légal et à peine déguisé pour rendre accro à la cigarette par exemple.
Le 15 juillet à 07h08
Le 15 juillet à 07h43
A mon avis il faut donc montrer qu'il y a une addiction et que ce sont les algorithmes qui en sont la cause et que ce n'est pas "juste" une caractéristique des ados.
Je parle d'un point de vue défense / légal. Pas besoin de me convaincre moi.
En tout cas on ne peut pas reprocher le doomscrolling envers les adultes, puisque c'est une drogue légale comme une autre. Si c'est interdit un jour, ça ne sera pas rétroactif pour autant.
Le 15 juillet à 09h54
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