La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes
Attention aux ronds-points
Image : Amazon
Le 10 août à 15h42
Faudra-t-il un jour partager les routes avec les robots livreurs ? La voie est en tout cas libre, du moins du point de vue de la réglementation : le ministère des Transports a publié un arrêté qui homologue ces véhicules bien particuliers en France.
La France ouvre la route aux robots livreurs autonomes
Attention aux ronds-points
Image : Amazon
Faudra-t-il un jour partager les routes avec les robots livreurs ? La voie est en tout cas libre, du moins du point de vue de la réglementation : le ministère des Transports a publié un arrêté qui homologue ces véhicules bien particuliers en France.
Société numérique
Société
4 min
Assurer la livraison du dernier kilomètre, c’est un des plus importants enjeux des plateformes de commerce en ligne. Elles vont pouvoir ajouter à leur arsenal un nouvel outil : les robots autonomes. Le ministère des Transports autorise désormais leur homologation depuis la publication de l’arrêté du 28 juillet. Ces robots « compacts, électriques et conçus pour effectuer de courtes distances » pourront donc circuler sur la voie publique, en dehors des trottoirs.
Feu vert pour les robots livreurs
En plus de rouler sur batterie, ces véhicules pourront être équipés de capteurs comme des lidars, des caméras et des radars, et bien sûr de logiciels embarqués pour se repérer sur la route. De quoi se déplacer de manière autonome dans une zone ou sur un parcours prédéfini. « Ces robots contribueront à construire une logistique urbaine plus propre, plus silencieuse et plus efficace, au bénéfice des collectivités, des entreprises et des citoyens », annonce Philippe Tabarot, ministre des Transports.
Ces véhicules de catégorie L – qui recouvre les cyclomoteurs, les motos, les tricycles motorisés et les quadricycles de type voitures sans permis – resteront supervisés à distance pour répondre aux difficultés qu’ils pourraient rencontrer en chemin. Il sera intéressant de voir comment ils géreront les ronds-points, véritable spécificité française qui nécessite une adaptation des logiciels de conduite autonome.
Mais pour le reste, il s’agira de véhicules sans présence humaine à bord, et on ne parle pas que de petits chariots sur roues : il sera ainsi possible d’homologuer des modèles pouvant mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront aussi assurer des livraisons sur « plusieurs dizaines de kilomètres ».
Les véhicules seront soumis aux réglementations sur la protection des données personnelles ainsi qu’aux obligations en matière de cybersécurité. Il reviendra aux collectivités locales de déterminer les zones ou les itinéraires sur lesquels ces livreurs d’un nouveau genre pourront circuler.
Des livraisons oui, des humains non
La conduite autonome totale transportant des personnes sur route ouverte, partout et sans contrainte, n’est pas autorisée aujourd’hui en usage général. Les véhicules de niveau 3 peuvent déléguer temporairement la conduite au système, mais le conducteur doit rester en mesure de reprendre la main lorsque le véhicule le demande. Cette délégation n’est possible que dans des conditions précises d’utilisation, notamment environnementales, routières et de trafic. Les niveaux 4 et 5 restent, en pratique, limités à des cas très encadrés : navettes ou services automatisés, généralement sur des parcours ou dans des zones bien définies.
Le gouvernement a récemment refusé d’autoriser la conduite assistée de Tesla (FSD), tout en se disant prêt à homologuer des véhicules autonomes dès l’année prochaine. La France a procédé à plus de 200 expérimentations de véhicules autonomes depuis 2015.
Si la conduite autonome d’humains attendra des jours meilleurs, l’exécutif a été plus réactif sur les robots de livraison, alors que « les travaux engagés au niveau international, tant au niveau de l’ONU que de l’Union Européenne, pour définir un cadre pour l’homologation des robots de livraison autonomes sont encore en cours », rappelle le ministère. « En ouvrant la voie à l’homologation des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa place parmi les plus avancés au monde dans ce domaine, fort d’un écosystème reconnu dans l’intelligence artificielle et les technologies connectées », se réjouit Philippe Tabarot.
Commentaires (60)
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Abonnez-vousLe 10 août à 15h49
Le 10 août à 17h02
Ou là
Le 10 août à 18h41
On peut acheter de la nitroglycérine sur Amazon ? J'ai envie de tester la stabilité de ces machins
Le 15 août à 11h29
Le 10 août à 15h51
Le 10 août à 17h58
Le 10 août à 23h04
Le 10 août à 16h00
Le 10 août à 16h01
j'ai arrêté de lire là…
Le 10 août à 16h05
Et quid de la responsabilité en cas de piratage à distance ?
Ça va faire de beaux véhicules béliers si on peut les hacker...
Le 10 août à 16h54
Le 10 août à 19h43
Le 10 août à 20h19
Le 10 août à 16h13
Il n'y a pas de ronds points en France (enfin très peu, ils doivent se compter sur les doigts de la main et des orteils mais c'est même pas sur) par contre des carrefour giratoires .... là on peut compter sur nos administrations pour en pondre même quand il n'y en a pas besoin.
Modifié le 10 août à 16h21
Modifié le 10 août à 18h48
Leur "utilité" détournée c'est aussi de faire ralentir tous les 2km sur de belles nationales... donc fumer de la plaquette et du carburant de manière évitable. Il faudrait coller un malus CO2 à certains aménageurs sur la base du débit des voies et conso moyenne du parc. Pas de raison d'emmerder les constructeurs auto et de laisser mairies/régions faire n'importe quoi qui fait surconsommer (donc polluer).
Le 10 août à 19h55
Ça, c'est des gens qui n'ont justement pas l'habitude des giratoires.
Alors que d'avoir un feu rouge qui t'arrête en plein milieu de la nuit pour rien, c'est bien mieux ? ^^'
Et pour les gros giratoires dont tu parles, si on les remplace par des feux, tu te retrouve bien vite avec un bouchon qu'il aura créé en cas de forte influence sur un axe très pris. Alors qu'un giratoire va, certes, gêner le passage de l'axe le moins "pourvu", mais sans arrêter l'autre axe : du coup, pas besoin de s'arrêter et donc de redémarrer, ce qui est le plus consommateur (du fait de l'inertie).
En vrai, si tu as des chiffres sur les avantages/inconvénients des feux et giratoires en terme de consommation de carburant et de plaquettes, je suis preneur.
Le 10 août à 21h16
Les chiffres? sors toi tes doigts et trouve les toi même ducon ou ouvre les yeux.
Modifié le 11 août à 20h54
Pas besoin d'être insultant quand on est juste pas vraiment d'accord.
En plus, c'est pas comme si c'était quelque chose de "visible" donc "ouvrir les yeux" est un non-sens ici.
Enfin, je te rappelle que c'est TOI qui a parlé de l'usure des plaquettes et de la consommation en premier. J'imagine que sais de quoi tu parles, vu le ton péremptoire utilisé.
Modifié le 11 août à 21h07
Le 11 août à 23h48
Donc dans les 2 cas, tu as perte de vitesse.
Dans le cas du giratoire, tu as généralement un ralentissement sans arrêt. Pour un feu rouge ou orange, tu as arrêt obligatoire. Pour un feu vert, tu as ralentissement.
Franchement, sans données précises sur les statistiques de combien on se mange de feux rouges plutôt que verts, et le ralentissement moyen lié aux giratoires (majoritairement en ville quand même, donc avec un faible ralentissement), je ne vois pas comment tirer une conclusion évidente de "les giratoires polluent/usent plus que les feux".
Par contre, tu n'as pas parlé des pneus et autres suspensions qui, eux, sont indubitablement plus sollicités/usés par les giratoires que les feux.
Aller, je te laisse le point, ça devrait te faire gagner en amabilité.
Modifié le 12 août à 04h35
Dans un style similaire, mais plutôt en agglomération, il y a le feu rouge juste là pour t'emmerder. Il ne sert à rien d'autre, pour toute fausse justification il y a soit un passage piéton où on n'a jamais vu personne, soit une rue secondaire microscopique ou sortie de micro-parking, avec bonne visibilité qui s'en sortaient très bien avant sans le feu. Ou les rétrécissements où on ne peut volontairement pas se croiser, parfois plusieurs l'un derrière l'autre à priorité alternantes accompagné d'un joyeux bazar de panneaux.
Est-ce que c'est majoritaire, non, est-ce que ça existe, oui, j'ai des exemples en tête.
Le 12 août à 09h00
Normalement on met un feu pietons que si le traffic est dense style en centre ville pour gérer des flux de pietons par grappe sans que le trafic routier soit interrompu sans cesse.
Dans les fait la majorité des conducteurs en France ne respectant pas le code de la route grille la priorités aux pietons sans aucun scrupule. Plutot surpris d’ailleurs de voir qu’ailleurs en Europe il y a bien plus de rigueur en ville de la part des automobilistes qui s’arrêtent immédiatement pour les pietons.
Modifié le 12 août à 16h48
Le 12 août à 09h58
Mais je penses que les alternatives à ça sont trop chères : ça nécessite des bretelles (4) et un pont pour avoor le même service sur les routes 110. J'ai déjà dû m'insérer dans le Sud sur une voie à 110 depuis une sortie "non prioritaire" et j'ai cru que j'allais mourir.
Pour les routes à 90-80 qui sont peu fréquentées, je ne vpos effectivement pas trop l'intérêt par rapport à un système de voie prioritaire... sauf si, justement, la "petite" voie est aussi très fréquentée.
Le 12 août à 10h38
Le 14 août à 19h34
Le 10 août à 22h31
Sans parler du passage par l'orange qui fluidifie grandement la circulation le reste du temps.
Honnêtement les détecteurs c'est incroyable. Ma seule peine c’est que les vélos restent mal gérés, sans compter des carrefours où ils pourraient ignorer le feu mais où il n'y a pas le panneau correspondant.
Ça prend du temps. Il faut de bons décideurs dans la commune et des budgets qu'on n'a pas forcément dans un tout petit village de campagne.
Le 11 août à 20h42
Le 11 août à 15h23
Le 14 août à 19h37
Le 14 août à 19h30
Le 15 août à 16h12
Le 10 août à 17h08
Le 10 août à 18h19
Modifié le 10 août à 21h57
Le 11 août à 09h31
Le 10 août à 16h37
Et je sens que ça va être drôle de les voir se promener sur les trottoirs déglingués larges d'à peine 1 m dans les villes du Nord, à slalomer entre les poubelles, les piétons, les vélos, les trottinettes et les bagnoles mal garées.
Bonne chance, perso je préfère aller chercher mes colis en point relais. En plus ils sont sympas.
Modifié le 10 août à 17h19
Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas l’option de livraison par défaut, avec une option au domicile pour ceux qui ne peuvent vraiment pas se déplacer.
Le 10 août à 18h27
L'offre d'Amazon est débile à mes yeux. Mais je ne dois pas être assez accroc à ce site pour y voir un intérêt, dans la mesure où je privilégie les enseignes françaises.
Le 14 août à 19h39
Le 14 août à 19h58
Le 14 août à 20h40
Le 10 août à 18h26
Le 10 août à 18h28
Le 10 août à 18h50
Le 11 août à 08h47
Le 12 août à 07h40
Remarque, le premier non plus... Parce qu'il faudra faire confiance à la personne qui déballe pour ne pas se tromper et prendre le colis à destination d'un autre point de dépôt. Là où en temps normal c'est le transporteur qui a cette responsabilité.
Ça me semble donc très individualiste comme utilisation, au final, pour éviter toutes ces erreurs. Et donc des robots qui vont faire 150 aller/retours inefficients là où une tournée de livraison est censée l'être.
Non, plus je réfléchis, plus c'est de la connerie. Ils n'ont pas de canard an plastique chez Amazon pour ça ?
Le 12 août à 08h48
*Jusqu’à présent dépourvus de cadre règlementaire, ces robots pourront désormais être homologués et circuler sur la chaussée (hors trottoirs) grâce à leur classement dans la catégorie L de véhicules, qui regroupe notamment les tricycles ou quadricycles à moteur.
Selon leur catégorie, ces véhicules pourront mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, avec une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils pourront assurer des livraisons sur plusieurs dizaines de kilomètres. *
Modifié le 12 août à 09h06
Mais la remarque reste la même : qui a la responsabilité de réceptionner la marchandise ? Ou alors il y a des casiers individuels à l'intérieur ?
Le 10 août à 16h51
Je prends le principe d'un casier ou locker sur roue , ça OK. Mais pour livrer ils font comment ? Ils s’arrêtent sur la route ? Ce que font les livreurs ce qui me... contrarie surtout quand ils sont impossible à doubler.
Le 10 août à 18h37
Comment penser que ces véhicules ne se feront pas voler et/ou vandalisés ? Ils pourront être réemployés ailleurs, dépouillés de leurs composants ou juste détruis par haine.
Le 12 août à 08h56
En France, la voie publique est plutot devenu une foire à l’impunité totale par absence de FDO et de toute façon par sanction plutot légère dans beaucoup de cas.
Le 10 août à 18h47
Le 10 août à 20h17
Modifié le 10 août à 20h27
Je ne suis pas certain que mettre un post-it soit condamnable de quoi que ce soit, et ça finirait par coûter cher à l'opérateur de devoir déployer une personne pour les enlever à chaque fois.
Et comme en plus le véhicule ne peut pas se défendre, c'est super simple à faire.
Ça me ferait rigoler que ça devienne un petit jeu pour certains qui pourraient s'ennuyer.
Le 10 août à 21h58
Le 10 août à 22h07
Tu viens de renouveler le métier de raseteur ;-)
Le 11 août à 08h48
Le 11 août à 14h31
(sachant que les livreurs refusent de laisser un paquet devant la porte)
Sans parler des BaL inaccessibles.
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