Droits de douane Trump : Nintendo ne veut rien rembourser aux joueurs
Touche pas au grisbi
Le 22 juillet à 08h30
Les clients américains de Nintendo peuvent aller se brosser. Ils ne recevront pas un kopeck du remboursement des droits de douane que le constructeur japonais veut récupérer, après la défaite retentissante de Donald Trump devant la Cour suprême américaine. De l’argent que Nintendo compte bien garder dans ses caisses.
Droits de douane Trump : Nintendo ne veut rien rembourser aux joueurs
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Les clients américains de Nintendo peuvent aller se brosser. Ils ne recevront pas un kopeck du remboursement des droits de douane que le constructeur japonais veut récupérer, après la défaite retentissante de Donald Trump devant la Cour suprême américaine. De l’argent que Nintendo compte bien garder dans ses caisses.
Hardware
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4 min
L’été dernier, Nintendo procédait à une hausse de prix sur plusieurs accessoires et consoles aux États-Unis : manettes et Switch 1 y sont facturés plus cher qu’ailleurs (jusqu’à 50 dollars de plus sur le modèle OLED). Pas sur la Switch 2 en revanche, car il est nécessaire d’écouler un maximum d’unités, ce qui en retour permet de vendre plus de jeux pour le nouveau système.
Nintendo réclame son dû
Nintendo n’avançait pas d’explication, mais il ne fallait pas être devin pour deviner l’ombre de Donald Trump derrière cette augmentation limitée aux États-Unis. Les droits de douane, dont le président américain est friand, touchaient en effet les importations des pays où le constructeur fait fabriquer ses produits.

Ces tarifs douaniers ont bousculé non seulement Nintendo, mais aussi l’économie mondiale… jusqu’à ce que la Cour suprême y mette bon ordre. Le 20 février dernier, la plus haute juridiction américaine les a en effet jugés illégaux. Il a été établi que le locataire de la Maison-Blanche était allé au-delà des pouvoirs que lui avait accordé le Congrès l’autorisant à réglementer le commerce en cas d’urgence nationale.
Ce coup sur le nez n’a pas empêché Donald Trump de remettre le couvert en utilisant d’autres dispositifs législatifs. Néanmoins, la Cour suprême a ouvert la voie au remboursement des sommes déjà versées par les importateurs. Un site web a d’ailleurs été mis en place en avril par les Douanes US. Mais Nintendo n’a pas attendu pour réclamer son dû : début mars, la branche américaine du groupe portait plainte contre le gouvernement américain, comme l’ont fait un millier d’autres entreprises.
Quelques semaines plus tard, une plainte était déposée par deux joueurs Nintendo qui cherchent à faire reconnaitre par la justice que le remboursement de ces droits de douane devait revenir, au moins en partie, aux consommateurs ayant payé les produits Nintendo plus cher. Selon eux, l’entreprise serait donc payée deux fois : une première fois par ses clients, une deuxième fois par par le gouvernement américain.
Une vente conclue reste conclue
Nintendo a demandé le rejet de cette poursuite, que les plaignants veulent transformer en action collective. Le constructeur estime que les clients ont reçu « exactement ce qu’ils avaient accepté d’acheter et de payer », rapporte Game File. « L’argent versé par les plaignants correspond au prix d’achat des produits qu’ils souhaitaient acquérir et qu’ils ont effectivement reçus ; ils n’ont pas droit à un remboursement simplement parce que la situation juridique entourant les droits de douane a évolué entre-temps », selon Nintendo.
Pour l’entreprise, le point commun entre les demandes des plaignants est qu’il serait injuste que Nintendo n’ait pas révisé rétroactivement ses prix pour des ventes déjà conclues. « Mais ce n’est pas ainsi que fonctionnent les transactions commerciales », assène-t-elle. Autrement dit : circulez, il n’y a rien à voir.
Le constructeur ajoute également avoir ciblé des ajustements de prix « modestes », tout en prenant à sa charge le coût des droits de douane sur plusieurs de ses produits les plus populaires de l’époque, tout particulièrement la Switch 2. Pas d’augmentation généralisée, donc. « Si un consommateur ne souhaitait pas payer le prix affiché, il était libre de renoncer à l’achat ou de se tourner vers des produits concurrents », affirme Nintendo, même si les consoles rivales étaient plus chères à l’époque (et encore plus maintenant).
Il reviendra au juge de décider si la plainte peut devenir une class action, ou si elle est purement et simplement rejetée. Nintendo a pu maintenir le prix de lancement de la Switch 2, mais ça ne durera pas : à compter du 1er septembre, la console coûtera 500 euros (+ 30 euros) ou 500 dollars (+ 50 dollars). Cette fois pas tellement à cause des tarifs Trump, mais surtout pour éponger les coûts de la mémoire et du stockage.
Commentaires (16)
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Abonnez-vousLe 22 juillet à 08h37
De toutes façon avec les grosses boites et leurs armées d’avocats, ils trouvent toujours à garder un max d’oseille…
Mais la les arguments de Nintendo je les voit bien attaquables, et en classes action si ça y va, je ne doute pas qu’ils feront moins les malins..
Le 22 juillet à 09h08
Est-ce que qu'avec une ristourne faite par un fournisseur par rapport au volume de vente fait dans l'année, le client final aurait droit d'en réclamé une quote-part ?
Apriori, non. Donc la même logique s'applique dans ce cas ci aussi.
Modifié le 22 juillet à 08h52
Si les américains ne sont pas contents, qu'ils s'en prennent au tocard qu'ils ont foutu dans le bureau oval.
Modifié le 22 juillet à 09h31
Le cynisme de ce double discours fait froid dans le dos.
Si leurs clients pouvaient aussi se réveiller, un jour…
Le 22 juillet à 09h57
Contrairement aux taxes, les droits de douane font partie du coût du produit au même titre que tous les composants et la R&D qu'il y a dans le produit. Si demain la RAM coûte moins cher, rien n'oblige un constructeur à baisser ses prix.
Dans les faits, Nintendo a décidé, comme ils ont tout à fait le droit de le faire sans aucune raison valable et sans avoir à le justifier, de vendre 50 balles plus cher aux US. On sait que c'est dû aux conneries de Trump mais ça ne change rien. Les clients ont accepté un contrat de vente qui les engage à acheter tel objet à tel prix. Nulle part dans le contrat de vente il n'est fait mention des détails du prix, et un contrat de vente ne s'annule pas à postériori. Si les 50 balles de plus ne leur convenaient pas il suffisait de ne pas acheter et de s'en prendre à leur président à la con.
C'est un peu trop facile de leur taper dessus pour le coup. Ce genre de merdes n'arrive bizarrement pas dans les pays qui ne déstabilisent pas volontairement leur économie tous les vendredi soirs avant la fermeture des bourses. Si les américains veulent des consoles au même prix qu'ailleurs, qu'ils votent pour des représentants qui font pas absolument n'importe quoi.
Le 22 juillet à 12h57
Le 22 juillet à 16h41
Le 22 juillet à 12h52
Modifié le 22 juillet à 13h23
Une baffe à Trump, ça me fera toujours plaisir.
Modifié le 23 juillet à 15h48
Personne n'est puni ici, les seuls perdants sont les consommateurs.
En revanche, si Trump ne perd pas de sous, Nintendo se gave.
Le droit leur donne peut-être raison, mais c'est tout sauf juste comme attitude de la part de Nintendo de dire "c'est la faute des consommateurs, ils n'avaient qu'à pas acheter".
Le 22 juillet à 09h41
Les clients US de Nintendo sont donc des s......!
Le 22 juillet à 13h31
Modifié le 22 juillet à 13h52
Accessoirement, sauf en achat direct, Nintendo n'est pas le vendeur et n'a donc aucun lien vis à vis du client final par rapport à la transaction commerciale.
Les gens à qui Nintendo vend, sauf en achat direct à nouveau, c'est aux distributeurs.
Modifié le 23 juillet à 01h17
Le 23 juillet à 21h06
Si le prix baisse, tu ne peux pas demander un remboursement de la différence au vendeur.
Obligé de retourner le produit pour se faire rembourser (si c'est possible) et de le racheter alors au prix réduit.
Modifié le 23 juillet à 22h10
C'est très commercial de leur part, mais en aucun cas une obligation comme certains messages le laissent entendre. Accessoirement, c'était à leur initiative et relatif à leur politique tarifaire.
Dans le cas de Nintendo, le surcoût n'était pas de leur responsabilité.
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