Nintendo augmente le prix de la Switch 2, Sony serre les dents
L'IA fait grimper les prix des consoles
Illustration : Flock
Le 11 mai à 09h01
Explosion des prix de la mémoire, guerre en Iran, tarifs douaniers… La situation économique est pour le moins compliquée pour les constructeurs de consoles (et pour le portefeuille des joueurs). Nintendo va augmenter les prix de la Switch 2, Sony vend beaucoup moins de PS5.
Nintendo augmente le prix de la Switch 2, Sony serre les dents
L'IA fait grimper les prix des consoles
Illustration : Flock
Explosion des prix de la mémoire, guerre en Iran, tarifs douaniers… La situation économique est pour le moins compliquée pour les constructeurs de consoles (et pour le portefeuille des joueurs). Nintendo va augmenter les prix de la Switch 2, Sony vend beaucoup moins de PS5.
Économie
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8 min
Les nuages noirs pointent à l’horizon pour les consoliers. Nintendo a annoncé une hausse des prix de ses consoles partout dans le monde à compter du 1er septembre. En Europe, la Switch 2 passera ainsi à 499,99 euros (+ 30 euros), et aux États-Unis la hausse sera de 50 dollars (499,99 dollars), soit des augmentations de respectivement + 6 % et 11 %.
Hausse des prix de la Switch 2
C’est au Japon où la flambée sera particulièrement sensible, et ce dès le 25 mai :+ 20 % pour la Switch 2 ou encore + 33 % pour la Switch 1… Sur le marché domestique de Nintendo, la Switch 2 est proposée dans une livrée spécifique qui ne fonctionne qu’en japonais ; elle coûte bien moins cher qu’ailleurs à 49 980 yens, soit environ 270 euros. Elle reviendra à 59 980 yens, ce qui reste toujours bien plus abordable qu’en Europe (environ 325 euros). L’entreprise a encore un peu de souplesse pour aligner les prix japonais avec ceux du reste du monde.
Nintendo n’a pas vraiment d’autre choix que de prendre en compte « l’évolution des conditions du marché » et « les perspectives de l’activité à l’échelle mondiale ». La situation est particulièrement compliquée pour le petit artisan de Kyoto : la Switch 2 a été lancée en juin 2025, et même si la première année a été particulièrement convaincante pour la nouvelle console hybride (19,86 millions d’unités écoulées), ce n’est qu’une partie de l’équation. La console sert évidemment de support aux jeux : pour vendre un maximum de jeux, il faut qu’un maximum de consoles soient en circulation.
Nintendo marche sur une ligne de crête. Ses marges de manœuvre sont aussi fines que sa marge brute. Le lancement de la Switch 2 a certes dopé les revenus de l’entreprise, mais pas nécessairement sa rentabilité : la marge brute a en effet fondu, passant de 61 % durant l’exercice fiscal 2025, à 39,3 % pour 2026. Le poids du matériel est bien plus important dans les ventes globales, puisque les consoles ont représenté 66,7 % des ventes, contre 43,7 % un an plus tôt.
Les consoles rapportent moins que les jeux et les services, et le constructeur souligne par ailleurs que la Switch 2 dégage une marge inférieure à celle de la première Switch. Mécaniquement, la rentabilité en prend un coup. Et dans un monde où les composants sont toujours plus chers, la seule solution est d’augmenter les prix. Mais la hausse doit être suffisamment contenue pour ne pas repousser complètement les clients potentiels. Car maintenant que les fans de la première heure sont servis, il faut convaincre les familles que le petit dernier a absolument besoin d’une Switch 2 alors que sa Switch 1 est encore parfaitement fonctionnelle.
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Commentaires (10)
Le 11 mai à 12h03
Le 11 mai à 17h16
Le 12 mai à 11h16
Nintendo sont bien plus frugaux, ce qui ne veut pas dire que les jeux sur leurs plateformes ne peuvent pas être plus optimisés.
Le gros soucis du monde de JV, selon moi, c'est que l'on a eu quasi deux décennies d'accès à du matos de plus en plus performant, à prix hyper accessible.
Les studios (pas les dev, les studios) sont devenus fainéants, ne cherchant plus à optimiser leurs jeux pour telle ou telle plateforme, pour des raisons purement économiques. Cela revient moins cher de pousser un jeu pas opti, en se reposant sur la puissance brute de la machine sur laquelle il va tourner.
Sauf que quand la débauche de puissance se contracte du fait, dans le cas présent, d'un marché hardware extrêmement tendu...
Le 11 mai à 12h36
Serait-ce l'arrivée de la location longue durée comme pour les voitures (avec potentielle offre d'achat) ou d'un abonnement conjoint type forfait mobile (console + services en ligne) ?
Le 11 mai à 15h12
Le pire dans tout ça, c'est qu'on parle d'un « retour à la normale » éventuel d'ici 1 ou 2 ans, mais les trajectoires actuelles ne montrent rien qui aille dans ce sens (à ma connaissance). Pour un peu, les prix des CG, RAM et SSD auront encore doublé d'ici là ...
Sans déconner, l'IA est en train de flinguer beaucoup de trop de secteurs, pour de bien trop rares usages utiles et concrets. Usages qui existent clairement, je ne dis pas le contraire, mais qui pèsent peanuts face aux problèmes que pose le secteur dans sa globalité.
À quoi ça sert d'avoir des jeux optimisés par l'IA si les gens ne peuvent plus se payer de consoles ? Ou des retouches de photos, résumés, etc. par IA quand les gens ne peuvent plus se payer de terminaux ?
Modifié le 11 mai à 17h37
J'espère que c'est pour aligner les capacité aux projections de demandes, et non aux besoins actuels.
Mais j'ai un doute quand même : l'explosion de la bulle IA représenterait un risque énorme de surproduction pour les fabricants de mémoire surtout si ils finances effectivement des évolutions de leurs outils industriels pour augmenter les production.
Ils ont franchement tout intérêt a maintenir l'offre toujours en dessous de la demande, tant que ca se joue à qui allongera le plus de bifton pour faire la main basse sur leurs production... A quoi bon produire deux fois plus pour vendre deux fois moins chère ?
Je pense que le retour à la normal sera impossible tant que l'IA sera en expansion forte : l'augmentation de la production sera ou du bluff ou insuffisante pour répondre au besoin réel (bien trop de risque pour les fabricants de mémoire)
Le 12 mai à 11h29
Le 12 mai à 17h49
Effets similaires sur les délais, la disponibilité et tarifs.
Et ba c'était du pipi de chat comparé a ce qui nous tombe dessus là....
L'IA aspire littéralement tout ce qui peut sortir des chaînes de production. Le conflits récent n'arrangera rien mais finalement ne changera rien non plus je pense vu le tel niveau de n'importe quoi dans lequel nous étions déjà avant son début.
Le 12 mai à 20h59
Le 11 mai à 16h49
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