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France Travail : un algorithme pour accélérer le profilage des chômeurs et les contrôles

France, travaille !

France Travail : un algorithme pour accélérer le profilage des chômeurs et les contrôles

France Travail travaille sur un algorithme de profilage des chômeurs à des fins de contrôle. C’est ce qu’affirme la Quadrature du Net, document interne à l’appui. Celui-ci semble être un support PowerPoint pour une présentation de 30 min. L’association déplore une massification des contrôles et un glissement dangereux des décisions politiques vers des technologies présentées comme « objectives ».

Le document présenté (PDF) a trait au ciblage du Contrôle de Recherche d’emploi, ou CRE. France Travail y évoque immédiatement la « logique d’engagements réciproques au service du retour à l’emploi ». Ainsi, tout le monde a droit à un accompagnement personnalisé dans l’objectif de retrouver un emploi. « En contrepartie, l’usager s’engage à participer aux actions proposées et à rechercher activement un emploi : c’est le devoir d’assiduité et de recherche d’emploi ». Des droits et des devoirs formalisés dans un « contrat d’engagement dynamique », dont le respect « fait l’objet d’un contrôle », le fameux CRE.

Six principes sont mis en avant : maintien du contradictoire (le demandeur doit toujours pouvoir se justifier après une notification de manquement), universalité du contrôle, équité de traitement, bénéfice du doute, maintien du lien territorial et séparation des activités de contrôle et d’accompagnement. Selon la Quadrature du Net cependant, plusieurs de ces principes pourraient être remis en cause.

Un outil IA de plus dans la besace

La présentation date de décembre 2025 et ressemble à un point d’étape sur les travaux en cours. Signalons tout de suite que France Travail dispose déjà de plusieurs outils alimentés par l’IA, comme mentionné sur son site. ChatFT assiste par exemple les conseillers dans les échanges avec les demandeurs d’emploi et facilite la création de documents. MatchFT a pour mission de faire « correspondre les offres d’emploi aux profils des candidats. Il contacte ensuite par SMS les candidats identifiés comme correspondant à l’offre pour leur proposer et les sonder sur leur intérêt ». Ces deux outils ont été développés par Mistral.

Le document porte largement sur les questions de contrôles, qui peuvent être déclenchés pour plusieurs raisons : vérification de l’assiduité, contrôles aléatoires, signalements par des agences ou encore contrôles issus de requêtes ciblées. Ces dernières sont particulièrement mises en lumière car elles « visent des situations présentant une forte probabilité d’insuffisance de recherche d’emploi » : métiers en tension, sortants de formation ou de prestations, ruptures conventionnelles, créateurs d’entreprises ou encore frontaliers. Pour 2026, France Travail envisageait 500 000 contrôles ciblés, soit 40 % du total des vérifications.

Source : Quadrature du Net

France Travail note dans ses objectifs que le CRE « vise avant tout à améliorer la qualité de l’accompagnement en permettant d’identifier si une insuffisance relève d’un besoin de soutien renforcé ou d’un contournement volontaire ». L’action prise peut être une « redynamisation », une révision du suivi ou une sanction, si « le comportement est volontairement abusif ».

Et tout le sujet du document est bien de fluidifier ce processus en se servant d’une IA pour analyser « 26 variables clés », dans l’idée de « reconstituer les parcours des demandeurs d’emploi » qui nécessitent « une expertise approfondie » qui sera alors transmise aux services CRE.

Un modèle statistique, pas un LLM

Le modèle utilisé est présenté comme statistique (arbre de décision), il ne s’agit donc pas d’IA générative (LLM). Parmi les 26 critères, on trouve l’historique des cessations, le délai d’inscription, le nombre d’entretiens, le niveau de formation, le métier recherché, l’indicateur de tension sur ce métier, les heures travaillées, la présence et l’ancienneté d’une ORE (Offre Raisonnable d’Emploi), le nombre de refus d’offres, la présence et l’ancienneté d’un CV visible, ou encore le nombre d’absences aux prestations et les synthèses des derniers entretiens. Attention cependant, le poids des variables n’est pas connu, on ne sait donc pas de quelle manière elles sont pondérées dans la formule de France Travail.

Dans le document, il est dit que le modèle est entraîné sur les données historiques du CRE, pour lui apprendre les relations entre les caractéristiques (les variables et leurs données) et les résultats des services CRE. Ainsi, le modèle apprend en faisant des prédictions basées sur le parcours, les compare à la réalité, puis corrige ses erreurs pour s’améliorer. Une approche classique. Sur un échantillon de 60 000 anciens dossiers, 79 % des dossiers ciblés par le modèle ont donné lieu à un examen complémentaire contre 53 % pour les dossiers issus de la requête aléatoire, et 64 % des dossiers ciblés ont conduit à une redynamisation ou une sanction.

L’étape suivante ? Appliquer le modèle sur la population actuelle inscrite à France Travail. Il a retourné une liste d’individus « qu’il considère comme les plus susceptibles de nécessiter un CRE ». Point intéressant, le document relève qu’une recherche active de biais de sélection a été menée. France Travail dit avoir « identifié que le modèle pouvait favoriser le contrôle des demandeurs d’emploi ayant les plus faibles revenus », ce qui avait conduit à retirer la variable « Salaire Journalier de Référence » (SJR). Elle a été réintégrée en tenant compte de la ventilation des demandeurs d’emploi par tranche de SJR « telle qu’elle existe dans la population générale ».

En outre, le document indique qu’il ne s’agit pas d’un projet de recherche : une première campagne de 7 000 tests avait déjà été menée au sein de la population des demandeurs avec une rupture conventionnelle et une deuxième campagne était « en cours de réalisation ». Pourquoi ce groupe en particulier ? Parce qu’il coûte en moyenne plus cher à France Travail.

Alors pourquoi recourir à l’IA ? Le document donne trois raisons : le nombre élevé de variables, la « suppression des a priori » grâce à l’utilisation de « critères objectifs », et le gain d’efficacité « démontré », car supérieur aux modèles actuels fondés sur des règles métiers. Le document mentionne explicitement la volonté d’élargir l’utilisation du nouveau modèle à « d’autres publics de demandeurs d’emploi ».

La Quadrature du Net dénonce une « dépolitisation »

Pour l’association, que le modèle soit un LLM n’est pas la question. Le sujet est le même que pour la CNAM et la CNAF : le solutionnisme technologique.

L’association dénonce ainsi certains arguments avancés par le document, notamment la « suppression des a priori » et les « critères objectifs », présentés comme des corolaires à l’utilisation de l’intelligence artificielle. Pour la Quadrature, on assiste à la « transformation d’un problème politique – le choix des critères de sélection des personnes à contrôler – en un problème purement technique ». Une dépolitisation qui ne peut entrainer, selon l’association, qu’une « délégitimation de la critique des politiques de contrôle », ces dernières étant présentées comme « neutres » et « objectives ».

Outre la déresponsabilisation des dirigeants, la Quadrature pointe aussi l’opacité systématique autour des algorithmes de profilage. « En permettant aux responsables des institutions sociales de taire la réalité du tri social organisé, elle complique considérablement la mise en lumière de leurs dérives », fustige-t-elle. Et pour cause : le code source de l’algorithme de la CNAF « n’a été obtenu qu’après une longue bataille juridique et médiatique, tandis que celui de l’Assurance maladie ne l’a été qu’à la faveur d’une erreur de caviardage par l’administration ».

Et celui de France Travail ? « […] toutes nos demandes d’accès au code des IA utilisées par France Travail sont, à ce jour, restées lettres mortes », ajoute la Quadrature. L’association a adressé ses demandes à la CADA, mais France Travail a refusé de « communiquer la moindre information sur des IA aussi sensibles que celles utilisées pour échanger par SMS afin de proposer des offres d’emplois à des usager·ères (MatchFt) ou celle que France Travail a généralisé auprès de ses conseillers afin de les aider dans leurs tâches quotidiennes (ChatFt) », sans motivation de sa décision auprès de la CADA, « en violation flagrante de la loi ».

La Quadrature dit observer une volonté d’automatiser l’ensemble de la chaine de contrôle pour répondre aux objectifs gouvernementaux, qui incluent 1,5 million de contrôles en 2027 pour les demandeurs d’emploi. Devant l’ampleur des chantiers en cours, elle craint particulièrement l’arrivée future d’une IA générative qui, ne se contentant plus de pointer des dossiers, formulerait des suggestions de décisions.

Pour l’instant, on reste dans l’optique du « faisceau d’indices », utilisé pour braquer un projecteur sur un dossier en délicatesse. Pour France Travail, cette approche est neutre : ce n’est pas parce qu’un dossier est mis en lumière pour contrôle qu’un abus est systématiquement suspecté. Mais la massification est en cours, puisque depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, toute personne recevant le RSA doit obligatoirement s’inscrire sur France Travail, plus de 6 millions de personnes pouvant alors être concernées en tout.

Dans le document, France Travail dit clairement son intention d’élargir le modèle à d’autres publics. La Quadrature craint de ce fait la généralisation d’un scoring et la mise en place d’une répression sociale contre les populations les plus vulnérables.

Où sont les analyses de risques ?

Ces questions sont particulièrement présentes dans une série de quatre podcasts publiée ce lundi 20 juillet par la cellule investigation de Radio France, qui a enquêté en partenariat avec la Quadrature du Net. La journaliste Audrey Travère y aborde de nombreux autres points, mais l’épisode 3 est entièrement consacré à la question de l’IA au sein de France Travail et au parallèle avec les cas de la CNAM et de la CNAF.

Elle s’est également entretenue avec Soizic Pénicaud, cofondatrice de l’Observatoire des algorithmes publics (Odap) et enseignante à Sciences-Po Paris. Celle-ci s’est dit surprise que les tests de cet algorithme aient pu se faire sans que personne n’en ait entendu parler. Pas un mot non plus sur son évaluation, d’analyse d’impact sur les données personnelles, ni « d’évaluation des discriminations entrainées par ces algorithmes ».

Soizic Pénicaud rappelle en outre l’un des fondamentaux dans tout ce qui touche à l’IA : « Les humains, on sait qu’il y a des enjeux de biais, c’est incontestable, alors qu’un algorithme, on va nous dire que c’est statistique, c’est mathématique, c’est neutre, c’est objectif. En réalité, ça découle d’un ensemble de choix, et ces choix ne vont pas être questionnés. L’algorithme va systématiquement taper sur les mêmes. Et ça, ça pose un problème, car cela signifie un passage à l’échelle de la discrimination ».

Quant à l’argument de la décision humaine à la fin, là encore Soizic Pénicaud pointe l’influence algorithmique : on aura toujours tendance à plus cliquer sur un élément pointé comme très probable par une IA.

Nous avons contacté le ministère du Travail pour obtenir des informations complémentaires et actualiserons cet article en cas de réponse.

Commentaires (30)

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C'est donc pour ça que l'état ponctionne nos cotisations chômage? Saucer les boites de conseil pour développer des algo inefficaces?
Au top.
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Tu n'as pas du regarder ta feuille de paie depuis un bout de temps. La cotisation à l'assurance chômage sur la partie salarié a été supprimée en 2019.
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Que c'est naïf ... L'assurance chômage est payée par le salariés et les employeurs, et in fine, bénéficie aux salariés. Donc toute le monde paye, que se soit sur ta fiche de paye ou pas => du salaire en moins pour une couverture sociale d'un risque que représente le chômage.
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Vous croyez vraiment aux sornettes de la partie salarié / employeur ?

Où que se trouve la ligne, c’est bien ton travail qui paye les cotisations.
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Comme ton travail paye tout ce qui est financé par l'impôt.
Mais le gain pour les salariés est net.

On a supprimé 2,4 % d'assurance chômage et 0,75 d'assurance maladie (total = 3,15 %) et ajouté
1,7 % de CSG.

Le gain est donc 1,45 % du salaire brut.

C'est compensé par la CSG sur des revenus qui ne sont pas du travail (retraites, revenus financiers, loyers perçus, etc.).

Par contre, le reproche que je ferai à ça, c'est le fait que les indemnités chômages sont de plus en plus financée par l'impôt (CSG), il reste les cotisations patronales, et que la gestion paritaire en a pâti.
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Oui mais justement, c’est tout à fait volontaire. À l’origine la sécurité sociale telle que mise en place par le Front Populaire a été conçue pour être financée par les travailleurs et pour être autofinancées et à l’équilibre, gérées en autonomie en dehors du budget de l’Etat.

En faisant financer la sécurité sociale par le budget de l’Etat au lieu des cotisations sociales, non seulement il n’y a plus d’équilibre automatique, mais en plus cela devient une source d’économie.

Et ça encore c’est pour rester soft. D’aucuns pourraient penser que maintenant que plus la sécurité sociale est au budget de l’Etat, on n’est plus qu’à quelques choix politiques de pouvoir la casser volontairement.
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Tout à fait, et si équilibre il y a l'état ne se gêne pas pour taper un peu dans la caisse pour la rendre déficitaire (pour financer ce genre d'ignominie par exemple).

D'autant plus que ça sert le discours du patronat au passage.
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A quand la même chose pour la fraude fiscale et la bonne utilisation du CICE ?
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Oula malheureux, il n'y a rien a grapiller de ce côté, l'argent n'est mal utilisé que par ceux qui en manque!
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A quand pour la vérification des frais et rendez-vous parlementaires ?
Que ce soit l'utilisation de l'enveloppe, les "diners entre amis", la piscine qui apparait miraculeusement dans le jardin.

Je suis quasiment certain que ceux qui bossent sur la transparence seraient ravis d'avoir un tel outil.
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pour la fraude fiscale
c'est déjà le cas
CICE
ça n'existe plus
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Transformé en manque à gagner tout aussi inconditionnel pour les caisses. Comme ça après on pourra dire que la protection sociale ne marche plus. Pratique.
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Excellent exemple qu'es la fraude fiscale : manque à gagner 5 à 10x supérieur à la fraude sociale pour rappel. quand même.
Il y a effectivement beaucoup de budget mis dans l'IA pour détecter les fraudes et remplacer les postes de contrôleurs supprimés.

L'IA a une fâcheuse tendance à détecter surtout des petites fraudes chères à recouvrer (PME majoritairement) et à épargner les montages complexes (Grosses boites / multinationales qui ont les moyens de les mettre en place)

Résultat les recette liées aux recouvrements stagnent.
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épargner les montages complexes (Grosses boites / multinationales qui ont les moyens de les mettre en place)
surtout parce que ce n'est pas de la fraude
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Ce n'est pas forcément de la fraude.

Contrôleur des impôts c'est un métier à part entière, ça ne se résume pas à décreter que si le montage est complexe il est forcément légal.
L'IA peut difficilement vérifier si il relève de la fraude ou non et délègue cette tâche aux humains.

Pour rappel, la DGFiP en 2026 c'est 550 équivalents temps plein en moins, 30000 depuis 2009, et la tendance n'est pas prévue de s'inverser.
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Ah bah tiens
En dix ans, les recettes fiscales ont en effet bondi de 44 %
Impôts : le fisc défend avec vigueur ses méthodes et ses résultats sur le contrôle fiscal
Auditionnée par la commission des Finances de l'Assemblée, la directrice générale des finances publiques a relativisé la baisse des résultats du contrôle fiscal. Elle estime que le recours croissant aux algorithmes dégage du temps pour traiter des dossiers complexes.
https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/impots-le-fisc-defend-avec-vigueur-ses-methodes-et-ses-resultats-sur-le-controle-fiscal-2243560?Reseaux+sociaux+=CM_News_Twitter
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France Travail travaille
Joli :D
Le modèle utilisé est présenté comme statistique (arbre de décision), il ne s’agit donc pas d’IA générative (LLM).
Dans la mesure où un LLM est aussi un modèle statistique, la contradiction ne fonctionne pas pour moi.

Par contre, oui, ce n'est pas de l'IA générative (qui est une branche spécifique de la discipline autour de l'IA). Juste du modèle de prédiction ordinaire comme ça existe depuis un bail.
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Ya pas d'argent, sauf quand il s'agit d'automatiser la chasse aux pauvres...
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tu as raison, faut supprimer tous les contrôles
on sait bien que personne n'abuse des prestations sociales en FRANCE
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Fraude sociale (entreprises inclus) : 2 à 13 milliards.
Fraude fiscale : 80 à 120 milliards.
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Sources ?
En particulier pour les seconds chiffres.

Le premier Président de la Cour des comptes disait en 2025 :
Affirmer comme certains que la fraude fiscale représente entre 80 et 100 milliards d’euros, c’est au minimum une approximation, c’est en réalité une affirmation quasi gratuite
Et il appelle Bercy à travailler le sujet.
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Sources ?
Le doigt mouillé populiste.
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Je préfère ne pas savoir d'où il sort ce doigt !
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Choisi ton arme, camarade !

@Flock y'a pas un annuaire des illustrations ? Je galère à les retrouver alors qu'elles sont aussi riches et puissantes que ma banque de memes :D
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Si, il y en a un ! Dans le backoffice, la médiathèque, en accès restreint :windu: :devil:
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Screugneugneu !

@Ferd T'as moy de mettre ça en option sur l'abo. Je souscrirai :p
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Oh oui des GIFlock pour nos réactions :mrgreen:
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Et donc ? Faut rien faire contre ? Laisser faire ? Encourager ?
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« En contrepartie, l’usager s’engage à participer aux actions proposées et à rechercher activement un emploi : c’est le devoir d’assiduité et de recherche d’emploi »
Je vous invite à aller voir la vidéo de la chaîne YouTube "Réflexions Basses" intitulée "J'ai infiltré le rituel le plus HUMILIANT de France Travail (du BREAKDANCE ???)" :-D
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Je ne suis pas choqué qu'un arbre de décision oriente le choix : ce n'est pas forcément pire qu'un humain qui pourrait faire à la tête du client. Par contre il faut en contrepartie une transparence totale :

  • les critères (a priori on les connaît) : sont ils les bons ? comment on-t-il été sélectionnés ? ont-il tous une raison dans l'évaluation ?

  • les poids : c'est impératif, on parle d'un service public ! il n'y a pas de secret qui compte !



Attention également aux apprentissages de ces poids : si on base sur un panel existant, l'arbre va apprendre et reproduire les biais existant (ça peut être de l’âgisme, du sexisme, du racisme...)

Exemple dans ces 26 critères, l'absentéisme il manque je pense la raison des absences : une absence pour maladie ne devrait pas déclencher de sanction, à l'inverse d'une canapé-ite / flemme. Là le cancéreux qui a eu des rendez-vous d'oncologue en même temps que ceux de France Travail, va se retrouver noté pareil que l'alcoolo qui s'est mis une cuite la veille de tous ses rendez-vous FT ?