[MàJ] Interdiction des réseaux sociaux aux - 15 ans : passé en CMP, le texte sera voté mardi
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Le 21 juillet à 08h00
Le gouvernement prend acte des réserves émises par la Commission européenne, mais estime que l’avis circonstancié rendu par cette dernière porte sur deux points de détail qui n’invalident pas la proposition d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il maintient son objectif d’une mise en œuvre dès la rentrée de septembre.
[MàJ] Interdiction des réseaux sociaux aux - 15 ans : passé en CMP, le texte sera voté mardi
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Le gouvernement prend acte des réserves émises par la Commission européenne, mais estime que l’avis circonstancié rendu par cette dernière porte sur deux points de détail qui n’invalident pas la proposition d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il maintient son objectif d’une mise en œuvre dès la rentrée de septembre.
Droit
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6 min
Mise à jour, 21 juillet, 8 heures : conformément aux vœux du gouvernement, le texte a fait l’objet d’un examen express par une commission mixte paritaire (CMP) chargée d’harmoniser les versions issues du Sénat et de l’Assemblée nationale tout en prenant en compte les observations formulées par la Commission européenne.
Réunie lundi 20 juillet, cette CMP a accouché d’un nouveau texte discuté et voté mardi 21 juillet à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la dernière séance publique de la session extraordinaire du Parlement.
Le texte issu de la CMP revient pour l’essentiel à la version proposée par le gouvernement. Il supprime les deux points introduits par le Sénat sur lesquels l’Europe tiquait, à savoir la constitution d’une liste de réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans établie sur avis de l’Arcom, et la possibilité d’une dérogation supervisée par les représentants légaux de l’enfant mineur.
« Je me félicite de l’accord trouvé par les parlementaires en CMP sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Demain, la France sera le premier pays d’Europe à instaurer une majorité numérique pour mieux protéger nos enfants en ligne », s’est réjouie lundi la ministre déléguée chargée du Numérique, Anne Le Hénanff.
Publication initiale, 8 juillet, 10h24 :
Le cabinet de la ministre déléguée au Numérique et à l’IA, Anne Le Hénanff, s’est dit mardi optimiste quant à la possibilité de faire promulguer, au 1er septembre, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et ce malgré les réserves exprimées par la Commission européenne dans son avis circonstancié, rendu public lundi 7 juillet.
« La Commission européenne pointe le fait que nous sommes fondés à agir. Niveau calendrier, nous sommes donc toujours sur une entrée en vigueur au 1er septembre, conformément à l’ambition du président de la République. Ce délai nous permet de continuer les travaux parlementaires, et notamment de convoquer une commission mixte paritaire, ce que nous allons faire dans la suite de la session extraordinaire », a déclaré le cabinet lors d’un point presse téléphonique.
Deux dispositions ajoutées par le Sénat en question
Si Bruxelles ne remet pas en cause les velléités françaises de limiter l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, l’avis rendu par la Commission pointe toutefois deux dispositions considérées comme non compatibles avec le droit européen. Les deux points concernés ne figuraient pas dans la proposition de loi initialement votée à l’Assemblée nationale, souligne le cabinet.
Ajoutées lors de la lecture du texte au Sénat, le 31 mars dernier, elles concernent respectivement la création d’une liste des réseaux sociaux interdits aux mineurs de moins de 15 ans, et la possibilité d’un accès dérogatoire sous réserve de l’accord parental. Le cabinet d’Anne Le Hénanff avait alerté dans la foulée du vote d’un risque d’incompatibilité avec le droit européen.
L’avis rendu par Bruxelles semble lui donner raison. « Sur ces deux points, l’avis nous dit que la mise en œuvre serait contraire aux pratiques d’harmonisation maximales du DSA, puisqu’on viendrait imposer de nouvelles contraintes aux plateformes, ce qui ne peut être fait qu’au niveau européen », décrit Bercy.
Dans la petite loi issue du Sénat, il est prévu que l’interdiction s’applique à une liste de réseaux sociaux « établie par un arrêté du ministre chargé du numérique pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ».
« L’Arcom n’est pas fondée à établir des critères qui viendraient discriminer les plateformes, on ne peut pas qualifier de façon individuelle les acteurs », déchiffre à ce sujet le cabinet ministériel.
La dérogation qui permettrait à un mineur de moins de 15 ans d’accéder à un réseau « s’il peut justifier de l’accord préalable exprès d’au moins l’un de ses administrateurs légaux » poserait quant à elle un problème dans la mesure où elle imposerait aux plateformes la mise en place d’un dispositif de recueil du consentement spécifique à la France. « C’est contraire au principe du pays d’origine de la directive e-commerce », résument les conseillers d’Anne Le Hénanff.
Rappelons que ce principe prévoit qu’une société obéisse aux règles du pays dans lequel elle est implantée pour tout ce qui relève du « domaine coordonné », c’est-à-dire la façon dont le service fonctionne (par opposition à d’autres aspects plus spécifiques comme la fiscalité, la livraison, etc.).
Un calendrier (très) serré
L’examen des travaux de la Commission mixte paritaire (CMP) est d’ores et déjà à l’ordre du jour du 21 juillet de l’Assemblée nationale. Les deux chambres ont donc environ deux semaines pour réunir cette CMP et la faire plancher vers une proposition harmonisée répondant aux deux objections formulées par Bruxelles, avant le vote final.

En cas de succès, il ne sera pas nécessaire de solliciter un nouvel avis de la Commission, estime Bercy, ce qui permettrait donc d’envisager une promulgation expresse à la rentrée de septembre. La vérification d’âge s’appliquerait alors à l’ensemble des services qui répondent à la double définition de réseau social selon le DMA et de plateforme en ligne selon le DSA.
Le cas échéant, il restera à juger sur pièces de la qualité des dispositifs de vérification d’âge mis en œuvre. L’expérience acquise avec les sites pornographiques permet pour l’instant de douter de leur efficacité…
Commentaires (24)
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Abonnez-vousLe 8 juillet à 10h47
Le 8 juillet à 10h53
Modifié le 9 juillet à 10h07
A moins qu'il n'ait négocié une prime de pénibilité conséquente.
Le 9 juillet à 17h01
Le 8 juillet à 16h36
Allez j'en rajoute un autre: l'interdiction de la publicité pour les moins de 137 ans.
Le 21 juillet à 08h04
Le 21 juillet à 08h12
Je sens que ça va encore être du gymkhana législatif ....
Le 21 juillet à 09h02
On entend par “ service de réseaux sociaux en ligne ” un service défini au paragraphe 7 de l'article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques).
Et donc l'article 2, paragraphe 7 du règlement (UE) 2022/1925 https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2022/1925/oj?locale=fr#art_2 :
«service de réseaux sociaux en ligne»: une plateforme permettant aux utilisateurs finaux de se connecter ainsi que de communiquer entre eux, de partager des contenus et de découvrir d’autres utilisateurs et d’autres contenus, sur plusieurs appareils et, en particulier, au moyen de conversations en ligne (chats), de publications (posts), de vidéos et de recommandations;
Le 21 juillet à 10h03
(J'ai pas compris si , dans la liste finale, les virgules étaient des ET ou de OU)
Le 21 juillet à 10h11
Le 21 juillet à 10h08
Ils permettent de partager des contenus d'une certaine manière.
En tout cas, merci pour la réponse précise renvoyant vers les textes.
Le 21 juillet à 10h22
Le 21 juillet à 10h36
Le 21 juillet à 11h05
Modifié le 21 juillet à 11h56
Modifié le 21 juillet à 10h28
Le vrai "problème" est que les politiques perdent la main par rapport aux réseaux sociaux qui font ou défont les élections... d'ailleurs y compris dans le pays d'où viennent ces réseaux, cf les milliardaires qui se veulent gouverner le monde. Voir aussi l'excellent rapport de M. Latombe à ce sujet.
En mettant cette mesure, pour évaluer si quelqu'un a plus ou moins de N ans, il faut mettre un contrôle d'entrée à tout le monde, et pas seulement à ceux concernés.
L'espoir des politiques est donc que cela va ralentir l'ardeur des foules à se connecter sur lesdits réseaux... et pas seulement des jeunes concernés.
Je ne sais pas si ça aura cet effet là. L'effet constaté en Australie qui nous a précédé est bien faible !
La question de "qu'est un réseau social" est alors tout à fait pertinente... ils arriveront bien à nous trouver une définition "politique"...
Le 21 juillet à 11h01
Et qu'en est-il des réseaux dans le fediverse comme Mastodon ?
Encore une loi bien inutile en réalité il me semble...
Mardi à 18h19
Je ne dis pas qu'il ne faut pas interdire l'usage, je pense juste qu'en l'état ca ne sert a rien si on ne mets pas de vrai moyen de blocage
Demandé a fb et consort de s'auto censurer, c'est juste une plaisanterie ...
Mettre un vrai moyen dectection des contrevenant avec amende pour les parents a la clé serai techniquement complexe, couteux et probablement en infraction avec la "sainte liberté"...
Donc pourquoi perdre son temps a faire cela?
Mardi à 18h34
Mercredi à 07h16
Donc le but est moins de protéger les ado que de ramasser du pognon auprès d'acteurs chinois & américains.... Surtout qu'on recommence ces derniers temps à entendre la petite musique du "dramatique déficit budgétaire qui va peser sur nos enfants et gnagnagna" , à moins d'un an de la présidentielle.
Mercredi à 11h12
Mercredi à 16h49
Si la loi est assez large ça permet de mettre à l'index qui on veux.
Typiquement, un forum qui discute de la A69 ou du soulèvement de la terre ? => Hop, "réseau social", vérification d'identité (== de majorité) sinon fermeture.
Pas besoin de faire de mal, juste ça permet d'entraver le faire de discuter. Pas interdire, non - entraver, rendre pénible & risqué pour les opérateurs.
Et bien sur si tu veux de l'argent il faut aller chercher les gros pour que ce soit rentable.
Mercredi à 12h04
Mercredi à 11h11
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