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Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

Clim’ bait

Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

Dans la première partie de notre dossier, nous avons expliqué ce qu’était une climatisation et comment elle fonctionne. Nous pouvons désormais passer au gros morceau : analyse technique et environnementale, en apportant un maximum de réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Commençons par évacuer les questions basiques : oui, la climatisation sauve des vies dans les hôpitaux, les EHPAD. De manière générale, elle est indispensable pour toutes les personnes vulnérables pendant les épisodes de canicule. Celle de 2003 avait causé une surmortalité sur le mois d’août d’environ 15 000 décès.

La canicule de juin 2026 (qui a montré que les belles promesses de 2003 ne sont pas toutes tenues) et celle à venir dans les prochains jours rappellent que les risques sont toujours là. Le réchauffement climatique entraîne une hausse de ces événements ; ils sont de plus en plus fréquents et longs, et cela va s’aggraver dans les années à venir.

Attention à un point important : la climatisation permet de traiter les symptômes, sans pour autant s’attaquer aux causes (le réchauffement climatique). C’est un pansement pour continuer à vivre, pas un médicament. On ne le répétera jamais assez : la climatisation ne supprime pas la chaleur, elle la déplace.

Comme nous allons le voir, la climatisation a un coût électrique, environnemental et sociétal. En France, nous avons de la chance sur la partie électricité : elle est en quasi-totalité bas-carbone. La question environnementale est plus compliquée avec des gaz polluants et des îlots de chaleur. Enfin, sur la partie sociétale, les locataires ou les ménages les plus modestes ont plus de mal à installer des climatiseurs dans de bonnes conditions (bruit, performances…).

C’est la version ultra-simplifiée de cet article, la version longue détaille longuement les trois axes. De nombreuses personnes se posent la question de savoir s’il faut ou non sauter le pas. Next vous aide à comprendre les enjeux et ensuite à décider en connaissance de cause, en fonction des besoins et moyens.

En France, 24 % des particuliers sont équipés d’une clim

Déjà quelques chiffres pour la France : en 2016/2017, 14 % des particuliers étaient équipés de la clim, selon des statistiques d’EDF reprises par l’ADEME. La France est passée à 18 % en 2023 et 24 % en 2025. Dans ce dernier cas, « 13 % disposent d’une seule pièce climatisée et 11 % en ont plusieurs ». Les personnes les plus aisées sont celles qui ont davantage sauté le pas, de même pour ceux dans le sud. Rien de surprenant dans les deux cas.

Les chiffres sont éloquents sur la présence ou non de la clim :

  • Type d’habitation : 31 % des propriétaires de maisons, contre 20 % en logement collectif.
  • Catégorie socio professionnelle : 37 % des libéraux, cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 19 % des ménages dont la personne de référence est sans emploi ou inactive.
  • Lieu : 47 % des habitants du Sud-Est et de la Corse, 11 % en Bretagne.

Et ailleurs dans le monde ? L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié en 2018 une étude (sur des données de 2016) : « Le taux d’équipement des ménages en climatisation varie énormément d’un pays à l’autre, allant d’environ 4 % en Inde et moins de 10 % en Europe, à plus de 90 % aux États-Unis et au Japon, et proche de 100 % dans quelques pays du Moyen-Orient. En Chine, près de 60 % des ménages possèdent désormais au moins un climatiseur ».

Le trio de tête était : 570 millions de clims en Chine, 375 millions aux États-Unis et 150 millions au Japon. La puissance frigorifique installée aux États-Unis et en Chine dépasse les 2 000 GW, tandis que l’Europe est à près de 200 GW. Par contre, l’Europe est à plus de 600 GW pour la partie commerces et autres locaux professionnels.

L’ADEME ajoute que, en France, « la consommation dans le résidentiel associée à la climatisation reste marginale à l’heure actuelle. En effet, elle représente autour de 1 % de la consommation en énergie finale du secteur ». Les clims réversibles et les PAC sont évidemment utilisées plus longtemps puisqu’elles chauffent aussi en hiver, mais elles prennent la place des autres systèmes de chauffage (gaz, électricité, bois, fioul…). En été, elles viennent s’ajouter, pas remplacer.

L’ADEME donne des chiffres : « En France métropolitaine, pour le secteur résidentiel, les consommations d’énergie sont évaluées par le modèle développé dans le cadre de la présente étude à environ 4,9 TWh en 2020 ». 3,8 TWh viennent des maisons individuelles, 1,1 TWh des appartements. Toujours selon l’agence, « 79 % de ceux qui utilisent leurs systèmes de climatisation le font fonctionner durant les heures les plus chaudes, uniquement la nuit ou de manière très ponctuelle ».

Dans le secteur tertiaire, c’est plus du double puisque les consommations d’énergie totales sont estimées à 10,6 TWh en 2020. La moitié vient des bureaux, puis des commerces (2,8 TWh), des cafés, hôtels et restaurants à 0,8 TWh et de la santé en quatrième position avec 0,67 TWh. Les datacenters étaient à 0,26 TWh.

Après l’état des lieux, les questions.

La clim consomme-t-elle beaucoup d’électricité ?

Version courte : oui, bien évidemment, mais ce n’est pas spécialement un souci en France car nous sommes excédentaires et exportateurs d’électricité. De plus, elle provient en quasi-totalité de sources renouvelables et nucléaires, elle est donc très peu carbonée. Ce n’est pas le cas partout en Europe ni dans le monde.

Il reste 78% de l'article à découvrir.

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Commentaires (46)

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Super article. Ce qui me dérange avec les clims: utiliser la techno pour palier à un problème de conception.
Je m'explique: une fois que tout le monde a une clim et ne peut plus vivre sans, que se passe-t-il en milieu dense si la température dépasse la température maximale d'utilisation d'une clim en mode rafraichissement?

Ensuite, vous n'abordez pas un point important: si la consommation globale des clims n'est pas un problème, les pics de consommation peuvent l'être. Piloter les clims est important pour les gestionnaires/fournisseurs d'énergie (la clim qui se met en marche à fond juste quand on rentre et qu'on branche la voiture électrique ...). Même problème que pour les radiateurs, SAUF qu'une clim c'est pas une simple résistance, les implications sur le 220 du démarrage d'une clim sont très différentes (en fait, une bonne clim n'arrête pas tout à fait les moteurs/compresseurs et est capable de monter progressivement en puissance - c'est le cas pour les clims d'immeuble, pas du tout pour les clims des particuliers)
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Toutes les clims avec inverters savent le faire, y compris les petites.
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« Les épisodes de fortes chaleurs touchant généralement toute la France, les foyers disposant d’une clim ont de fortes chances de l’allumer en même temps, ajoutant donc de la charge sur le réseau électrique ». Après je reconnais que l’article est un brin long… ^^
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Pour les propriétaires de maisons, une clim associée à des panneaux solaires peut lisser la surconsommation mais on est sur des coûts d’installation pour le combo beaucoup plus élevés !
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"une clim associée à des panneaux solaires " et de plus le rendement des onduleurs sur une charge comme un moteur est inférieur. 1000w de panneaux solaire ne peuvent pas alimenter 1000w de moteur
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Je suis perplexe. Il y a des PFC sur les clims depuis longtemps. Le cos phi est de l'ordre de 1.
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@alex.d. si le moteur est commandé par un onduleur (on note souvent la mention « inverter technology » ), comme c'est le cas depuis un moment sur tous les appareils incluant un moteur, comme les machines à laver, alors tu as entièrement raison ou presque car on parle alors de facteur de puissance et non de cos phi (le cos phi ne concerne que la fondamentale alors que le facteur de puissance inclue les harmoniques).
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@Wosgien si tu parles en W, si puisque par définition un W correspond à l'énergie active.

Il ne faut pas oublier que dans tous les cas, ton logement n'est pas en îlotage si ton installation n'est pas totalement indépendante, donc le courant réactif sera fournis par ton compteur et te coûtera 0 € car il ne facture que la vraie énergie en W.
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Avec le Linky, ils ne facturent pas la puissance apparente maintenant ?
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À ma connaissance non. Le linky permet d'afficher la puissance apparente mais il n'y a pas de facturation dessus. Cette facturation sur la puissance apparente a beaucoup été spéculé.
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@Mihashi le linky facture de l'énergie et non de la puissance, comme tous les compteurs d'énergie.

La puissance apparente apparaît sur ta facture pour l'abonnement. C'est la partie fixe de ta facture qui correspond à la promesse de te fournir en pratique un courant garanti pour une tension minimale garantie. En très court, tu paye un dimensionnement des fils jusqu'à chez toi.

L'énergie facturée est bien entendu l'énergie active car c'est celle qui correspond au travail d'une force, comme en mécanique (produit scalaire entre le vecteur force et le vecteur de déplacement pour les matheux).

L'énergie réactive qui n'est facturée que pour des abonnements à partir de 250 kVA, correspond à un déséquilibre injecté sur le réseau: c'est une amende et non une fourniture.

Si on fait la parallèle avec un bateau, l'énergie active est celle qui mène à l'avancement du bateau et l'énergie réactive va se traduire par une gîte du bateau.
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Oui, oui, je sais la différence. C'est juste que j'avais un vague souvenir que le Linky le prenais en compte, mais ça devait être seulement la mesure, pas la facture…
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Les appareils actuels continuent de fonctionner jusqu'à 45° pour la plupart.
Au pire des cas ils s'arrêteront quelques heures au maximum, l'inertie du logement fera le reste.
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"'inertie du logement fera le reste."

Là c'est pas toujours gagné. Si on est sur du air/air, on refroidit l'air, pas les murs. Si le logement a de l'inertie (chez moi, mur de 1m d'épaisseur inertie de plusieurs jour), la clim se bat contre cette inertie. Donc on ne peut pas l'arrêter.
(J'ai le cas en hiver, chauffage bois, répartition d'air chaud - on chauffe l'air mais pas les meubles donc on peut avoir une sensation de froid).
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Sujet qui n'est pas forcément abordé dans l'article sur la consommation réelle d'une climatisation :

Oui, au démarrage, le moteur va utiliser presque toute sa puissance pour générer du froid / chaud jusqu'à arriver à la température souhaitée. Donc pic de consommation sur cette durée.
Par contre, une fois la température atteinte, les modules se mettent au ralenti et ne font plus que du maintien en température, réduisant drastiquement la consommation électrique (et la génération de chaleur).
Pour une clim mono split par exemple, on passe de 2kwh/2.5kwh de consommation à moins de 300wh une fois la température atteinte.

Cela nécessite par contre du bon sens, mettre la clim sur "Auto" pour qu'elle gère elle-même le débit à fournir pour atteindre la température souhaitée ; et ne pas mettre une température irréaliste pour éviter que le moteur doive être au max en permanence.

Au final, on peut se retrouver sur une consommation élevée sur 1h, puis du maintien "à faible consommation" si on la garde allumée en permanence. Un peu comme tous les systèmes de chauffage et refroidissement en fait. (Frigos, congélateurs, chauffages, etc.)
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Ok, j'avais l'impression que les petites clim ne se mettaient pas au ralenti (j'en ai eu une, et tout s'arrêtait à chaque fois)
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Comme je viens de lui répondre, ca dépend des modèles (et pas forcément de la puissance : mes 2 ont la même puissance calorifique, et ont un fonctionnement totalement différent) :)
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Les mobiles bas et moyenne gamme sont en tout ou rien, oui. À 300 - 500 € t’as pas la technologie inverter… par contre sur les hauts de gamme et les installations fixes c’est quasi-systématique.
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On a installé deux splits dans les chambres à l'étage (sous pente)
Maison pierre, murs d'un metre (on resiste en bas ca n'a pas dépassé les 26 en gérant bien) mais en haut ce n'est pas tenable quand la canicule tient plusieurs jours.

On démarre la clim vers 16/17h , quand les panneaux solaires débitent au max (j'ai 1700 W, ca produit 1400/1500 quand il fait très chaud) et la clim tire au max environ 1200w. Ca couvre tout du coup pendant une petite heure pour que ca refroidisse bien les chambres, et je cible volontairement un peu moins que recommandé (22°), comme ça après je passe automatiquement la consigne à 24/25 et du coup ca consomme pas grand chose sur la nuit. Coupure fin de nuit, et les enfants dorment très bien du coup.

Tout géré en automatique par Home assistant à partir d'un température minimum et d'un production solaire minimum :)

J'ai regardé sur les 10 jours de canicule, avec les deux chambres refroidies, j'ai commencé 59kWh, donc environ 45 sur les panneaux solaires. Reste donc 14kWh sur une sacrée canicule.

Moins de 2€, pour bien dormir. Pas si catastrophique :)
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Ca dépend des modèles. Chez moi, j'ai 2 clims (celle installée n'était pas assez puissante pour chauffer toute la maison avant qu'elle ne soit isolée, donc on avait le choix entre la remplacer par une plus grosse, et en rajouter une 2eme (la solution choisie : si une pète il y a toujours l'autre, et ca permet d'avoir l'équivalent d'une bi-split en diffusant le froid ou la chaleur à 2 endroits en même temps)) : une fonctionne comme tu l'expliques en "à fond" au début puis passe en mode ralenti, alors que l'autre est on/off : quand la température remonte à un certain palier en mode froid (ou redescend en mode chaud), elle va à nouveau se déclencher, puis s'arrêter une fois la température voulue atteinte.
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Info intéressante, donc si je comprend bien, dans ton cas le moteur de l'unité on/off tourne de manière ponctuelle mais à fond, pas de "mode ralenti", provoquant des pics de conso avant de s'arrêter?

(Je n'ai qu'une monosplit à l'étage et je cherche à en installer une autre mono split au RDC de l'autre côté de la maison, autant éviter une on/off si tu confirme mon hypothèse!)
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Voilà. Après c'est une clim avec un peu d'âge (elle a plus de 15 ans), ce n'est pas sûr que parmi les modèles plus récents, il y ait encore ce fonctionnement.
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Perso je vois la clim’ comme le chauffage : ça a des inconvénients, mais à un moment c’est indispensable pour vivre correctement, hélas. Le chauffage provoque un bien plus gros îlot de chaleur (mais vu que c’est l’hiver ça nous gêne moins forcément), et provoque bien plus de pollution vu que la majorité des systèmes sont inefficaces comparés à une clim’, et pourtant personne ne dit qu’on devrait se passer de chauffage… (ça empêche pas d’isoler pour limiter la quantité d’énergie nécessaire dans les deux sens etc, hein, mais bon faut pas non plus en faire un objet diabolique, c’est absurde).

Concernant la température maximale, aujourd’hui en Europe on a plutôt des modèles prévus pour 43 à 46 °C, mais on peut très bien aller bien au-delà (on sait faire du 70 °C pour un réseau de chauffage, après tout). Mais c’est plus gourmand en énergie et moins efficace au kWh…

Mais oui, ça n’empêche pas qu’il faudra travailler sur le réchauffement climatique en parallèle.

Après, les PACs étant à la fois des clim’ et le meilleur moyen de décarboner le chauffage qui est aujourd’hui un des postes de pollution les plus importants dans le secteur résidentiel, on peut faire d’une pierre deux coups si on gère bien les politiques publiques.

Avoir exclus les PACs fonctionnant en clim’ des aides, c’était très con par exemple : des tas de gens vont préférer attendre de pouvoir se passer des aides pour ne pas se priver de la clim’, et du coup retarder le remplacement de leur chauffage par une PAC. Attention cela dit à ne pas financer des clim’ qui seraient en plus du système de chauffage, parce que certains n’aiment pas le « confort » de l’air chaud soufflé et crament du bois, et du gaz malgré leur PAC… faut s’assurer que ce soit bien du remplacement.

Et ceux qui se sont privés de clim’ pour avoir les aides doivent bien rager maintenant, être obligés de remplacer la PAC sans aide ou d’installer un système à côté… pour les plus chanceux, c’est juste un module à ajouter / changer, voire carrément une option pour ravoir le mode clim’, mais du coup je sais pas comment ça se passe pour les aides… (on peut prendre une prune pour avoir activé le mode clim’ d’une PAC financée par les aides parce qu’elle en avait pas ?).
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Avec une monobloc et une mobile split, il faudra laisser ouverte une fenêtre, une porte, une baie vitrée
On en a déjà parlé sur un autre topic : ce n'est pas vrai. Avec une monobloc mobile, il faut laisser une fenêtre ouverte. Pas avec une monobloc fixe.
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Et dans ce cas il vaut mieux un modèle sérieux qui n'envoie pas l'air intérieur vers l'extérieur mais untilise un circuit de circulation faisant prise d'air externe->dissipation->evacuation de l'air chaut à l'extérieur.
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À ma connaissance, toutes les clims monobloc fixes ont une prise d'air externe en plus de l'évacuation.
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En général deux gros trous ronds sur les monobloc fixes récentes
Sur les anciennes windows (on avait ça en guyane dans les années 80/90) c'etait carrément un trou dans le mur de la taille de la clim, style 80/60cm (avec une grille de sécurité à l’extérieur pour le éviter les cambrioleurs qui sortaient la clim pour rentrer par le trou ^^)
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le monobloc mobile a aussi un autre inconvénient: il provoque une dépression à l'intérieur de l'habitation, ce qui peut faire rentrer de l'air plus chaud de l'extérieur... si vous essayez de refroidir l'intérieur de 30°à 25° avec un air extérieur à 35°, vous provoquerez un appel d'air qui fera rentrer celui à 35° en remplacement de celui précédemment à 30° ...
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Oui, c’est abordé rapidement à la fin, mais expliqué plus en détail dans la première partie sur les différences entre ventilos, rafraichisseurs, clim… :chinois:
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L'article est très bien !

Par contre sur les parcs et jardins, je ne connais pas la personne ni son étude, mais il y a clairement un problème. D'autres études montrent les effets positifs importants des arbres, qui sont les vrais et seuls climatiseurs écologiques ! D'ailleurs je pense que les habitants ne s'y trompent pas et vont dans les parcs existants.
Étude EPICEA de Météo France à Paris par exemple, mais ce n'est pas la seule.

Et juste pour ajouter un mot de vocabulaire : pour la clim on parle de « maladaptation », c'est-à-dire une solution qui permet de s'adapter aux problèmes écologiques, mais dont l'utilisation amplifie le problème en question (plus scientifique que le « pansement » en début d'article !) Les maladaptations sont nécessaires, vu le retard qu'on a pris en termes de lutte contre les problèmes écologiques, mais elles doivent être pensées comme transitoires, le temps de mettre en place des solutions pérennes. Difficile de dire qu'on en prend le chemin aujourd'hui, malheureusement.
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D'autres études montrent les effets positifs importants des arbres, qui sont les vrais et seuls climatiseurs écologiques !
Certes, mais ce n'est pas ça qui va rafraichir l'intérieur d'un bâtiment (sauf à avoir des arbres plus hauts, mais dans des villes denses, c'est assez difficile).
Les maladaptations sont nécessaires, vu le retard qu'on a pris en termes de lutte contre les problèmes écologiques, mais elles doivent être pensées comme transitoires, le temps de mettre en place des solutions pérennes.
Les solutions pérennes, on les connaît mais personne ne veut les appliquer : réduction massive de l'usage des énergies fossiles.
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Les solutions pérennes, on les connaît mais personne ne veut les appliquer : réduction massive de l'usage des énergies fossiles.
Et même malgré ça, meê si demain tout s'arrête, il continuera à y avoir une hausse par inertie. Avant d'atteindre un plateau, puis une descendre progressive (qui prendra plusieurs millénaires).

Donc oui, il faut en sortir, très clairement.
Mais on commence malheureusement à se retrouver face au mur, à devoir prendre des mesures de mésadaptation qui auraient pu être évitée (ou réduites)...
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puis une descendre progressive (qui prendra plusieurs millénaires).
Mais le début de la descente sera néanmoins très rapide. Heureusement.
Mais on commence malheureusement à se retrouver face au mur, à devoir prendre des mesures de mésadaptation qui auraient pu être évitée (ou réduites)...
Le problème des mésadaptations, c'est qu'il y a la clim, mais à part ça, on mésadapte quoi pour les élevages ? Pour les cultures ? Je veux dire, on peut un peu adapter nos villes et en particulier notre confort thermique, mais on risque surtout de mourir de faim et peut être de soif, et ça va être le bordel (la guerre pour être explicite) un peu partout pour accéder au minimum vital.

Je crois que la plupart des gens ne se rendent pas compte de la mouise dans laquelle on arrive.
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Rien d'intelligent à dire sur le sujet, juste merci pour cet article !
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Au niveau de l'interdiction des gaz, c'est uniquement pour le nouveau matériel ou bien la vente même de ces gaz (et donc l'entretien du parc existant) ne sera plus possible ?
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Qu’advient-il des fluides ? Sont-ils récupérés ? Les anciennes générations que sont les CFC ou HCFC « doivent être éliminés ». Concernant les HFC, ils « doivent être valorisés (via une régénération puis réinjection dans un équipement) ou détruits (par exemple via une incinération) dans des installations autorisées à effectuer de telles activités ». Toutes les étapes doivent être tracées.
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D'accord mais j'imagine que la régénération n'est pas infinie et qu'il faut faire un apport à un moment, notamment en cas de fuites.
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Quand on parle le mauvaise isolation en été, il y a surtout les fenêtres.
Une chose qui n'a pas été mentionné et fonctionne plutôt bien, c'est la barrière thermique:

  • Les volets en bois : pas mal de fenêtres n'ont pas de volets ou on des volets PVC parfois de couleur sombre et là, c'est terrible ;

  • Les casquettes: un prolongement de béton ou une sorte d'étagère perpendiculaire au mur, au dessus des fenêtres: cela peut s'ajouter après construction et est envisageable sur des petits immeubles

  • les lames extérieures (peut être pas le nom officiel): un structure extérieure composée de plaques horizontales qui laissent bien passer la lumière l’hiver et la bloquent l'été.



Tous ces aménagements peuvent fortement aider à éviter que la chaleur ne rentre. Climatiser, une fois que l'on a réduit l'entrée de la chaleur, est bien plus facile.

J'ai testé les films solaires et cela fonctionne très bien mais cela fonctionne aussi en hiver...
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les lames extérieures (peut être pas le nom officiel): un structure extérieure composée de plaques horizontales qui laissent bien passer la lumière l’hiver et la bloquent l'été.
Et les moucharabieh : on en voit de plus en plus sur les nouvelles constructions collectives et les rénovations.
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Evidement, tout le reste doit être fait pour que la clim ne soit que le complément final.
Isolation, inertie (mais utile que quelques jours après ca devient contre productif hélas, testé sur la maison en pierre, au bout de 6/7 jours ca devait un defaut), volets (vrais ^^), arbres qui mettent la maison à l'ombre...)
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Des mesures ont montré que le matériaux du volet n’a pas tellement d’importance (bois, métal, PVC…).

Un volet sombre va forcément chauffer un peu plus, et il faut prévoir un espace plus large avec la fenêtre pour permettre à l’air entre la fenêtre et le volet de circuler pour évacuer cette chaleur, mais si c’est le cas, ça sera tout aussi efficace. Ce qui compte c’est de bloquer la chaleur radiante (la « lumière ». Pour ça que les casquettes, store-ban et autres auvents de fenêtre fonctionnent aussi bien).
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Personne ne l’a dit mais au lieu de mettre la clim à fond et de se prendre un choc thermique dès qu’on sort, c’est plus efficace de la mettre en mode déshumidificateur. La température ne descend que de 2-3 degrés (donc économie d’électricité) mais le confort augmente énormément vu que l’air est plus sec. Ça devient agréable sans être froid (technique personnellement testée en France et en Afrique).
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Après, fonctionner en mode froid et déshumidification, pour une clim’ fixe, c’est littéralement la même chose techniquement. C’est juste la cible qui est différente (%age d’humidité relative ou température). Parfois il n’y a même pas de cible, ça se contente de faire fonctionner la clim en permanence au régime minimum.

Donc dans le cas où ce régime minimum est inférieur à celui nécessaire pour refroidir à la température cherchée, on consomme moins, mais s’il est supérieur, on va juste descendre trop bas en température… c’est à voir au cas par cas selon l’humidité de la pièce.
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"Sachez qu’il n’est pas possible de mettre en service soi-même une climatisation nécessitant une intervention sur le circuit frigorifique" -> Oui, mais c'est incomplet. On peut installer soit même une PAC, mais on a pas le droit de manipuler le gaz. Donc il faut faire appel à un professionnel pour la mise en service, le contrôle d’étanchéité et la libération du gaz dans le circuit (souvent déjà présent dans le groupe extérieur). J'ai moi même installé deux PAC air/air chauffage/clim principal dans ma maison il y a environs 5 ans, et c'est un professionnel qui l'a mise en service. Ça m'a coûté moins cher qu'une installation faîte par un pro avec subvention, tout en économisant les subventions à la collectivité (pas de subvention si travaux fais par soi même). Au bout de 2 ans, j'ai eu un soucis avec un moteur qui faisait du bruit dans une des unités intérieures, et la garantie constructeur a très bien fonctionné.
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Les clims réversibles et les PAC sont évidemment utilisées plus longtemps puisqu’elles chauffent aussi en hiver
c'est quoi la différence ?
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Next a expliqué la différence (et bien d'autres choses) une semaine plus tôt dans un article intitulé Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?