Les marques parlent trop d’IA pour une majorité de consommateurs
Trop d'IA tue l'IA
Illustration : Flock
Le 17 juin à 15h50
Mettre l’IA à toutes les sauces, y compris dans sa communication, n’est peut-être pas le meilleur moyen pour les entreprises de séduire les consommateurs. Une étude menée aux États-Unis par WordPress VIP montre même que le marketing à base d’IA est contre-productif.
Les marques parlent trop d’IA pour une majorité de consommateurs
Trop d'IA tue l'IA
Illustration : Flock
Mettre l’IA à toutes les sauces, y compris dans sa communication, n’est peut-être pas le meilleur moyen pour les entreprises de séduire les consommateurs. Une étude menée aux États-Unis par WordPress VIP montre même que le marketing à base d’IA est contre-productif.
Société numérique
Société
4 min
IA, IA, IA. Les entreprises n’ont plus que ce mot à la bouche, y compris quand ça n’a aucun sens. Pourtant, le rejet de l’IA est réel, en particulier chez les jeunes générations qui multiplient les protestations contre ce qu’elles perçoivent comme une menace existentielle.
Certains grands groupes ont d’ailleurs commencé à réduire la voilure sur l’IA, du moins dans leur communication comme on le voit chez Microsoft – pourtant un des principaux promoteurs de cette technologie – depuis le début de l’année. L’éditeur a mis la sourdine (un peu), il a redirigé une partie de ses ressources dans la fiabilité et l’optimisation de Windows et de ses logiciels, en continuant toutefois à investir lourdement dans l’IA. Mais tout est une affaire de perception.
Le trop-plein de marketing à base d’IA a produit ses effets, comme le montre une étude réalisée par WordPress VIP, une société du groupe Automattic qui commercialise une version de la plateforme de publication pour les grandes organisations.
Conduit auprès de 2 000 personnes aux États-Unis en avril, dont 800 décideurs d’entreprise et directeurs marketing, le sondage indique aussi que pour 60 % des consommateurs américains, la présence de l’IA dans la communication d’une marque est rédhibitoire. Et 61 % d’entre eux ne peuvent pas citer une marque qui utilise l’IA convenablement dans son marketing.
L’IA gagne du trafic mais pas la confiance des internautes
Plus globalement, la confiance dans l’IA n’existe pas. 86 % des répondants préfèrent vérifier les informations à la source plutôt que de se fier uniquement aux réponses générées par IA. Pour 42 % des personnes interrogées, ces réponses dépourvues de références sont parmi les contenus les moins fiables.
Sur un plan plus général, 42 % des répondants estiment qu’internet a perdu une partie de son caractère humain au cours de la dernière décennie. 8 personnes sur 10 jugent que l’information en ligne doit rester ouverte et décentralisée, c’est à dire pas contrôlée entre les mains de grandes organisations.
Un constat partagé par toutes les générations : entre 51 % et 61 % des personnes interrogées estiment qu’il est « très important » de préserver un accès ouvert à l’information. Et trois quart d’entre elles craignent qu’une poignée de plateformes décident de la manière dont l’information en ligne est résumée et mise en avant.
« Si le contenu de votre site n’est pas lisible par l’IA, vous devenez invisible pour une part croissante des recherches effectuées en ligne. Vous n’existez tout simplement pas », explique Brian Alvey, directeur technique de WordPress VIP (qui plaide pour sa paroisse puisqu’il vend des outils de publication en ligne). « Et si votre contenu ne paraît pas humain et digne de confiance aux yeux de la petite fraction d’utilisateurs qui cliquent encore au-delà des réponses générées par l’IA, ils ne reviendront pas une deuxième fois », ajoute-t-il.
La méfiance des internautes envers l’IA n’est donc pas une vue de l’esprit, mais dans le même temps l’étude montre aussi que les sites web reçoivent de plus en plus de visiteurs provenant de moteurs de recherche basés sur l’IA. 60 % des responsables d’entreprise interrogés indiquent ainsi que le trafic issu des réponses IA a augmenté ces douze derniers mois. Une meilleure visibilité et une meilleure attribution des contenus constituent une priorité pour 74 % des décideurs.
Commentaires (22)
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Abonnez-vousMercredi à 16h05
Mercredi à 16h14
Mercredi à 16h23
Dans l'inconscient collectif l'IA c'est ChatGPT et la génération d'image à la con relayé par les médias qui ne parlent d'IA que pour présenter des détournements de vidéos ou d'image et autres deep fake ou scandale autour des nudes.
Tout les Roger et Micheline du PMU2.0 se sont jetés là dessus pour relayer tout un tas de message complotiste, propagande, anti woke, anti écolo ou ce qu'on veut à renfort d'image dégueulasse, toutes les boites se sont jetés sur des infographies et autres trucs bien moches sur Linkedin....
Et dans tout ça au final autour des seuls cas concrets où l'IA peut avoir un usage lorsqu'il est bien encadré et maitrisé c'est à dire dans le monde pro (workflow de traitement de données, assistance aux codes...) on agite le chiffon rouge du bouh les méchantes IA vont mettre tout le monde au chômage.
Mercredi à 16h46
ça agite surtout du chiffon sur les externalités négatives connues et déjà discutées ici ad nauseam. Vol d'IP, impact écologique/de ressources, mise sous dépendance, coûts masqués, souveraineté,...
L'actualité de l'IA va pas assez vite pour que les réalités scientifiques et techniques mises en avant sur les articles Next d'avant-hier deviennent obsolètes.
Y a une frange de promoteurs de l'IA qui font en effet cette distinction "bonne ou mauvaise" IA mais là où le discours "mettre des gens au chômage" va faire peur le péquin moyen, il va allumer des étoiles dans les yeux du capitaliste moyen.
Mercredi à 17h02
Eux préfèrent ce qui fait peur à mme Michu: triche à l'école, chômage, deep fake, faux nude des ados....
Le capitaliste qui pensent pouvoir mettre au chomage des gens est surement un très mauvais chef d'entreprise de base et vaut pas mieux que mme Michu qui pensent réellement que parce que IA veut dire intelligence artificielle elle est capable de s'auto prompter toute seule et vivre sa vie sans les humains.
Et n'importe quel chef d'entreprise sait que tu pourras mettre une armée d'IA dans tout tes process à un moment légalement il faut bien des humains qui engagent leur responsabilité pour signer des documents qualifiant et/ou autres PV de réception donc des humains capables d'auditer ce qu'une IA à fait en amont tout comme il faut des humains pour piloter l'IA.
Tout comme l'automatisation industrelle n'a pas mis des gens au chômage mais créé d'autres métier et accélerer des processus, tout comme la révolution industrielle du 19ème siècle a elle auss remplacé des métiers par d'autres, l'IA fera évoluer le monde du travail.
Bref comme chaque "révolution industrielle" on a peur du changement.
Mercredi à 17h19
Il est évident que l'apprentissage accéléré, comme je nomme ce qu'on appelle l'ia (donc plutôt aa) ne saura pas évoluer au delà de la science actuelle, juste en reproduire les meilleurs résultats pour ceux qui ne les maitrise pas, à condition qu'on ne leur confisque pas, parce que c'est trop facile.
Hier à 09h18
Mercredi à 17h14
Mercredi à 17h19
Du coup j'ai pas trop trop envie de suivre le mouvement. Qu'il y ait un ravin ou pas, en fait.
Hier à 07h35
Rien à voir avec les adresses IP
Mercredi à 16h33
Tout le monde crache dessus, mais on en achète quand même 😅
Mercredi à 16h47
Mercredi à 17h21
Mercredi à 17h09
Mercredi à 17h26
Mercredi à 17h34
Même si les 2 dernières phrases de l'article nous ramènent durement sur terre...
Modifié mercredi à 20h03
Puis y'a aussi eu du "2000".
Et ensuite il fallait être "e" quelque chose pour montrer qu'on était "in" de l'Internet.
Fallait aussi être "mobile" partout.
Après, tout le monde devait s'affubler d'un kekchose-cloud.
Faut aussi avoir son app sinon on existe pas.
Et désormais, si t'as pas "AI" dans le nom de ta marque, t'es has-been comme les précédents cas.
Bref, perso ça me lasse de voir cette frénésie débile, mais au fond elle ne m'étonne pas. L'humain est con et l'IA est sa caisse de résonnance.
En attendant, je continue de trouver la techno intéressant lorsque utilisée intelligemment et j'en ai rien à foutre des discours commerciaux ou des managers qui disent qu'il en faut jusque dans les chiottes.
Ça finira par se calmer et ça sera remplacé par la prochaine lubbie.
Remarque, en ce moment j'entend des pubs radio pour des entreprises qui vantent leur modèle "sans actionnaire". Sans actionnaire, sans IA, chacun son label "bio" pour faire croire qu'on sait de quoi on parle à propos d'un truc auquel on ne connaît rien
Hier à 06h47
Hier à 10h32
Hier à 10h44
Hier à 12h58
Mercredi à 23h48
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