Sans crier gare, la Chine sort un supercalculateur de 2,47 ExaFLOPS… sans GPU
Surprise !
Illustration : Flock
Le 30 avril à 11h43
La Chine a utilisé un supercalculateur pour entrainer une IA, rien d’exceptionnel si ce n’est la puissance de la machine : 1,2 ExaFLOPS… et elle n’était qu’à un quart de sa puissance théorique ! Si la Chine participait encore au Top500, LineShine pourrait être au coude à coude avec le numéro un mondial : El Capitan.
Sans crier gare, la Chine sort un supercalculateur de 2,47 ExaFLOPS… sans GPU
Surprise !
Illustration : Flock
La Chine a utilisé un supercalculateur pour entrainer une IA, rien d’exceptionnel si ce n’est la puissance de la machine : 1,2 ExaFLOPS… et elle n’était qu’à un quart de sa puissance théorique ! Si la Chine participait encore au Top500, LineShine pourrait être au coude à coude avec le numéro un mondial : El Capitan.
Hardware
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4 min
« La Chine vient de déployer un nouveau système Exascale, entièrement scalaire, appelé LineShine, hébergé par le Centre National de Supercalcul de Shenzhen (NSCC-SZ), avec une performance maximale de 2 EFlop/s », explique Stephane Requena (CTO du Genci, Supercomputers for Science and Industry) sur LinkedIn. Il ajoute que, « comme d’habitude, il ne s’agit pas d’une annonce officielle, mais d’une publication scientifique qui en fait l’écho ».
Il existe pour rappel un classement « officiel » des plus gros supercalculateurs dans le monde – le Top500 – mais la Chine n’y participe plus depuis plusieurs années. La raison serait principalement politique dans un contexte tendu avec les États-Unis, qui a placé le pays sur liste noire avec un embargo sur l’exportation de certaines technologies, notamment les GPU les plus puissants de NVIDIA.
Depuis, le pays reste discret sur ses capacités réelles et développe ses propres solutions maison, aussi bien matérielles que logicielles.
Belle bête : 12,4 millions de cœurs, 1 310 To de HBM !
La Chine n’envoie plus de résultats de benchs au Top500 et ne fait pas d’annonces officielles pour le lancement de nouveaux supercalculateurs, contrairement à l’Europe ou aux États-Unis qui jouent à la course à l’échalote. Il faut suivre les évolutions chinoises par la bande. C’est le cas aujourd’hui avec LineShine, un supercalculateur qui a servi pour entrainer un MLIP (Machine Learning Interatomic Potentials) qui a fait l’objet d’une publication scientifique il y a deux semaines.
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Commentaires (17)
Modifié le 30 avril à 12h35
Le 30 avril à 13h25
On en reviendrait presque à la guerre froide, sauf que la Chine a remplacé l'URSS.
Le 30 avril à 13h51
Le 30 avril à 14h57
Le 4 mai à 11h18
Le 30 avril à 16h31
La chine, c'est la 2eme officiellement. Simplement parce que le cout du travail est moins cher. C'est grâce à l'échelle du milliard 400 millions d'individus qu'ils le sont. Tu montes le cout du travail de 10% (ou une peu plus) et cela pourrait bien changer la donne. Et pourquoi donc. Simplement c'est l'usine du monde actuellement.
Le 30 avril à 16h37
La Chine, c'est aussi une superpuissance économique, scientifique et militaire et sa position dominante sur les terres rares est aussi un bel atout.
Bref, les USA serrent les fesses et Trump risque de faire un gros caca nerveux.
Modifié le 3 mai à 21h47
Une performance que l'on reocnnait dépend des indicateurs qui nous importent…
Le 1er mai à 13h10
Le 2 mai à 07h18
Le 1er mai à 00h36
La question n'est pas de savoir "si elle a des chances" mais "quand elle va le devenir" (bien que la définition soit floue).
Et ce qui se joue ensuite: plus la Chine devient un leader, plus elle a d'influence, moins les USA ont de prise sur l'économie. Hors, si l'économie des USA ralenti, le système peut très rapidement s'écrouler (les fonds de pensions, la bourse, le système bancaire sont comme une immense pyramide de Ponzi)
De même pour l'attaque sur l'Iran et le Venezuela: 2 des pays à ne pas utiliser le pétrodollar, qui est un (le?) pilier qui soutien l'économie américaine.
On peut voir la course à l'IA, la communication autour, le coup de la réservation de la RAM comme un moyen de créer une nouvelle dépendance du monde aux US: être les seuls à avoir la capacité à soutenir le numérique, et ce avant que le pétrodollar ne s'écroule. Ce serait alors une course en asséchant le marché pour être le seul et le dominer (au passage, c'est surtout l'Europe qu'ils assèchent violemment - assurant donc son asservissement économique).
Sauf que les US de Trump ont largement mangé leur capital confiance, au point qu'ils ne reçoivent plus guère plus de confiance que la Chine. Si la Chine se met à produire du soft adapté à l'Europe, et vu que les US n'en font même plus l'effort, ils peuvent perdre des parts du marché Européen.
Franchement, je trouve que ça ressemble à un jeu de funambule mais avec plusieurs fils qui bougent et disparaissent et les US sautent de l'un à l'autre.
Ah, et si les US tombent, nous tombons avec (un peu plus vite et ils nous tombent dessus ensuite)
Le 2 mai à 07h24
Le 2 mai à 13h03
Sauf que dire que les us soutiennent les droits de l'homme est peu réaliste aussi.
Sans compter qu'avec énormement de citoyens qui achètent en chine plus ou moins directement, et pas que des babioles, et considérant que tout produit 'américain' est encore produit en chine, il y a une grosse hypocrisie.
Le 30 avril à 16h49
Le 2 mai à 10h01
Le 4 mai à 08h02
Le 4 mai à 15h43
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