Sideloading : Android assouplit (un peu) sa position sur la vérification des développeurs
Pour les power users, les vrais
Google dit avoir entendu les critiques formulées depuis son annonce sur la vérification de tous les développeurs d'applications pour Android.
Le 17 novembre à 09h15
3 min
Logiciel
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Fin août, Google a annoncé un changement important à venir pour les applications Android : tous les développeurs allaient devoir être vérifiés, même pour des applications disponibles en dehors du Play Store. L’entreprise évoquait de gros problèmes de traçabilité et de sécurité, quand d’autres critiquaient la volonté de mainmise sur l’écosystème Android.
Dans un billet daté du 12 novembre, Google revient sur le sujet, rappelant que la sécurité est bien la raison derrière cette future obligation. « Bien que nous disposions de mesures de protection avancées pour détecter et supprimer les applications malveillantes, sans vérification, les acteurs malveillants peuvent créer instantanément de nouvelles applications nuisibles. Cela devient un jeu du chat et de la souris sans fin. La vérification change la donne en les obligeant à utiliser une identité réelle pour distribuer des logiciels malveillants, ce qui rend les attaques beaucoup plus difficiles et plus coûteuses à étendre », affirme ainsi l’entreprise.

Une option pour les utilisateurs « expérimentés »
En revanche, Google dit avoir entendu les critiques. Elle prépare donc « un nouveau flux avancé qui permet aux utilisateurs expérimentés d’accepter les risques d’installer des logiciels non vérifiés ». Google ne dit pas quelle forme prendra le flux, mais on peut penser à une option à activer, accompagnée d’avertissements divers. La société veut également veiller « à ce que les utilisateurs ne soient pas trompés pour contourner ces contrôles de sécurité alors qu’ils sont sous la pression d’un escroc ». Des détails supplémentaires seront donnés « dans les mois à venir ».
Dans son billet, Google indique en outre que l’accès anticipé pour la vérification des comptes est maintenant ouvert. Le déploiement à l’échelle mondiale est prévu en 2027 et l’entreprise prend donc les devants. Certains marchés seront cependant concernés plus tôt, notamment le Brésil, Singapour et la Thaïlande dès septembre 2026.
Enfin, Google rappelle qu’un nouveau type de compte sera disponible pour les étudiants et développeurs, avec moins d’informations à donner, mais uniquement dans le cadre d’une distribution limitée. Par exemple, dans un cadre familial ou, de manière générale, pour un nombre restreint de personnes ciblées, que ce soit pour des tests ou non.
Sideloading : Android assouplit (un peu) sa position sur la vérification des développeurs
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Une option pour les utilisateurs « expérimentés »
Commentaires (41)
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Abonnez-vousModifié le 17/11/2025 à 09h34
- Validation forte pour tous les gens qui n'y connaissent rien , n'en ont rien a faire et veulent pas se faire arnaquer,
- Moyen explicite , très visible et pas trivial de désactiver ce système (je pense par exemple à un reboot du tel avec un message ensuite à chaque démarrage genre "attention, Google ne prends pas la responsabilité de l’intégrité des applications sur ce téléphone" , ou un truc du genre. Voire même un délai de 24h)
Dans ce cas c'est bien l'usager qui assume les conséquences d'un hack ou piratage, notamment bancaire.
Un autre point c'est que les applications n'en profitent pas pour empêcher leur fonctionnement (quitte, là aussi, à placer un message au lancement) , comme Kia & Boursorama (entre autre).
Le 17/11/2025 à 10h15
La responsabilité de Google au niveau de la sécurité doit s'arrêter à son propre code. Il peut aussi protéger les données entres applications à partir du moment où l'on peut ensuite modifier ces protections pour permettre à une autre application d'accéder aux données après autorisation.
Et c'est tout. Le reste est de la responsabilité de l'utilisateur.
Le 17/11/2025 à 10h57
Le 17/11/2025 à 12h59
Modifié le 17/11/2025 à 10h31
Leur objectif, c'est juste de verrouiller au maximum leur système dans leur propre intérêt, pas celui des utilisateurs.
Le 17/11/2025 à 11h02
Par contre, typiquement en France (je sais pas en Europe) les banques sont légalement responsables en cas de fraude (même si elles font tout pour s'en dégager, et qu'elles sont couvertes par les assurances qu'elles te font payer sous forme de frais bancaires).
Du coup, ça ne m'étonne pas qu'elles demandent à Google , même implicitement, de vérouiller leur écosystème.
Même chose pour les applications qui diffusent des média.
Le vrai client de Google c'est elles, les boites qui pondent des appli. Pas l'utilisateur du smartphone.
Et c'est sans compter les propres services de Google genre Youtube à "protéger" (pour eux).
Pour moi il y a donc des exigences diamétralement opposées qui sont en présence.
Le 17/11/2025 à 09h39
On peut imaginer que Magisk par exemple sera considéré comme malveillant.
Le 17/11/2025 à 09h42
Modifié le 17/11/2025 à 10h04
L'entreprise peut maintenant blacklister les applis sideloadés qui "facilitent le piratage".
Le 17/11/2025 à 10h09
Le 17/11/2025 à 09h41
/s
Le 17/11/2025 à 09h42
Le 17/11/2025 à 10h29
Accepter que seuls quelques uns puissent installer ce qu'ils veulent sur leur appareil, c'est aller dans le sens contraire du commentaire de @127.0.0.1 .
Modifié le 17/11/2025 à 11h18
Pour moi c'est différent d'interdire complètement et/ou de blacklister (ex: ce que fait amazon) vs de laisser installer quand même, même avec une procédure spécifique.
Sur PC aussi pour installer un programme tu dois passer en Administrateur - ce qui veux dire , par exemple, qu'il y a des cas où tu ne peux pas (en entreprise bien sur, mais aussi sur les ordis filés aux gamins par les écoles, qui sont pourtant la propriété des élèves)
Modifié le 17/11/2025 à 15h17
Le 17/11/2025 à 11h18
Mais je considère que l'installation depuis un store alternatif explicitement choisi par l'utilisateur comme étant un mode de fonctionnement sécurisé. Une fois que l'utilisateur a confirmé qu'il fait confiance à un Store, c'est bon.
Pour moi le mode "non-sécurisé" c'est le sideloading depuis un fichier apk ou le passage en root.
Modifié le 17/11/2025 à 11h55
Pour moi ils cherchent à ce diriger vers un écosystème fermé, et à limiter leur contribution à AOSP.
Donc on se retrouverait dans une situation merdeuse où tu auras
- d'un coté l'écosystème 100% fermé "Apple" avec la chasse au jailbreak & tout ce qu'on connais,
- d'un autre coté un écosystème similaire mais "Google" , avec les mêmes comportement qu'Apple,
- et ensuite une ribambelles de systèmes +/- basé sur AOSP, certains proprio comme Amazon ou dans les voitures, d'autres qui restent open-source (et potentiellement commerciaux), tel que Murena/ e/OS/ par exemple (mais j'en ai vu d'autre).
Les deux premiers , tu les retrouvera dans 99% des présentoirs des boutiques & grandes surfaces, donc évidemment très peu d'incitation pour les développeurs d'app d'assurer une compatibilité tierce, surtout que Google va évidemment fortement inciter les dev (à travers Android Studio) à utiliser ses API proprio plutôt que des équivalent opensource , je pense aux notif par exemple puisque le sujet a déjà été abordé ici.
Les autres écosystèmes en seront réduit à courir derrière 6 mois après, avec des émulations de API pour que les app se lancent quand même, si tant est qu'elles aient le choix & la volonté.
Modifié le 17/11/2025 à 12h00
A la limite, je veux bien envisager aussi le contrôle de l'image de marque. "Android" c'est instinctivement associé à "Google", et les médias ont vite fait de parler de dangers liés à "Android" quand l'utilisateur installe volontairement un malware.
Le 17/11/2025 à 10h24
Si on peut débloquer l'installation d'applis tierces, cela veut dire qu'installer F-Droid et tout ce qu'il tire restera possible. Personnellement, cela me convient comme juste milieu de pouvoir explicitement choisir de faire confiance a qui je veux sur un matériel que j'ai payé.
Modifié le 17/11/2025 à 11h43
Dans ma compréhension, si tu installes F-Droid , puis que tu installes une autre appli, c'était bien cette seconde app qui serait bloquée si le développeur n'était pas enregistré dans leur système, quelque soit la source d'où elle était installé (Store alternatif, side-load, apk téléchargé)
Le 17/11/2025 à 16h04
Le 17/11/2025 à 10h08
J'ai finalement installer une ROM officielle.
Quelqu'un a-t-il installé Lineage/eOS ou autre chose et pourrait partager son expérience ?
Le 17/11/2025 à 12h14
Le 17/11/2025 à 13h55
Le 18/11/2025 à 09h45
Il faut aller vers d'autres roms et passer sur kernelsu Next pour le root.
Le 17/11/2025 à 10h15
on peut l'accepter, mais moi par exemple j'ai décidé que Google était malveillant, je suis donc passé sur GrapheneOS.
la finalité de ça c'est que ça soit bénéfique pour Google, pas pour l'utilisateur qu'on déresponsabilise.
ça sera l'occasion de vraiment s'en foutre et d'installer n'importe quoi puisque Google aura validé. ^^
Le 17/11/2025 à 10h33
GraphèneOS oblige quand même à acheter le matériel chez google, seuls les pixel étant supportés... Mais c'est sans doute le meilleur duo possible actuel quand on est soucieux de l'espion que représente un smartphone.
Le 17/11/2025 à 11h16
Oui , pour moi c'est LE no-go de Graphène.
Je comprends pas le principe de se dire qu'on veux virer Google de la maison mais qu'on lui laisse la porte de derrière grande ouverte (vu que c'est eux qui fabrique le CPU + le Security chip, ils ont par définition accès à tout quand ils veulent) - tout dépends donc du modèle de menace que chacun veux prendre en compte.
Le 17/11/2025 à 12h42
https://www.phonandroid.com/grapheneos-la-rom-axee-sur-la-vie-privee-pourra-enfin-sinstaller-sur-plus-de-smartphones.html
Le 17/11/2025 à 15h53
Le 17/11/2025 à 15h57
Modifié le 17/11/2025 à 17h19
Sinon , même si le fondeur ou le concepteur jure la main sur le cœur qu'il ne peux pas fournir les clés, ben le doute subsistera toujours.
Un exemple, les derniers processeurs Mediatek Dimensity sont très content de mettre en avant leur choix de technologie derrière le Secure Element, le SecuryzrTM , qui vient de la société Française https://www.secure-ic.com/
J'ai donc été voir les infos, le très joli & marketing site web... Et , bon. C'est bien vide.
Donc le choix se résume à savoir par qui tu préfères te faire espionner ton appareil : Les Français, les américains de Google, les chinois (sans doute avec une autre implémentation lié à Huawei) ...
Pour moi le modèle de menace c'est pas le pickpocket qui tire ton tel pour le mettre sur LBC, c'est plutôt le flic de ton pays qui veux avec agressivité connaitre tes opinions & tes faits & gestes passés.
Mais c'est un problème très compliqué , similaire a celui des machines à voter informatique : Quelque soit les promesse, le code source, ... qu'ils fournissent, à partir du moment où c'est intégré dans un chipset , il est impossible de savoir si ce qui est implémenté dans la puce est bien ce qui a été présenté publiquement (si tant est que ce soit le cas).
=> C'est pourquoi, pour moi à terme une des seules solutions valable à terme serait du risc-v (donc un processeur qui peux être réimplémenté par X Y Z société, pas forcément efficacement), et du code opensource et scruté attentivement par plusieurs équipes de pentesting.
Et même là ce ne serait pas parfait - rien ne dit que sur TELLE implémentation d'un chip il existe une backdoor.
Le 17/11/2025 à 17h21
Le 17/11/2025 à 18h06
Le 17/11/2025 à 19h57
Et des pratiques qui m'ont fait adresser une plainte à la CNIL (qui ne donnera rien, surtout qu'ils sont localisés en Finlande, j'ai tout de même demandé le transfert), à l'époque il y avait une offre "portable acheté on plante des arbres". Je me suis dit "cool" jusqu'à ce que je vois un formulaire pas sécurisé (erreur de TLS sur un domain mismatch) et le truc qui requiert de s'abonner à 12 newsletters de merde, donc bien au delà de la finalité du traitement. Et quand le DPO n'est joignable que par courrier en Finlande (quid de la langue ?), on sent bien le gros Fuck You imprimé sur la politique de vie privée
Bref, HMD plus jamais.
Le 19/11/2025 à 18h46
Le 19/11/2025 à 10h41
C'est juste que c'est le hardware le plus sécu sur Android, point. les autres se font poutrer.
suffit d'aller voir les slides de Cellebrite. Les seuls tels qui résistent, c'est les Pixel.
Et les seuls qui résistent plusieurs années, c'est Pixel + GrapheneOS.
Bon et en plus ça fait des super images, les Pixel.
Le 19/11/2025 à 11h40
Tu peux dire "C'est juste que c'est le hardware le plus sécu sur Android tant que Google & ses alliés sont d'accord pour maintenir cette sécurisation à ton bénéfice".
Les slides de Cellebrite ne sont que des slides, rien ne dit que ce n'est pas une superbe opération d'enfumage pour pousser les criminels (ou ceux qui sont vu ainsi par les américains+alliers) à passer sur des Pixel dont Google pourrait récupérer les clés si besoin est.
Pour moi c'est OK , si tu fait confiance à ce tout beau monde - il faut juste que ce choix soit conscient.
Et ça veux pas dire que les autres fondeurs sont mieux - loin de là - mais au moins il n'y a pas de promesse - et la confidentialité ne s'appuie pas uniquement sur ces promesses.
A titre perso , oui Mediatek est une passoire (on peux péter le BL juste avec un câble USB), donc ça implique que le chiffrement du soft ne peux pas s'appuyer sur un "secret" qui serait stocker dans le TPM. Actuellement, je crois que ce n'est pas supporté sur Android, la clé est au mieux lié au code pin demandée au démarrage.
En tous cas ce sont des pistes intéressantes pour réfléchir à une implémentation dans un autre cadre que Android ;-)
Le 19/11/2025 à 10h37
Et je n'ai pas dit que je n'utilisais pas les appli Google. Juste qu'elles ne sont pas system, et que je peux limiter finement leurs droits.
J'ai le minimum : le playstore et drive (parce que je peux pas faire autrement).
De toute manière tout est une question de gestion des risques et de confort d'utilisation et de cercle social.
on peut décider de tout blinder et de se casser Q en permanence à jongler entre les profils, à utiliser aucun service GAFAM, à obliger ses contacts à faire pareil (ben oui) etc... mais bon au final le but c'est quand même d'utiliser le truc de façon à peu près agréable et de garder ses potes.
la plupart des gens dans mon entourage me prennent pour un doux barge, mais quand je vois certains posts dans le forum GrapheneOS j'ai beaucoup, beaucoup de marge. ^^
Le 17/11/2025 à 18h13
L'article parle uniquement de la possibilité pour les utilisateurs avancés de permettre d'installer des applis non vérifiés. En quoi cela a un rapport avec la vérification des développeurs ?
Modifié le 17/11/2025 à 18h48
Édit : c'était les développeurs qui devaient être "vérifiés", pas les applis. Vérifiés voulant dire ici qu'ils devaient prouver leur identité, adresses (postale et e-mail) ainsi que numéro de téléphone (voir la première copie d'écran).
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