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OpenAI mange à tous les râteliers : après AMD et NVIDIA, c’est au tour de Broadcom

Ça bulle ?

OpenAI mange à tous les râteliers : après AMD et NVIDIA, c’est au tour de Broadcom

Mojahid Mottakin – Unsplash

OpenAI annonce un troisième contrat pour déployer des millions de puces dédiées à l’IA, avec Broadcom cette fois-ci, pour un total de 10 GW de puissance électrique. Le géant de l’intelligence artificielle grimpe donc à 26 GW et revient à la charge sur son obsession : l’IA générale.

Au cours des derniers jours, OpenAI a annoncé deux gros contrats avec les deux géants des GPU. Le premier avec NVIDIA qui prévoit d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI, en échange du déploiement de 10 GW de GPU du Caméléon.

Rebelote avec AMD quelques jours plus tard avec 6 GW de GPU à déployer. Le volet financier est différent : OpenAI va aussi pouvoir acheter jusqu’à 160 millions d’actions AMD (environ 10 % du capital), pour un montant non précisé.

OpenAI et Broadcom vont co-développer des accélérateurs IA

Aujourd’hui, OpenAI annonce un troisième partenariat, avec Broadcom cette fois. Le but est de « co-développer des systèmes incluant des accélérateurs et des solutions Ethernet de Broadcom pour la mise à l’échelle et la montée en charge ».

Dans le cadre de cet accord, « Broadcom va déployer des racks d’accélérateurs d’IA et de systèmes réseau, dont le démarrage est prévu au second semestre 2026 et l’achèvement d’ici fin 2029 ». Tout devrait donc être en place en trois ans seulement. Le début des hostilités avec NVIDIA et AMD est aussi prévu pour la seconde moitié de 2026, mais rien n’est précisé sur la fin des travaux.

OpenAI récidive et parle de nouveau de « 10 gigawatts d’accélérateurs d’IA personnalisés », ce qui ne veut rien dire sur la puissance de calcul, surtout qu’on ne connait pas l’ombre d’une caractéristique technique des puces. Avec cette annonce, OpenAI pourrait aussi bien développer des radiateurs électriques avec un NPU pour réguler la température, que des puces capables de rivaliser avec les dernières générations de NVIDIA (la réalité sera évidemment entre les deux).

Dans le cadre de ce partenariat, « OpenAI concevra les accélérateurs et les systèmes », qui seront ensuite développés et déployés par Broadcom, aussi bien dans des datacenters d’OpenAI que de partenaires. Le père de ChatGPT affirme que ces connaissances sur le développement des modèles d’IA seront mises à profit pour le développement.

De nouvelles puces principalement pour l’inférence

Pour simplifier, OpenAI sait parfaitement ce qu’il lui faut (l’entreprise connait sur le bout des doigts les besoins pour l’entrainement et l’inférence) et va donc concevoir ses puces pour y répondre au mieux. Il faudra voir comment vont s’articuler les différents accords avec AMD, NVIDIA et maintenant Broadcom. OpenAI ne précise pas les usages ciblés par les différentes puces.

Les puces développées avec Broadcom serviront probablement pour de l’inférence, c’est-à-dire répondre aux demandes des utilisateurs. Avant cela, il faut passer par la phase d’apprentissage, qui exploite de colossaux jeux de données (typiquement, tout ce qui est disponible sur Internet) pour entrainer l’intelligence artificielle. C’est d’ailleurs confirmé par Sam Altman lors d’une table ronde accompagnant la mise en ligne du communiqué, comme le rapporte LaPresse.ca.

26 GW : 3 % de la production étasunienne, 42 % en France

10 GW, puis 16 GW et maintenant 26 GW, l’appétit énergétique d’OpenAI ne semble pas avoir de limite. Lors de la table ronde, Sam Altman a précisé que les systèmes actuellement installés ont une capacité d’« un peu plus de deux GW » ; la consommation va donc être multipliée par 13 au cours des prochaines années.

« Beaucoup s’interrogent, par ailleurs, sur la capacité du réseau électrique américain à absorber ces considérables besoins supplémentaires, alors que l’offre est déjà contrainte », expliquent nos confrères. Ils rappellent que, selon le département de l’Énergie, la capacité des États-Unis était d’environ 1 200 GW en 2023 : « Les nouveaux besoins d’OpenAI représentent plusieurs points de pourcentage de l’ensemble de la puissance électrique du pays tout entier ». Ramené à la France, cela correspondrait à 42 % de la puissance installée (61,4 GW pour rappel).

La super intelligence artificielle générale en ligne de mire (sauf avec AMD)

Dans son communiqué, OpenAI affirme que cette collaboration permettra à OpenAI de se rapprocher de son Graal : proposer une « intelligence artificielle générale à toute l’humanité ». On retrouvait exactement les mêmes éléments de langage dans la première annonce avec NVIDIA, où OpenAI parlait aussi de superintelligence.

Par contre, dans le partenariat avec AMD, pas de superintelligence ni d’IA générale ; le partenariat devait « uniquement » permettre de « répondre aux demandes croissantes en matière d’IA dans le monde ».

800 millions d’utilisateurs… « dans une bulle » ?

De 700 millions d’utilisateurs actifs chaque semaine à la date du 22 septembre, OpenAI en revendique désormais « plus de 800 millions ». L’entreprise annonce aussi une « forte adoption parmi les grandes et petites entreprises ainsi que les développeurs ».

Suite à cette annonce, le cours de la bourse de Broadcom a grimpé de 10 %. Depuis l’annonce du partenariat avec AMD, l’action du Texan a pris plus de 30 %. Avec des investissements circulaires et OpenAI au centre, la notion de bulle revient plus que jamais sur le devant de la scène. Une bulle ? « Quelle bulle », s’est demandé Bloomberg.

Commentaires (18)

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Ok, donc les fondeurs de puces investissent dans les boîtes d'IA, pour que celles-ci aient assez d'argent pour pouvoir acheter leurs puces.
Tout ça finira mal.
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Cela ne semble pas clairement super sain cette "boucle de rétroaction"
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Faudrait faire une video AI generated, avec 2 imbéciles heureux montant un Ponzi juste entre eux :D
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D'un autre côté je trouve ça super sain, si Nvidia pouvait se brûler les ailes, ça ne me dérangerait pas.

Disons le très clairement Nvidia est en tête à ce petit jeu. Qui a financé Nvidia et fait exploser ses chiffres ? Les mineurs de cryptomonnaies depuis plus de 10 ans dont on pourrait tout autant critiquer l’appétit de ressources. Pas le jeu-vidéo, qui est pourtant son cœur de métier historique.

Si Nvidia doit se casser la gueule pour avoir voulu être trop gourmand, ça ne fera qu'assainir tout un écosystème, même s'il risque fort d'y avoir de la casse.
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Sur le fond, je suis un peu d'accord. Mais AMD joue aussi à ce petit jeu, même si c'est moins. Et Intel n'est pas en grande forme. Si à l'éclatement de la bulle, nvidia, AMD et Intel coulent, l'écosystème risque d'être un peu trop "assaini".
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Watt could go wrong? 😹
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c'est une chaine IA ça nan?
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Je crois pas.
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« Chérie ? ça va buller ! »
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Chérie, ça va faire pop !
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Bon, elle pète quand cette bulle, histoire que ce soit les soldes dans les actions ?
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Est-ce l'ia va entraîner dans sa chute les crypto monnaies ? Multiple pop de bulles spéculatives, pour quel volume en trillions de dollars, en giga watt et en exaflops ? À vos calculettes
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La crypto passe son temps à gonfler et éclater, c'est presque by design :transpi:
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A ce que j'en vois, si ça fait plop, on va avoir des cartes graphiques pas très chère (peut-être) et Intel s'en sortira pas trop mal.
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D'après ce que j'ai pu constater, dans les serveurs dédiés à l'IA, ce ne sont pas de cartes graphiques en tant que telles qui sont utilisées mais des GPU/TPU assemblés sur un grand PCB. Donc, si ça fait un flop, les prix des cartes graphiques ne vont pas drastiquement baisser car leur chaîne de production n'aura pas changé. Il y a aura juste le surplus de GPU non encore assemblés qui aura, certainement, un effet de purge de stock, qui fera baisser un peu les prix. Mais tout ce qu'on aura, si ça fait un flop, c'est des éléments non utilisés, destinés à la déchetterie dans quelques années. Et vu comme on gère déjà nos déchets actuellement...

En d'autres mots, je n'ose pas imaginer ce que ça va impliquer si ça fait un flop...
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qui fera baisser un peu les prix. Mais tout ce qu'on aura, si ça fait un flop, c'est des éléments non utilisés, destinés à la déchetterie dans quelques années.
Et des chaînes de production surdimensionnées pour la production sans IA, donc des surcoûts répercutés sur les produits finis.
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Ed Zitron expliquait bien comment les promesses de datacenter en Gigawatt n’étaient physiquement pas possible. On peut jeter autant de milliards qu’on veut, même avec des prévisions optimistes, il faudrait bien plus d’années que ce qu’ils avancent
https://www.wheresyoured.at/the-ai-bubbles-impossible-promises/