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Éditeur de sites générés par IA, il spamme tellement Google que ses confrères se plaignent

Ce n’est pas personnel, c’est uniquement les affaires.

Éditeur de sites générés par IA, il spamme tellement Google que ses confrères se plaignent

Illustration : Flock

À lui seul, le plus prolifique des éditeurs de sites francophones générés par IA a réussi à faire promouvoir plusieurs milliers d’articles, dont de très nombreuses fake news, par l’algorithme de recommandation de contenus Discover de Google. Au point que d’autres pros du SEO (pourtant eux-mêmes éditeurs de sites GenAI), en arrivent à se plaindre publiquement de cette surenchère et pollution.

Notre enquête sur les sites d’information générés par IA (GenAI) vient de prendre une tournure croquignolette. Au moment de son lancement, en février, nous avions dénombré un peu plus de 1 000 sites GenAI, et certains de leurs éditeurs nous accusaient alors de vouloir « bousiller le[ur] business » :

« Les gens veulent manger de la merde ? Donnez-en leur à la pelle plutôt que d’essayer de buzzer en cherchant à bousiller le business de milliers de sites. »

En ce mois de juillet, notre base de données en répertorie désormais plus de 5 000, rien qu’en français. Les mêmes accusent désormais l’un d’entre eux de « défonce[r] le business » à force de spammer Google avec des centaines de « conneries de fakenews massive (320 articles hier sur un seul site) pour s’en foutre plein les poches ».

En mars dernier, Next révélait, dans le cadre de notre enquête sur les sites d’information générés par IA (GenAI), que des infox « hallucinées » par ces derniers avaient déjà entraîné de nombreux médias de la presse quotidienne régionale à leur consacrer des fact-checks, après que ces rumeurs ont fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Début mai, le service de fact-checking CheckNews de Libération publiait de son côté une enquête intitulée « Fausses annonces de fermetures de magasins : enquête sur ces sites générés par IA qui inondent Google de fake news », reposant en partie sur notre base de données de sites GenAI.

À l’époque, CheckNews avait identifié plusieurs sites, dont franchementbien.fr, LaPlasturgie.fr, atelier-de-france.fr ou encore mididelices.fr, ayant annoncé, à tort, la fermeture de boutiques Decathlon, NOZ, La Halle ou Darty.

Depuis, Le Parisien, La Voix du Nord, L’Indépendant, France 3, Ouest France ont, eux aussi, publié plusieurs autres fact-checks à ce sujet, après que des articles générés par IA ont, eux aussi, annoncé, à tort, la fermeture de magasins Promod ou Auchan, notamment.

À l’instar de ce qui s’était passé avec l’infox, « hallucinée » par des sites générés par IA, concernant les contrôles techniques annuels, des sites GenAI ont, eux aussi, publié des « fact-checks » à ce sujet, paraphrasant les articles suscités.

C’est d’ailleurs précisément pour aider les internautes à ne pas se faire avoir par des sites GenAI que nous avons développé notre extension (gratuite) pour Firefox et Chrome, comme le montrent ces captures d’écran.

Évoquant un préjudice en termes d’image de marque, mais également vis-à-vis de leurs propres employés et clients, plusieurs responsables des magasins en question hésitaient à porter plainte, faute d’avoir identifié le ou les responsables de ces articles mensongers, publiés sur des sites aux mentions légales mensongères ou inexistantes.

Un « maître de la désinformation via une diffusion industrielle de fake news »

D’après CheckNews, cette salve d’articles GenAI mensongers aurait été initiée par une figure bien connue des professionnels du référencement (SEO, pour Search Engine Optimization), Julien Jimenez, qualifié par l’un de ses concurrents de « maître de la désinformation via une diffusion industrielle de fake news sur ses propres réseaux de sites ».

Jimenez avait déjà fait l’objet d’une enquête du Journal du Net, en février 2024, après la liquidation de sa société Korleon’Biz (sic) et de sa filiale NextLevelLink. Le liquidateur de la société estimait que le total des impayés « atteignait plusieurs millions d’euros », mais l’article ne précisait pas le nombre de clients lésés, sinon qu’y figuraient nombre d’autres professionnels du SEO. La vingtaine de ceux qui avaient été interviewés par le JDNet avaient alors tous requis l’anonymat, de peur des répercussions de celui que l’article qualifiait de « star du SEO français ».

En avril 2024, Ari Kouts, qui avait dès 2023 cherché à comprendre comment ChatGPT pouvait administrer des sites d’info générés par IA (cf notre article), relevait que Julien Jimenez avait depuis créé « des dizaines de sites, tous utilisant de l’IA pour générer des centaines/milliers d’articles en quelques jours, sur tous les sujets possibles, sans aucune éthique, pas de sources, des images en IA ou piqués à droite à gauche, des conseils complètement bidons etc. »

Dans un article intitulé « Le danger des sites d’information entièrement générés par l’intelligence artificielle », publié en octobre 2024, Le Point relevait lui aussi que Julien Jimenez s’était lancé dans le business des sites d’info GenAI.

L’article soulignait que sa société Amanecer Media International, basée en Espagne, « décline toute responsabilité quant à l’utilisation qui pourrait être faite des informations et contenus présents », tout en éditant une dizaine de sites « où l’IA est omniprésente, sans vérification humaine ».

Le Point y précisait que « tous les contenus sont générés par l’intelligence artificielle, avec un objectif : faire le maximum de clics afin d’engranger des revenus grâce à la publicité », à raison de « plusieurs dizaines d’articles » publiés quotidiennement par des « pseudo-journalistes, aussi générés par l’intelligence artificielle » :

« La fabrique de ces sites est très simple : des articles publiés sur des sites fiables sont reformulés, voire copiés-collés, puis publiés sans qu’il soit mention du processus. Et les coûts sont moindres, une poignée de dollars par mois pour des revenus publicitaires bien plus importants. »

« Contrairement à certaines pratiques courantes du journalisme en ligne… »

Fin mars, un reportage de L’Œil du 20 h de France2, lui aussi consacré aux sites d’infos générés par IA, s’était penché sur un éditeur en particulier, qui avait « industrialisé le modèle » et qui, « à lui seul, gère une quarantaine de pages dont certains publient plus de 150 articles par jour, depuis son domicile ». Un profil correspondant en tous points à celui de Jimenez.

Or, ce dernier refuse systématiquement de répondre aux questions des journalistes, et n’a pas plus répondu aux questions de L’Œil du 20 h qu’il n’avait répondu à celles du Journal du Net, du Point et de CheckNews. La journaliste de France2 est donc partie interviewer le serial éditeur en question, en caméra cachée.

Se présentant comme « une personne qui essaye de faire de l’argent et de nourrir mes enfants », il lui avait rétorqué ne pas avoir envie de répondre à ses questions, éludant l’interview lorsque la journaliste l’avait confronté à un plagiat par IA que l’un de ses sites venait de publier.

Son visage avait été flouté, mais plusieurs pros du SEO ayant vu le reportage sont persuadés qu’il s’agit bien de Julien Jimenez. Le reportage de L’Œil du 20 h avait également flouté le nom et le logo du site, mais nous l’avons retrouvé, et le site GenAI franchementbien.fr précisait dans ses mentions légales : « Propriétaire du site & Responsable de la publication : Julien Jimenez ».

Le site allait jusqu’à avancer que, « contrairement à certaines pratiques courantes dans l’univers du journalisme en ligne, notre objectif n’est pas simplement de générer du trafic depuis les moteurs de recherche » et que « nous ne produisons pas du contenu à la chaîne sur une multitude de sujets dans l’espoir d’un impact fugace dans les résultats de recherche » :

« Nous ne cédons pas à l’automatisation de la production de contenu. Chaque article que vous lisez a été pensé, recherché et rédigé par une personne réelle, passionnée par son sujet. Contrairement à certains médias, nous ne nous contentons pas de reformuler ce que d’autres ont déjà dit. Nous apportons notre propre perspective, enrichie par l’expertise de nos rédacteurs. »

800 articles en un seul jour, troisième média le plus recommandé par Discover

Depuis, plusieurs de ses sites ont été sanctionnés par Google, et n’apparaissent plus sur Discover. Fin juin, l’un d’entre eux avait été jusqu’à publier 800 articles en un seul jour, d’après 1492.vision, une plateforme de surveillance des contenus mis en avant par l’algorithme Discover de recommandations de contenus de Google, avant d’être « cramé » en seulement 10 jours.

Une stratégie motivée par le fait que les revenus associés pourraient se chiffrer en dizaines de milliers d’euros, en quelques jours seulement. 1492.vision a par ailleurs constaté que deux autres de ses sites figuraient depuis dans le Top10 de Discover, dont l’un enregistrant plus de clics que ceux du Monde, du Parisien et de BFMTV.

Le plus prolifique d’entre eux, labottega-pinseria.fr, se présente comme « édité par une société de presse indépendante, spécialisée dans la diffusion d’informations générales et d’actualité », et dont « la direction de la publication est assurée par la rédaction ».

Fin juin, le journal Les Échos mettait en garde ses lecteurs contre les fausses informations sur la déclaration de biens immobiliers que ce site relayait par ailleurs. Depuis, il multiplie les articles anxiogènes et/ou mensongers au sujet du Livret A, de la CAF, des alloc’, des parents et des retraités, etc.

Or, ce site, labottega-pinseria.fr, est précisément celui qui avait relayé les fausses fermetures de magasins. Lancé fin juin, il est même parvenu, en 15 jours seulement, à se hisser à la troisième position des sites les plus visibles sur Discover, juste derrière Ouest France et YouTube, mais devant L’Équipe, Le Figaro, Le Monde, actu.fr, BFMTV Le Parisien et La Dépêche.

Or, ces derniers reposent sur le travail d’équipe de centaines de journalistes, alors que Julien Jimenez, lui, travaillerait seul depuis son domicile. Ce qui ne l’empêcherait pas de parvenir à publier sur ses sites, à lui tout seul, plus d’articles que les plus grosses rédactions françaises, et à les relayer dans Discover. Jusqu’à y faire la « Une », devant un article du Figaro, ou encore en parvenant à y afficher plusieurs articles d’affilée, ce que peu de sites parviennent à effectuer.

À lui tout seul, il aurait lancé près de 140 sites GenAI (au moins)

Cette course à l’échalote vire même au spam de fakenews sous stéroïde : il y a quelques mois, ses sites se contentaient de publier quelques dizaines d’articles par jour. Ces derniers temps, il n’hésite pas à en publier plusieurs centaines. Ce 10 juillet, labottega-pinseria.fr a ainsi publié la bagatelle de 760 articles entre 9h03 et 10h03, soit douze articles par minute.

De plus, dès que l’un de ses sites est sanctionné par Google, il en renvoie un voire plusieurs autres. Quand franchementbien.fr a fait l’objet d’une « pénalité manuelle » de la part de Google, il l’a remplacé par farmitoo.com puis, quand ce dernier a, lui aussi, été « striké », par labottega-pinseria.fr, qui viendrait lui-même d’être pénalisé, et que Jimenez a d’ores et déjà remplacé (nous ne mentionnons les URL que des seuls sites ayant d’ores et déjà été pénalisés, ndlr). Au total, nous avons identifié près de 140 sites GenAI pouvant lui être attribués.

La propension de Julien Jimenez à spammer Discover avec des rumeurs et infox’ est telle que plusieurs professionnels du SEO et du marketing numérique en sont arrivés à se plaindre publiquement de ses pratiques.

Celui qui nous avait accusé, en février, de chercher à « bousiller le business de milliers de sites » (GenAI, ndlr) avec notre enquête, déplore aujourd’hui que ses « conneries de fakenews massives […] défoncent le business »… un tweet liké et partagé par plusieurs autres pros des sites d’info GenAI.

Les pros du SEO et de la GenAI que nous avons contactés peinent, en l’état, à comprendre comment il parvient de la sorte à pirater les règles EEAT de Google, ou comment il réussit à faire « poper » sur Discover autant d’articles GenAI, au surplus basés, pour une bonne partie, sur des fake news.

Certains estiment que cela pourrait, en partie, être dû au fait qu’il publie des centaines d’articles par jour, mais également qu’il publie des articles sur des sujets d’intérêt public (les retraites, la CAF, le RSA et les alloc’, les amendes, fermetures de magasins, etc.) dont personne d’autre ne parle à part lui, notamment parce que les informations en question n’existent pas. D’autres ont d’ailleurs commencé à ironiser à ce sujet.

Julien Jimenez est censé partir faire le tour du monde, en famille et en bateau, fin juillet. Mais il aurait aussi prévu de télétravailler une partie de la journée, pour continuer à financer son train de vie. Sans que l’on sache, cela dit, si sa frénésie actuelle vise à anticiper les éventuelles pertes de revenus qui pourraient en découler, à éponger ses dettes passées, et/ou à continuer d’exploiter la ou les failles qu’il aurait identifiées dans Discover. Contacté, il ne nous a pas répondu.

Reporters sans frontières appelle Google à remanier Discover

Reporters sans frontières (RSF), de son côté, vient de publier un communiqué mentionnant lui aussi les fake news propagées par le site labottega-pinseria.fr et appelant Google à « renforcer les critères d’accessibilité à la fonctionnalité pour favoriser les médias journalistiques authentiques ».

« La facilité avec laquelle des sites peu recommandables parviennent à se hisser dans Discover pousse à s’interroger sur les failles de ce service », déplore Vincent Berthier, responsable du bureau technologies et journalisme de RSF :

« Il devient urgent de les combler en remaniant son fonctionnement, et d’empêcher la promotion des faux sites d’information. Les bloquer manuellement ne suffira pas : ce sont des hydres. Nous appelons Google à renforcer ces critères de sélection, ainsi que le contrôle de leur respect, avant que les utilisateurs ne soient submergés par les fausses informations déroulées à la chaîne par ces rotatives numériques. Le recours à des standards techniques comme la norme Journalism Trust Initiative (JTI) offre un excellent moyen de garantir aux utilisateurs d’avoir accès à des médias respectueux des standards déontologiques journalistiques. »

Commentaires (28)

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C'est assez étrange que Google ne trouve pas de solution contre ça, car il doit bien y avoir des choses similaire aux USA.
J'ai hâte que certains trouvent un moyen de porter plainte.
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Ce n'est pas dans l'intérêt de Google de trouver une solution, qui touche, lui aussi, le pactole avec ça.
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Niveau image de marque c’est quand même pas super non ?
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Quand tu possèdes le droit de vie ou de mort sur les 3/4 du Web, l'image de marque j'ai envie de dire...

Les entreprises de la tech US passent leur temps à chier sur la tronche des gens.
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Je pense pas que les gens fassent le lien entre discover et google. Déjà la plupart ne nomment même pas discover "Discover" mais s'en servent régulièrement
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En plus le filtre est assez simple : au delà de x publications par jour => Ban.
Ces sites créent leur réputation avec le volume, il suffirait de baisser (ou plafonner) l'importance de ce critère dans l'algo de page ranking de google.
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Donc tu bans Facebook, X, Bluesky, Medium, Stackoverflow, etc...
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Pour y'aurait-il Facebook, X , Bluesky, Stackoverflow dans discover ???
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parce que tu ne parlais pas de Discover, mais du page ranking de Google.

Et je te retourne la question ;) Pourquoi limiterait-on seulement ces mesures à Discover ? Ces sites par IA sont une plaie partout, y compris sur le moteur de recherche.
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Je n'ai jamais parlé de recherche google ! j'ai utilisé "page ranking" parce que je ne conanis pas le nom de l'algo, mais qu'il est manifestement similaire dans google news.

Je crois que tu as déjà répondu à ta propre question, n'hésite pas à continuer ton monologue.
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n'hésite pas à continuer ton monologue.
Pourquoi tant d'animosité ?
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Très bon article. C'est une saga qui semble sans fin !!
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C'est triste de se dire qu'en Chine, il aurait déjà disparu depuis des mois et aurait subitement réapparu en interview pour dire combien il s'était détourné du droit chemin...

Je suis quand même très étonné de la passivité de la Police/Justice sur Internet où au final vous pouvez mentir/tromper/voler/tricher autant que vous voulez sans AUCUNES conséquences de qui que ce soit, même si vous êtes parfaitement identifié et qu'une simple flagrance suffit à voir que c'est parfaitement illégale.

Cela rejoint d'ailleurs le harcèlement en ligne, où au final la Police/Justice ne fait strictement rien (voire classe l'affaire) tant bien même on vous menace de mort/de tuer vos enfants/de vous torturer/vous violer, et qu'ils le font souvent à des dizaines de personnes différentes (ie : pas un cas isolé), et qu'ils sont aussi parfaitement connus/identifié et se font de l'argent dessus...
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La réponse pénale n'est pas évidente ici. Contrairement à l'affaire News.DayFR, où il y avait un plagiat manifeste d'articles de presse, l'éditeur dont il est question ici génère des contenus par centaines, mais sans forcément plagier une source précise. Sur quel fondement serait-il poursuivi ?
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Je dirais l'article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

(et ouais, c'est pas un phénomène nouveau)
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ça se tente, mais y'aura pas une coalition de 40 médias pour porter la charge en justice !
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Y'a pas un syndicat dans ce domaine qui peut se porter partie civile et attaquer au nom de ses adhérents ?
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C'est ce genre de chose qui me conforte dans ma position d'ignorer le web algorithmique.
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J'adore quand même la réaction qui vient dénoncer votre mise en lumière "bousillant le business des autres", tout en dénonçant ceux qui en abusent encore plus.

Un peu le concept du bon et du mauvais chasseur, sauce IA.
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Pour moi c'est aussi savoureux que les types qui produisent des torrents de contenus piratés et hurlent au scandale et au manque de respect parce que tu retires leur nom dans la release.
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.
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On voit bien la moralité du personnage…

Sur sa fiche LinkedIn Julien Jimenez :

« Passionné par le SEO et déterminé à atteindre mes objectifs » : du genre à faire un max de pognon, quoi qu’il en coûte à polluer et à spammer à mort et à outrance ?

Ou encore :

« Si l’un d’entre vous est capable de faire valider un site AdSense (un seul) de manière 100 % sûre en moins de 24h, je lui verse 3000 euros à la validation. »

ou bien encore :

"Obtenez votre backlink sur un site qui génère entre 1 et 2 millions de visiteurs par jour.
Prix : 400 € HT. Facture incluse.
L’objectif est que je rédige l’article moi-même, pour maximiser ses chances d’apparaître dans Google Discover.
Contactez-moi en privé."

J'adore le "facture incluse"... :mdr2:

Et il y a même apparemment un concours officiel à celui qui arrive à produire la plus grosse quantité de merd... automatisée :

"Alan et moi-même avons décroché la troisième place au concours SEO 2012 plus connu sous le nom de "Sentimancho" en réussissant à décrocher un PR7 en 45 jours pour notre nom de domaine: Necliquepasici.com."
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Ce pseudo "jimenez", je l'ai déjà vu sévir sur HFR et peut-être ici (pas sûr pour Next). En tout cas, je l'ai déjà vu auparavant, avant de lire cet article.
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Sous forme de questio pratique, puisqu'il existe une extention qui indique et permet d'indiquer les sites qui puent, n'y aurait-il pas quelque chose (script, exetension, moteur de recherche…) qui permetrait de ne plus afficher ces sites de merde dans un résultat de recherche ?
Ça s'est agravé depuis peu, mais plus moyen de cherché sur le net, sauf si vous connaissiez déjà le nom d'un site donné en réponse, mais en général ça apparait à la 3 ou 4e page…
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Le web va devenir inévitablement une décharge... Que sa aille plus ou moins vite ca ne change pas grand chose.
Quoique si, si la puanteur arrive au nasaux de tous ptet bien que la génération qui vivra sans arrivera plus rapidement...
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je n'aurais pas dit mieux.
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Le web est déjà une décharge. Les médias sociaux abreuvent des consommateurs passifs de contenus faux depuis des années. Tout comme les sites optimisés SEO se contentaient auparavant de piquer des billets de blogs, des flux RSS ou repomper Wikipedia.

Le fond du problème ici, c'est le web algorithmique vendu par Google. Le plus dur, c'est de se sevrer de la dépendance à l'algo et apprendre à réfléchir par soi-même et non attendre qu'il nous vomisse ses contenus dans la bouche.