Connexion Premium

Retour en 2023 : lourde peine pour un vendeur de CD de musique piratée

À l’heure du streaming tous azimuts et du pillage généralisé des œuvres de l’esprit par les labos IA, il est presque réconfortant de voir que certains gravent toujours de la musique piratée sur des CD pour les commercialiser, comme au bon vieux temps des années 2000.

Un résident anglais, Marc Kearns, 47 ans, a été condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir enfreint le droit d’auteur, rapporte la BBC. Son crime ? Avoir remixé et vendu des CD contenant des morceaux d’artistes célèbres. La sentence laisse songeur : 26 mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de 18 mois, et il devra effectuer 250 heures de travaux d’intérêt général.

La campagne de pub « Rip. Mix. Burn » d’Apple, en 2001. Une autre époque.

Le fieffé pirate a plaidé coupable de plusieurs chefs d’accusation devant la cour de justice de Hull, à environ 250 km au nord de Londres. « Cette activité lui a permis d’exploiter commercialement du contenu protégé et de générer des revenus au détriment des artistes et des entreprises légitimes de l’industrie musicale », explique un porte-parole du conseil local, dans une déclaration qui fleure bon (ou mauvais) les envolées ayant entouré la création d’Hadopi.

L’histoire ne dit pas combien cette activité illicite a rapporté au coupable, ni si ses clients étaient des inconnus passant commande, ou simplement des amis. Quoi qu’il en soit, le petit business a pris fin.

La justice locale n’a d’ailleurs pas mégoté pour ferrer ce dangereux criminel : l’enquête a en effet débuté en 2019, ce qui a débouché sur un mandat de perquisition exécuté trois ans plus tard. « Nous n’hésiterons pas à prendre des mesures fermes lorsque des infractions seront constatées. Cette condamnation envoie un message clair : ce type d’activité ne sera pas toléré », affirme, martial, un membre de l’exécutif local. On ne plaisante pas avec les dealers de MP3.

Commentaires (14)

votre avatar
Merci pour cette news légère, cela fait du bien :yes:
votre avatar
Vendre des CD encore en 2023, c'est sûr que ça mérite la prison ! :cartonrouge:
votre avatar
Pour qu'une enquête ait été ouverte, ce n'était sans doute pas "entre amis".
votre avatar
La seule chose de sûre c'est que la clientèle devait avoir bien dépassé les 60 balais et/ou avoir une bagnole ancienne sans BT ou lecture USB combiné a un PC dont les lecteurs/graveurs ont disparu.
Pour ce 2nd cas, pas mal pouvaient avoir des originaux et etre juste dans l'impossibilité de faire leur propre copie privée.

Ce qui rends la sanction encore plus débile vs le reste qu'évoque l'article. Un vrai job de tribunal de salut public.
votre avatar
Pas forcement, les avocats et autres des sociétés de "droits" n'ont que ça à faire des plaintes et eux ont les moyens de les suivres...
votre avatar
Le plus étonnant c'est qu'il ai pu avoir des clients !
Ca montre que finalement, ce monde n'est pas qu'un conglomérat de consommateur de produits SaaS. Il reste des résistants, bravo !
votre avatar
Existe-t-il des vendeurs de vinyle piratés ?
votre avatar
Oui. A une époque, il y en avait pas mal.
votre avatar
J’ai trouvé des piles aussi, pour mettre dans mon mange-disque. Ce n’est pas un Teppaze, mais ça sonne bien
votre avatar
For sure! C'était ainsi que l'on se procurait des bootlegs, enregistrements pirates de concerts. Après c'est évidemment passé en CD.
votre avatar
Il y a aussi eu la période des cassettes audio.
votre avatar
Damn !
votre avatar
En taule le tipiak !!!! :mad:
votre avatar
Le gang des Pakistanais aurait été arrêté bien plus tôt s'ils avaient pressés des CD plutôt que v*er des petites filles.