IBM France annule son plan de départ volontaire, au grand dam des salariés concernés
2 min
Économie
Économie
Fin janvier, IBM annonçait se séparer de 10 % de ses effectifs en Europe afin, expliquait Libération, de maintenir sa compétitivité sur les marchés du cloud et de l’IA, d’augmenter sa productivité et de réduire ses coûts. En France, où la société compte plus de 3 000 salariés, un plan de départ volontaire a été négocié puis signé le 8 avril pour permettre aux équipes de se joindre à cette mesure de maîtrise des coûts.
Mais à la fin du mois, le géant états-unien a changé de braquet. Le 27 avril, lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, la direction de la filiale française a indiqué que le plan était annulé. Auprès de Libération, certains élus du CSE suspectent que le revirement soit dû à des « raisons budgétaires ».
Délégué central Unsa, Pierry Poquet déplore par exemple les réductions d’effectifs, mais souligne que ce type de plan est apprécié à l’échelle individuelle, lorsqu’il permet à des salariés de se reconvertir ou de terminer leur carrière avant leur retraite. Parmi les 328 postes concernés dans ce cas précis, nombreux sont ceux qui ont contacté leurs délégués syndicaux en se déclarant « dépités ».
La CFDT d’IBM France critique, elle, des « revirements stratégiques » qui épuisent les salariés. Le plan de licenciement initialement annoncé faisait suite à une précédente réduction de 200 postes de cadres, rappelle-t-elle, demandant au groupe de « clarifier sans délai ses intentions en matière d’emploi en France » : « En quelques semaines, ces salariés sont passés du statut de“non indispensables” à celui de ressources à conserver, sans explication claire sur la cohérence de long terme ».
Commentaires (14)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 12 mai à 11h00
Après ça, SFR savaient même plus où étaient leurs rocades fibre...
Le 12 mai à 11h03
Le 12 mai à 16h17
Le 12 mai à 19h41
Le 12 mai à 20h49
C'est ce qu'il s'était passé là où je bossais en 2020, un projet de plan de départ volontaire a été officialisé 2 semaines avant l'annonce du confinement.
Entre la grosse baisse d'activité associée à la crise et le risque que personne n'accepte de partir de son plein gré en plein chaos mondial, c'est passé directement à la vitesse supérieure sur la base d'un volontariat désigné.
Modifié le 13 mai à 08h18
Edit : après je pense qu'il vaut mieux éviter de comparer la période confinement qui a été exceptionnelle.
Modifié le 13 mai à 14h54
Après je connais pas la situation financière d'IBM France en particulier, mais j'avais vu en début d'année qu'ils s'attendaient à une énorme claque liée à Claude Code.
Toutefois, vu que le PDV négocié avec le CSE et son abandon datent tous les deux d'avril, c'est pas ce motif là qui pourrait justifier un changement de décision aussi rapide pour se tourner vers un PSE, justement parce que c'est pas Covid non plus (qui justifiait le revirement stratégique pour accélérer les décisions).
Bref, on sait pas grand chose, mais l'article pour moi indique bien que les postes sont conservés.
Modifié vendredi à 06h51
Un PSE aussi, d'ailleurs, c'est très cher, avec en plus le risque juridique, parce que ça doit être bien justifié en France.
Ça ne veut pas dire que les postes sont conservés à terme. À court terme, oui, sans doute. Mais pour moi, aucune chance que l'objectif final ait changé.
Il peut très bien avoir un objectif de réduction de postes sans aucun plan de licenciement, ça prend juste plus de temps. Non-renouvellement des départs "naturels" et mesures pour pousser les gens vers la porte : suppression du télétravail, suppression d'avantages financiers, mobilité interne imposée, etc.
Et comme tu l'as dit, une fois que tout le monde sait que tu voulais partir et que t'as commencé à te projeter pour la suite, ça peut être compliqué de continuer à faire carrière dans la boîte.
Le 12 mai à 11h29
Le 12 mai à 11h46
Le 12 mai à 16h21
Le 12 mai à 16h38
Samedi à 15h27
Je n'imagine pas un instant qu'IBM "subisse" un truc imprévu.
Samedi à 18h21
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?