Cour de cassation : les livreurs à vélo 2.0 en piste pour la reconnaissance du salariat

Roue voilée

Cour de cassation : les livreurs à vélo 2.0 en piste pour la reconnaissance du salariat

Cour de cassation : les livreurs à vélo 2.0 en piste pour la reconnaissance du salariat

La Cour de cassation vient de rendre un important arrêt relatif aux livreurs à vélo dont le quotidien est dicté par une plateforme web. Selon les circonstances, il y a bien un lien de subordination caractérisant un contrat de travail, et non un statut d’autoentrepreneur.

La société Take eat easy utilisait une plate-forme web et une application destinée à mettre en relation des restaurateurs partenaires et des clients, nourris par les muscles des livreurs en vélo exerçant sous le statut d’indépendant.

L’un d’eux a néanmoins saisi les prud’hommes pour voir requalifier ce statut en contrat de travail. Depuis Take Eat Easy a fait l’objet d’une liquidation judiciaire, mais le livreur est resté accroché au guidon afin de voir reconnu ses droits dans cette procédure collective.

La cour d’appel a cependant considéré que le conseil des prud’hommes était incompétent. Et surtout que l’intéressé ne pouvait prétendre à un tel statut. La juridiction a bien égrainé les conditions de travail du justiciable : présence d’un système de bonus selon le temps d’attente et le nombre de kilomètres parcourus, existence de pénalités en cas de manquements (absence de réponse téléphonique, incapacité à réparer une crevaison, refus de faire une livraison, voire d’insultes, etc.).

Pour les juges du fond, un tel système est certes « évocateur du pouvoir de sanction que peut mobiliser un employeur », mais « il ne suffit pas dans les faits à caractériser le lien de subordination allégué ».

Au bout de trois « strikes » (pénalités), le coursier défaillant était susceptible d’être convoqué « pour discuter de la situation et de (sa) motivation à continuer à travailler comme coursier partenaire de Take Eat Easy ». Un de plus, et c’est la désactivation du compte. Pour la cour, ces pénalités étaient uniquement rattachées aux obligations contractuelles du coursier, qui reste en outre libre de choisir ses horaires de travail.

Le lien de subordination consacré par les constatations

La Cour de cassation n’a pas eu la même grille de lecture : rappelant qu’un lien de subordination « est caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné », ici, tout pousse à le consacrer.

D’une part, « l’application était dotée d’un système de géolocalisation permettant le suivi en temps réel par la société de la position du coursier et la comptabilisation du nombre total de kilomètres parcourus », d’autre part, Take Eat Easy disposait bien d’un pouvoir de sanction à l’égard du coursier.

De ces deux critères, la haute juridiction considère que la cour d’appel « n’a pas tiré les conséquences légales de ses constatations » qui démontraient « l’existence d’un pouvoir de direction et de contrôle de l’exécution de la prestation caractérisant un lien de subordination ».

L’affaire va être rejugée en appel où les magistrats devront impérativement s’appuyer sur cet arrêt dans leur analyse. Autant dire qu'elle sera suivie de près par Deliveroo France et les autres services similaires.

Commentaires (151)


Je trouve ça un peu triste que les gens n’aient plus la motivation pour cuisiner un minimum ou alors ce déplacer au lieu de ce faire livrer à tout va parce qu’ils en ont les moyens. Parfois je vois des gens ce faire livrer en scooter par la pizzeria alors qu’ils habitent dans la même rue à 200m, c’est “petit”.


C’est cohérent ! C’est le même concept que Uber, je ne vois pas comment les conséquences pourraient être différentes !


L’esclavage 2.0 en prend un coup dans l’aile. <img data-src=" />


À ma connaissance, Uber n’a pas été condamné en France pour ce genre de chose. Pourquoi parles-tu d’Uber ?


Moi je me fais livrer très souvent pour une raison simple : pas besoin d’attendre. Je commande en ligne, le restaurateur gère sa file de commandes sans stress du client qui piétine sur place, et quand c’est prêt, il livre. Le livreur gère aussi son circuit tout ça complètement invisible pour moi qui peut faire autre chose de bien plus distrayant ou payant que de faire le pied de grue, comme un crétin.

Surtout en hiver : penser à sortir par -20, déneiger la bagnole, faire chauffer pour dégivrer, rouler avec le volant glacé, attendre dans les courants d’air que la commande se prépare et retour, ça me coupe l’envie de sortir.


Esclavage ? Non : personne n’oblige personne.

Exploitation désordonnée, oui.


Je n’arrive pas à savoir si c’est du troll.&nbsp;

On parle de gens qui prennent des risques à rouler plusieurs heures par jour en vélo dans des circulations denses, multipliant d’autant plus le risque d’avoir un accident grave, qui sucent les pots d’échappement pour pouvoir te livrer ta petite bouffe…&nbsp;&nbsp;

Des emplois sans congés payés, sans congés pour le décès d’un proche. Pas de ticket restaurant, pas de 13ème mois, pas de prime digne de ce nom, aucune perspective d’évolution. Aucune perspective d’amélioration. Juste des genoux bousillé, des cancers des voies respiratoires.&nbsp;

&nbsp;

la société dernière ne paie pas de cotisation sociale sur ces « salariés » de fait (ce n’est pas les cotisations des autoentrepreneurs qui remplacent) et le fric généré est investi dans des technologies pour remplacer ces livreurs à vélo (drôle de livraison) , dont l’espérance de vie est déjà réduite. Pas pour améliorer leur condition. Juste pour pouvoir continuer à générer du fric tout en contribuant le moins à notre système et pouvoir se débarrasser ensuite de ces exploités.&nbsp;

Comment peut-on cautionner ça ? À moins d’être dans une situation financière confortable et ne pas se préoccuper du sort de notre système de protection sociale ? C’est de l’exploitation pure et simple.&nbsp;Une entreprise sérieuse avec des salariés devraient fournir des vélos à assistance électrique. Des masques avec filtre pour la pollution. Un salaire plus que décent pour compenser la prise de risque et compenser les conditions de travail, les conditions climatiques. des vraies conditions salariales. Bref .. j’espère tellement que c’est du troll.&nbsp;


Youhou !!!


Tu réponds à quelqu’un qui habite au Canada en pensant qu’il habite en France. Ça fait un certain décalage ! Il y avait pourtant des indices visibles dans son message.



À part ça, le mieux est de supprimer le statut de micro-entrepreneur qui fait que les cotisations sociales payées par ce statut sont trop faibles. Cela évitera que les multinationales étrangères les exploitent.








fred42 a écrit :



Tu réponds à quelqu’un qui habite au Canada en pensant qu’il habite en France. Ça fait un certain décalage ! Il y avait pourtant des indices visibles dans son message.



À part ça, le mieux est de supprimer le statut de micro-entrepreneur qui fait que les cotisations sociales payées par ce statut sont trop faibles. Cela évitera que les multinationales étrangères les exploitent.





Surtout en diminuer les seuils, l augmentation de macron met clairement les petites entreprises classiques dans une situation de concurrence totalement déséquilibrée face au micro. Que ca soit une bonne idée pour se lancer ou en complément pourquoi pas, arriver a 170 000€ pour la vente et 70 000 pour du service le tout HT c est totalement excessif.









fred42 a écrit :



Tu réponds à quelqu’un qui habite au Canada en pensant qu’il habite en France. Ça fait un certain décalage ! Il y avait pourtant des indices visibles dans son message.



À part ça, le mieux est de supprimer le statut de micro-entrepreneur qui fait que les cotisations sociales payées par ce statut sont trop faibles. Cela évitera que les multinationales étrangères les exploitent.





J’aime bien le moment ou il explique “Le livreur gère aussi son circuit” alors que justement il ne peut pas le faire.J’ai essayé une fois pour tester… quand j’ai vu la gueule du livreur arrivé complètement sur les rotules je me suis dit que la livraison pourquoi pas s’il s’agit de livreurs salariés sinon je ne vois aucunement l’intérêt.



Le manque de temps. Quand tu rentres du boulot après 19h, si tu cuisines 1 heure, tu finis de manger à 21h30-22h… Il y a des jours où t’as pas envie…

Mais sinon pour les livraisons à 200m je vois moins d’excuses <img data-src=" />


Personnellement moi j’y vois de l’intérêt pour mon statue actuel. Je suis étudiant, à cause de mes études et les multitudes de projet que j’ai, j’ai peu de temps pour faire du sport où pour me consacrer a faire un sport en particulier. Cela me permet, chaque jour pendant 1h/1h30 de faire du vélo (selon ce que j’ai à faire), donc faire un peu de sport, et de gagner un peu d’argent.



Je choisis quand j’ai envie de faire du vélo, et cela me fait un peu plus d’argent à la fin du mois








skankhunt42 a écrit :



Je trouve ça un peu triste que les gens n’aient plus la motivation pour cuisiner un minimum ou alors ce déplacer au lieu de ce faire livrer à tout va parce qu’ils en ont les moyens. Parfois je vois des gens ce faire livrer en scooter par la pizzeria alors qu’ils habitent dans la même rue à 200m, c’est “petit”.





Ce n’est pas toujours une question de motivation . Même quand on aime cuisiner, il y a des fois où l’on a envie de se faire livrer, de ne pas avoir à cuisiner.









tyler-knox a écrit :



Je n’arrive pas à savoir si c’est du troll.&nbsp;



 On parle de gens qui prennent des risques à rouler plusieurs heures par jour en vélo dans des circulations denses, multipliant d’autant plus le risque d’avoir un accident grave, qui sucent les pots d’échappement pour pouvoir te livrer ta petite bouffe...&nbsp;&nbsp;       

Des emplois sans congés payés, sans congés pour le décès d’un proche. Pas de ticket restaurant, pas de 13ème mois, pas de prime digne de ce nom, aucune perspective d’évolution. Aucune perspective d’amélioration. Juste des genoux bousillé, des cancers des voies respiratoires.&nbsp;

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la société dernière ne paie pas de cotisation sociale sur ces « salariés » de fait (ce n’est pas les cotisations des autoentrepreneurs qui remplacent) et le fric généré est investi dans des technologies pour remplacer ces livreurs à vélo (drôle de livraison) , dont l’espérance de vie est déjà réduite. Pas pour améliorer leur condition. Juste pour pouvoir continuer à générer du fric tout en contribuant le moins à notre système et pouvoir se débarrasser ensuite de ces exploités.&nbsp;

Comment peut-on cautionner ça ? À moins d’être dans une situation financière confortable et ne pas se préoccuper du sort de notre système de protection sociale ? C’est de l’exploitation pure et simple.&nbsp;Une entreprise sérieuse avec des salariés devraient fournir des vélos à assistance électrique. Des masques avec filtre pour la pollution. Un salaire plus que décent pour compenser la prise de risque et compenser les conditions de travail, les conditions climatiques. des vraies conditions salariales. Bref .. j'espère tellement que c'est du troll.&nbsp;








Allo ? Les services de livraisons sont sous-traité depuis un paquet de temps maintenant ! Après ils ont le status de salariés, mais la boite est tellement précaire à tirer le prix pour avoir le contrat que y'a pas grand chose à y gagner (ton troisième mois, CE, congés conventionnelle, tu oublies). Demande aux "postiers" ce qu'ils en pensent, je sais même pas si on peut appeler leur sous-traitant postier d'ailleurs...     





D’ailleurs, le rapport avec les genoux bousillé ? Des cancers ? En faisant du vélo ? T’as fumée la moquette, depuis quand faire du vélo provoque ça ? De la fatigue à la limite mais autre chose tu nages dans l’irréel. Je savais pas que les coureurs cycliste qui s’entrainent plusieurs heure par jour étaient sous chimio personnellement !

&nbsp;

Et l’air dont tu parles, tu le respires aussi ! De même que les conducteurs de poids lourd, les agents de voiries ou toutes personnes travaillant à l’extérieur, ça fait un paquet de monde ! Bon sang, je fais 14km par jour à vélo&nbsp; pour aller bosser dans une grande ville, je vais immédiatement me faire faire des rayons par précaution !




Et l'histoire des vélo à assistances électrique, mais c'est quoi cette considération moisie pour l'humain franchement...un cycliste entrainé peut se taper plus de 50kms par jour de vélo pour s'entrainer. Et on est loin de l'effort physique d'un coursier deliveroo qui attend la commande, part en vélo, se pose pour la livrer, repart, attend la commande qui servent à chaque fois de phase de repos. Si les gens qui se lancent là-dedans sont pas entrainé et arrive exténué d'avoir fait 10kms c'est de sa faute aussi.    



Les masques anti-polution sont totalement inutile pour les particules fines (faut un masque à cartouche pour ça, et tu vas pas faire du sport avec c’est moi qui te le dis…)



Des sociétés qui payent pas les assedic et la TVA, y’en a plein les villes, tous les avocats sont au courants, suffit de “faire faillite” tous les ans. Et c’est même la norme dans la bâtiment. Ils n’ont pas attendu l’essor des coursier à vélo pour truander le code du travail.&nbsp; Et on aborde même pas le système de régie des SSII comme salariat déguisé et “délit de marchandage”.



Il y a des livreurs très contents de ce système (typiquement les étudiants qui préfèrent faire ça que équipier à McDo).

Si tu veux défendre la cause du salariat et du respect du code du travail, y’a de bien plus gros morceau que les coursiers, et faut commencer par le status de l’auto-entrepreneur, la micro-entreprise et le principe même de la sous-traitance…pas de bol, notre président à été élu justement pour faire ça, et il le fait très bien (comme doubler le plafond de CA pour les auto-entrepreneurs…)









Asséo a écrit :



Personnellement moi j’y vois de l’intérêt pour mon statue actuel. Je suis étudiant, à cause de mes études et les multitudes de projet que j’ai, j’ai peu de temps pour faire du sport où pour me consacrer a faire un sport en particulier. Cela me permet, chaque jour pendant 1h/1h30 de faire du vélo (selon ce que j’ai à faire), donc faire un peu de sport, et de gagner un peu d’argent.



Je choisis quand j’ai envie de faire du vélo, et cela me fait un peu plus d’argent à la fin du mois







Ou alors la solution serait l’accès à une salle de sport et un meilleur soutien financier des étudiants. Car si tu te casses la gueule pendant une livraison les frais de santé sont à ta charge et t’es marron pour la poursuite de tes études.









Ramaloke a écrit :



Et l’air dont tu parles, tu le respires aussi ! De même que les conducteurs de poids lourd, les agents de voiries ou toutes personnes travaillant à l’extérieur, ça fait un paquet de monde ! Bon sang, je fais 14km par jour à vélo  pour aller bosser dans une grande ville, je vais immédiatement me faire faire des rayons par précaution !





Juste pour le plaisir de pinailler, tu n’as pas la même ventilation-minute quand tu fais du vélo en poussant un peu (ou en côte) et quand tu glandes au feu rouge dans ton Porsche Cayenne… Les activités physiques intenses sont de ce fait déconseillées en cas de pic de pollution, dixit Salomon (le DGS, pas le chauffeur de maître).



c’est effectivement du grand n’importe quoi ce commentaire. Il faut bien comprendre un truc, en france, le plus grand risque du vélo en ville, c’est de ne pas en faire. Les risques (principalement le diesel subventionné des gilets jaunes), et largement inférieur au bénéfice autant en qualité qu’en quantité de vie (du fait de l’activité physique). Et ce d’une manière écrasante, toute les études les prouves, dont celle du système de santé anglais qui se portent sur des millions d’individus sur plusieurs décennies. Le corps humain n’est pas fait pour rester statique derrière un pc pendant des heures. Un banquier prend plus de risque qu’un livreur. Un livreur qui a appris à pédaler ne se bousille pas les genoux, ils les aura plus solide que tu ne les aura jamais.&nbsp; Il auras aussi une meilleure capacité respiratoire.

Quant au mythe de l’esclavage, ça m’arrange bien, puisque, en tant que livreur ca décourage de me faire concurrence dans ce boulot surpayé. Actuellement si je donnait mon rendement horaire, personne ne me croirait. On vas dire que les mois ou ca ne fonctionne pas, ca tourne à plus de 20€/net (impôt sur le revenue, cotisation sociale, cfe, frais pro déduit). Bien sur contrairement au mythe, j’ai la sécu & retraite. Le smic c’est 8.5€ vacance comprise. La seule différence, c’est que je n’ai pas le chômage. Je bosse et je m’arrete de bosser à l’instant ou je le souhaite. J’envoie chier les gens qui me saoulent: je ne suis pas employé.

Le vrais problème il est ailleurs. La majeurs partie des livreur ne le sont que sur un cour laps de temps. Souvent 3 mois, ils ne comprennent rien a ce qu’ils font, et on un rendement minable (exemple type: le livreur en scooter). Plutot que se prendre en charge ils implorent un patron de leur&nbsp; imposer une manière de bosser, mais faute d’en avoir, abandonne. Le contraste est tres clair entre les anciens (+1an) et les nouveaux. Les anciens veulent rester indépendant, comme des autoentrepreneur, ils ont rationnellement étudier leur méthode de travail: il font un travail bien payé, agréable et sur, et mieux que tous, ils sont libre.

Pour ma part je fais des dizaine d’heure de bénévolat dans des ateliers vélo. Je serais ravie d’instruire toute les manières de faire un bon boulot bien payé, et donc d’être indépendant et libre de toute hiérarchie. Mais ça doit etre dans la nature humaine de préférer ramper devant un maître.


tu viendra me voir lorsque tu voudra faire un crédit <img data-src=" /> avec ce statut super cool que les banques n’aime pas du tout.



c’est son seul défaut je trouve, et pour ceux qui trouve que les charges ne sont pas assez elevé, peut etre que ce sont les autres statuts qui sont trop prélevé ! 25% c’est pas mal deja


Comment se fait-ce que la procédure ait continué alors que Take It Easy n’existe plus ?








alex.d. a écrit :



Comment se fait-ce que la procédure ait continué alors que Take It Easy n’existe plus ?





Parce que me semble-t’il, si reconnu comme salarié les droits en conséquences lui seront accordés, même si les sommes ne sont pas récupérées par les organismes.



Ok, il aura gagné un CDI dans une boîte qui n’existe plus.

Et qui assure la défense ?&nbsp;


Tu oublies le risque d’accident…&nbsp; Et celui là n’est pas négligeable en ville.









vaneck a écrit :



Un banquier prend plus de risque qu’un livreur.





D’un point de vue global, surement pas : Risque d’accident, Chomage, Complémentaire Santé, Convention collective, Congés payés, RTT peut-être, Formation…



Non vraiment c’est illusion ! Le banquier s’il fait un peu de sport, s’en sortira bien mieux à moyen/long terme !



Et pour le prêt (pas un prêt à la consommation, on est d’accord), je t’invite à en parler à ton banquier.



C’est expliqué dans l’article : “le livreur est resté accroché au guidon afin de voir reconnu ses droits dans cette procédure collective.”

C’est dans un but collectif. Lui n’aura plus droit à grand chose. Mais pour tout ceux qui bosse encore, selon le jugement de la cours d’appel, ils pourront peut-être se faire requalifié en tant que salarié et avoir tout les avantages avec ou bien tout simplement, cela mettre un gros coup dans l’aile à ce système car les boite tel que Deliveroo et ubers Eat n’auront clairement pas les moyens d’embaucher des livreurs et payer les charges qui vont avec.


L’arrêt de la cour indique “Mme Valérie Y…, en qualité de mandataire liquidateur de la société Take Eat Easy”. En droit, une société ne peut pas être totalement fermée tant que des procédures sont en cours.








vaneck a écrit :



Mais ça doit etre dans la nature humaine de préférer ramper devant un maître.







… dit le gars qui semble ramper devant l’argent. C’est cocasse.



Par curiosité, est-ce que tu peux dire pour quelle plateformes tu travailles ? Toutes ne semblent pas être aussi avantageuses que tu le décrit.








loser a écrit :



Le manque de temps. Quand tu rentres du boulot après 19h, si tu cuisines 1 heure, tu finis de manger à 21h30-22h… Il y a des jours où t’as pas envie…

Mais sinon pour les livraisons à 200m je vois moins d’excuses <img data-src=" />





Astuce : il est possible de cuisiner pour plusieurs jours et de mettre au réfrigérateur la bouffe, voire au congélateur si on veut la garder plus longtemps. Hors soirées avec potes, je commande jamais (et pas du uber-like et cie) pour autant je cuisine pas tous les soirs…



Peut-être que ce sera en fin de compte un CDD <img data-src=" />











alex.d. a écrit :



Et qui assure la défense ?&nbsp;





C’est à dire, la défense de Take Eat Easy ?

Franchement je n’en sais rien (je ne suis pas spécialiste), après la procédure a du être démarrée avant la liquidation judiciaire donc potentiellement valide ?

&nbsp;

Edit :







Dedrak a écrit :



L’arrêt

de la cour indique “Mme Valérie Y…, en qualité de mandataire

liquidateur de la société Take Eat Easy”. En droit, une société ne peut

pas être totalement fermée tant que des procédures sont en cours.







Merci, c’est bien ce qui me semblait…



La “défense” de la société est assurée par :



Mme Valérie Y…, en qualité de mandataire liquidateur de la société Take Eat Easy ; et autre



C’est peut-être les “autres” qui sont intéressants : il peut s’agir de l’ancien gérant de l’EURL qui reste responsable en cas de faute de gestion (ce qui serait le cas ici).



La mandataire pour la liquidation n’est a priori pas responsable les faits étant antérieurs à la liquidation judiciaire.


A titre personnel je l’utilise pour des restos loin de chez moi et qui proposent une cuisine difficile à reproduire chez moi, c’est à dire des restaurants sénégalais, indien ou japonais. J’ai bien essayé de reproduire leurs plats chez moi, c’est difficile d’obtenir le même résultat en ce qui me concerne.



Par contre j’évite d’utiliser leurs services les jours d’intempérie.


Autant aller manger dans le restaurant en question dans ce cas.








tyler-knox a écrit :



Pas de ticket restaurant, pas de 13ème mois, pas de prime digne de ce nom, aucune perspective d’évolution.







Un jour, tu découvriras que ces points-là ne sont pas le propre de Deliveroo <img data-src=" />









sscrit a écrit :



tu viendra me voir lorsque tu voudra faire un crédit <img data-src=" /> avec ce statut super cool que les banques n’aime pas du tout.



La proportion des CDI a tendance à baisser, de toute facon. Et les banques feront comme elles l’ont fait dans les autres pays, où le CDI n’existe pas en tant que tel, ou n’est pas aussi protecteur qu’en France : elles s’adapteront ou crèveront.









loser a écrit :



Le manque de temps. Quand tu rentres du boulot après 19h, si tu cuisines 1 heure, tu finis de manger à 21h30-22h… Il y a des jours où t’as pas envie…

Mais sinon pour les livraisons à 200m je vois moins d’excuses <img data-src=" />





Sinon, on peut cuisiner pour plusieurs soirs d’affilée (ce que je fais).



En attendant que les banques s’adaptent ou crèvent, son crédit il ne l’aura pas…



Soyont cyniques (mais réalistes) : au moins ceux qui pourront emprunter pourront acheter des logements et les mettre en location. Le livreur pourra bien le louer !








Pseudooo a écrit :



En attendant que les banques s’adaptent ou crèvent, son crédit il ne l’aura pas…



Soyont cyniques (mais réalistes) : au moins ceux qui pourront emprunter pourront acheter des logements et les mettre en location. Le livreur pourra bien le louer !





Louer un appart avec un CDD sans garant, bon courage <img data-src=" />



Suffit que le livreur est au moins 2 clients (plateformes ou client propre) pour qu’il n’y ait pas subordination. Tout le problème vient de là, client unique.


IL pourra vivre dans sa voiture alors.



Ah mince, il a juste un vélo !








Dedrak a écrit :



Par curiosité, est-ce que tu peux dire pour quelle plateformes tu travailles ? Toutes ne semblent pas être aussi avantageuses que tu le décrit.





Ce qu’il décrit est plausible. Dans le monde de la “course” et pour avoir été coursier moto, il y a ceux qui rament et une minorité qui avec les meilleurs courses sont au dessus du panier.

On retrouve ça chez Uber et chez les Taxi.



Ce n’est pas si simple même si c’est un bon début : on peut avoir plusieurs employeurs en étant salarié. Si les caractéristiques qui ont fait trancher la Cour de cassation sont présentes chez un des donneur d’ordre, on pourra faire reconnaître le salariat de fait.








vaneck a écrit :



Actuellement si je donnait mon rendement horaire, personne ne me

croirait. On vas dire que les mois ou ca ne fonctionne pas, ca tourne à

plus de 20€/net (impôt sur le revenue, cotisation sociale, cfe, frais

pro déduit). Bien sur contrairement au mythe, j’ai la sécu &

retraite. Le smic c’est 8.5€ vacance comprise. La seule différence,

c’est que je n’ai pas le chômage. Je bosse et je m’arrete de bosser à

l’instant ou je le souhaite. J’envoie chier les gens qui me saoulent: je

ne suis pas employé.





Pourquoi je n’y crois pas une seconde?

Peut-être parce que 20 euros net par heure, ça signifie être payé au bas mot 26 euros/heure auxquels il faut rajouter tous les éléments déduits dont tu parles, ce qui grosso-modo donnerait du 35-40 euros/heure.

Vu les plateformes actuelles, Deliveroo par exemple, cela signifierait que tu arrives à faire au bas mot 14 livraisons par heure, soit 3 fois plus de livraisons que la moyenne…



Soit la moyenne est très basse, soit tu es très performant, soit il y a un petit peu beaucoup d’exagération dans tes propos.



&nbsp;



Dedrak a écrit :



Par

curiosité, est-ce que tu peux dire pour quelle plateformes tu

travailles ? Toutes ne semblent pas être aussi avantageuses que tu le

décrit.





A mon avis, on n’est pas près d’avoir une réponse. <img data-src=" />





Pour en revenir à l’article, il est intéressant de constater que ses effets vont au-delà de la simple plateforme et qu’il peut aussi toucher certaines entreprises partenaires qui ont tendance à user de leur position d’acheteur de prestations pour imposer des conditions commerciales qui s’apparentent plus à du salariat qu’à une commande de prestations, notamment certains grands distributeurs (en ligne notamment) qui sous-traitent leur activité de livraison à des prestataires dont ils contrôlent quasiment le moindre fait et geste et les soumettent à des pénalités conséquentes.



Je pense que certains doivent commencer à blêmir dans leurs bureaux.

&nbsp;



Comme dit par fred42, travailler pour plusieurs plateformes n’empêche pas cette situation d’exister.



Tu peux travailler pour 10 plateformes que cette situation de subordination existerait aussi avec chacune d’elle.

&nbsp;


Sans aucune attaque je dirai que&nbsp; tout simplement pendant ce temps là, il font qqch qu’il leur est plus agréable ou profitable.

&nbsp;


Il est illusoire de travailler pour 10 plateformes et qu’il y ait subordination, le livreur répondant dans ce cas à chacune d’elles à sa convenance (pas possible autrement) et de fait il n’y a plus d’horaires imposés et/ou contrôlés par la plateforme.

Dans la majorité des cas, le livreur indépendant va bosser pour 1 seul client pour des raisons de facilité la plupart du temps, et là le lien est évident.



J’ai quitté ma boite de course en leur rappelant ce point de détail, je voulais être sûr qu’ils n’oublient aucune course dans le dernier règlement. J’avais même été reçu par le numéro 2 du groupe, ils devaient avoir peur que j’aille voir l’Urssaf <img data-src=" />








js2082 a écrit :



Pourquoi je n’y crois pas une seconde?



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Les coursiers vélo ne font pas que de la livraison de plats cuisinés … les courses les plus mal payées.









fred42 a écrit :



IL pourra vivre dans sa voiture alors.



Ah mince, il a juste un vélo !





Non il a aussi un caisson isotherme…

…Si en plus d’être endurant il est souple.



Bon j’arrête là la provocation.









Pseudooo a écrit :



En attendant que les banques s’adaptent ou crèvent, son crédit il ne l’aura pas…&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;



&nbsp;



Et c’est tant mieux pour lui.

Il faut n’avoir aucun sens commun pour conseiller à une personne ayant un job aussi fluctuant que livreur&nbsp;d’acheter une maison à crédit.&nbsp;

Acheter un logement, c’est quand on atteint une ceraine stabilité dans sa vie personnelle et professionnelle, et acheter alors qu’on a un boulot qui peut se terminer aussi facilement c’est se mettre en danger. Il&nbsp;vaut largement mieux louer.

&nbsp;

Et je vais devancer le dicton idiot: non, louer, ce n’est pas jeter son argent par les fenêtres. Louer, c’est avoir des mensualités moindres, aucun frais de notaire et moins d’impôts. Une personne avisée place la différence entre le loyer et la mensualité et se constitue une épargne préférable à s’endetter pour une maison qu’on risque de devoir revendre en urgence (et donc à bas prix, éventuellement moins cher que le capital restant dû, ce qui met la personne dans une merde noire)









elticail a écrit :



Il est illusoire de travailler pour 10 plateformes et qu’il y ait subordination, le livreur répondant dans ce cas à chacune d’elles à sa convenance (pas possible autrement) et de fait il n’y a plus d’horaires imposés et/ou contrôlés par la plateforme.

Dans la majorité des cas, le livreur indépendant va bosser pour 1 seul client pour des raisons de facilité la plupart du temps, et là le lien est évident.





C’est un point que je n’arrive pas à comprendre: si le livreur choisit (par praticité) de ne travailler que sur une plateforme, en quoi cela devrait-il changer quoique ce soit pour cette plateforme ?

La plateforme doit-elle demander à chaque livreur&nbsp;s’il travaille avec d’autres plateformes, et refuser de lui confier&nbsp;des courses s’ils n’est pas sur au moins 2 autres services ? &nbsp;









Dedrak a écrit :



Par curiosité, est-ce que tu peux dire pour quelle plateformes tu travailles ? Toutes ne semblent pas être aussi avantageuses que tu le décrit.



&nbsp;



Il y a aussi des coursiers sur le marché du colis et là les rémunérations ne sont pas les mêmes car ce sont des horaires de bureau il y a moins de&nbsp;coursiers&nbsp;disponibles.



Après sur les 20 balles soit disant net il faut que tu paies ton matos, il faut que tu paies ta mutuelle, il faut que tu paies ta responsabilité civile professionnelle, il faut que tu cotises à autres choses pour avoir à peu près une retraite, …



Je vais parler en tant que livreur moi-même concerné (Deliveroo + Uber).









Ricard a écrit :



L’esclavage 2.0 en prend un coup dans l’aile. <img data-src=" />





Au vu des salaires que j’arrive à me verser chaque moi pour le temps travaillé et au vu des primes offertes régulièrement non, ce n’est pas de l’esclavage. Pour 6 à 8h/jour travaillé, je me verse entre 80 & 160€/jour (brut) voir plus certains jours exceptionnels (match, fêtes, etc). Donc en net il y a des mois ou je dépasse aisément les 2500€. Pas dégueu même si une sécurité d’emploi relativement limité je l’avoue.









fred42 a écrit :



Tu réponds à quelqu’un qui habite au Canada en pensant qu’il habite en France. Ça fait un certain décalage ! Il y avait pourtant des indices visibles dans son message.



À part ça, le mieux est de supprimer le statut de micro-entrepreneur qui fait que les cotisations sociales payées par ce statut sont trop faibles. Cela évitera que les multinationales étrangères les exploitent.





Ah bon ? 23% tu trouve que c’est pas assez ? Sur 1000€ gagnés je paye 230€ d’URSAFF + 2% d’impôts sur mon net, faut pas déconner hein….









tyler-knox a écrit :



Je n’arrive pas à savoir si c’est du troll. 

On parle de gens qui prennent des risques à rouler plusieurs heures par jour en vélo dans des circulations denses, multipliant d’autant plus le risque d’avoir un accident grave, qui sucent les pots d’échappement pour pouvoir te livrer ta petite bouffe…  

Des emplois sans congés payés, sans congés pour le décès d’un proche. Pas de ticket restaurant, pas de 13ème mois, pas de prime digne de ce nom, aucune perspective d’évolution. Aucune perspective d’amélioration. Juste des genoux bousillé, des cancers des voies respiratoires. 

 

la société dernière ne paie pas de cotisation sociale sur ces « salariés » de fait (ce n’est pas les cotisations des autoentrepreneurs qui remplacent) et le fric généré est investi dans des technologies pour remplacer ces livreurs à vélo (drôle de livraison) , dont l’espérance de vie est déjà réduite. Pas pour améliorer leur condition. Juste pour pouvoir continuer à générer du fric tout en contribuant le moins à notre système et pouvoir se débarrasser ensuite de ces exploités. 

Comment peut-on cautionner ça ? À moins d’être dans une situation financière confortable et ne pas se préoccuper du sort de notre système de protection sociale ? C’est de l’exploitation pure et simple. Une entreprise sérieuse avec des salariés devraient fournir des vélos à assistance électrique. Des masques avec filtre pour la pollution. Un salaire plus que décent pour compenser la prise de risque et compenser les conditions de travail, les conditions climatiques. des vraies conditions salariales. Bref .. j’espère tellement que c’est du troll.





Les primes offertes (surtout Uber) sont très conséquentes et permettent souvent de doubler le CA d’une journée. Sinon je livre souvent bon nombre de gens isolés géographiquement ou alors ayant une situation difficile (handicapé, maman seule, personne agée, etc).

Et les risques pris par certains livreurs les incombent. Moi je suis “fier” de m’arrêter au feu rouger, marquer les stops, les priorités etc. Mais ça reste une minorité en effet.



Ne nous voilons pas la face, les plateformes abusent des status d’autoentrepreneur et les coursiers jouent leur vierges effarouchées le jour où ils comprennent dans quoi ils se sont fourrés.

Il y a clairement un manque d’information chez les plaignants. Mais leur plainte reste légitime tout de même.


Et petit détail que j’ai oublié de préciser: Les plateformes Uber & Deliveroo offrent toute une assurance (AXA) qui permet au livreur de le couvrir en cas d’accident corporel + hospitalisation. Ça personne ne le mentionne , dommage…








elticail a écrit :



Mais leur plainte reste légitime tout de même.





Je ne dis pas le contraire. J’interviens juste sur le fait que je ne vois pas en quoi travailler pour 1 ou 5 plateformes change quelque chose au lien de subordination (éventuel)

&nbsp;









Faith a écrit :



Et je vais devancer le dicton idiot: non, louer, ce n’est pas jeter son argent par les fenêtres. Louer, c’est avoir des mensualités moindres, aucun frais de notaire et moins d’impôts. Une personne avisée place la différence entre le loyer et la mensualité et se constitue une épargne préférable à s’endetter pour une maison qu’on risque de devoir revendre en urgence (et donc à bas prix, éventuellement moins cher que le capital restant dû, ce qui met la personne dans une merde noire)



<img data-src=" />

D’ailleurs dans des villes comme Paris, pour que l’achat devienne rentable par rapport à la location, il faut environ entre 60 et 80 ans (et 40-70 ans pour la petite couronne)…



On est bien d’accord. C’est un travail précaire.

On est bien d’accord, mieux vaut louer que ne pas pouvoir assumer le coût d’un achat.



Ce qui renvoie bien au problème des Messieurs Pas de Maitre.





  • D’un coté, celui qui a des conditions favorables a l’emprunt, achète un ou plusieurs appartements pour les louer, bénéficie d’une réduction d’impôt et constitue un patrimoine.

  • De l’autre, celui qui ne peut pas emprunter parce qu’il a un travail précaire, paye son loyer à celui qui peut emprunter (prenant en charge une partie du cout de son crédit), lui livre ses repas, paye ses impots sans bénéficier de réduction d’impots et constitue presque aucun patrimoine.



    La boucle est bien bouclée: le système est bien fait, et s’améliore, vraiment !

    &nbsp;








skankhunt42 a écrit :



Je trouve ça un peu triste que les gens n’aient plus la motivation pour cuisiner un minimum ou alors ce déplacer au lieu de ce faire livrer à tout va parce qu’ils en ont les moyens. Parfois je vois des gens ce faire livrer en scooter par la pizzeria alors qu’ils habitent dans la même rue à 200m, c’est “petit”.





C’est peut être pas une livraison de pizza <img data-src=" />









Faith a écrit :



Je ne dis pas le contraire. J’interviens juste sur le fait que je ne vois pas en quoi travailler pour 1 ou 5 plateformes change quelque chose au lien de subordination (éventuel)

&nbsp;





Parce qu’il faut que “plusieurs indices concordants” soient réunis pour prouver ce lien. Dans l’affaire citée il y a qu’une plateforme et faut passer devant les tribunaux … alors avec plusieurs plateformes ?



Des uberisés de la nourriture bloquaient les restaurants pour se faire entendre, en plus de participer aux manifs de 2016. Dans certaines boitent du genre qui se créent, toute la responsabilité était portée sur l’algo, dédouanant le patron (je connais pas le terme en novlangue), et une fois la base clientèle/livreurs remplie, ou les investisseurs qui pressaient sous la concurrence, l’algo devenait subitement une ordure de la pire espèce.



Un texte un peu daté mais toujours intéressant de gilets jeunes: https://iaata.info/Le-Uber-de-la-restauration-debarque-a-Toulouse-L-independance…



Se battre pour devenir salarié, le monde devient fou, le prochain inpact va faire mal








Pseudooo a écrit :



On est bien d’accord, mieux vaut louer que ne pas pouvoir assumer le coût d’un achat.&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;





Tu écris “on est bien d’accord”, mais le reste de ton post montre que tu n’en as pas compris le sens.

Acheter un appartement et&nbsp;le mettre en location, c’est parfois perdre de l’argent.

Je viens de jeter un oeil aux finances de mon père: il a&nbsp;acheté il y a longtemps un appart.

Dans le meilleur des cas, il lui rapporte 1,2% ce qui signifie qu’il perd de l’argent par rapport à un simple fond euro.&nbsp;Pire: ces deux dernières années, avec les départs&nbsp;et les tarvaux, il perd réellement de l’argent&nbsp;(donc rendement négatif)



Et vu comment cet appart a été géré depuis des années, je suis certain que mon père a perdu de l’argent avec cet achat. Il&nbsp;était fonctionnaire, alors ce n’est pas bien grave, mais tu voudrais qu’un livreur deliveroo s’engage là-dedans ? tu veux le mettre encore plus dans la merde ?



Faire un crédit n’est pas une solution miracle pour s’enrichir.&nbsp;90% des achats locatifs (Pinel, ou simple achat dans l’ancien) sont moins rentables que des investissements financiers raisonnables. Les professionnels de l’investissement ont déserté le marché immobilier résidentiel par manque de rentabilité. Le marché français est supporté par les particuliers parce que ceuxc-i sont incapables de calculer une rentabilité et se contentent de dictons pour justifier un achat de plusieurs dizaines/centaines de milliers d’euros.



Les pauvres restent pauvres parce qu’ils n’ont pas&nbsp;une capacité d’épargne suffisante, pas parce qu’ils n’ont pas accès au crédit immobilier.

&nbsp;



tu n’as pas tort mais tant que le CDI existera il y a aucune chance que cela arrive. cf les commentaires de mes petits camarades plus haut <img data-src=" />








Geolim4 a écrit :



Ah bon ? 23% tu trouve que c’est pas assez ? Sur 1000€ gagnés je paye 230€ d’URSAFF + 2% d’impôts sur mon net, faut pas déconner hein….





Va comparer avec les autres statutset on en reparle.



Si tout le monde avait un taux de prélèvement si faible, les différents régimes de la sécu (maladie, retraite) en particulier ne seraient pas viables ou les retraites et les remboursements seraient misérables.



Donc dis toi bien que tu parasites les autres systèmes.



Vérifie aussi à ce que tu auras comme retraite si tu continues ainsi. Comme dit par Vanou2, il faut peut-être mettre pas mal de côté pour vivre correctement à ce moment-là.



Et ça ne concerne que les charges sociales, pas l’impôt sur le revenu.



Pour l’IR, j’ai fait une simulation d’un revenu net de 24000 € puisque tu gagnes bien ta vie donc 21600€ une fois enlevé les 10 %. Cela donne un impôt de 1036 € soit 4,31 %. À 2 %, tu parasites là encore le système.









Geolim4 a écrit :



Moi je suis “fier” de m’arrêter au feu rouger, marquer les stops, les priorités etc. Mais ça reste une minorité en effet.







Je ne suis pas livreur, mais cycliste moi-même je suis effrayé de l’ignorance du code de la route de nombre de cyclistes. Je te dis bravo.



Le statut d’autoentrepreneur n’arrange que les stés qui les font bosser … aucune charge.

Une vaste escroquerie !








sscrit a écrit :



tu n’as pas tort mais tant que le CDI existera il y a aucune chance que cela arrive. cf les commentaires de mes petits camarades plus haut <img data-src=" />



Tant que le CDI existera : non pas vraiment.

Tant qu’il sera dominant, nuance (et il domine de moins en moins) <img data-src=" />









tyler-knox a écrit :



Je n’arrive pas à savoir si c’est du troll.&nbsp;

On parle de gens qui prennent des risques à rouler plusieurs heures par jour en vélo dans des circulations denses, multipliant d’autant plus le risque d’avoir un accident grave, qui sucent les pots d’échappement pour pouvoir te livrer ta petite bouffe…&nbsp;&nbsp;

Des emplois sans congés payés, sans congés pour le décès d’un proche. Pas de ticket restaurant, pas de 13ème mois, pas de prime digne de ce nom, aucune perspective d’évolution. Aucune perspective d’amélioration. Juste des genoux bousillé, des cancers des voies respiratoires.&nbsp;

&nbsp;

la société dernière ne paie pas de cotisation sociale sur ces « salariés » de fait (ce n’est pas les cotisations des autoentrepreneurs qui remplacent) et le fric généré est investi dans des technologies pour remplacer ces livreurs à vélo (drôle de livraison) , dont l’espérance de vie est déjà réduite. Pas pour améliorer leur condition. Juste pour pouvoir continuer à générer du fric tout en contribuant le moins à notre système et pouvoir se débarrasser ensuite de ces exploités.&nbsp;

Comment peut-on cautionner ça ? À moins d’être dans une situation financière confortable et ne pas se préoccuper du sort de notre système de protection sociale ? C’est de l’exploitation pure et simple.&nbsp;Une entreprise sérieuse avec des salariés devraient fournir des vélos à assistance électrique. Des masques avec filtre pour la pollution. Un salaire plus que décent pour compenser la prise de risque et compenser les conditions de travail, les conditions climatiques. des vraies conditions salariales. Bref .. j’espère tellement que c’est du troll.&nbsp;





C’est bien connu que toute les salariés ont un 13eme mois et des primes digne de ce nom… Sans parler de la prise en compte des risques et des risques dans le cadre de son travail…

Je ne suis pas sure de savoir où est réellement le troll.









JACKPOTE a écrit :



C’est bien connu que toute les salariés ont un 13eme mois et des primes digne de ce nom… Sans parler de la prise en compte des risques et des risques dans le cadre de son travail…

Je ne suis pas sure de savoir où est réellement le troll.





Parce que tout le monde n’en a pas, il ne faut pas en réclamer ? Une bonne grève générale et les entreprises trouveront les fonds pour payer leurs exploités afin de les amadouer.



Personnellement j’ai un CDI et une petite entreprise en tant qu’auto entrepreneur (un site web) qui me rapport un peu d’argent tous les mois.



Je suis bien content que cette entreprise existe sinon mon site n’existerait tout simplement pas.








Faith a écrit :



Tu écris “on est bien d’accord”, mais le reste de ton post montre que tu n’en as pas compris le sens.

Acheter un appartement et&nbsp;le mettre en location, c’est parfois perdre de l’argent.

Je viens de jeter un oeil aux finances de mon père: il a&nbsp;acheté il y a longtemps un appart.

Dans le meilleur des cas, il lui rapporte 1,2% ce qui signifie qu’il perd de l’argent par rapport à un simple fond euro.&nbsp;Pire: ces deux dernières années, avec les départs&nbsp;et les tarvaux, il perd réellement de l’argent&nbsp;(donc rendement négatif)



Et vu comment cet appart a été géré depuis des années, je suis certain que mon père a perdu de l’argent avec cet achat. Il&nbsp;était fonctionnaire, alors ce n’est pas bien grave, mais tu voudrais qu’un livreur deliveroo s’engage là-dedans ? tu veux le mettre encore plus dans la merde ?



Faire un crédit n’est pas une solution miracle pour s’enrichir.&nbsp;90% des achats locatifs (Pinel, ou simple achat dans l’ancien) sont moins rentables que des investissements financiers raisonnables. Les professionnels de l’investissement ont déserté le marché immobilier résidentiel par manque de rentabilité. Le marché français est supporté par les particuliers parce que ceuxc-i sont incapables de calculer une rentabilité et se contentent de dictons pour justifier un achat de plusieurs dizaines/centaines de milliers d’euros.



Les pauvres restent pauvres parce qu’ils n’ont pas&nbsp;une capacité d’épargne suffisante, pas parce qu’ils n’ont pas accès au crédit immobilier.



&nbsp;

Ce que je disais, probablement pas de la bonne manière c’est qu’on aide ceux qui ont déjà une surface financière suffisament importante et avec des revenus importants (pinel c’est bien de la réduction d’impots, pas du crédit d’impots).



Et en autorisant ce salariat déguisé, qu’on empeche les plus précaire de s’en constituer un, qu’il s’agisse d’un capital par des cotisation correctes aux caisse de retraites et maladie, ou d’un capital “privé”.



Tant mieux si on ne les aide pas à “acheter un Pinel”. C’est très souvent une mauvaise affaire quand on regarde bien et celui qui bénéficie en fait de la réduction d’impôt, c’est le vendeur qui vend trop cher en faisant miroiter cette réduction d’impôt et donc pas l’acheteur.








Pseudooo a écrit :



&nbsp;



  Ce que je disais, probablement pas de la bonne manière c'est qu'on aide ceux qui ont déjà une surface financière suffisament importante et avec des revenus importants (pinel c'est bien de la réduction d'impots, pas du crédit d'impots).







Et ce que tu dis est une compréhension erronée de la réalité.



Le but de Pinel n’est pas d’aider les riches, mais d’aider les pauvres: aider ceux qui n’ont pas les moyens ou la stabilité pour acheter un logement. Le but de Pinel, c’est d’augmenter le nombre de constructions, parce que la France manque (par endroits) cruellement de logements. En augmentant le nombre de logements, on réduit l’augmentation des loyers, et d’autant plus avec un système Pinel qui impose un loyer réduit.



&nbsp;Sauf cas particulier, un Pinel est un mauvais investissement. Il est moins intéressant pour l’acheteur que la plupart des autres placements de risque comparable (réduction d’impôts comprise).

Ce type de placement ne marche que par la peur irrationnelle de l’impôt sur le revenu que qu’une partie de la classe moyenne/moyenne+ ressentent.



Le Pinel, c’est un cadeau aux pauvres, cadeau offert par le manque de connaissance financière de la population française.



Pour avoir lu l’arrêt, j’en nuancerais la portée.



Manifestement TAKE EAT EASY est un astre mort, mais sur les deux points que la Cour relève, celui des sanctions a quand même l’air spécifique à cette plateforme. Je suis pas certain qu’on puisse en tirer de conséquence pour Deliveroo (pour laquelle j’avais vu un arrêt de CA qui concluait à l’absence de salariat avec une grille de lecture cohérente).



Sinon pour ceux qui s’étonnent qu’une société en LJ puisse être attraite en justice, on peut même ressusciter une société pour une procédure.








Palourde Yourself a écrit :



Parce que tout le monde n’en a pas, il ne faut pas en réclamer ? Une bonne grève générale et les entreprises trouveront les fonds pour payer leurs exploités afin de les amadouer.





Bien sûre les entreprises trouveront les fonds sans aucun problème… et la marmotte…

Il faut peut&nbsp;être arrêter de penser qu’il n’y a que de grosses entreprises&nbsp;qui gèrent des millions&nbsp;&nbsp;et qui peuvent sans le moindre soucis augmenter leur personnel de près de 10% et même gratter encore un peu pour les primes et autres… Mais pour rappel la France est principalement constitué de petites entreprises pour lesquelles ce genre de mesures constitueraient juste la fin de leur survie.

Ca ne veux pas dire que je cautionne le fonctionnement de ces entreprises qui exploitent la législation dans leur seul intérêt, mais il ne faut pas non plus exagérer.









Aloyse57 a écrit :



Moi je me fais livrer très souvent pour une raison simple : pas besoin d’attendre. Je commande en ligne, le restaurateur gère sa file de commandes sans stress du client qui piétine sur place, et quand c’est prêt, il livre. Le livreur gère aussi son circuit tout ça complètement invisible pour moi qui peut faire autre chose de bien plus distrayant ou payant que de faire le pied de grue, comme un crétin.

Surtout en hiver : penser à sortir par -20, déneiger la bagnole, faire chauffer pour dégivrer, rouler avec le volant glacé, attendre dans les courants d’air que la commande se prépare et retour, ça me coupe l’envie de sortir.





Attendre ? Sortir quand il fait froid ?

&nbsp;C’est un truc de pauvre ça !&nbsp; Je veux pas le faire, je préfère rester au chaud devant Hanouna et payer quelqu’un qui se gèlera les miches à ma place <img data-src=" />

(et payer est un grand mot, vu le salaire horaire c’est limite un pourboire)

Et que ces pauvres soient bien contents qu’il y ait ces commandes ! Sans ceux qui leur offrent cette possibilité de travail, ils seraient au chomdu (voir dans les cages d’escalier à dealer du shit).

Perso j’ai aussi aidé un autre pauvre, quand le dernier iPhone est sorti : je lui ai donné 20 euros pour qu’il passe la nuit dehors et me garde ma place dans la file d’attente. Moi j’ai mon achat, lui s’est fait un peu d’argent. Au final avec ce système, tout le monde y trouve son compte&nbsp; <img data-src=" />



Esclavage moderne. Même si personne ne t’oblige, tu le fais =&gt; ARGENT.








Pseudooo a écrit :



&nbsp;



Ce que je disais, probablement pas de la bonne manière c'est qu'on aide ceux qui ont déjà une surface financière suffisament importante et avec des revenus importants (pinel c'est bien de la réduction d'impots, pas du crédit d'impots).     





Et en autorisant ce salariat déguisé, qu’on empeche les plus précaire de s’en constituer un, qu’il s’agisse d’un capital par des cotisation correctes aux caisse de retraites et maladie, ou d’un capital “privé”.





Si le plus précaire avait dans ses priorités le fait de se constituer une épargne il pourrait s’en sortir en demandant d’être payé plus.



&nbsp;Mais le système actuel est tellement bien fait que si tu dispose d’un capital on te diminue tes aides (normal il a des sous blablabla) , ce qui fait qu’épargner n’est plus la priorité pour beaucoup et l’employé qui veut plus il suffit de l’envoyer chier…

&nbsp;

C’est comme ça que ne plus avoir un rond et payer sa TV 8K de 2m a crédit devient la norme.<img data-src=" />









tpeg5stan a écrit :



Je ne suis pas livreur, mais cycliste moi-même je suis effrayé de l’ignorance du code de la route de nombre de cyclistes. Je te dis bravo.







Ce n’est pas de l’ignorance, les livreurs qui enfreignent le code de la route parfois gravement le font en connaissance de cause, la raison de cela est le “gain de temps” pour les primes et autres “récompenses à l’efficacité”.







fred42 a écrit :



Va comparer avec les autres statutset on en reparle.



Si tout le monde avait un taux de prélèvement si faible, les différents régimes de la sécu (maladie, retraite) en particulier ne seraient pas viables ou les retraites et les remboursements seraient misérables.



Donc dis toi bien que tu parasites les autres systèmes.



Vérifie aussi à ce que tu auras comme retraite si tu continues ainsi. Comme dit par Vanou2, il faut peut-être mettre pas mal de côté pour vivre correctement à ce moment-là.



Et ça ne concerne que les charges sociales, pas l’impôt sur le revenu.



Pour l’IR, j’ai fait une simulation d’un revenu net de 24000 € puisque tu gagnes bien ta vie donc 21600€ une fois enlevé les 10 %. Cela donne un impôt de 1036 € soit 4,31 %. À 2 %, tu parasites là encore le système.





Là encore vu qu’il n’y a pas de sécurité de l’emploi (précarité toussa..), c’est une juste compensation qui justifie éventuellement l’écart de charges. Là où tu aura un chômage en cas de pépin je n’en aurais pas, il faut tout prendre en compte dans la balance ;)

Cela peut te sembler injuste mais pour moi la proportion sûreté de l’emploi/précarité justifie cet écart de charge.









Geolim4 a écrit :



Là encore vu qu’il n’y a pas de sécurité de l’emploi (précarité toussa..), c’est une juste compensation qui justifie éventuellement l’écart de charges. Là où tu aura un chômage en cas de pépin je n’en aurais pas, il faut tout prendre en compte dans la balance ;)

Cela peut te sembler injuste mais pour moi la proportion sûreté de l’emploi/précarité justifie cet écart de charge.







Rigolo ! À part le cas du salarié, les autres statuts de cette page ne sont pas couverts en cas de chômage et ne cotisent pas. Rien ne justifie un si faible taux de cotisation.









Palourde Yourself a écrit :



…, dédouanant le patron (je connais pas le terme en novlangue), …





… le jeune star-upper à la pointe de l’innovation.



Contrairement à ce qu’il laisse entendre, ce terme est applicable quelque soit l’age dudit patron, quelque soit son idée, qu’il soit de l’ancien ou du nouveau monde et que son produit soit innovant ou non.

La seule exigence est qu’il exploite ses salariés (ses “collaborateurs privilégiés”) d’une façon proche de l’esclavagisme (“dynamique moderne de l’activité d’entreprendre”) en violation de la quasi-totalité du code du travail (“une vision nouvelle et novatrice de l’approche métier”), le tout pour le moins cher possible (pour des “investissements potentiels prometteurs”).



Je suis passé pro en traduction de novlangue. Le seul problème est qu’il ne recrute pas pour cela, enfin plus précisément c’est “un futur cœur de métier prometteur présentant des profils atypiques et des décisions anticonformistes nécessitant une réflexion intemporelle”…



Bienvenue dans la Tarte’up nation!!

&nbsp;



&nbsp;







Geolim4 a écrit :



Là encore vu qu’il n’y a pas de sécurité de l’emploi (précarité toussa..), c’est une juste compensation qui justifie éventuellement l’écart de charges.&nbsp;



&nbsp;

Je ne vois pas de raison voulant que les charges baissent en raison d’une sécurité de l’emploi plus faible: l’indépendant utilise les routes, les écoles, etc de la même manière que les autres citoyens.

&nbsp;

Cependant:



Là où tu aura un chômage en cas de pépin je n’en aurais pas, il faut tout prendre en compte dans la balance



C’est là un point important à calculer: quelle proportion des charges d’un employé finance des choses auxquelles un indépendant n’a pas le droit ? Chomage, retraite… c’est une grosse partie des prélèvements de la fiche de paye d’un salarié, alors si un indépendant n’en bénéficie pas (ou pas autant), il est normal que ces charges là soient réduites.

&nbsp;&nbsp;



Je n’ai pas de connaissances particulières en finance, investissement placement.



Je ne dis pas que le but de Pinel est d’aider les riches mais qu’à vouloir aider les pauvres en soutenant l’investissement des riches on aide finalement pas les pauvres…



Peut-être suis-je idéaliste, peu être que je me trompe de combat, peut être que je ne comprends pas tout…


C’est absurde.



L’esclavage contemporain, l’esclavage qui existe encore c’est des travaux forcés avec (vu que c’est en théorie interdit) confiscation du passeport, pressions sur la famille, violences, etc. C’est en Mauritanie que c’est le plus répandu.



Tu ne saurais pas comparer ça avec un livreur qui est volontaire et est payé pour ça.<img data-src=" />



Sinon tous les employés qui vivent principalement de leur travail sont des esclaves.








JACKPOTE a écrit :



Bien sûre les entreprises trouveront les fonds sans aucun problème… et la marmotte…



Il faut peut&nbsp;être arrêter de penser qu'il n'y a que de grosses entreprises&nbsp;qui gèrent des millions&nbsp;&nbsp;et qui peuvent sans le moindre soucis augmenter leur personnel de près de 10% et même gratter encore un peu pour les primes et autres... Mais pour rappel la France est principalement constitué de petites entreprises pour lesquelles ce genre de mesures constitueraient juste la fin de leur survie.      

Ca ne veux pas dire que je cautionne le fonctionnement de ces entreprises qui exploitent la législation dans leur seul intérêt, mais il ne faut pas non plus exagérer.








Les grosses entreprises bénéficient déjà de la planche à billet depuis 2008 par les banques centrales, bien que ça ait parait-il changé. Les grandes fortunes outrageusement élevées continuent de s'engraisser et ça a l'air d'accélérer. Les grosses entreprises ont de l'argent en stock, sans parler des planques dans les paradis fiscaux. En cas de révolte (quelque soit sa forme) dépassant les capacités répressives, et la guerre militaire n'étant plus permise avec la bombe atomique, la redistribution reste la solution de dernier recours. Après ce n'est pas juste augmenter les salaires, mais aussi le prix des contrats des myriades de sous traitant et relancer la consommation sauce capitalisme keynesien, ou renationalisation, en plus des minimas sociaux. Leurs autres solutions géniales n'obtiennent que de la pacification très temporaire et une montée des "extrémismes", et on a déjà vu le résultat des modèles totalitaires.


<img data-src=" />



C’est aussi une façon de marchandiser tous les aspects de la vie, et de créer une image de marque aux individus (l’aboutissement de certains internet 2.0)


“Sinon tous les employés qui vivent principalement de leur travail sont des esclaves.”



Je ne connais pas beaucoup de personne qui sont heureux/heureuses de travailler.&nbsp;





&nbsp;








trOmAtism a écrit :



Je ne connais pas beaucoup de personne qui sont heureux/heureuses de travailler.&nbsp;





&nbsp;



D’ailleurs quand on est heureux au travail, s’agit-il encore d’un travail ?

Vous avez 2 heures <img data-src=" />



Dans ces débats il faut toujours rappeler l’origine du mot travail, qui vient de l’ancien français travail « tourment, souffrance ».



Le bonheur au travail s’apparenterait donc au masochisme ?








Dedrak a écrit :



Dans ces débats il faut toujours rappeler l’origine du mot travail, qui vient de l’ancien français travail « tourment, souffrance ».



Le bonheur au travail s’apparenterait donc au masochisme ?



Ca vient surtout du latin “tripalium” (un instrument de torture à 3 pieux) <img data-src=" />



A la base, oui <img data-src=" />. On reste tout de même dans un registre pas trop compatible avec la start-up nation.


C’est triste.








Dedrak a écrit :



A la base, oui <img data-src=" />. On reste tout de même dans un registre pas trop compatible avec la start-up nation.



Il ne faut pas oublier que le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt <img data-src=" />



Même si tu n’aimes pas ton travail, tu as le droit de le quitter (au pire, tu as un préavis d’un mois).

Mais ça n’a rien à voir avec l’esclavage.



Tu imagines Abraham Lincoln dire à un esclave en fuite :




  • « Mon pauvre ! Vous aussi, ils vous ont fouetté, battu, brûlé au fer rouge ? »

  • « Ah non, j’avais 35 heures, les tickets resto, un CE, mais ça me soûlait de bosser alors je me suis barré au Nord »



    Il faut être sérieux 5 minutes, si ton travail ne te plaît pas, il faut peut-être aller voir ailleurs et arrêter de comparer ça avec des crimes contre l’humanité <img data-src=" />








Quiproquo a écrit :



Juste pour le plaisir de pinailler, tu n’as pas la même ventilation-minute quand tu fais du vélo en poussant un peu (ou en côte) et quand tu glandes au feu rouge dans ton Porsche Cayenne… Les activités physiques intenses sont de ce fait déconseillées en cas de pic de pollution, dixit Salomon (le DGS, pas le chauffeur de maître).





J’avais lu quelque chose comme ça aussi, mais il me semble qu’on en disait quand même que le gain de faire de l’exercice physique compensé assez largement la perte dû à la pollution.

&nbsp;Et je crois qu’il y avait aussi que l’air intérieur d’un véhicule était plus pollué que l’air extérieur. Sachant que théoriquement un vélo se faufile et ne reste pas dans les bouchons non plus.



Après on reste sur des livreurs à vélo, ils font pas un contre-la-montre et l’allure doit rester plus-ou-moins de croisière (arriver à sueur à moitié mort devant le client n’étant pas l’objectif…)



Le 29/11/2018 à 16h14