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La loi visant à interdire les téléphones portables au lycée est promulguée et publiée

Si les voeux étaient des poissons, nous lancerions tous des filets

La loi visant à interdire les téléphones portables au lycée est promulguée et publiée

Illustration : Flock

Promulguée lundi par Emmanuel Macron, la loi instaurant l’interdiction des téléphones portables au lycée a été publiée au Journal Officiel. La mesure dispose donc désormais d’un cadre juridique, à temps pour la rentrée de septembre, mais de sérieux doutes planent toujours sur la capacité des établissements scolaires à la mettre en œuvre dans un délai aussi court.

Maintes fois répétée par le chef de l’État, la promesse de l’interdiction du téléphone portable au lycée à temps pour la rentrée de septembre est finalement tenue, au moins sur le papier. Lundi, Emmanuel Macron a en effet annoncé, sur X, avoir promulgué la loi associée. « Une école sans téléphone, c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage », a-t-il déclaré.

Quelques heures plus tôt, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon avait confirmé l’imminence de cette promulgation, en sortie de conseil des ministres. Évoquant la censure partielle de la loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » par le Conseil constitutionnel, elle avait néanmoins estimé que « l’interdiction des portables dans les lycées pourra être effective dès la rentrée avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif ». Cette mesure, portée par l’article 3 de la loi, n’a en effet pas été censurée par les Sages.

Interdire et sensibiliser

Après la promulgation, place à la publication : la « loi n° 2026 - 813 du 24 août 2026 » figure bien au chapitre du Journal Officiel daté du mardi 25 août. Amputée de sa principale composante liée à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, elle dispose explicitement que l’interdiction des portables, déjà en vigueur en primaire et au collège, s’étend désormais aux lycées.

Pour ce faire, elle modifie l’article L511-5 du Code de l’éducation, en renvoyant la mise en œuvre de la mesure au règlement intérieur de l’établissement concerné et en prévoyant une exception possible pour les formations supérieures dispensées au sein des lycées (classes préparatoires notamment) :

« Les modalités d’application de cette interdiction et les exceptions à celle-ci sont déterminées par le règlement intérieur en cohérence avec le projet d’école ou d’établissement. Dans les lycées dispensant des formations de l’enseignement supérieur, le règlement intérieur peut prévoir des dispositions particulières pour les étudiants. »

La nouvelle loi ajoute également au projet d’école ou d’établissement un pan spécifiquement lié à « l’utilisation des technologies numériques au sein de l’école ou de l’établissement ainsi que des actions menées auprès des élèves, du personnel et des parents en matière de sensibilisation aux effets nocifs d’une exposition non raisonnée aux écrans et au caractère addictif des réseaux sociaux, notamment au regard des enjeux de santé publique ».

Un vœu pieux ?

Du cadre juridique à la mise en œuvre effective de l’interdiction, il y a cependant un pas, que de nombreux syndicats du monde enseignant estiment difficile, voire impossible, à franchir dans de bonnes conditions. Nombre d’entre eux alertent depuis des mois sur la nécessité d’une concertation préalable avec la communauté éducative et sur le caractère contestable de la mesure, qualifiée de simpliste au regard des enjeux complexes qu’elle recouvre.

De façon plus prosaïque, certains remarquent que le calendrier n’est pas tenable : fermés pendant l’été, les établissements n’ont tout simplement pas le temps de procéder aux formalités nécessaires à la modification de leur règlement intérieur. « Les établissements attaquent une année dans laquelle la règle n’est pas écrite dans le règlement intérieur, sauf ceux qui avaient peut-être tenté d’anticiper quelque chose, mais ça reste très très parcellaire », regrette par exemple François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissement, cité par l’AFP.

De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a tenté de préparer le terrain, mais bien tard au regard de la fermeture estivale des lycées. Son vademecum dédié à l’interdiction des portables (PDF), daté de juin 2026, rappelle d’ailleurs le processus de mise à jour du règlement intérieur :

« Les élèves doivent être consultés notamment dans le cadre du conseil des délégués pour la vie lycéenne. (…) L’inscription de l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés, ainsi que les dérogations éventuelles, dans le règlement intérieur doit ensuite être adoptée par le conseil d’administration (article R. 421 - 20) avant transmission de la délibération au recteur d’académie (article R. 421 - 55). »

S’il prône l’accompagnement pédagogique, ce vademecum invite également les chefs d’établissement à réfléchir au régime de sanctions à appliquer en cas de non-respect de l’interdiction. « Ces réponses doivent être adaptées à chaque situation (c’est-à-dire graduées, personnalisées et proportionnées). Il peut s’agir d’une punition, notamment de la confiscation de l’objet voire d’une sanction disciplinaire », résume-t-il.

Une circulaire du ministère, datée du 2 juillet, invitait quant à elle à faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de l’interdiction pour ne pas pénaliser le fonctionnement du lycée. « Ainsi, des dérogations limitatives peuvent être prévues pour permettre des usages pédagogiques ou s’adapter à certaines nécessités administratives ou organisationnelles telles que le fonctionnement du centre de documentation et d’information, du service de restauration ou d’hébergement ». Les lycéens apprécieront certainement.

L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans toujours dans le viseur

Sur le sujet plus sensible de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et donc de la vérification d’âge systématique qu’elle imposerait aux utilisateurs de ces derniers, le gouvernement accuse réception de la censure du Conseil constitutionnel, mais dit maintenir son objectif.

« En parallèle, il y a des initiatives européennes, il y a la mission qui a été donnée au Premier ministre de réfléchir et d’avancer sur un travail qui prendrait en compte les remarques du Conseil constitutionnel. (…) L’objectif du président de la République d’avoir un cadre stabilisé d’ici au printemps prochain pour protéger nos enfants et nos jeunes est évidemment un objectif que nous continuons à poursuivre », a déclaré Maud Bregeon.

Commentaires (30)

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Jupiter a décidé. Alea jacta est.

Même si c'est promulgué à l'arrache, sans consultation, ni prise en compte de la réalité du terrain (pour les lycées).
Après un été désastreux, il doit espérer pouvoir détourner les regards avec sa poudre de perlimpinpin, et remettre dans sa lumière les brebis s'étant égarées suite la gestion catastrophique et l'impréparation de son gouvernement face au changement climatique.

La loi d'urgence agricole, loi Ripost, ça... ça sent la fin de règne.
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Oui comme d'habitude avec ce gouvernement. Des annonces, du clinquant mais démmerdez-vous derrière pour l'application. Surtout pas d'augmentation du budget pour l'EN afin de les accompagner pour cet objectif.
:vomi1:
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C'est le retour du "un fait divers = une loi" sarkozyste, en version "en même temps". Ca permet d'occuper le terrain, mais sans rien faire dans les faits.
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L'obsession pour Macron aveugle.

C'est juste une mesure de bon sens qui aurait pu être prise par n'importe quel gouvernement.

D'autres pays l'ont fait et ça se passe très bien sans hurlements de cochons qu'on égorge comme à chaque changement même mineur en France.
remettre dans sa lumière les brebis s'étant égarées
ça sent la fin de règne.
Il faut quand même expliquer qu'il ne se représente pas, et on le sait depuis longtemps car c'est une règle de la constitution.
gestion catastrophique et l'impréparation de son gouvernement
C'est clair que la gauche aurait commandé des climatiseurs pour les epads et les écoles depuis longtemps. :fumer:
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C'est juste une mesure de bon sens qui aurait pu être prise par n'importe quel gouvernement.
Sur le fond, oui.
Sur la forme, non.

Ca va être un bordel sans nom à appliquer. Il n'y a eu aucune consultation sur le sujet, c'est encore une décision verticale, sans connaissance du terrain. Des règlements interdisent déjà leur usage, avec le succès que l'on connait, etc.

Alors oui, sur le fond c'est une mesure de "bon sens".
Mais cela ne signifie pas qu'elle doit être prise n'importe comment, avec tout le mépris dont notre président est capable.
Il faut quand même expliquer qu'il ne se représente pas, et on le sait depuis longtemps car c'est une règle de la constitution.
Il faut quand même expliquer qu'il a déjà largement placé ses pions, ce qui fait que n'importe quel gouvernement après lui aura de très gros bâtons dans les roues pour agir.
Et, qu'accessoirement, il peut toujours se représenter en 2032 :)
C'est clair que la gauche aurait commandé des climatiseurs pour les epads et les écoles depuis longtemps. :fumer:
Aaaaah les bons vieux poncifs... Sinon qui a parlé de Gauche, Droite ou whatever ici ?
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Ca va être un bordel sans nom à appliquer
Comme tout changement cela nécessite une adaptation, donc de réfléchir et de s'organiser. Je suis curieux de savoir quelle décision aurait pu être prise à Paris après consultation qui aurait changé fondamentalement la donne sur l'application d'un truc qui relève de l'organisation de l'établissement.
Si c'est pour dire qu'il faut plus de moyens, au Québec la mesure a été appliquée dans un contexte de restrictions budgétaires alors que les écoles sont déjà moins bien financées qu'en France, et ça s'est très bien passé. Chaque établissement à su s'organiser en fonction de ses spécificités.
Aaaaah les bons vieux poncifs... Sinon qui a parlé de Gauche, Droite ou whatever ici ?
C'était une réponse à un commentaire aveuglé par le partisianisme.
Il faut quand même expliquer qu'il a déjà largement placé ses pions, ce qui fait que n'importe quel gouvernement après lui aura de très gros bâtons dans les roues pour agir.
Pas "ses" pions dans le sens où après son départ on a peu de chance de le revoir (à mon avis - c'est pas son style) contrairement à des Sarko qui sont du genre à continuer à s'accrocher et y croire jusqu'au bout.
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Si c'est pour dire qu'il faut plus de moyens, au Québec la mesure a été appliquée dans un contexte de restrictions budgétaires alors que les écoles sont déjà moins bien financées qu'en France, et ça s'est très bien passé.
Le Québec (et le Canada plus largement) n'est pas la France ;)
Cela n'excuse en rien le fait qu'il ne faille rien faire. Mais deux pays dont le fonctionnement est différent ne sont pas comparables. On peut s'en inspirer par contre.
C'était une réponse à un commentaire aveuglé par le partisianisme.
Aucun discours partisan de ma part. Vraiment.
Par contre si porter un critique sur une action d'un élu devient partisan à tes yeux... alors le partisanisme n'est peut-être pas là où tu penses.
Pas "ses" pions dans le sens où après son départ on a peu de chance de le revoir (à mon avis - c'est pas son style) contrairement à des Sarko qui sont du genre à continuer à s'accrocher et y croire jusqu'au bout.
Ah bon ? Tu le connais personnellement pour savoir que ce n'est pas son style ?
Les faits sont là : il verrouille les institutions en y plaçant des personnes qui lui sont fidèles. Plus que d'ancien présidents.
Et même si ce n'est pas pour préparer un retour en 2032, c'est clairement pour que ça continu de tourner tel qu'il aurait souhaité (dans les grandes lignes). Et accessoirement emmder autant que possible le prochain gouvernement s'il ne suit pas la même ligne politique.
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Tu le connais personnellement pour savoir que ce n'est pas son style ?
Non, mais en le voyant pendant 10 ans on a une idée du type de personnalité. Macron est un peu comme Hollande. Ce n'est pas un "mâle alpha dominateur" qui cherche le pouvoir avant tout, comme le sont par ex. Sarko et Mélenchon.
il verrouille les institutions en y plaçant des personnes qui lui sont fidèles
Personne n'est fidèle à Macron : tout le monde sait qu'il sera parti dans quelques mois.
Aucun discours partisan de ma part. Vraiment.
Je cite le commentaire (sur le sujet de l'interdiction du portable au lycée):
"Après un été désastreux, il doit espérer pouvoir détourner les regards avec sa poudre de perlimpinpin, et remettre dans sa lumière les brebis s'étant égarées suite la gestion catastrophique et l'impréparation de son gouvernement face au changement climatique."
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Ok :)
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Perso j'y vois un paradoxe flagrant entre l'interdiction du téléphone et la dématérialisation grandissante de la "vie scolaire" : les messages généraux et particuliers, les emplois du temps, les profs absents, les cours déplacés et les devoirs sont à consulter sur une app !! Je le vois déjà avec ma fille au collège. Elle a un prof absent, donc elle va en perm. Elle pourrait s'avancer sur ses devoirs sauf qu'ils sont sur Pronote et qu'elle ne prend pas son tel vu qu'il est interdit :mad2:.
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Des politiques qu'il est temps de virer à coups de pied au cul si c'est nécessaire tellement ils sont à côté de la plaque.
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Oui le paradoxe est là, mes ados quand ils étaient aux collèges ne notaient plus rien sur leurs agendas et se cachaient derrière le fait que soit disant tout était dans MBN (mon bureau numérique) et en face on avait des profs adeptes du système qui y mettait tout avec plus ou moins de précision et ceux qui espéraient voir nos chères petits collégiens écrirent dans des agendas.
D'ailleurs tout ce bordel est souvent géré n'importe comment entre les établissements sur Pronote, ceux sur Mon Bureau Numérique, les établissements qui t'envoie des messages pour tout et rien (le concert de la chorale d'une autre classe, la réunion des délégués de parents d'éléves, les profs absent qui ne te concernent pas, les cross) tu finis par désactiver les notfis mais tu rates parfois des messages utiles.

Le numérique pour partager des documents, les résultats, le suivi de scolarité tout ça OK mais pour la partie devoir effectivement on aurait pu rester à la méthode de forcer les élèves à noter en fin de cours. On retient d'ailleurs souvent mieux qu'on a un truc à faire quand on l'a noté.
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Je plussoie. Je me suis fritté l'année dernière avec une prof en pleine réunion d'information de rentrée au collège qui ne jurait que par pronote. Comme je lui ai demandé comment faisait les familles désargentées sans outil numérique (pas mon problème), les devoir inscrit à l'arrache le dimanche pour le lundi (vécu avec ma fille) - OSEF - , une complexité de connexion pour les parents (franchement, educonnect...), les messages à 7:55 du matin pour te dire que la prof de 8h est pas là et qu'on te prends pas ton gosse cause sous effectifs et que t'as pas vu puisque t'es dans la voiture en train d'accompagner ton gosse au collège justement. Franchement... IRL heureusement qu'on bosse pas comme ça dans les entreprises. Pronote ça permet à l'éducation nationale de se dédouaner de tout (zaviez qu'à regarder pronote). La promotion de l'inorganisation la plus totale, avec comme dit Guyom des popups pour tout et rien qui te font détester l'outil.
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J'en étais arrivé à un point où j'avais coupé les notifs de l'appli sur mon iphone et que oui j'ai raté de ce fait un paquet de mails importants parce que bon ma fille avait la facheuse tendance aussi à oublier de m'informer de rendre tel ou tel document signé à tel date.
Et comme dit mon fils au lycée était sur Pronote et ma fille au collège sur Mon Bureau Numérique avec une appli Skalengo encore plus bancal que Pronote.
Sans oublier que leurs applis partent en vacances l'été avec les profs. Les portails ferment et avec eux l'accès à tout les messages liés à la prépa de la rentrée ou les résultats et autres documents de l'année terminé.
Et j'ai aussi vécu effectivement les devoirs qui apparaissent soudainement le dimanche soir sans prévenir.
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Pour moi c'est autant un problème d'outil qu'un problème de méconnaissance technique du truc doublé d'une certaine paresse intellectuelle de ceux qui les utilisent & ceux qui les développent.

On parle de pro-note / MBN , mais si on y réfléchi 2mn, il y a énormément d'outils numérique comme ca qu'on doit se fader et qui marchent mal (ou qui sont mal utilisé & mal conçus).
Je pense à l'Identité numérique, qui soit-disant devait être multi-prestataire mais au final ya que l'outil de La Poste (IdNum) qui permet de faire certaines démarches (création d'entreprise par ex), sauf que les commentaires sont éloquents, ça marche que sur IPhone ou Android "officiel" et encore même là ca marche mal. L'ANTS où il n'y a jamais eu plus de fraude aux plaques de depuis qu'ils ont viré les guichets physiques aux préfectures. Les borne de recharges, où ils ne font même plus de site web , c'est app-only qui plantent aléatoirement (Allegro).

On parle de merdification, mais pour moi c'est aussi par facilité qu'on accepte ça ("à quoi bon"), mais que nous aussi, étant dans le domaine , on laisse faire ça aussi.
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Je suis pas vraiment certain que ça change grand-chose au final.
Avant, les lycées avaient le droit d'interdire via le règlement intérieur et s'il ne disait rien c'était autorisé.
Maintenant, les lycées ont le droit d'autoriser via le règlement intérieur et s'il ne dis rien c'est interdit.

Sauf que depuis le temps, ça m'étonnerait que la majorité des lycées aient un règlement intérieur muet sur ce sujet. Et la clause fréquente "le téléphone est interdit en classe, autorisé dans la cour" fais toujours la même chose mais appliquée différemment : au lieu de représenter une exception à l'autorisation par défaut dans la classe, elle devient une exception à l'interdiction par défaut dans la cour.
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Le mood du moment, c'est plutôt téléphone portable autorisé en cours (à des fins pédagogiques) et interdit dans la cour
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Oui, en tous cas c'est ce que les députés veulent.

Sauf qu'ils ont laissé la porte ouverte à ce que les règlements intérieurs posent des exceptions à l'interdiction, et je me demande si les anciennes clauses que la plupart des règlements intérieurs possédaient (type "L'usage du téléphone portable est interdit durant les heures de cours et à tout moment dans les salles de classe. Il est autorisé dans la cour durant les heures de pause.") restent valide.
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Sauf que cette loi dispose que :
Les modalités d'application de cette interdiction et les exceptions à celle-ci sont déterminées par le règlement intérieur en cohérence avec le projet d'école ou d'établissement.
En l'absence de modalités d'application, il ne peut y avoir de sanction à la violation de cette interdiction.

Interdire sans sanctions, ça ne sert pas à grand chose.
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Oui, mais la plupart des règlements avaient déjà des clauses interdisant le téléphone au moins en salle de classe et instaurant des sanctions avant. On part pas de rien. Et si ces clauses sont toujours valables, concrètement ça ne changera rien.
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Je ne suis pas parent, mais j'ai l'impression qu'on se complique bien la vie. Le téléphone est interdit dans le secondaire. C'est la volonté de nos représentants. Pas besoin de mettre à jour le le règlement intérieur, c'est la loi. Concéquence :

  • un cahier de texte pour tout les élèves qui on la responsabilité de noter les leçons en fin de cours. Il me semble qu'avant pro-note et consort, on s'en sortait, même si c'est chiant..

  • pas besoin de casier, si le portable est interdit, il est dans le sac ou à la maison et confiscation si prise en flag par le pion. -> Version hard, une fois par semaine, un pion apporte sa récolte au commissariat, charge à l'élève d'aller le récupérer après avoir payé son amende. Le portable devient une infraction simple, comme un stationnement gênant.



C'est un peu réac comme position, mais ça ne coûte rien (voir permet des économies et abaisse la fracture numérique résiduelle, même si j'imagine que très peu de parents n'ont aujourd'hui aucun accès à internet)
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pas besoin de casier, si le portable est interdit, il est dans le sac ou à la maison et confiscation si prise en flag par le pion. -> Version hard, une fois par semaine, un pion apporte sa récolte au commissariat, charge à l'élève d'aller le récupérer après avoir payé son amende. Le portable devient une infraction simple, comme un stationnement gênant.
OK, mais ce n'est pas dans la loi. Donc il faut bien que ce soit quelque part, et donc dans le règlement intérieur !
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"même si c'est chiant.."

Voilà le topo. Actuellement, les ENT sont mis à jour par les profs ... qui n'ont pas toujours d'ordi ou d'accès au boulot donc qui doivent rentrer chez eux pour faire la saisie. Les ENT sont lus par les enfants, mais il y un un couvre-feu numérique, donc ils doivent les lire avant 22h il me semble. Ca paraît jouable, mais il faut comprendre que certains ont des activités extra-scolaires, genre entrainement qui commence à 19h et fini à 21. Sauf qu'à 17h30-18h, toujours pas de devoir noté sur l'ENT.

Donc le papier, c'est pas chiant: c'est fonctionnel.
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Pas d'accès à un PC au sein de l'établissement en 2026 ? c'est une blague ? :eeek2: Même dans les années 1990 le petit collège de cambrousse où j'étais avait un PC en salle des profs. Et je ne parle pas du lycée où y'en avait au moins 4 ou 5. Si l'EN n'est pas capable de fournir des PC aux profs y'a un gros problème.

Et je confirme que les devoirs sur agenda papier ça marche très bien. Je n'ai jamais connu aucun outil numérique pour ça. Et je me demande encore pourquoi on se fait chier avec des ENT pour une chose aussi basique. Je plains les gosses d'aujourd'hui...
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Non, ce n'est pas une blague. Maintenant chaque salle a un ordinateur. Mais: un prof n'est pas propriétaire de sa salle, donc il n'a pas forcément de temps pour saisir les devoirs avant de céder la salle. Sans compter qu'il doit se reloguer à chaque fois (et là ils veulent imposer une MFA, ça va être drôle: les profs devont sortir leur tel devant les élèves à chaque cours, potentiellement plusieurs fois: pour l'appel et le cours ou les devoirs)
Les salles d'ordis sont reservées ou fermées à clé.
Les collèges ferment à 17h30, les profs sont mis dehors à ce moment. Donc le temps qu'ils rentrent (entre 5min et 1h de trajet)...
Les profs qui sont sur plusieurs établissements, c'est pire.

Bon, les profs ont une allocation de 150€ par an pour s'équiper, donc ils peuvent tous avoir un ordi perso.

Mais pour les vieux de la vieille, ceux qui n'ont pas d'ordi mais que le tel à la maison, c'est d'une lourdeur....
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Le MFA ce n'est pas que le téléphone, c'est aussi l'USB avec des clé comme la solokey ou aussi les cartes NFC.
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On en revient à l'habituel "je ne paierai pas pour la MFA, c'est à l'emploeyur de me fournir ce qu'il faut" et ensuite à "ils m'ont fourni une clé USB, mais je suis sur téléphone, c'est incompatible"

Beaucoup de ces problèmes arrivent parce que aucune réflexion sur le processus/le terrain n'a été menée: tout repose sur l'outil.
Hors, faire de l'informatique sans penser au process, en pensant que ça fait tout, c'est comme fournir un super couteau suisse à tout le monde pour bricoler: dans plein de cas ça peut aider, mais pour enfoncer un clou ou souder deux fils c'est loin d'être optimal.
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Comme je le disais, MFA peut se faire de plusieurs manière: USB avec NFC par exemple, etc…

C'est à la direction avec sa DSI de voir quels sont les systèmes les plus adaptés à ses employés pour les enrôler dans le processus de sécurité.

L'outil ne fait pas la sécurité. Mais le bon ouvrier sait utiliser les bons outils.
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Ils savent déjà faire pour certains sites sensibles (gestion du bac, par exemple) avec des clés OTP.
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OK.
Merci du retour